dimanche, juin 07, 2015

Avec le printemps qui se fait été quand il n'a pas des humeurs d'automne, je me joins à l'équipe radio de l'émission Parentem sur les ondes de CKRL, 89.1.

Parentem, veut dire parent en latin. En ce qui nous concerne, c'est un magazine radio composé des chroniques et d'entrevues sûr la famille, la parentalité et les enfants qui se déroule tous les mercredis, de 17h30 à 18h30,

Non seulement j'y concocterai des chroniques estivales sur divers sujets mais je chroniquerai aussi avec Miss Soleil qui m'accompagnera durant quelques sujets...

Une sympathique aventure estivale qui a bien commencé avec une première émission où j'y ai parlé applications mobiles. Une émission où, spontanément, Miss Soleil s'est intégrée à l'équipe et du coup, sur le vif du moment, a participé à ma chronique du jour.

Miss Soleil, mini chroniqueuse en devenir. En bonne maman que je suis, je lui ai partagé avec plaisir deux minutes des sept minutes de ma chronique. Je n'ai pas eu le temps de finir ma chronique mais la puce a fait son baptême de micro...

Ainsi, Miss Soleil et sa mère parleront ensemble de voyage au Saguenay où nous irons découvrir les meilleures activités à faire avec des enfants cet été. L'on parlera aussi de mieux-être et d'enfance en testant le Festival de Yoga #Wanderlust au Mont Tremblant.

En solo, je prépare un mystérieux reportage sur mes papas du midi et j'explorerai divers sujets comme la mortalité maternelle ou l'abnégation parentale...

Je suis très heureuse de me joindre à cette cool équipe estivales pour discuter de parentalité. De quoi stimuler mon été et me dégourdir les idées!

Je vous invite à en écouter les podcats qui seront en ligne durant trois semaines après chaque émission et à vous abonner à la page Facebook ou au compte Twitter de l'émission pour ne rien manquer de nos pérégrinations radiophoniques...


Durant la première de l'émission qui s'est déroulée mercredi dernier, Sandra Lalancette a piloté ‪#‎Parentem‬ avec une main de maître et l'attitude zen d'un grand sage.

Deux secondes avant que ne débute la première émission, elle fait preuve de grand calme. Sandra a eu un bébé cette année. En mettant au monde son petit homme, elle a pris conscience de la profondeur de cet univers parallèle qu'est la parentalité.

Inspirée, elle a pensé cette émission de radio estivale afin d'explorer les multiples nuances de la parentalité en 2015.


Entourée d'une équipe ultra cool, elle animera ce magazine sur la parentalité tout l'été les mercredis de 17h30 à 18h30 sur les ondes de CKRL,89.1. Soyez à l'écoute!

Quant à moi, je serai de retour le 17 juin sur #Parentem pour un reportage rempli d'émotions paternelles...

Un été de chroniques pour Parentem sur les ondes de CKRL...

mercredi, juin 03, 2015

Mardi dernier, la Miss et moi avons inspiré un peu d'eau douce, j'en ai profité pour faire un peu de photos de quai. J'aime la croquer en plein vol d'enfance.

Nous sommes ensuite allées faire les courses à l'épicerie du village voisin.

Les courses faites alors que je rentre dans l'auto, j'entends un hurlement de douleur. Je sors en vitesse et je retrouve la puce à terre, en pleurs.

Elle a raté, je ne sais comment, la marche entre le trottoir et l'auto, elle a entendu un crack...

Le sang de la mère, qui s'est pété deux chevilles en un mois, ne fait qu'un tour. Je la rentre dans l'auto et je vois la cheville enfler à vue d’œil.

J'attrape les fruits congelés pour en faire une glace. Alors qu'on rentre à la maison, on discute de sa douleur et même si la glace semble agir, je redoute le pire.

Les accidents de cheville sont souvent si bêtes qu'on a à peine le temps de réaliser qu'on s'est blessé. Elle est sous le choc. Une fois rentrées, je la couche sur le sofa, le pied surélevé, j'examine la situation. L'enflure semble contrôlée mais la douleur qui persiste ne me dit rien de bon. Je la rassure.

La beauté de l’insouciance enfantine c'est de pouvoir prendre la vie avec une philosophie pure et simple. Je m'en inspire tout en lui partageant de ma force intérieure. L'homme rentre avec le soleil qui se couche et on prend le parti qu'elle passe une bonne nuit plutôt que de courir à l’hôpital. En croisant les doigts pour qu'elle se réveille en meilleur état.

Je lui bande la cheville et j'en retrouve toute l'expérience du vécu. Elle avale un anti-douleur et s'endort le pied surélevé.

Au matin, mauvaise nouvelle, les orteils sont ultra enflés et elle ne peut plus les bouger. Je crains le plâtre. De son coté, elle ne pense qu'à sa semaine de camp de hip-hop dans 6 semaines qu'elle ne veut pas manquer. Je pense que même dans le pire des cas, elle devrait être remise sur pieds à temps.

Le lendemain, on se répartit les taches parentales, l'homme l'emmène à l’hôpital de brousse le plus proche en espérant filer au bureau pour midi.

Selon la réceptionniste, elle ne devrait pas attendre trop longtemps avant de passer une radio. C'est le temps pour ma pomme de méditer un coup.

Si, comme je le soupçonne, elle nous reviendra plâtrée, les prochaines semaines prendront une tournure différente de ce que l'on avait prévu.

Ce sera une autre occasion de mettre en action ces ressources intérieures que nous possédons. La puce garde bon moral, elle m'explique même qu'elle est prête à apprendre de cette expérience.

Première leçon apprise: toujours regarder où on met les pieds...

Deux jours plus tard

Soulagée de la voir revenir avec une attelle plâtrée et des nouvelles plutôt rassurantes, commence la convalescence de cheville blessée...

Bien installée dans sa salle de jeu, la puce garde le moral lumineux même si elle réalise que la vie en béquilles, c'est pas de la tarte:

- Mais maman, en béquilles, je me rends compte, on est quand même un peu handicapé! 

Elle pratique sa marche en béquilles et fait un peu de chaton-thérapie.

Please God, let it be 10 days and not six weeks!

Alors que me revient en mémoire les six semaines plâtrées d'un tibia fracturé l'été de ses 4 ans, je prends une grande respiration...

Elle reçoit un bouquet de fleurs à domicile de la part de son amie. Celui lui met de la joie au coeur! Elle commence à s'ennuyer de ne pouvoir aller à l'école. Elle me dit:

- Ça me réconforte ces belles fleurs Maman.

Bilan de l'opération trottoir raté, une bonne entorse et une première semaine à passer en béquilles. La cheville bien tenue en une attelle plâtrée. Normalement tout est beau, pas de fracture en vue, même s'il faut encore attendre la confirmation du radiologue spécialisé.

Si l’hôpital ne donne pas de nouvelles d'ici le lendemain soir, elle devrait être remise sur pied en dix ou quinze jours. Si l’hôpital rappelle pour poser un plâtre, ce sera 6 semaines.


Le docteur était optimiste me dit l'homme confiant. Tant que l’hôpital ne rappelle pas, les nouvelles sont donc meilleures que pires...

Le blues du vendredi

Le docteur n'a pas rappelé. Pas de plâtre en à l'horizon.

Malgré tout, la vie en béquilles, c'est pas facile!

Miss Soleil traverse un p'tit blues en ce troisième jour à affronter la vie avec une cheville hors service.

Elle a les larmes à fleur de peau et elle m'explique comment c'est plus dur de sourire. On en profite donc pour noyer son chagrin sur le sable...

Peu à peu, un pied dans l'eau, la Miss reprend espoir et retrouve le courage de sourire malgré sa mésaventure de la semaine.

Si tout se déroule au mieux, elle pourra recommencer à marcher la fin de semaine prochaine. Elle me dit:

- Maman, cette tranquillité me pèse. Ça me désespère un peu de pas pouvoir bouger!

Miss Soleil, 9 ans, réalise aujourd'hui que la perte d'autonomie, c'est lourd sur le moral. Dieu merci pour cette belle journée! La magie du lac agit. Elle est maintenant capable de sourire...

Lorsque son père nous retrouve sur la plage. Elle trouve même une idée pour se donner l'impression de marcher et rigoler de bon coeur...

La fin de semaine se passe avec la visite de trois de ses amies. Elles participent à lui remonter le moral qui dégringole tandis que je chaperonne.


Retour en classe avec béquilles

Premier jour d'école pour la Miss en béquilles qui s'est trouvée chouchoutée par ses amies et sa maitresse...

Sur l'heure du midi, on profite du beau temps pour aller manger au lac. À peine a-t-on posé un pied sur le sable qu'un monarque nous accueille sur la plage déserte. Il virevolte autour de nous tandis que l'on croque dans nos sandwichs.

Je parle à la Miss de ces papillons qui voyagent du Mexique jusqu'ici. Elle s'exclame alors:

- Whaaaaou ça fait beaucoup de coups d'ailes!

Je souris. Dieu sait la puissance d'un battement d'ailes de papillons!

Essayer d'en voir le bout

En nos multiples conversations, je remarque qu'elle affine sa perception du temps en se remémorant sa vie avant les béquilles et en conceptualisant la suite des événements.

Je passe des heures à répondre inlassablement à ses innombrables questions. Aujourd’hui, elle retourne passer une radio au CHUL.

Elle manque THE sortie de l'école. Une journée complète en un centre de plein air qu'elle avait hâte d’expérimenter. Elle en a pleuré quelques ruisseaux dimanche dans les bras de son père...

Donc mercredi, radio et hôpital pendant que sa classe ira s’éclater à l'aventure sans elle. Si tout est beau, elle devrait ressortir avec une botte de marche. Puis ensuite garder une chevillère quelques semaines. Je lui explique le tout en détail. Et je répète les détails et possibles scénarios encore et encore.

J'ai finalement reçu un appel de suivi du médecin de l’hôpital de brousse qui l'a vue mercredi dernier.

Mon homme m'avait dit qu'il était joli garçon et frais sorti de l'école de médecine.

Au téléphone, je l'ai trouvé un peu perdu. Tout comme l'homme l'avait perçu et me l'avait expliqué.

Quitte à le froisser un peu,  je lui ai dit que je comptais continuer le suivi au CHUL. Le plus gentiment possible.

Tout en écoutant sagement ses consignes et conseils.

J'espère donc qu'elle pourra recommencer à marcher doucement à partir de jeudi et ne plus avoir de béquilles d'ici la fin de semaine prochaine.

À force de l'écouter se remémorer sa vie sur deux jambes, alors que je prenais cette photo de quai, je n'ai pu m’empêcher de penser que la semaine dernière..

Dire que je la prenais en photo en train de faire des équilibres et des acrobaties...

Et de me dire c'est pour cela que je pratique de plus en plus cette nouvelle religion, celle de pratiquer la méditation pleine conscience et d'apprécier l'instant présent.

En cette nouvelle religion qui me révolutionne l'esprit, le passé ne pèse plus, le futur n'angoisse plus et le présent s'apprécie simplement, en toutes circonstances...

Une semaine d'enfance en béquilles...

mardi, juin 02, 2015

En mon spot de méditation chéri, je me régénère l'âme au soleil. J'aime tant y méditer que je suis capable de m'y forcer même si une scie électrique ou une tondeuse polluent mon audition.

Je me dis que cela ajoute une difficulté à l’exercice mais que ce n'est pas une raison pour ne pas me plier à l’exercice.

En ce coin de lac où je me suis retirée cet automne, je suis devenue méditante comme d'autres font du sport. Je m'y entraîne l'esprit avec ardeur.

Mon esprit se transforme au fil des saisons qui le médite. J'en apprécie les bénéfices et la tonicité de cervelle.

Hier, j'y ai réfugié mes quelques heures de liberté entre deux allers-retours à l'école avec la puce.

En appréciant le silence de l’après-midi et le fait qu'il n'y avait encore aucun bateau à moteur sur l'eau, j'ai médité.

Je n'y ai vu aucun bateau mais j'ai vu passer une canne avec sa couvée fraîchement arrivée. Ils se déplaçaient en un seul mouvement, cela m'a fascinée quelques minutes...

Mon plus grand défi photographique a été l'idée saugrenue d'attraper l'un de ces poissons qui jouaient à saute-mouton dans l'eau douce. J'en ai vu et entendu tant sauter que j'ai décidé d'essayer de les capturer en vol.

Je n'ai malheureusement réussi qu'à attraper un splash et quelques poissons qui se baladaient dans l'eau transparente du rivage. Assez pour m'amuser quelques minutes entre deux explorations de l'esprit méditant...





Au coin de mon lac...

samedi, mai 23, 2015


Avec les manoirs secondaires qui se construisent à coups de millions de dollars au bord du lac, certains pensent que le village perd son âme.

Rappelons que ce lieu de villégiature n'a de route que depuis les années 50. En son âme, il y a l'essence de la nature du Québec. L'essence de la vie paisible qui se déroule en coin de lac. Il y a ces petits chalets d'antan qui en rappellent le bon temps...


Et puis il y a cette monstruosité qui me fend le cœur à chaque fois que je marche sur cette rue. Avant d'acheter notre maison, le terrain en face de la maison d'origine nous intéressait. En s'y intéressant, nous avions rencontré le couple de retraités qui y habite depuis 30 ans. On avait bu un café et admiré leur vue. Un gentil couple qui reflétait bien l'âme du village.

Au printemps dernier, lorsque j'ai marché jusqu'à là et que j'ai vu la construction qui leur faisant tant d'ombre, mon sang n'a fait qu'un tour. Quel goujat sans cœur ni conscience pouvait ainsi se construire en plein devant le petit couple âgé et leur voler leur vue! C'était diabolique. Et la ville avait laissé faire ça!?!


Un panneau "À vendre" était planté devant la maison du petit couple qui nous avait expliqué combien il était heureux de vieillir, en paix, ici, avec leur vue sur le lac. Cela m'a pris une saison pour m'en remettre. Incapable de passer par là sans bouillir intérieurement. Comment un être humain digne de ce nom pouvait avoir si peu de considération pour son prochain, pour son voisin!?! Révoltée la mère.

Ce printemps, en marchant là avec une amie, j'apprends que le couple qui était en train de construire cette monstruosité se séparait. Well, Karma is a bitch! Et si je n'aime pas me réjouir du malheur des autres, j'ai ressenti à cette nouvelle une sorte de soulagement, il y a certainement là une leçon humaine à tirer...

En discutant de la chose avec mon amie, l'on remarque que l'on connait pas mal de couples qui se font construire de grosses baraques dans les parages pour ensuite se séparer à peine la maison finie.

Et je ne peux m’empêcher de penser que si ces couples investissaient davantage en l’immatériel de leur relation plutôt qu'en la grosseur de leur maison, il y auraient moins d'enfances tristes et plus de couples heureux.

Malheureusement, ici, les dégâts sont faits, personne ne mettra plus jamais à terre cette affreuse maison. Une maison à moitié finie dont la finition n'est plus une priorité d'après ce que j'en apprends.

Une maison qui aura gâché la fin de vie de ce gentil petit couple qui ne souhaite plus que vendre, à perte. Et qui manifestement n'aura pas porté chance au goujat qui en a eu la savante idée...

Et alors que l'on descend la colline en direction du lac, je fais une prière silencieuse pour que le village garde son âme d'antan encore quelques décennies durant...

Album Flickr à visionner par là...




De cœur et d'argent... Où s'en va l'âme du lac?

mardi, mai 12, 2015

La lumière d'essence clignote. Dimanche, l'homme me dit:

- Bah, t'inquiète quand ça clignote on peut faire un aller/retour à Québec. 

Lundi midi en allant chercher la Miss, je me dis que je dois m'arrêter prendre de l'essence. Je récupère la Miss, on papote et j'oublie.

En revenant à la maison, je me dis cependant que je ne manquerais pas de m'y arrêter en revenant de l'école!

Mais redescendant à l'école, les choses se corsent. Il y a une grosse côte dans les 6 kilomètres qui séparent la maison de l'école. Donc on monte et on descend en allant d'un village à l'autre. Peu de temps avant la côte, je sens la voiture faire des ratés. Oh oh. Noooooooonnnn. Pouf. La voiture s'arrête.

Je garde mon calme et j'aperçois une voiture sortir de l'entrée en face où ma voiture a décidé de ne plus bouger. Je suis à moins de deux kilomètres de la station essence. Sous le regard ahuri de l'enfant. Je coure pour intercepter l'auto dans l'allée. Une jolie rouquine, en uniforme de militaire vert pimpant, descend sa vitre.

Avec le sourire, je lui explique mon problème. Très gentiment elle me dit de monter dans sa voiture pour m'emmener à la station essence. Toujours aussi ahurie devant la situation, Miss Soleil se retrouve dans la voiture de la militaire tandis que le chien, dans notre auto, nous regarde partir avec un air désespéré.

En faisant la jasette, j'apprends que la jolie rouquine est enceinte de quelques semaines et mère de deux enfants de deux et six ans. On arrive à la station essence. Je laisse Miss Soleil avec la maman militaire en son auto. Le p'tit jeune de la station essence est ultra sympathique. Il me dit:

- Bah, nous les hommes on pense toujours qu'on peut faire 500 kilomètres quand ça clignote.... 

Il me prête un bidon et m'explique comment m'en servir. Une première en ma vie de femme! Je remplis mon bidon et je retrouve la maman militaire et ma fille qui regarde un film sur l'écran arrière. On remonte chez elle puisque ma voiture a stoppée net devant son entrée de maison. Nous sommes sauvées.

Elle s'appelle Julie, fraîchement débarquée de Trois-Rivières, elle n'a pas encore vu la plage du lac, à trois kilomètres de là. Une plage à laquelle elle n'a pas droit d'accès. Pour la remercier de son extrême gentillesse, je lui laisse mon numéro de tel et mon courriel en lui offrant l'occasion de profiter du lac cet été (grâce à ma carte de résident).

Elle repart à la base militaire à une dizaine de kilomètres d'ici. Je vide mon bidon d'essence et je redescends à la station. On arrive à l'école avec juste 10 minutes de retard et une puce éberluée qui n'a même pas eu le temps de paniquer! J'explique les raisons de notre retard et notre aventure à la secrétaire qui en sourit. Tout est bien qui finit bien. Merci Julie!

Je réalise alors que cette expérience est sûrement destinée à me faire revoir certains de mes préjugés en ce qui concerne le monde des militaires.En ma dernière couleur, on avait discuté du sujet avec ma coiffeuse. Selon elle un militaire canadien sert à faire de l'humanisme. Selon moi, ils sont entraînés à faire la guerre et j'aime pas ça! J'ai trop de hippie dans le sang pour en apprécier le principe. Mais je suis ouverte à l'angle humanitaire des militaires...

Bref lundi, sur l'heure du midi, une jolie maman militaire a fait de l'humanitaire en nous sauvant de ma panne d'essence et j'ai pu travailler sur mes préjugés humains.

Aventure du jour, bonjour...

dimanche, mai 03, 2015

Cet article intitulé "J’adore mes enfants, mais j’en peux pus…" est de ceux qui je comprends parle à beaucoup de gens mais qui encore une fois ne me parle pas. Mais pas du tout.

Partant du principe que faire des enfants n'est pas un jeu. D'après moi, à chaque enfant que tu ponds, attends toi à ce que cela complique ta vie. Si tu y avais pas réfléchi avant, oh well... c'est plus vraiment le temps de t'en plaindre...

Et pourtant tant de monde semble avoir besoin de s'en plaindre. Cela me fascine. À croire qu'il est cool de se plaindre de ses gamins de nos jours.

Si j'ai une enfant unique, c'est parce-que ma santé ne m'a pas permis d'en avoir plus. Si ma santé l'avait permis, j'aurais aimé en avoir un autre. Mais j'y aurais bien réfléchi avant. Afin de me lancer prête à l'aventure. Sachant que cela ne simplifierait pas mon quotidien. Et si l'on avait fait le pas, je suis certaine qu'on l'aurait fait en connaissance de cause.

Il ne suffit pas d'adorer ses enfants. Ça c'est facile. Il suffit de les élever, ça c'est une autre paire de manches. Et honnêtement n'est-ce pas de ça que se plaignent les parents qui se plaignent de leurs enfants?

Car élever un enfant en notre société moderne, bourré d'individualisme, c'est accepter de se sacrifier. Se sacrifier à plein de niveaux personnels. Ça fait partie de ce jeu qui n'en est pas un. Construire une relation avec un enfant n'est pas simple, pas plus simple que toute relation, mais tellement plus profonde que la majorité des relations humaines. Enfin je crois.

Je n'ai personnellement aucune relation avec mes géniteurs. C'est avant tout leur choix, c'est le résultat d'une absence d'implication parentale ou de beaucoup de plaintes à mon sujet, suivant le géniteur en question.

Avec ce vécu, lorsque j'ai fait le choix d'être parent. C'était un choix conscient. Un choix conscient d'en assumer la responsabilité. Tout en sachant que sans entourage familial ce serait ni simple, ni facile. Si l'on dit qu'il faut un village pour élever un enfant, le village, chez nous, c'est l'homme et moi...

Et on s'en plaint pas. On s'arrange pour faire avec. S'il fallait qu'on commence à s'en plaindre, on serait pas sorti du bois. En acceptant de ne pas s'en plaindre, on choisit de regarder autrement notre parentitude.

Je ne sais pas pour lui. Mais pour moi, ma fille je ne l'adore pas, je l'aime et je l'élève. Mais j'adore ce qu'elle apporte à ma vie. J'adore comment elle l'enrichit. J'adore la force intérieure qu'elle me donne pour traverser les épreuves de la vie. J'adore la profondeur humaine qu'elle me permet de découvrir. J'adore comment elle me grandit.

Et le jour où je me plaindrais d'elle, de grâce envoyez-moi à l'asile. Car ce jour là, j'aurai perdu la tête!

Je n'adore pas ma fille...

mercredi, avril 29, 2015

La gare abandonnée Michigan Central Station à Détroit (février 2014)

Je lis cet article de Bianca Longpré du coté du Huffington Post Québec et il me touche tant que cela fait déborder ces mots qui s'échappent ici bas...

Si vieillir se résume à ça, pourquoi vivre si vieux? Si vieillir se résume à ça, j'espère bien mourir avant d'atteindre cette étape là! Car tous ces vieux, parqués comme du bétail, oubliés du monde qui tourne sans eux, ont-ils vraiment une vie à vivre? Ou juste la mort à attendre? La mort qui prend son temps... en les humiliant.

En mon monde utopique, ces vieux seraient intégrés au tissu familial. Plutôt que d'en laisser décrépir, on pourrait même adopter ceux qui n'ont plus de famille! La vie continuerait de tourner avec eux. Des aidants professionnels payés par le gouvernement aideraient ces vieux à rester en famille. Et à mourir dans leur lit! Entourés. Aimés?

Ma mère-grand a passé sa retraite à transformer son foyer en maison d’accueil pour vieux. Tous venaient y mourir. Deux à la fois au début. Un à un à la fin. Entre croupir en un hospice sans humanité et s'éteindre en la maison de ma grand-mère, y'avait pas photo, mourir chez Marie-Thérèse était pas mal plus chaleureux!

Ma grand-mère avait un tel cœur! De ces cœurs capables d'adoucir la fin de vie de ces vieux que plus personne ne voulait...

Mais ce qui lui brisait le plus le cœur à Thérèse, c'était de savoir combien ces vieux étaient oubliés de tous. Surtout ceux qui avaient conservé leur bonté d'âme. Ces vieux qu'elle avait parfois connus fringants, ces vieux qui avaient eux aussi eu une vraie vie. Ils avaient été de vrais gens. Mais plus personne ne s'en rappelait...

Leurs familles ne venaient pas les voir. Même ceux qui n'habitaient pas loin. Les plus honnêtes disaient que c'était trop dur de voir l'être aimé si dégradé. Est-ce une raison pour l'oublier comme une vieille chaussette? N'est-ce pas le même cœur qui les a aimé qui pulse en ce corps dégénéré?

Parfois l'esprit s'en va mais reste le cœur qui bat. À chaque fois que ma grand-mère se vidait le cœur de cette tristesse particulière, je ne pouvais m'empêcher de voir l'égoïsme humain dans toute sa splendeur, et d'être désespérée...

Dans la foulée, je me souviens que petite, il n'y avait pas d'école le mercredi, ma grand-mère en profitait pour faire sa tournée de vieux du village avec moi. On allait de vieux en vieux, je mangeais des biscuits, j'écoutais leurs histoires. Parfois je trouvais ça un peu long mais toujours ma grand-mère m'expliquait combien c'était notre devoir d'aller briser la solitude des anciens. D'égayer leur vieillesse.

Je ne comprenais pas trop le principe mais je suivais sans broncher, en espérant que les biscuits seraient bons et les histoires croustillantes. C'était bien avant qu'elle ne transforme sa maison en foyer d’accueil pour vieux...

Ce devoir de visiter les vieux ne semble plus faire partie de nos traditions modernes.  Mais je suis toujours heureuse quand ma puce me raconte que sa classe est allée visiter les vieux de la maison de retraite à coté de son école. Et j'aimerais que cette initiative soit plus courante et répandue...

Et puis, il y a ces vieux qui continuent d'avoir une vie au quatrième âge de la vie! Ceux là me font espérer le meilleur plutôt que penser au pire. Car comment ne pas penser au pire en pensant à ceux qui croupissent dans leur jus en attendant que la mort ne vienne les faucher?

Un jour, si la vie le veut, on sera vieux... et il n'y aura plus qu'à espérer qu'on ne soit pas abandonné à notre sort!

mardi, avril 28, 2015


Avec la fin de l'hiver, j'ai eu l'occasion de m'envoler pour un inspirant voyage de presse dans les Caraïbes. En voyage de presse, partager l'expérience via les réseaux sociaux, notamment Instagram fait partie du jeu. Ce faisant, je sais que les images paradisiaques feront naître quelques jalousies.

Hors, faire naitre la jalousie n'est pas du tout le but du jeu. Au contraire, le but du jeu est d'inspirer. En faisant rêver d'ailleurs, inspirer à voir plus loin que le bout de son nez. Plus loin que son quotidien.

Malheureusement, la jalousie est un sentiment humain répandu. Et plus on a de le misère en son quotidien, plus elle peut être violente. Ce qui est dommage en soi, puisque plus on a de la misère au quotidien, plus il est important de s'inspirer les idées noires.

Laisser la jalousie prendre la gouverne de ses émotions ne fait qu'empirer les idées sombres. Alors qu'en profiter pour prendre une bouffée d'inspiration peut les alléger. Selon moi, l'on a plus de chances de trouver des solutions pour traverser ses misères en s'allégeant l'esprit plutôt qu'en se le noircissant davantage...

Mon truc anti-jalousie

Il y a plusieurs années, en un processus d'équilibre humain, j'ai pris le parti d'étouffer toute jalousie intérieure. Quand, pour une raison ou une autre, je sens la jalousie m'envahir, je me force à me dire: "Un jour, ce sera mon tour" et je me le répète jusqu'à ce que l'émotion de jalousie se dissipe.

Je crois que la jalousie est un poison pour l'esprit. À quoi bon cultiver la jalousie quand on peut visualiser et être inspiré par le bonheur des autres? À quoi bon s'intoxiquer les idées quand on peut les élever?

De cette façon, je trouve la force d'être contente pour autrui. Un exercice difficile mais que je trouve essentiel à la santé mentale. Un exercice que j'apprends régulièrement à la Miss. La jalousie n'est pas tolérée en mes quartiers maternels.

Évidemment je reste humaine, j'envie encore, par ci par là, mais je refuse de jalouser. Je préfère inspirer et créer. M'inspirer des bonheurs d'autrui pour faire avancer en mes idées.

De plus, si on jalouse les bonheurs d'autrui alors ne faut-il aussi jalouser ses malheurs?

Remettre en perspective nos bulles numériques.

En notre ère numérique où le quotidien se partage en temps réel, il est mieux vu de partager ses bonheurs que ses malheurs. Ceci offre une image tronquée du quotidien (qui se partage à tout vent), une image à l'égale des corps photoshoppés des femmes dans les magazines. Une image irréaliste...

Ceci dit, partager ses angoisses et malheurs n'est pas la recette idéale pour bien faire coté réseaux sociaux. Du coup, il se génère par ce biais virtuel trop de réelle de jalousie. Car, force est d'admettre que la jalousie est beaucoup plus courante que l'empathie en nos sociétés modernes.

Étonnement, personne ne jalouse jamais les malheurs d'autrui. Hors à tout bonheur son malheur! Rares sont les gens qui vivent une vie remplie de bonheur sans jamais devoir traverser aucun malheur. Tout le monde se fait brasser par la vie, à sa façon. On a tous nos leçons de vie à apprendre. Cela fait aussi partie du jeu!

Ainsi, si j'ai le bonheur de ces voyages de presse qui me stimulent l'esprit, j'ai aussi à gérer un important malheur en ma face. Et depuis que j'en vis l'expérience, je réalise à quel point l'empathie est une denrée aussi rare que la jalousie est courante.

On aime guère se pencher sur le malheur des autres, ce n'est pas glamour. Alors que jalouser est si tendance. Tellement tendance que cela en devient presque une expression populaire. Est-ce qu'il n'y a pas des commentaires du type "Oh my god! Je suis trop jalouse!" qui veulent tout simplement dire: "Oh my god, c'est trop beau!"?

Je n'aime pas la jalousie. J'ai remarqué que plus je me sentais déprimée, plus elle avait tendance à se manifester. Mais à chaque fois qu'elle se manifeste, même si je suis en piètre état, je refuse de la laisser me posséder. Si je ne peux l'effacer du monde dans lequel je vis, je peux refuser de la cultiver.

Je peux choisir de regarder plus loin que le bout de mon nez. Je peux choisir de nourrir mes empathies. Et je peux choisir de m'inspirer du bonheur des autres pour me rappeler combien je peux créer mes propres bonheurs...


Jalousie, je te déteste!

lundi, avril 27, 2015

Attendre la Miss devant son école sur l'heure du midi.

Remarquer que sur les six voitures qui attendent des enfants, trois sont conduites pas des pères. Sourire.

Et se dire que c'est sûrement un signe des temps, un signe d'égalité des sexes...

Voir gambader ma gazelle joyeuse. En route vers la maison elle me demande:

- Mais maman c'est qui Gavroche? Pourquoi le chaton tu l'appelles Gavroche?

Pour la petite histoire, en processus d'adoption de chaton, on a visité un mâle chez une amie qui m'a remis Gavroche en tête...

Avec cette question s'ouvre une dimension de mémoire oubliée. Enfouie au creux de mon vécu. Je lui parle de Victor Hugo et je lui raconte l'histoire de Gavroche. Dans la foulée je fais une recherche web et tombe sur cette chanson et bang!

J'ai 8 ans et je me souviens de combien j'aimais cette chanson et combien je l'ai écouté en boucle! Combien les paroles me reviennent en tête. Et revient alors cette lointaine habitude. Au bout de la septième fois qu'on l'écoute, elle s'exclame:

- Encore?
- Allez, encore une fois, j'adore cette chanson!
- Maaaamaaannnn... okay...

De quoi s' en faire un vers d'oreille! Et l'on reprendra le chemin de l'école en chantonnant en chœur: "Je suis tombée par terre, c'est la faute à Voltaire. Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Rousseau..."

Sur l'heure du midi...

jeudi, avril 23, 2015


Le printemps en ma brousse n'est pas le printemps des livres de Martine. Pas de tulipes ni de jonquilles en avril.

Pas de couleurs éclatantes mais le retour des pelouses brunâtres. Le printemps en ma brousse est l'hiver de certain...

C'est une saison de transition qui est synonyme de fonte, de brume, de pluie et de fraîcheur.

C'est une saison de transition entre l'hiver polaire et l'été qui se la joue tropical en ses caprices surréalistes.

 Le printemps en ma brousse dégage un spleen d'automne tout comme dans ceux qu'on retrouve dans les livres...

Le printemps en ma brousse est une saison qui n'en est pas une. Juste une transition d'atmosphère...

Spleen de printemps

mercredi, avril 22, 2015

Avec la fin de l'hiver, j'ai eu l'occasion de m'envoler pour un voyage de presse dans les Caraïbes. Je fignole présentement mon reportage qui sera prochainement en ligne du coté du Huffington Post Québec. 

Je suis allée explorer l'île Anguilla (en face de celle de Saint-Martin) à l'occasion du Moonsplash Festival et ce fut une excellente aventure!

Remplie de couleurs, de chaleur et de musique, ce fut une aventure qui a réveillé la rastagirl en ma peau, qui m'a permis de méditer sur une île déserte et qui m'a fait découvrir une île authentique et paradisiaque.

 En l'honneur du jour de la Terre, j'en profite pour partager ici quelques images capturées en ce petit coin de paradis terrestre.

En ce coin de Terre tropical où la vie a des allures de Paradis. En ce coin de Terre qui nous rappelle combien nous résidons sur une planète exceptionnelle. Et combien il est important de ne pas en gaspiller ou polluer ses richesses et d'en préserver les beautés naturelles...

Grandir à Anguilla, c'est se retrouver sur la plage de Sandy Ground après l'école...

L'île d'Anguilla possède 33 plages, toutes superbes, mais à les parcourir on apprend
à développer son sens critique de la plage tropicale. Ici celle de Rendez-Vous Bay...



Vue sur la plage du Rendez-Vous Bay depuis Dune Preserve,
le royaume reggae de Bankie Banks, roi du Moonsplash Festival



Les jardins de l’hôtel boutique Anacoana ont fait mon bonheur. 
J'ai adoré mon perdre le regard en ses lumières et couleurs.

Passer un après midi sur ce caillou calcaire recouvert de sable blanc (et de quelques palmiers)
nommé Sandy's Island fut un pur paradis! J'y ai médité en phase avec la beauté terrestre, 

un moment qui restera à jamais gravé en ma mémoire.

Un brin de paradis sur Terre...

dimanche, avril 05, 2015

Après la bordée de 15 centimètres, la chasse matinale par -15 n'a rien d'inhabituel en nos contrées nordiques.

Et cette année ne déroge pas à la règle hivernale. Cette année, comme tant d'autres, c'est dans la neige et le frette que les chocolats sont arrivés pour le bonheur de l'enfance...

Cette année, selon la théorie expliquée par Miss Soleil: l'on commande les chocolats aux lapins selon un budget précis. Elle n'a pas tort et j'aime l'idée qu'elle garde un peu de fantaisie dans l'équation chocolatée!

Je lui précise que l'on ne commande que du chocolat de qualité. Mieux vaut moins de chocolat mais que celui là soit bon!


Pâques par -15