mardi, novembre 05, 2013



Après avoir vu passer plusieurs fois le lancement des "Awards" de Made in Blog, j'avais pris le parti de pas m'y inscrire. Plus proche des idées de ma copine Marie-Julie que de ceux qui s'enthousiasmaient sur la chose.

En mes dix ans de blogueries, j'ai plusieurs fois participé à ce genre d'événement virtuel. J'ai même gagné des prix et mentions. Depuis 2003, ce petit blogue sans prétention a été présenté dans des émissions de radio au Québec, en Suisse et en France.

En 2005, il a été mentionné dans les pages du magazine français Netizen. Classé en treizième position dans le classement de l’agence Hue en 2007. Nominé dans trois catégories pour le Blogu’or 2008 (il a remporté le titre de la meilleure blogueuse sérieuse). En juin 2010, il a fait partie des Coups de Coeur du magazine Coup de Pouce.

Bref, ce petit blogue a déjà eu ses moments de gloire et je ne pense pas que cela ne lui ait jamais monté à la tête. Je ne l'ai jamais nourri par envie de gloire. Par envie de respect et de reconnaissance peut-être mais jamais pour la gloire. Je n'écris pas pour devenir virale. J'écris pas besoin vital. J'écris ici pour laisser couler ma créativité intérieure. La motivation de fond de ce blogue est la pratique de l'écriture, le partage, l'échange, l'ouverture...

Évidement, je suis touchée lorsqu'il est apprécié mais la gloire n'est pas la motivation de cet espace numérique. La popularité cela va, cela vient. Je ne crois pas qu'il faille se construire là-dessus. C'est comme essayer de se construire sur des sables mouvants. La gloire est bien souvent éphémère, elle a ce petit quelque chose de superficiel qui me perturbe.

Ainsi j'étais décidée à laisser passer mon tour lorsque j'ai reçu un courriel d'une lectrice fantôme* qui m'a particulièrement touchée. Celui-ci m'encourageait à m'y inscrire. Et si j'ai tendance à me foutre de la gloire virtuelle, j'apprécie la fidélité de ceux qui viennent ici goûter à mes mots partagés. C'est ce qui compte le plus à mon cœur de blogueuse.

Aussi c'est pour faire honneur à Jennifer que j'ai décidé de m'y inscrire. Mais je doute de faire campagne numérique pour encourager autrui à voter pour moi. Quitte à me retrouver dans le fond de la bassine de blogueurs inscrits! Tout vote me fera évidement plaisir mais je ne compte pas courir après ceux-ci...

*J'appelle affectueusement" lecteur fantôme", les âmes qui viennent parcourir ce blogue sans laisser de traces de vie dans les commentaires publics ;)

Made in Blog (à contre courant?)...

Être parent c'est pas du gâteau tous les jours mais il y a de ces jours où on inspire une bouffée de fierté et on a un peu l'impression de croquer dans une part de gâteau...

Vie de maman...

jeudi, octobre 31, 2013

Trois jours avant Halloween, l'on s'est réveillés avec un paysage de Noël. Par ma fenêtre je découvre un bon cinq centimètres de neige collante qui vient engluer le paysage d'automne. Grimaces adultes tandis que la puce sautille d'excitation....


Miss Soleil est contente de voir la neige tomber. Elle s'extasie sur la blancheur du paysage avec toute cette innocence qui fait le bonheur de l'enfance. J'en prends quelques graines que je plante en mon terreau adulte.

Puis, aujourd'hui, la température se revire de bord, elle remonte, pleurniche et dénote une humeur au déluge. C'est sous une pluie quasi diluvienne que se passe la soirée d'Halloween.

Pas le meilleur cru à déguster. Définitivement pas la meilleure météo pour aller faire la collecte de bonbons! Au final je préfère encore la neige ou le frette à cette pluie battante qui nous fait couper court au fun du jour.

La puce, trempée à l'os (ou jusqu'aux pieds selon son expression), en a vite sa claque. Elle refuse le parapluie et apprend sa leçon. La récolte est maigre mais elle soupire de plaisir à se retrouver enfin au sec...


Bref, c'est une journée "blah" qui me donne l'envie d'ajouter une petite touche mexicaine au repas du soir. Une touche mexicaine détournée en un dessert que l'on a l'habitude de faire (and that is how we #MexiCan!).

Miss Soleil  adore les flans au caramel alors pourquoi ne pas en essayer la version mexicaine? Histoire de mettre un peu de soleil en notre grisaille nordique...

Le seul hic c'est que cette version de flan est pas mal plus riche que celle que l'on a l'habitude de faire. L'ingrédient magique est bourré de calories mais au diable la raison! Ce flan est supposé être à la mode des grand-mères mexicaines. Et même si je n'en ai pas la culture, j'en ai définitivement la curiosité!

Après tout, Halloween, c'est la soirée sucre par excellence. Et puis, si ma puce aime aller récolter les bonbons en gang d'amis, elle aime beaucoup moins les manger. C'est plus souvent l'homme qui tombe dans le vice que l'enfant! Par exemple, elle ne fait jamais la moue devant un flan au caramel.


Ce flan est cependant bien différent de ceux que je suis habituée de faire. Agrémenté de zeste de citron et de lime, il est définitivement exotique. Seul bémol, je pense l'avoir trop cuit. Il faudra que j'en pratique davantage l'art pour que cela soit une réussite.

Ceci dit, il aura quand même eu le don de nous dépayser le palais. C'est toujours ça de pris!

Flan façon grand-mère mexicaine:

- Combiner une boite de lait condensé sucré avec 1/2 tasse de lait, 2 cuillères à table de cannelle moulue et le zeste d'un citron et d'une demi lime. Faire bouillir le mélange à feu moyen. Le retirer rapidement du feu lorsqu'il arrive à ébullition.

- Dans un autre bol, fouettez 4 oeufs avec 4 jaunes d'oeufs. Mélangez les oeufs avec le mélange de lait et laisser macérer une trentaine de minutes.

- Préparez un caramel dans un plat allant au four avant d'y ajouter le mélange. Faites le cuire au bain marie à 325 degrés F pendant 45 minutes. Le flan doit être bien pris sur les cotés mais être encore tremblant en son centre. Réfrigérez quelques heures avant de manger.

 Nota Bene: Ce billet participe au programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Entre météo récalcitrante et touche mexicaine...

mercredi, octobre 30, 2013


Chaque année, j'aime marquer la période d'Halloween avec une tarte à la citrouille qui fait l'horreur de mon homme.

Non pas que ma tarte soit immangeable mais plutôt que l'homme n'est guère fan de la saveur de citrouille en général.

De mon côté, j'aime bien une part de tarte à la citrouille mais j'aime moins me taper la tarte entière!

Aussi cette année, j'ai décidé d'innover. Comme d'habitude j'ai acheté ma boite de purée de citrouille mais j'ai changé la direction de mon dessert en testant des cupcakes à la citrouille (avec glaçage à la mascarpone). Pas mauvais.

L'homme, étonné, s'en régale. Je finis ensuite ma boîte de purée avec des minis cheesecakes à la citrouille. Une réussite à mon goût même si l'homme vote pour les cupcakes...

Alors que je jette la boîte vide de purée de citrouille, il s'exclame:

- Ouf! J'ai échappé à la tarte cette année. Merci mon Dieu!
- Tu exagères, elle est pas si pire ma tarte à la citrouille...
- Quand même, tu m'en as au moins fait manger cinq années consécutives, Halloween devenait un cauchemar. Regardes juste à y penser j'ai des frissons!

Impossible de ne pas en sourire. Après tout Halloween c'est fait pour frissonner non? Pendant cet échange parental, la puce, qui ne souvient pas d'avoir mangé de tarte à la citrouille, se questionne.

Quant à elle, elle est prête à mordre à pleine dents dans sa journée d'Halloween (même si elle n'est pas chaude à l'idée d'aller faire un tour de maison hantée). Elle se transformera en danseuse de flamenco de jour (à l'école) et de soir elle deviendra dresseuse d'araignée...

Chaque Halloween, le problème de devoir mettre un manteau sur son costume pour aller récolter les bonbons se pose. Cette année, j'ai pris le parti de changer cette dynamique. On décorera le manteau et ainsi on évitera les sempiternelles plaintes sur le sujet!

Miss Soleil est satisfaite de ma solution. Il faut avouer que se transformer en dresseuse d'araignée, c'est "freaky" à souhait!

À mon âge, ce qui fait Halloween, c'est vraiment l'ambiance générale, c'est elle qui m'emporte plus que moi-même, je suis le "flow". Je vais moins aux partys qui en célèbrent l'occasion mais je ne manque pas d'apprécier une bonne collecte de bonbons en gang d'enfants et parents!

Aller dans un quartier bien décoré, où chaque enfant qui frappe à la porte d'une maison reçoit des bonbons, est une expérience en soi. On y découvre une générosité qui dénote en notre époque moderne. Le concept génère une étrange féerie qui contraste avec le thème de fond morbide, c'est ce qui fait tout Halloween en mes sens...

Vrac d'Halloween

Parfois, quand la puce est couchée, je m'amuse à animer les trucs qui trainent sur la table...

Halloween Vibes

samedi, octobre 19, 2013

En mes vadrouilles Montréal/Québec, je suis passée bien des fois par Trois-Rivières sans jamais m’y arrêter. Traverser la ville par l’autoroute n’est pas particulièrement inspirant et l'envie d'y faire une pause m'a toujours échappée.

Mais la vie est pleine de petites surprises et c’est finalement une histoire de zombies qui m’aura donné l’occasion d’y passer une soirée!

Vu mon expertise en matière d’apocalypse zombie, impossible de résister à l’invitation d’un copain écrivain qui me propose d’aller tester le parcours de peur qui se déroule actuellement dans la vieille prison de la ville!

En effet, à l’occasion des différentes célébrations d’Halloween, le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières (en collaboration avec Hérôle) met en scène un parcours basé sur le roman Le Protocole Reston de Mathieu Fortin.

L’occasion parfaite pour se transporter en pleine apocalypse zombie (et se réfugier au cœur de la vieille prison)…

Aventure Zombie

L’activité se déroule en groupe d’une dizaine de personnes. Chaque groupe part à une heure précise et le parcours dure une heure. Nous retrouvons notre groupe à l’entrée du Musée. Des rubans accrochés à nos bras symbolisent nos vies. Le but est de passer le parcours sans qu’un zombie ne nous les arrache. Prêts pour l’aventure?

Le militaire qui débute le parcours n’est pas des plus sympathiques. Il donne le ton en nous expliquant la situation. En silence, pour ne pas ameuter de zombie égaré, l’on se dirige vers l’entrée de la prison. 

J’éviterai les détails pour ne pas gâcher l’expérience de ceux qui aimeraient s’y frotter mais disons que cela commence bien (ou mal) dès notre entrée dans la prison. 

Notre groupe est composé majoritairement d’écrivains. De quoi rendre sarcastique tout militaire de service en pleine apocalypse zombie!

Évidement la prison est plongée dans le noir. Nous disposons de deux lampes de poche UV pour nous éclairer et pour décoder les chiffres qui nous permettront de passer les différentes étapes du parcours.

Ce n’est qu’en entrant les chiffres dans le boitier qui permet d’ouvrir la porte que l’on peut passer d’une étape à une autre. Chaque étape est composée de différents environnements. On y rencontre une scientifique complètement disjonctée, quelques rescapés mordus et plusieurs militaires. Sans oublier les zombies qui errent…

Si l’on arrive à en rire au début du parcours, à la fin on ne rit plus du tout, on court pour sauver sa peau! Dans la pénombre ambiante, les zombies sont étonnement réalistes. Une fois que l’on entre dans le jeu, il est très facile de ressentir quelques frissons quand l’un deux s’approche de trop près en grognant.

Devenir de la chair à zombie

Comme il est impossible de trucider ces morts-vivants, on se retrouve vite dans un jeu de chat et de souris. Le chat veut croquer la souris et le zombie aimerait bien nous manger tout cru! Nul besoin de gore à gogo pour cette étrange aventure. En ce qui concerne les sueurs froides, l’adrénaline se charge de tout.

Il faut dire qu’évoluer dans le noir, de cellule en cellule, au cœur d’une prison crée une étonnante atmosphère de fond!  La vision s'y habitue et les nerfs s'aiguisent...

Supra alerte, je ne manque pas de remarquer les endroits où me dissimuler. Et lorsque je me retrouve dans une cellule avec un zombie à mes trousses, je m’étonne à sauter comme une gazelle sur un lit pour me recroqueviller dans un coin de la pièce et ne plus respirer. La pièce est obscure, le zombie perd ma trace et rebrousse chemin.  Je respire de nouveau.

C’est le moment fort de mon expérience, la minute intense où l’imaginaire et le réel se fondent un instant surréaliste qui me transporte en une réalité parallèle. Une sensation intense d’être vivante me submerge toute entière alors que je coure pour passer la porte qui se referme sur le zombie.

Au final, l’expérience ouvre une étrange fenêtre sur soi-même. Je me découvre pas mal plus agile et rapide que je ne l’aurais cru. Je réalise aussi qu’il très serait facile de laisser un inconnu se faire manger à ma place. Et qu’il n’y a rien comme fuir un danger (même fictif) en groupe pour tisser des liens à vitesse grand V.

En fait le seul bémol de l’expérience est que l’on ne puisse trucider les zombies à volonté. C’est la seule fausse note de l’aventure. En toute bonne apocalypse zombie on élimine les zombies solitaires. Autant par sécurité que par humanisme. On ne s’amuse pas au chat et à la souris lorsqu’on a devant soi un seul zombie! Idéalement on attaque et on s’en débarrasse. Ce sont les hordes qui font courir…

Bon, c’est aussi le petit détail qui fait que l’expérience est imaginaire plutôt que réelle. Ce qui en soi est rassurant. Bref, je ressors de l’expérience ultra stimulée. L'heure est passée sans même que je ne m'en rendre compte. Définitivement l’une de mes meilleures expériences "halloweenesques" à vie! 

Oserez-vous faire un tour de la vieille prison?

« Depuis ce matin, des gens parcourent la ville en hurlant, griffant et mordant tout ce qui bouge. Sans savoir pourquoi ni comment, vous êtes devenus une proie. On ne sait pas encore qu’elle est l’ampleur de l’épidémie, mais le meilleur endroit pour vous cacher est la Vieille Prison. C'est votre seule chance de survie… mais le nombre de places est limité. »

Horaire: de 18h30 à 23h30 (les fins de semaine jusqu'au 16 novembre)
Réservation obligatoire pour vous assurer d’avoir un départ au 819-372-0406 p.222 Coût: 20$ (taxes en sus)  Âge recommandé: 16 ans et plus  Réservation téléphonique acceptée (avec Visa ou Mastercard) au 819-372-0406 p.222, à l’accueil du Musée, tous les jours, de 10h à 16:30h. 200, rue Laviolette, Trois-Rivières G9A 6L5

- La chasse aux zombies est ouverte
- Les zombies envahissent Trois-Rivières

Échapper aux zombies (ou jouer au chat et à la souris)!

jeudi, octobre 10, 2013



L'une de mes expressions de prédilection est certainement "C'est la croix et la bannière" (à conjuguer au temps de son choix à la sauce de son goût). En l'intimité de ma langue, cette expression évoque difficultés, complications, frustrations. Je trouve que c'est une bonne façon d'illustrer ces moments humains où l'on rame plus que l'on nage...

Je la tiens de ma grand-mère. C'est une expression qui m'a toujours fait pensé à Jésus et à sa croix à porter. Une tâche pour le moins compliquée! La bannière, par exemple, a toujours eu le don d'éluder ma compréhension. Et je n'ai jamais pensé à en rechercher le fond jusqu'à ce que Miss Soleil se mette à massacrer joyeusement l'expression.

Quand elle s'exclame avec conviction: "Maman, c'est la guerre et la bannière!". Je ne peux m'empêcher d'en sourire... et de finir par en rechercher la signification!

Ainsi je réalise que si cette expression s'inspire du christianisme, elle n'a pas du tout la même origine que celle imaginée durant mon enfance.

EXPRESSION via Expressio.fr  
« La croix et la bannière »

SIGNIFICATION:
De grandes complications ou difficultés.

ORIGINE: "Cette expression, sous une forme un peu différente, est attestée dès le XVe siècle, issue de l'italien. A cette époque, la religion était omniprésente, dans toutes les activités et à tous les niveaux de la société. La croix, représentant celle du Christ, était donc obligatoirement brandie en tête de toutes les processions, qu'il s'agisse des religieuses accompagnant des reliques diverses ou organisées pour des évènements particuliers, ou bien de celles destinées à accompagner l'arrivée d'un notable dans la ville. 

Dans ces différentes processions, on portait aussi des étendards ou des bannières diverses, que ce soit celle de la Vierge, de la paroisse, d'une confrérie, du notable en déplacement ou de celui le recevant. Mais l'organisation de ces processions n'était pas facile, paraît-il. Les formalités, les règles à suivre, le respect de l'importance des participants, qu'elle soit honorifique ou hiérarchique, transformait parfois leur préparation en de véritables casse-têtes. Ce qui explique le sens de "grandes complications". 

En 1690, Furetière indique que "il faut la croix et la bannière pour inviter quelqu'un" signifiait "il faut aller le chercher avec des formes telles qu'il ne puisse se dérober". Dans ce sens, on retrouve l'apparat, la procession organisée pour accueillir au mieux un visiteur éminent en déplacement qui, ainsi accueilli avec faste, ne pouvait décemment pas s'esquiver. Notre forme actuelle "c'est la croix et la bannière pour..." est attestée en 1822."

Expression ancestrale...

mercredi, octobre 02, 2013



200 000 personnes de plus de 100 pays ont appliqué au projet de colonisation de Mars en 2023. Quatre d'entre eux seront sélectionnés pour la première mission. Une première mission sans retour de prévu. Aussi farfelue que semble l'idée, elle hante mes neurones enrobés de science-fiction...

Si je n'ai certainement pas le courage d'y aller de mon vivant (ou de voir ma fille y aller), je ne suis pas contre l'idée d'imaginer qu'un de mes arrières-petits-enfants habite sur Mars. Qui sait, peut-être même que mon esprit pourrait l'y accompagner?

Aussi folle que peut paraître aujourd'hui l'idée d'habiter sur Mars, est-elle plus folle que celle qu'ont suivit les premiers colons européens? Ceux qui partaient coloniser l'Amérique savaient qu'ils ne reviendraient jamais en Europe. Bon d'accord, un peu plus folle vu les difficultés techniques à surmonter pour y arriver. Mais si l'on remet en perspective notre niveau de technologie à celui de l'ère de Colomb, est-ce vraiment si fou?

Désormais on vole de Paris à Montréal sans plus penser aux premiers colons américains. Certainement de quoi révolutionner les idées de Christophe Colomb! Alors si l'humain arrive à coloniser Mars, on peut imaginer que d'ici deux cent ans un système de navettes spatiales entre Mars et la Terre sera effectif. D'où l'idée d'imaginer martien l'un des arrières-petits-enfants...

L'exploration spatiale me fascine autant que la guerre me révulse. D'ailleurs si tout l'argent dépensé à se faire la guerre sur Terre avait été investi dans l'exploration spatiale, on habiterait peut-être déjà sur Mars! Une fois passée la sensation loufoque que fait naître l'idée de coloniser Mars, un flot de questions submergent ma cervelle...

Pourquoi Mars et pas la Lune? La Lune serait plus pratique à ravitailler. Qu'il y a t-il de si spécial sur Mars? Des minéraux à exploiter? Est-ce que l'on peut coloniser une telle planète sans être auto-suffisant? Sommes-nous capable d'être auto-suffisants sur Mars? Et c'est sans parler de la non-gravité. Un petit détail qui empêchera les premiers colons de se reproduire. Peut-on coloniser sans se reproduire? Tant de questions sans réponse...

Mais bien des idées pour stimuler mon imagination en manque. Aussi je ne peux qu'encourager ceux qui auront le courage de partir vivre là où aucun humain n'a jamais vécu. Que cela fasse une folle de moi!

Pour ou contre coloniser Mars?

lundi, septembre 30, 2013

Avec le retour de la routine scolaire, on recommence à se creuser la tête pour trouver des idées de repas sympas, équilibré et savoureux.

Pas tous les jours évident d'en trouver l'inspiration quand revient le train-train quotidien. Pourtant quand on se fait une soirée à saveur mexicaine, l'inspiration est toujours de la partie.

Ce mois-ci, je décide d'improviser poulet pour une soirée fajitas. En pigeant dans différentes recettes par ci par là et en laissant aller l'instinct, je concocte une simple recette maison.

L'idée est de se dépayser les idées en utilisant ses papilles. Alors ce soir, #WeMexiCan!

Pendant que l'on prépare le repas, la puce bavarde et sautille. Et quand l'idée de mettre ses lunettes de soleil pour s'assoir à table lui passe par la tête, je me dis qu'elle est pas mal heureuse du repas du soir!

Avec les journées qui raccourcissent et les mélancolies d'automne, s'improviser une petite virée au Mexique est toujours bon pour le moral familial. Lorsque le repas est ponctué de "huuummm" gourmands et de sourires partagés, c'est que le défi du soir est réussi...

Et lorsque les bouchées sont bonnes, les discussions du tour de table s'en ressentent. L'humeur est plus joyeuse, l'humour se joint à la partie et cela finit en quelques rigolades. Cela termine un lundi dans la bonne humeur. Toujours une bonne façon de commencer la semaine!

Alors pour ces fajitas au poulet citronné, rien de plus facile. Il suffit de laisser mariner la viande crue dans un mélange de jus de lime, d'ail finement coupé, de cumin et de salsa puis de faire revenir le poulet à la poêle.

Une petite guacamole maison ainsi que quelques ingrédients frais (au choix) pour agrémenter le tout et le tour est joué. C'est le temps de remplir son fajita, de le rouler et de le croquer!


Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme #YouMexiCan en collaboration avec Old El Paso Canada. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois.

Faciles Fajitas

dimanche, septembre 29, 2013


J'habite un endroit de nature, non loin de la ville. Juste assez loin pour l'oublier. Juste assez près pour ne pas m'encrouter. À la ville, je prends le pouls de la civilisation qui fait mon époque moderne. Au lac, mon pouls s'harmonise avec celui de la nature qui m'entoure.

Entre forêt et lac, nous avons pris racine. J'en apprécie le calme humain. Il me repose les émotions tourmentées.  Miss Soleil y grandit, sans grand souci, au rythme des saisons qui se renouvellent. Et, en cet automne qui nous absorbe, l'on profite au maximum de ce merveilleux cadre qui est le nôtre.


L'été, le lac se transforme en lieu de villégiature subtilement exalté mais une fois l’automne arrivé, la nature reprend ses droits. J'aime alors y inspirer ses différents états. Et parfois, je capte l'un de ses moments privilégiés où le lac se transforme en miroir limpide...


Miroir limpide...

mardi, septembre 10, 2013

72 heures en Alberta... 
 

Extrait: "Cet été, j’ai été invitée à découvrir ma cowgirl intérieure. Sans hésitation, j’ai pris l’avion pour l’Alberta, ravie d’embarquer en ma première expédition à l’Ouest. L’aventure de 72 heures consistait à découvrir ce coin de pays au volant de la toute nouvelle GMC Sierra. À moi les grands espaces! 

Je survole le Canada les yeux scotchés au hublot. D’abord subjuguée par l’immensité des grands lacs qui me font penser à une mer intérieure puis hypnotisée par la platitude quadrillée des plaines qui dessinent un patchwork géant de vert et de jaune. Celui-ci  semble se dérouler à l’infini. Impossible de m’en détacher le regard.  

Je débarque à Calgary avec une nouvelle perception de ce pays qui est le mien. Prête à prendre la route en compagnie de mon homme. On se prépare à aller camper sur un Ranch aux pieds des Rocheuses. L’occasion d’aller rouler sur la route 22, la fameuse « Cowboy trail »  qui longe les contreforts des Rocheuses. (..)" La suite d'ici quelques jours du coté du Huffington Post Québec.


 

J'ai aussi profité de ce voyage éclair à l'Ouest pour apprivoiser l'App Story Maker sur Blackberry Q10. Si je ne suis pas transcendée par les applications Blackberry en général je dois dire que celle-ci me plait bien. Elle permet de créer facilement des montages photos et vidéos. Pour la peine, j'en parlerai davantage du coté de Branchez-Vous.com la semaine prochaine....

Sur le blogue Unique, Marie Julie Gagnon me passe sous le grill de ses curiosités. Et je poursuis ma semaine en titillant mes idées vadrouilleuses pour bloguer du coté de Yulair. En attendant le prochain voyage à inspirer...

Sur le même thème: Série d'articles voyage autour de la Floride / Prendre le large de la côte du New Jersey.... / Sept plages paradisiaques où s'évader les idées...

Voyages et compagnie...

samedi, septembre 07, 2013


J'ai passé l'été avec ma fille. Ce temps passé en sa compagnie a irrigué nos canaux de communications et abreuvé nos idées communes.

J'ai maintenant passé plus de temps avec ma fille de sept ans et demi que je n'en ai jamais passé avec ma mère en 40 ans de vie. Passer du temps avec ma puce me permet non seulement de tisser des liens solides avec elle mais aussi de cicatriser les blessures profondes issues de cette carence maternelle que je trimbale en mes entrailles.

La mère que je suis ne suit aucun modèle précis. Juste un idéal. Un idéal qui se dessine depuis le temps où j'ai commencé à étudier les adultes qui composaient mon enfance. Cultiver les idéaux fait depuis longtemps partie de ma personnalité.

Cet été, nous avons vécu de ces moments complices mère/fille qui font tant de bien au cœur et aussi de ces moments moins drôles où l'envie de m'arracher les cheveux est intense. Ces moments rigidifiés par la discipline à exercer, par l'éducation à appliquer. Ces moment sont une corvée parentale. Ils contrebalancent les joies de voir grandir en beauté son rejeton.

Ma fille n'est pas la septième merveille du monde. Elle est humaine. Elle a ses défauts et ses qualités, ses forces et ses faiblesses. Je crois qu'il est de mon devoir maternel de l'aider à épanouir ses qualités et à maîtriser ses défauts. En mon devoir parental, je me dois de séparer le grain de l'ivraie. Tout un défi!

Casser les cycles malheureux de ma propre enfance est une ambition que je poursuis envers et contre tout. Élever mon enfant unique est source de bien des réflexions intérieures. La fillette en mon sang, qui a grandit sans père et avec une mère absente, ne manque jamais d'y mettre son grain de sel. J'ai longtemps attendu avant d'enfanter et ce n'est définitivement pas un hasard...

Le retour à l'école

Avec la nouvelle année scolaire, le festival des virus et de la morve à gogo fait la fête à la maison. Un méchant virus fait effet domino. Après l'homme et la puce, à mon tour d'être KO. S'ajoute à cette équation les douleurs faciales chroniques avec lesquelles je vis depuis ma paralysie. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

En ce début de deuxième année de primaire pour la puce, les parents que nous sommes bataillons avec la commission scolaire qui a coupé notre service du bus du midi en notre secteur (tout en augmentant les taxes scolaires) parce-qu'il n'est pas rentable. Une histoire administrative abracadabrante comme il en existe tant.

Évidement de moins en moins d'enfants mangent à la maison le midi. Et même si je travaille majoritairement depuis la maison, il m'est difficile de travailler correctement si elle rentre tous les midis. Mon travail en est un de concentration et je suis beaucoup plus productive si je peux me concentrer plus de deux heures à la fois!

Ceci dit, je trouve important qu'elle puisse rentrer manger à la maison deux jours par semaine. Je me souviens du bien-être que je ressentais à rentrer le midi chez ma grand-mère lorsque j'étais au primaire. Et je sais combien elle apprécie pouvoir revenir manger à la maison le midi. J'estime que cela bénéficie à son équilibre intérieur. Et son équilibre intérieur me tient particulièrement à cœur.

On finira par trouver une solution même si cela consiste à aller prendre le bus chez une amie à quelques rues de chez nous (dont le bus passe encore le midi). En attendant de trouver une solution finale j'ai passé les premiers jours de sa rentrée à faire la navette sans pouvoir me concentrer correctement. Au final, sa rentrée s'est bien passée. Sans réelle difficulté pour l'enfant qui grandit. Si ce n'est le Festival de virus et de morve...

Après une semaine sa nouvelle maîtresse a déjà complimenté ses attitudes et comportements. J'espère que cela continuera. Tout comme les années précédentes, je compte sur le fait que Miss Soleil ne soit pas de ces enfants qui donnent du fil à retordre aux enseignants mais plutôt de ceux qui les inspirent à continuer l'exigeant travail qui est le leur.

Je crois qu'il est de mon devoir de maman d'envoyer à l'école une enfant capable d'apporter à sa classe et non de lui nuire. Tout comme j'espère, en bout de ligne, élever un humain qui contribuera à améliorer la société plutôt que l'empoisonner. Mais surtout je souhaite qu'elle arrive à l'âge adulte avec les outils en mains pour être bien dans sa peau.

Alors, souvent, contre l'air du temps, je m'adapte à sa vie afin qu'elle puisse s'épanouir au mieux. Je me plie à son rythme d'enfance en m'oubliant. À date, c'est une enfant épanouie. Je ne compte plus les louanges que l'on me fait à son sujet. Beaucoup de ceux qui n'ont pas encore d'enfant me disent qu'ils souhaitent avoir un jour la même. Si seulement ils savaient combien je trime à la tâche!

À chaque fois que l'on me dit combien c'est une enfant lumineuse, je me dis que le travail de fond que je fais avec elle porte fruit. Mes sacrifices personnels ne sont pas vains. Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît...

S'accorder aux rythmes d'enfance



Depuis sa naissance, j'ai pris le parti de m'adapter à ses rythmes d'enfance. Ainsi va ma vie. Il n'y a rien comme posséder une bonne carence maternelle et manquer de mourir en donnant la vie pour ajuster ses perspectives et priorités personnelles.

J'en conçois toutes sortes de sacrifices adultes qui me font parfois sentir comme une extra-terrestre. Son bien-être mental passe avant mon bien-être financier. Ma liberté d'exister s'ajuste à son autonomie. Ce n'est pas tous les jours évident. Mais la voir passer les étapes d'enfance sans difficulté est ma récompense. Je me dis qu'investir en son enfance n'est pas peine perdue.

Depuis qu'elle est née cette subtile sensation m'habite: elle représente le futur, je serai son passé et notre présent fait le lien entre ces deux dimensions temps. La responsabilité que j'en ressens guide mes choix de maman.

Choisir la pige me permet de travailler de la maison (et de vivre dans un océan d'incertitudes professionnelles où nagent bien des requins). C'est un stress de fond quotidien. Je me dis qu'elle grandit pas mal vite et plus elle grandit plus je suis libre. Un jour, sa vie sera sienne et je retrouverai la mienne. En espérant ne pas avoir trop raté de ma vie individuelle en chemin.

Elle est d'ailleurs maintenant assez grande pour que je ne ressente plus de scrupules à aller passer une journée à Montréal pour un événement quelconque ou partir pour quelques jours en voyage de presse si l'occasion se présente.

Je prends le parti de m'ajuster à son rythme d'enfance et d'essayer de lui éviter des traumatismes inutiles. Je ne suis pas parfaite mais j'ai envie d'être digne avec elle. Et je suis loin d'être une mère laxiste en ce qui concerne la discipline. Avec les années qui passent je réalise même à quel point je suis sévère.

Assez sévère pour que ma coolitude personnelle en souffre. Je crois que la discipline est nécessaire à son bien-être (pas au mien par exemple). Je travaille à être juste et sévère. Si je perds patience et si je crie c'est avant tout mon erreur. Avant de devoir vivre avec une douleur chronique je n'ai jamais crié. À mes sens, hausser le ton est une bonne chose, crier est une défaite.

Depuis que je vis avec une incessante douleur faciale, ma patience en prend pour son grade. La discipliner devient plus compliqué. Mais je ne lâche pas prise. Je travaille à prendre de grandes respirations quand je sens mes nerfs lâcher sous la pression. Et je demande plus souvent l'aide de son père...

Comme je suis celle qui passe le plus de temps avec elle, je me retrouve aux commandes du commissariat familial. Si d'autres enfants se retrouvent en mon territoire, les mêmes lois enfantines s'appliquent. Réprimander un enfant qui n'est pas le mien en ma maison ne me pose aucun problème. Et je crois à la solidarité parentale en ce qui concerne la discipline à l'extérieur de mes quartiers.

Pour la petite anecdote, alors que je prenais l'avion pour un voyage de presse en Alberta se retrouve devant moi une mère avec sa tribu. Exaspérée, elle fait de son mieux pour gérer son garçon d'une dizaine d'années qui se fout royalement de ses consignes. Je sais combien elle a envie de s'arracher quelques poignées de cheveux. Venir à sa rescousse est plus fort que moi.

Je tapote l'épaule du gamin qui l'ignore joyeusement. Il se retourne. Avec mon ton ferme de mère gendarme je le regarde droit dans les yeux et lui dit: "Tommy listen to your mother!" Estomaqué, le voilà qui plie d'un coup sec. La mère me regarde avec gratitude et me remercie tandis que je lui adresse un sourire empli de compréhension. Je ne crois pas au jugement mais je crois à la solidarité maternelle.

L'obligation d'obéir

Ma puce, si facile pour l'extérieur, possède un sacré caractère. J'ai commencé à réaliser qu'il fallait que je la discipline avec le fameux "Terrible Two".

Les premiers temps furent difficiles mais je savais en mon âme et conscience que je devais affronter l'obstacle si je ne voulais pas me retrouver avec un petit monstre.

À l'époque, je me forçais à regarder ces émissions où viennent les "Nannys" à la rescousse. Voir à l'écran comment un enfant indiscipliné pouvait être intenable suffisait à me garder motivée.

Vers cinq ans les leçons de morale ont débuté. C'est l'évolution de la discipline d'enfance. Même malaise personnel de devoir m'y plier et même sentiment d'obligation. Pour son propre bien, je crois qu'il est bon qu'elle soit bien élevée. Qu'elle sache se tenir en public sans déranger la galerie. Qu'elle soit polie et respectueuse avec autrui. Ce qu'elle apprend petite, elle n'aura plus à l'apprendre lorsqu'elle sera grande...

Je peux aussi comprendre les parents qui laissent aller car c'est en effet bien difficile à tenir. Discipliner un enfant est une tâche complexe. Il faut être ferme tout en gardant son calme. La stabilité mentale est primordiale. Et pour discipliner son enfant il faut surtout commencer par se discipliner soi-même. Pas cool. Et puis il ne faut pas perdre la tête à force de répéter les mêmes choses dix mille fois par mois! Rien n'est jamais aussi facile qu'il n'y paraît.

Et non seulement ce n'est pas facile mais en plus c'est ingrat. Je sais combien il paraît naturel, de l'extérieur, que ma fille ne soit pas tannante. Mais il n'y a rien d'inné à la chose. Tout est acquis à la force de ma volonté et de mes nerfs. Me voir en pleine action de sévérité m'est douloureux de l'intérieur. Cela brime ma bohème personnelle. Je le fais non pas avec plaisir mais avec conviction.

Ainsi, j'utilise régulièrement des tableaux de comportements. D'ailleurs j'ai trouvé une super App sur le sujet dont j'ai écrit un article techno sur Branchez-Vous. Avec un concours pour récompenser les parents (pour ceux que cela intéressent)...

L'on élève notre puce seuls, sans famille externe. Ainsi est notre destin. Je discute discipline d'enfance avec l'homme sur une base régulière. Rester ferme et juste. Être punitive, récompenser les bonnes actions? Ce n'est pas évident de trouver le juste milieu. On en discute plus souvent qu'il en a envie. Ce qui peut donner lieu à quelques frictions.

On doit s'accorder pour faire front au défi. De son côté il aime être cool et comme il passe moins de temps avec elle, il préfère jouer que discipliner. Ce qui peut facilement m'énerver. De mon coté j'aimerais avoir le loisir d'être plus cool tandis qu'il serre la bride. Heureusement que l'on a les mêmes valeurs parentales car élever l'enfance peut réellement déchirer un couple fragile.

Mais que je peux rire en mon chignon lorsqu'il finit par se rendre compte qu'il doit aussi y passer! Quel soulagement pour ma pomme lorsqu'il porte son chapeau de gendarme quand elle s'amuse à tester ses propres limites.

De ce que j'en comprends, en mon expérience de maman, le naturel de l'enfant est de pousser les limites que doivent continuellement poser les parents. Il y a de quoi écrire bien des livres sur le sujet...

Le temps des devoirs et des routines scolaires...

Bref, alors qu'elle recommence l'école, revient la routine des devoirs. Le premier soir, elle me sort une attitude incroyablement désagréable. Cela suffit à faire sortir mon invisible bâton de gendarme.

Ce soir là, elle pousse si bien mes limites que je manque de péter une coche. J'arrive, de peine et de misère, à garder mon calme mais j'en fais le sujet de conversation du souper. Voyant combien je suis fatiguée de l'expérience, son père me soutient sans difficulté. Et c'est parti pour une leçon de morale peu agréable. Pas le meilleur souper de la semaine!

Le lendemain soir se passe comme sur des roulettes et je me souviens de cette phase rebelle qu'elle a eu autour de ses trois ans. Une phase où elle testait mes limites tous les trois jours. Une journée à se retrouver plusieurs fois par jour au coin et à me faire tourner en bourrique. Puis deux jours angéliques avant que ne recommence les caprices. Une phase qui a duré plusieurs semaines avant de finalement passer...

Cet été, j'ai aussi dû serrer la bribe plus souvent qu'à l'habitude. J'imagine que cela fait partie des phases de croissances mentales. Et si ce n'est pas la première, je sais aussi que ce n'est pas la dernière. Mais j'espère que le travail que l'on fait durant son enfance nous servira à l'adolescence. Car il y a une chose dont je suis certaine. On ne peut jamais retourner en arrière. Ce qui n'a pas été fait n'est plus à faire.

Je commence sérieusement à travailler avec elle sur le principe de confiance et de respect. Je désire instaurer un climat de respect qui me permettra de lui faire entièrement confiance quand viendra le temps qu'elle explore ses premières libertés d'ados.

J'en frissonne déjà à penser à tous les dangers mais je me dis que la seule chose qui est en mon pouvoir est de tisser une bonne relation avec elle d'ici là. Et de tenir la route de la discipline d'enfance même si ce n'est pas la route la plus cool...

Confessions maternelles...