mardi, novembre 29, 2011

Chroniques d'enfances

6 comments
Chroniques d'enfances (6 ans déjà)


M'zelle Soleil a eu six ans le 11 novembre dernier. Elle a eu trois gâteaux de fête, plus d'émotions que de cadeaux. Elle s'est éclatée à l'école, puis avec ses amis à Recré O Fun (comme elle l'avait choisi), et finalement elle a apprécié retrouver nos amis à la maison! Enfin une petite fête en nos 4 murs...

Elle s'est réjouie de ses cadeaux (qui compte l'adoption d'un nouveau membre canin) mais elle a surtout aimé rigoler avec les invités...

Et que dire de l'amour qui fait de mon cœur un jardin où j'y cultive la plus belle des fleurs, ma fille? L'élever n'est pas toujours rose mais c'est un bonheur en mon âme.

Elle nous fait grandir à ses cotés. Elle nous entraine en d'autres perspectives d'existence, elle nous déblase l'avenir...


Une charmante petite écolière

M'zelle Soleil adore l'école. Sa maitresse l'adore. Elle collectionne les A et elle m'explique le soir venu toutes ces choses qu'elle a apprises durant le jour. Si fière d'apprendre, elle me fait découvrir toute une panoplie de sensations maternelles nouvelles.

Sa maitresse est une perle. J'apprécie la pédagogie générale de son école mais sa classe n'est pas un cadeau! J'avais cru le comprendre à travers nos discussions et la maitresse nous l'a confirmé lors de la rencontre parentale. Pas facile tous les jours...

Dix-sept enfants, 11 garçons! 11 garçons dont plusieurs avec des troubles d'apprentissages et de comportements. Une classe bruyante qui est un peu une jungle. Mais je suis fière de la voir se débrouiller comme une pro dans tout ce brouhaha humain.

Je sais qu'elle s'en tire bien et c'est tout ce qui compte. La vie est ainsi faite, l'on a pas toujours la chance d'être entourée de gens sans problème. J'imagine que cela fait aussi partie de l'apprentissage...

Alors au commissariat d'enfance, je gendarme. Je veille au grain. Avec passion, je déprogramme les mauvais comportements appris hors du cocon.

Je travaille à son meilleur et j'essaie de conjurer le pire. J'écoute et conseille. J'encadre. Je discipline. J'aime avec raison cet enfant qui nous le rend si bien...

Sur la voiture sale, un jour pluvieux où je reviens de l'emmener au bus, deux cœurs accrochent mon regard. Deux cœurs qui me font sourire et qui mettent de la joie en la grisaille.

Le soir venu la puce nous explique qu'il y avait, ce jour là, une petite fille qui pleurait dans le bus. Elle nous dit que lorsqu'elle voit souffrir un enfant, elle pense toujours à ses parents et combien elle les aime! Et que c'est ce sentiment qui a inspiré ce dessin enfantin sur la voiture crade!

Son affection et sa confiance nous donnent la force de continuer. La force de persévérer. Être parent, c'est pas du gâteau mais y'a des bouts qui goûtent drôlement bons!

Avec une puce de 6 ans, les parents disent "non" autant qu'un enfant de 2 ans!

J'éduque ma puce avec l'aide de son paternel qui m'assiste au besoin. Et vice versa...

Je crois que c'est plus facile à deux, enfin à condition de bien s'entendre sur les directions à prendre!

Je réalise que si l'on parle beaucoup du "Terrible Two" où l'enfant apprend la notion du "non" (qu'il pratique avec joie), l'on parle peu souvent des 6 ans et de comment c'est une période de "non" pour les parents!

 Le "non" des parents d'enfants de 6 ans, c'est aussi une phase d'existence à apprivoiser dans la grande aventure de la parentitude...

En notre maison, nous sommes réellement dans cette phase pas cool où dire "non" est la nouvelle norme. C'est que la Miss exprime ses idées à deux mille à l'heure et toutes ne sont pas des meilleures! Sans oublier que M'zelle Soleil pratique désormais l'art de faire la résistance avec réflexions et tergiversations...

Alors qu'il était si difficile de lui dire "non" à deux ans, lui dire "non" à ses 6 ans est une toute autre habitude à prendre. Non pas que cela soit plus facile car il faut toujours autant user de volonté mais surtout il faut beaucoup expliquer.

Cela dit, à bien mesurer les "non" les "oui" n'en deviennent que plus grands! Tout comme la puce qui s'élance dans la vie...

6 commentaires:

Céline a dit…

Bonne fête à Mam'zelle Soleil avec du retard! J'adore son sourire! :)

elpadawan a dit…

Joyeux anniversaire à M'zelle Soleil!

Claude a dit…

M'zlle Soleil est très belle.

Et quand je la vois, je pense à mes 2 petites filles (des jumelles) qui ont le même âge et que je n'ai pas vues depuis 1 an du fait que leur mère est séparée (depuis qu'elles ont 8 mois)de leur papa qui vit depuis 1 an à Montréal.
C'est difficile de ne pouvoir les voir grandir....

Looange a dit…

nous aussi c'est étrange. Beaucoup de garçons. Bianca a changé depuis la maternelle, et je ne comprenais pas.

Quelques soirées en tête à tête et tout semble rentrer dans l'ordre. Mais je trouve ça difficile. Comme si elle se sentait obligée de faire comme les autres. Bon courage. Elle est belle ta petite miss !!!

Etolane a dit…

Merci Céline! :) Moi aussi, je craque...

Elpadawan, Merci, elle grandit...

Claude, merci, oui c'est une adorable petite fille. Les histoires de famille cela peut être bien compliqué! :( En espérant que cela s'arrange...

Looange, c'est souvent le message que j'essaie de lui faire passer, si les autre sont niais, pas besoin d'être comme eux... Mais la route est longue. J'ose croire que meilleure est la communication, plus facile c'est de les soutenir dans la jungle scolaire...

Minute Papillon du matin d'automne a dit…

Si jusqu'à présent, j'ai toujours trouvé inspiration sur ce coin de toile, avant même que mes pommes ne soient pépins, si j'y puise force maternelle et en referme toujours la porte pleine d'admiration, j'avoue que ce billet m'a un peu chagrinée. Maman de deux pommes jumelles, c'est avec joie que j'ai laissé le monde professionnel pendant plus de 3 ans, le temps de les materner pendant leur toute petite enfance. Temps de plaisir et de défis aussi, d'interrogation souvent. Et puis l'échéance arrivée, ils ont commencé l'école cette année et j'ai rejoint la mienne aussi. Le jour de la rentrée nous avions préparé des jolies cartes toutes de pommes tamponnées, avec des paillettes, de toute évidence j'avais à coeur de commencer du bon pied et envie que la maitresse se prenne d'affection pour eux, comme l'éducatrice de ta petite. Peut être en avais-je fait un peu trop... Les difficultés rencontrées à la maison avec mon garçon se sont aussi manifestées à l'école (colère, impatience, agitation, obstination, bousculade ... mais il est tellement d'autres choses aussi à côté de cela.) Nous n'en sommes pas encore sortis et toutes sortes d'interrogations me traversent. Où ai-je failli? Sont ce mes propres mouvements d'impatience et grondements de colère qui ont aiguillé les siens? Au fil des semaines il a été "étiqueté" comme l'enfant "difficile" de la classe. Ils seraient deux ou trois en fait. Et lorsque l'un d'entre eux l'avait méchamment mordu au pouce l'autre jour, je n'ai pu refréner non plus mes jugements à l'emporte pièce et ai jaugé la maman, un peu sévèrement, "moi mon fils ne mord pas, jamais, quelle genre d'éducation pouvait elle bien lui donner" me disais je. Je n'ai pas pu tenir ses pensées éloignées. Mais quand elle et son petit se sont excusés, je me suis dit que je n'étais pas loin d'être à sa place et j'ai imaginé comme elle pouvait être désemparée, peut être pas, mais surement quand même. J'ai répondu que la situation aurait très bien pu être inversée compte tenu du tempérament des garçons, qui, dit la maitresse, ne s'entendent pas mais ne parviennent pas à garder leurs distances, veulent les mêmes jouets etc... J'ai un petit garçon, 3 ans et demi, qui dit NON. Aller au bain, non, sortir du bain, non. Non. Il faut dire qu'il est aussi né dans un NON, mais c'est une autre histoire, quoique... Il m'est d'autant plus difficile de le savoir "catalogué" à l'école comme celui dont les absences sont surement vécues comme un soulagement, que je suis moi même enseignante et ai souvent porté jugement sur les parents. Je sais aujourd'hui qu'on peut être de la meilleure volonté et trouver ces failles en chemin. Les meilleures volonté n'empêche pas les vices de forme, j'en présente surement. J'ai toutefois la chance de pouvoir constater que la même education n'a pas eu les mêmes conséquences sur petite pomme jumelle. Ils ont pourtant eu les mêmes expériences, les mêmes limites... Est ce que tout cela n'aurait pas aussi beaucoup à voir avec la personnalité????? Question ouverte que je n'ai pas fini des traiter dans les 15 ans à venir.