mardi, avril 14, 2009

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Nouvelle semaine qui débute par une expression choisie. Une expression que j'affectionne et utilise fréquemment. Je réalise ce faisant que je rate souvent des semaines lorsque vient le temps de cette habitude d'expressions partagées. Depuis que je suis maman, toujours cette impression de courir après ma queue me poursuit. Cette impression désagréable de ne jamais arriver à faire tout ce que j'inscris à mon agenda personnel et professionnel. Une impression qui me laisse un petit arrière goût d'échec dans la cervelle. Il faut avouer qu'à me tremper les pieds dans quatre domaines d'actions différents, je ne m'aide guère. Comment cela je n'ai pas quatre bras et vingt doigts? Ah! Si seulement les journées duraient 36 heures et les semaines comptaient dix jours, je pourrais peut-être avancer plus vite. J'arriverai peut-être à tisser correctement mes fils d'inspirations et à me sentir plus compétente à concocter ces recettes qui n'impliquent pas le mot "maman" à leur menu...

EXPRESSION via Expressio.fr
« Se regarder en chiens de faïence »

SIGNIFICATION
Se regarder avec hostilité, se dévisager avec méfiance.

ORIGINE
La faïence est une des plus ancienne techniques pour recouvrir les poteries. C'est une céramique faite à base d'argile et d'étain. Ce mot, qui date du XVIe siècle, vient de Faenza, ville d'Italie à partir de laquelle la faïence s'est répandue en France. À une époque où les gens se chauffaient encore au bois, il était d'usage d'orner la cheminée de babioles décoratives diverses. Parmi ces décorations, on trouvait régulièrement des paires de chiens en faïence qui, posés l'un en face de l'autre, semblaient se regarder fixement avec animosité. On comprend donc aisément la naissance d'une telle expression qui date de la fin du XVIIe siècle.

EXEMPLE
« Chacun s'était assis avec les siens, en deux groupes séparés, les guérilleros d'un côté, les militants de la ville de l'autre (…) On commençait à se regarder en chiens de faïence. » Régis Debray - L'indésirable

Se regarder en chiens de faïence

Avec ce mois d'avril qui nous fraie un chemin de printemps, le lac commence à se réchauffer, tout doucement...

Lac d'avril

Lac d'avril

Au pays des princesses,

Après une fin de semaine de Pâques passée en compagnie d'un méchant virus, M'zelle Soleil se remet en forme en restant à la maison. Vu que je me suis bien exposée au virus en câlinant ma fillette malade, me voilà maintenant aux prises avec quelques bouffées fiévreuses.

La matinée se passe entre deux activités enfantines. Je réalise qu'elle sait maintenant transcrire un L majuscule et un a minuscule et qu'elle reconnait le chiffre 5 à l'écrit. Alors que je prends deux minutes d'espace personnel, M'zelle Soleil va se poser dans le coin de punition avec un air contrit. Il ne m'en faut pas plus pour que réaliser qu'elle vient de faire une bêtise...

La demoiselle a chipé le crayon interdit (celui qui tache et l'attire irrésistiblement) pour malencontreusement barbouiller de quelques tâches supplémentaires la table du salon (qu'elle a déjà bien massacré). Le principe d'auto-punition me prend de court et je retiens mes sourires. Dans la foulée, j'en profite pour l'entrainer à ranger sa chambre. Tandis que je plie et je trie ses habits, je l'entends discuter dans mon dos:

- Arrête de taper Cendrillon!

Je me retourne et lui demande:

- C'est qui qui tape Cendrillon?
- La Belle-o-dorman tape Cendrillon pake elle veut pas l'embrasser...
- ?!?!?!?
- Pake elle est tannante Cendrillon!
- Ah! Mais pourquoi?
- Pake la Belle-o-dormans, elle est zentille mais elle veut zuste embrasser Zasmine!
- ....

Je me retiens de commenter davantage vu le cours de mes pensées adultes qui déraillent! Je me contente de plier ses robes sans rien ajouter. Encore une fois la petite phrase du moment revient en mes pensées qui s'éparpillent. Une petite phrase qui hante mes idées depuis quelques jours: "En notre royaume d'enfance, c'est la fin de l'innocence et le début de la naïveté."

Princess Stories

samedi, avril 11, 2009

Traditions et magie d'enfance...

À l'aube glacée, des lapins en forme de parents mal réveillés se glisseront hors de la chaleur de leur lit douillet. Furtivement, les yeux encore collés de sommeil, grelottants, ils déposeront les chocolats entre deux coins enneigés. Puis, ils retourneront se coucher en attendant le lever de l'enfant choyée...

Happy Easter time

Traditions et magie d'enfance

Boue et soleil...

Après des jours, des semaines, des mois de givre et de neige, enfin un moment de grâce entre deux courants d'air. Soleil vitaminé. Une lumière vive qui réchauffe la Terre, fait gazouiller les oiseaux et fondre la neige des environs. Dans la forêt blanche, les odeurs se renouvellent et les ballades printanières se terminent en joyeux bain de boue...

Jouer dans la boue

Fun de printemps...

jeudi, avril 09, 2009

En avril ne te découvre pas d'un fil,

Surtout si tu habites en ma contrée nordique où l'on mange les chocolats de Pâques à la sauce de Noël! D'ici un mois l'on pourra espérer des soupçons de printemps. D'ici un mois la glace sur le lac commencera à se disloquer. Petit à petit, elle s'enfoncera dans les profondeurs de l'eau retrouvée. Aujourd'hui, l'hiver nous fait un dernier (on l'espère) spasme de neige et je me désespère...

One day, the lake will be blue

En avril ne te découvre pas d'un fil

La vie. Jours uniformes, jours monotones, jours remplis.
Harry Bernard

Ne pas regretter ce qui n'est plus, car si rien ne changeait, tout deviendrait vite monotone, fut-ce la douceur.
Gérard Bauër

L'amour est un divertissement que la réalité ne peut nous offrir. L'amour est une réponse de l'imagination à la platitude, à l'opacité, à la monotonie de nos vies.
Jovette Marchessault

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mercredi, avril 08, 2009

Neige et bannière...

Alors qu'hier, sous la pluie tombante (au volant de ma voiture), je méditai en silence sur l'achèvement de l'hiver, alors qu'en ville, quelques pelouses commençaient à verdir, retombe la neige qui colle au quotidien. Neige d'avril avec ce petit soupçon d'air morose qui l'accompagne. Ce matin M'zelle Soleil a dû remiser ses bottes de pluie pour retrouver ses bottes d'hiver...

Neige d'avril

La forêt semble recouverte de sucre glace (substance aussi blanche que collante). Le paysage est de nouveau immaculé. Sous une couche de quelques centimètres, la fonte crasseuse du printemps n'est plus. Je repense à Pâques dernier où il y avait tant de neige que nous avions dû faire des grottes dans les monts, qui recouvraient notre terrain, pour pouvoir y cacher des nids! Au moins, cette année nous n'aurons pas besoin de creuser...

À noter en cette semaine (où je suis infidèle à la Toile) que je reçois les toutes nouvelles en-têtes conçues par les bons soins de D zign.K. Quatre bannières différentes pour ce petit coin de blogosphère. Yeah! C'est le cadeau que j'ai remporté lors du concours "Péché de gourmandise". Comme premier prix, je pouvais choisir à ma guise, ce sont les services de graphiste qui m'ont emballés. Et je dois dire que je suis très heureuse du résultat. Ainsi au cours des prochaines semaines je pourrai changer d'en tête comme bon vent me semblera. Pour débuter, je choisis cette nouvelle bannière qui représente bien notre atmosphère printanière! À suivre...

Merci à Karine et la gang des Bo&miennes! Merci à ceux et celles qui ont voté pour ma pomme des bois. Avec vous j'en partagerai les bienfaits virtuels. J'en profite aussi pour féliciter les autres gagnantes Eve, Malika et M comme maman qui ont toutes délicieusement exploré les allées de ce petit péché pas bien méchant...

Jour de neige

Via Twitterville

J'ai lu dans le journal aujourd'hui que les blogues étaient en perte de vitesse pour la première fois depuis leur émergence au grand jour. D'après cet article de papier, moins d'internautes lisent de blogues en 2009 qu'en 2008. Il parait que les outils de réseautage et de microblogging tels que Twitter et Facebook aspirent les regards connectés....

En ce qui concerne ce petit coin de blogosphère, même si je m'égare sur Twitter et garde contact avec plusieurs de mes amis via Facebook, même si parfois je déserte la Toile qui m'avale, il n'en reste pas moins que j'aime toujours cet espace de liberté d'expression qui me voit évoluer les phrases depuis tant d'années...

Il est cependant vrai que Twitter ajoute une nouvelle dimension à l'aventure virtuelle. Mon compte Twitter n'est pas public même si beaucoup le suivent (je ne discrimine guère ceux qui en font la demande même si je ne laisse point entrer ceux qui ne m'inspire rien!). Disons que je préfère garder mes statuts Twitter "relativement" secrets pour ne pas tout mettre en pâture sur la Toile infernale. Une façon peut-être illusoire de contrôler mon "lifestreaming". Pour mieux apprendre à le maitriser. La virtualité humaine est un concept né de ce nouveau millénaire qui ne fait que commencer...

"Lifestreaming", le flot de nos vies en un mode interactif à portée planétaire. Étrange phénomène moderne. Cela ne me dérange point d'en fusionner les courants (lorsque cela me tente), histoire d'en brouiller les cartes virtuelles. Aujourd'hui, alors que tombe les flocons d'avril, de ce coté bloguesque des choses, voici quelques idées récoltées en mon "Twiterville" de la dernière semaine...

collant-jaunes2-2

Etolane:

- écoute Élisapie http://www.myspace.com/elisapieisaac (et aimerait bien en entendre davantage)
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Pour oublier la neige de ce jour grisou via http://tinyurl.com/d3y3c9 House of turquoise http://tinyurl.com/4h57hj
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Twittosphère univers: 15 façons de dire non aux twitters snobs http://tinyurl.com/dmhua8
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Il ronfle sur le sofa. Elle le cajole et s'exclame: "oh mon petit papounet, tu sens pas très bon!
- craque pour Yann Perreau et ses Jeunes Musiciens du Monde http://tinyurl.com/cdxhh6
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aimerait voir "Une tente sur Mars": http://tinyurl.com/de3scr
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RT @Isatruc La grande fracture de l’humanité annonce la singularité et le retour des nomades! http://tinyurl.com/cgkcjz
- Neon Boneyard http://tinyurl.com/dfl9z5 à Las Vegas un étrange cimetière où les étoiles passées rouillent en toute tranquillité...
- est délicieusement hantée.Comme elle s'y attendait, a du mal à se remettre d'Into The Wild.Voilà longtemps ... ♫ http://blip.fm/~3pxhh
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Funky Kids Fashion http://zazoukids.wordpress.com/

Sous la neige d'avril

dimanche, avril 05, 2009

Appelez la Marie Love,

Depuis qu'elle a découvert ce prénom, à la garderie en la personne de la grande sœur d'une de ses camarades, M'zelle Soleil est obnubilée. Elle a.d.o.r.e le prénom Marie-Love. Un prénom qui ne coure pas les rues mais qu'elle a adopté sitôt entendu. Comme si son propre prénom ne possédait pas assez d'originalité, elle s'en détache pour se créer une nouvelle identité:

- Moi ze suis Marie Love! Ze suis la maman de mes bébés et ze m'apelle Marie Love!

Ces dernières semaines, je me suis amusée à la regarder enfiler la peau de Marie-Love. Elle perfectionne son jeu avec une telle vivacité que si je me laissais convaincre, je pourrais presque y croire. Je pense que je vais devoir l'inscrire à des cours de théâtre...

Comme nous avons toujours Œdipe en visite sporadique, en sa compagnie, elle me joue une drôle de comédie. Elle agrippe son père et lui explique: "On se marie comme des humains. Toi t'es le mari!" Elle lui offre un sourire ravageur puis se tourne vers moi et me dit: "Toi t'es la p'tite fille et moi ze suis la crande fille et ze m'apelle Marie Love!" Ben voyons! Me voilà donc reléguée au rang de la gamine et je me fais piquer mon mari par Marie-Love! Super comme scène, je suis charmée! J'inspire. Respire. Expire. Sourit. C'est tout un phénomène que j'ai pondu! Me reste plus qu'à m'accrocher...

Appelez la Marie Love

Vortex d'enfance

S'aventurer dans le vortex de l'enfance est un sacré voyage. Maintenant que nous avons traversé le 0-3 ans, nous voilà prêt à embarquer pour une nouvelle dimension. Le 3-6 ans nous attend. Le début d'une nouvelle phase. À quel âge finit l'enfance? 9-10 ans? Ensuite l'aube de l'adolescence se lève et c'est presque la fin. Ou n'est-ce que le début de ce processus qui mène à l'âge adulte?

La mère que je suis devenue est bien dans sa peau de maman. J'apprécie cette relation que nous construisons. Ma fille dessine la femme qu'elle deviendra. Cela me fascine. Semaine après semaine, je la regarde changer, évoluer. Je découvre sa personnalité propre. J'en relève les nuances des nôtres. Parfois je ne suis pas sure de qui en apprend le plus à l'autre. À ses cotés je mûris. J'approfondis mes connaissances humaines. Jour après jour j'observe ce petit être prendre place en ce monde, en mon monde. Avec elle, je découvre l'amour sous une toute autre perspective.

Je réalise aussi que nous sommes le terreau d'où la plante enfantine prend racine. Il nous faut donc labourer, arroser, fertiliser, cultiver. Jardiner notre humanité en fonction de cette petite graine que nous avons planté.

À sa naissance, dans le flot d'émotions des mois qui ont suivi, c'est le sens du devoir qui m'a le plus chamboulée. La responsabilité de sa vie m'apparaissait si clairement que je n'arrivais plus à m'en détacher les idées. Depuis, j'apprends à apprivoiser cette image qui toujours me hante. Je la maitrise en la prenant au sérieux. Je m'informe. Je médite. J'utilise les quelques outils que je possède en mon cabanon de jardinage. Et puis je trime...

Pendant ce temps là, M'zelle Soleil s'épanouit. Ce qu'elle gagne en autonomie, nous le gagnons en discipline. Plus elle est autonome et plus notre discipline parentale doit être cohérente. Je "gendarme" désormais plus que je materne. Je n'aime d'ailleurs guère cette sensation policière qui m'envahit alors que je me transforme en celle qui répète à tout vent: "Fais pas ci, fais pas ça, fais comme ci, fais comme ça! C'est ton dernier avertissement avant le piquet. Non. Non. Non!" Ouf À grosse dose je me fatigue moi-même (et j'ai juste envie d'aller me coucher)! La demoiselle, elle, s'éclate. Elle teste le champ de ses limites d'existence au fur et à mesure qu'elle les perçoit (environ tous les trois jours). C'est un sport de choix en son univers d'enfance...

Mais quel bonheur que de la voir se développer, s'exprimer, exister! Répondre à ses questions de plus en plus acérées. Entrevoir le monde à travers la fraicheur de son regard. Goûter à cette affection profonde qu'elle nous offre sur un plateau. Comprendre cet enfant que nous avons mis au monde afin de mieux la guider entre les écueils du quotidien. D'un coté de la médaille la responsabilité et le devoir. De l'autre, l'affection et le bonheur. ..

Alors que je contemple le monde et ses dérives humaines, je me dis que les enfants sont nos graines de futur, notre pouvoir sur l'avenir. De cela, il faut se montrer digne. Ne pas prendre cet exercice à la légère. Je crois bien que c'est la première leçon que j'ai apprise en ces trois années de parentitude. Il y en d'autres que j'assimile, que je révise: le don de soi, le contrôle personnel, la discipline interne, l'exemple que l'on donne à autrui, la patience, etc. Et plein d'autres encore que je soupçonne sans arriver à les discerner réellement.

Et toujours cette sensation diffuse, celle qu'être parent n'est pas que passer au travers des étapes de l'enfance comme un automate qui élève un robot infernal. La sensation permanente qu'être parent c'est aussi apprendre énormément de ce que l'enfant a à nous enseigner de la vie.

J'aimerais entendre plus souvent des témoignages de parents à ce sujet universel. Savoir comment la "parentitude" a transformé en leurs perceptions, en leurs émotions. Savoir quelles graines de sagesse ils ont récolté en chemin. Sur quelle difficulté ils ont le plus trébuché? Quel aspect de leur vie cela a le plus touché? Alors je me demande, vous qui êtes parent et qui passez par là, qu'est ce que votre enfant vous a le plus appris?

Little girls

Vortex d'enfance

jeudi, avril 02, 2009

« La photographie est une brève complicité entre la prévoyance et le hasard. » John Stuart Mill

« A mon avis, vous ne pouvez pas dire que vous avez vu quelque chose à fond si vous n'en avez pas pris une photographie.» Emile Zola

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.» Henri Cartier-Bresson

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