jeudi, août 11, 2005

Soirée ciné

Mardi soir, nous sommes allés voir en « gang » le dernier film québécois en vogue : Horloge Biologique. Un film qui fait beaucoup parler de lui ces temps-ci et nous a attiré dans la toile de ses rumeurs fantasques et critiques honorables...

Après un p’tit barbecue sympa dans l’arrière cour de chez Phil et Dine, on se bourre la panse, les retardataires nous rejoignent, l'on est prêt à partir. La douzaine d’âmes que nous sommes se dirige sur le chemin du Cinéma à cinq minutes de là. La ville s’étend sous nos pas, il fait chaud, l'atmosphère est bonne, l’on papote, l’on s’interroge. Nous sommes une majorité de couples, de tout acabit, chacun avec ses expériences différentes, son vécu original. Le buzz de ce film veut que cela soit rude sur les couples sans bases solides, intrigués, l’on en rigole un peu. Petite Clo nous accompagne, pas sure de son affaire, se demandant un peu ce qu’elle fait au milieu de notre petite meute mais prête à l’aventure. La salle est grande, l’on s’y prend à l’avance, bien installés, le début du film fait taire notre joyeux brouhaha et embarque le cinéma…

Une grosse heure plus tard, l’on se retrouve sur le parvis, l’on se dirige vers ce grand parc du centre ville pour échanger nos idées, bien moins impressionnés que l’on aurait pu le penser en entrant dans la salle noire. Personnellement j’ai trouvé ce film plutôt marrant, je me suis amusée mais sans être intellectuellement révolutionnée! J'ai trouvé que c'était bien loin d’être aussi profond que ne le promettait le cirque promotionnel qui nous a bombarbé les idées ces derniers temps. D’une façon générale, c'est quand même un petit film plutôt simplet, rigolo, mais pas déroutant pour un sou!

L’on erre à la surface de l’homme animal, entre bête de sexe et instincts de Cro-Magnon, sans vraiment plonger en eaux bien profondes! Ce film supposé représenter une tranche de notre génération, de nos réalité ne m’a pas vraiment touchée, mon couple n’en a pas été secoué, et le fait que j’attende un bébé non plus! Je dois avoir pris l’habitude de vivre avec un homme évolué! La complexité réelle des émotions humaines entre hommes et femmes n’a été, à mon humble avis, qu’effleurée, pas de quoi en faire un si gros plat! Le monde moderne peut exiger plus des relations entre homme et femme que la seule caricature des bas-instincts humains et du comportement animal de l’homme en rut…

L’homme n’est pas obligatoirement un salopard né (enfin je l'espère de tout coeur!) et peut prétendre à quelque chose de plus crédible (de plus construit) que la seule fuite de ses responsabilités adultes! Enfin je le souhaite pour la gente masculine qui sinon fait bien pitié! Après réflexions, je crois que le mâle a plus de potentiel que ne l’envisage cette histoire, il est quand même capable de penser autrement qu’avec son gland! Je suis peut-être naïve, mais bon y’a pas non plus que le c… dans la vie! Je suis bien d'accord que l'on vit dans un monde gavé d'images de sexe dans tous ses états, mais bon, faut pas non plus prendre cet angle sociétal trop au sérieux! Les sentiments peuvent se traduire différemment, être explorés avec plus de pronfondeur et la confiance peut régner entre les deux sexes. Si ce n’était pas le cas, je n’essaierai pas de bâtir avec Juan un nid d’Amour et de respect mutuel. Un nid d'humanité conjuguée qui demande de l’attention, beaucoup de communication, des compromis de tous genres, une certaine liberté d'expression, et un travail quotidien sur ce que nous sommes et ce que nous désirons…

Évidemment, il y a toute une tranche de mâles qui vivent dans les conditions primitives décritent par le scénario de ce film mais je les plains plus que je ne les execre! Petite Clo n’a pas non plus été impressionnée, au contraire! Du haut de ces 13 ans, elle a trouvé ces bonhommes dans la trentaine bien immatures et déprimants, n’en revenant pas que cela ne vole pas plus haut que les gamins de sa classe! De quoi faire peur! Tout comme ma pomme, l’homme a plutôt été déçu du résultat obtenu, s’attendant à plus de substance pour son cérébral masculin et d'un peu moins de: "Je tourne ma vie autour de ma queue!".

En bref une bonne soirée entre copains malgré un film moyen que je n'ai pas trouvé aussi pessimiste dans sa forme que simpliste dans son angle de vue! Les acteurs étaient bons, plusieurs moments comiques, mais dans le fond l'histoire ne volait pas vraiment haut. À choisir dans les films québécois de l'heure, mieux vaut encore revoir C.R.A.Z.Y, pas mal plus élaboré et recelant de beaucoup plus de maturité.

Je ne pense pas être la seule à ne pas avoir trouvé le tout à la hauteur de ce qui s'est dit et écrit depuis quelques jours. D'après ce qui s'est ensuite discuté, j'ai bien l'impression que ce fut pas mal l'avis générale de notre petite gang de 25-30 ans, qui, ma foi, ne doit pas faire partie de la norme moderne. Un petite "gang" composée de garçons un peu plus évolués que la moyenne dépeinte, qui ne fuient pas en courant leurs responsabilités et pensent à autre chose (un peu plus loin?) qu'à ce qu'ils pourront se mettre sous la queue ou dans le gosier demain matin...

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Magic Moments PhotoBlog

J'avais déjà mentionné en ce jardin de mots l'existence de ce groupe de photo Flickr: Magic Moments. Rendu à plus de 1200 membres du monde entier et plus de 8000 photos de toutes sortes, je me suis laissée aller à cette idée qui me trottait dans la tête depuis plusieurs mois...

Ainsi après mures réflexions, j’ai décidé de céder à cette vague qui inonde bien des sphères par les temps qui courent et d’ouvrir un photoblog lié à ce phénomème qui reprendra régulièrement quelques images pigées dans ce groupe d'images aux variations magiques. Difficile de trier et choisir dans le lot, y'en a tellement de superbes, tellement qui m'enchantent que je pourrais m'y perdre le regard des heures durant! Cette première semaine on se lâche un gros coup avant d'entamer un rythme de croisière plus tranquille....

Chaque semaine, l'on pourra donc visionner une douzaine d'images qui immigreront en paix dans ces nouvelles eaux virtuelles. À vous d'y jeter un coup d’œil à la ronde, si l'envie vous guette au détour d'un carrefour visuel...

mercredi, août 10, 2005

Courbelicieuses

Pregnant-25-weeksSur-la-route

Toute en courbes, je me transforme,
toute en courbes, je couve,
ronde comme la Terre qui tourne,
autour du soleil de mes jours...

Enceinte-et-active

lundi, août 08, 2005

Carte du jour

Cette année, j’ai encore raté les Fêtes de la Nouvelle France mais celles-ci se sont quand même pointées le bout du nez au détour du village voisin où je n’ai pu m’empêcher d’attraper quelques clichés anachroniques à souhait! Nous avons ensuite passé une très jolie fin de semaine dans les Cantons de l’Est sur un Ranch magnifique possédant une Histoire délicieusement craquante, des chevaux de toute beauté, de l’espace à gogo, le tout en superbe compagnie.

Ce Ranch anciennement nommé Alamo a été pensé et construit par un hurluberlu d’origine française reparti depuis peu au pays. Le monsieur en question commença son projet de construction au début des années 1970. Il construit tout de ses propres mains! Il rénova aussi la propriété centenaire voisine pour la transformer en gîte de passage. Le lieu fut très populaire dans les années 80 auprès des touristes français qui venaient là en expédition équestre et s’en mettaient plein la panse d’espace sauvage et de Québec indompté…

Ranch-et-nature-en-liesseCoin-de-RanchHurluberluCoin-de-Gite

Le monsieur en question était si excentrique que non seulement, il fabriquait tous les jours son propre pain, mais faisait aussi sa propre farine! La légende locale veut qu’il subsista pour moins de 15 dollars par mois, ceci jusqu’à la fin des années 90. Quasiment autonome, possédant trés peu d'attaches avec la société technologique, le bonhomme vivait en semi sauvage sur sa vaste propriété sans se préoccuper des façons de faire modernes si ce n’est pour posséder l’électricité et l’eau courante. Dans sa salle de bain, même les tuyaux de douche sont recouverts de bois, encastrés dans des troncs d’arbres pour mieux se faire oublier! Juan a trippé comme un petit garçon devant les multiples inventions du bonhomme disparu. Lui qui rêve de vivre ce genre d’expérience, il en a eu pour son compte et en revient la tête pleine d'inspirations...

Nos amis qui eurent la gentillesse de nous inviter pour cette escapade au cœur de leur nouveau domaine en sont les heureux propriétaires depuis près de 14 mois. Ils ont quitté Montréal pour le calme de la campagne et rénovent désormais le gîte afin de le remettre (sous peu) en service. Ils s’occupent du troupeau de chevaux qui n’arrêtent pas de s’agrandir et en profitent même pour lancer une nouvelle ligne de produits de beauté naturels (que l’on peut déjà se procurer en ligne!), thème de fond de ce superbe ranch qui retrouve vie et passions. Ils nous ont reçu avec tant de chaleur et de gentilless, ce fut un véritable plaisir que de se sortir les fesses de notre propre petit paradis d'été « lacté ». Nous en avons même profité emmener Chanelle qui, en moins de trois heures, s’est prise pour une vraie chienne de ferme, se roulant avec délice dans le purin chevalin, sautant avec joie dans l’étang à truites, examinant avec bonheur les chevaux au galop et jouant comme une folle avec l’énorme chienne, gardienne de l'immense domaine. De retour dans notre bois, une superbe journée débute cette autre semaine d’août…

Mes sommeils s’agitent au fur et à mesure que grossit ma « bedondaine ». Mes nuits se peuplent d’insomnies, l’inconfort fait surface tandis que bébé gigote et me fait plaisir. Alors resurgit des pointes de fatigue mais tout cela n’est pas bien grave car j’aime tant la sentir vivre. J’adore l’imaginer grossir, grandir, se préparer à nous rencontrer. Je chasse du mieux que je peux ces cauchemars qui trop souvent me guettent au détour de ces songes qui m’emportent. À bas les maudits fantômes sanguinaires, allez manger du bon purin fraîchement retourné! J’en profite plutôt pour aimer coquinement mon homme dans l’aube naissante. Il se réveille, bienheureux, dans des délices qui le font jouir de bonheur et je m’amuse de ses extases nocturnes…

Parfois je le regarde, je le respire, je le caresse et j’ai l’impression de sentir mon cœur se multiplier d’Amour, prêt à exploser de sentiments passionés. Est-ce parce-que j’ai deux cœurs qui battent à l’intérieur de moi? Deux cœurs qui l’aiment à l’unisson et me remplissent d’émotions aussi pulpeuses que le devient ma pomme enrobée…

samedi, août 06, 2005

Carte soleil,

Les fêtes de la Nouvelle France battent au cœur de la vieille capitale et même dans le village voisin ! Un peu triste d'avoir raté le plus gros de la célèbration, ma pomme pas à jour se lamente un peu puis s'en remet avec l'idée de mieux en profiter l'année prochaine! Fin de semaine bien occupée. Profiter de ces derniers instants d'été. Courir à droite et à gauche, s'amuser de tout et de rien, papoter, rigoler, absorber les rayons divins…

Quelques textes en attente pour le début de la semaine prochaine. Quelques pains sur ma planche de traduction. L’homme a enfin fini sa session d’été, plus que la job de bureau, le temps de souffler un peu, le temps de le voir un coup. Mon courageux mâle prêt à prendre ses responsabilités sans rechigner devant la tâche, prêt à se relever les manches pour avancer toujours plus loin, prêt à m’aimer malgré mes défauts, par delà mes qualités. Chérir ce temps précieux où l'on roule notre bosse sur ce même chemin d'existences partagées. Égalité et liberté...

Mini Lily gigote au creux de ma chair. Mouvements de bébé aquatique. Je m’inquiète pour un rien, je me soucie de ses moindres mouvements. J’apprécie davantage ma bedaine qui gonfle inexorablement. Je la caresse, la soupèse, la crème. Impression de capter un nouvel épanouissement malgré le poids qui pèse et ces petits maux qui font partie du jeu de la vie qui croit…

La fin de semaine m'appelle, toute sourire, je file au chaud soleil d'août...

vendredi, août 05, 2005

Il ne me restait plus que le soleil, les étoiles, les choses qui sont à tous sans qu'elles soient à chacun.
Alexandre Vialatte

On doit continuer à chercher pour trouver. Quand le soleil se perd dans la nuit, l'espoir guette un reflet.
Louise Gélinas

L'éternité
C'est la mer mêlée
Au soleil.
Arthur Rimbaud

jeudi, août 04, 2005

Femme ( fiction en construction)

Elle jeta un dernier coup d’œil au monticule devant elle et s’éloigna de la sépulture pour rejoindre sa cabane. Des larmes chaudes lavaient son visage maculé de boue. Tout son corps lui faisait mal. L’image de son père pourrissant sous terre la hantait misérablement. Mais que pouvait-elle faire de plus?

Pour arriver à l’enterrer décemment, elle avait passé deux jours entiers à trimer. Deux jours pour lui offrir cette tombe sommaire ornée d’une pitoyable croix faite de quelques branches tressées. Une journée pour creuser le gouffre et y déposer la dépouille lourde de cet homme qui lui avait donné la vie. Une autre journée pour recouvrir une existence passée qui sera bientôt oubliée de tous.

Elle savait bien qu’elle garderait toujours son histoire au fond de son cœur, mais combien de temps arriverait-elle à garder le souvenir de ses traits, de son rire, de ses étreintes affectueuses lorsque la faim la rongeait ou que le froid gelait ses membres engourdis d’hiver?

Elle soupira et poussa la porte de sa maison de bois ronds. C’était lui qui l’avait construit de ses mains, lui qui l’avait aménagé de ses meubles sculptés, qui l'avait rendue confortable, habitable. Désormais elle était seule. Seule au milieu de nulle part. Sans penser, elle accomplissait ces gestes maintes fois répétés, cette routine de ses journées sans surprises. Elle savait qu’elle pourrait survivre ainsi, tout du moins, elle pourrait subvenir à ses besoins jusqu’à l’approche des premières neiges, ensuite, elle préférait ne pas y songer…

Son père s’était toujours bien occupée d’elle, malgré les épreuves, malgré les misères, il avait réussi à lui offrir un nid douillet, un petit coin de nature perdu au milieu de la forêt, loin de la folie humaine et de ses violences, loin des hommes et de leurs villes. Elle se souvenait encore du jour ou sa mère les avait abandonnés pour suivre ces colons qui partaient vers l’Ouest en quête d’irréelles richesses. Elle avait à peine 10 ans. Son père en était resté muet durant des semaines. Elle avait tant pleuré que depuis ce jour plus rien n’avait jamais réussi à autant l’affecter. Elle avait grandi protégée par sa carapace et cet homme qui l’adorait.

Depuis qu’elle était femme, son père la taquinait souvent, il lui disait qu’elle devrait se trouver un mari, aller voir le monde et ses folies. Mais elle ne voulait rien entendre. À quoi bon se trouver un mari? Le premier village était à des jours de marche de son petit domaine. Les seuls visiteurs qui s’égaraient jusqu’à eux étaient des trappeurs rustres, usés, puants, qui ne lui donnaient aucune envie de les suivre ou d’aller voir ailleurs. Elle aimait son père de toute son âme, elle était heureuse entre ses animaux et ses plantes.

Les longues soirée hivernales, il lui lisait des livres et lui racontait des histoires exotiques tandis qu’elle raccommodait, cousait, tricotait, elle aimait vivre comme cela, dans la quiétude, au rythme des saisons et des vents. Elle se sentait comblée de cette vie sans histoires, sans remous. Elle se confondait avec les arbres, elle se baignait nue dans le grand lac à ses pieds. Elle ne cherchait rien d'autre que le calme des jours de son exitence sans fards.

Elle n’avait même jamais rencontré de sauvages, même si elle se doutait qu’il en passait parfois non loin de chez elle. Une seule fois elle avait croisé quelques femmes qui faisait la cueillette de baies fraîches alors qu’elle ramassait des herbes pour ses tisanes. Elle leur avait souri, les autres lui avaient répondu timidement en hochant la tête. Chacune avait passé son chemin sans animosité, sans curiosité…

Au fil de l'eau...

Me reposer les émotions au son des vagues qui claquent le sable chaud. M'assoupir au gré du vent qui me fouette le visage. Le soleil caresse ma peau. Je dore et m'endors...

Plus rien au monde ne compte que ces mouvements liquides qui me brassent délicatement les idées. Apaisée par ce silence bruyant, j'oublie les gens qui m’entourent.

Douce comme la Terre, je me fonds avec le paysage. Je deviens intemporelle, légère comme l'air, souple comme un vol d'oiseau qui disparait au firmament des songes...

Eau-pureLake-Waves

Flickr Live...
Diaporama virtuel

Petit jouet (version agrandie du Daily Zeitgeist après les archives) pour visualiser en direct les dernières nouveautés imagées du quotidien d'Etolane perdue quelque-part entre nature, soleil, nuages, escapades urbaines ou culturelles et copinages éhontés! Possibilité d'accélérer le débit en modifiant le délai des secondes en haut de l'appareil, de suivre une image vers son original, d'arrêter le machin en cliquant aux choix ou de le laisser aller jusqu'au bout de ses patiences en choisissant "more" après chaque "batch" passée...


Deux autres membres de la grande communauté de Flickr à suivre sans hésiter: Neloqua et ses superbes images de personnes, de plage et de soleil via le chaud Brésil et Anideg, en direct du Québec, qui fait des montages colorés de toute beauté...

mercredi, août 03, 2005

Télégramme soleil

Bubble-Experience-IIIsunflowerBubble-Experience-II


Espère trouver le temps de profiter du soleil brûlant. Besoin de lac. Débordée de traductions aux délais de fous. Écoute le radio blog de Lune Amère. Jardin en déroute, tournesols abandonnés. Douce tristesse. Histoires qui voguent entre deux eaux courantes. Fictions prêtes à rejaillir. Cascades d'idées. Vagues joies. Ciel d'azur et lumières divines. Minous endormis et paisibles. Bulle d’existence en effervescence estivale...

lundi, août 01, 2005

Paranoïa de grossesse

En attendant Lily-Soleil
Lilypie Baby Ticker

Depuis que je suis enceinte, j’ai coupé tous ces petits plaisirs qui avaient le don de me détendre mais qui désormais pourraient faire du mal au fœtus. J’en viens même à regarder le chocolat d’un drôle d’œil sceptique! Je pense être un peu paranoïaque sur le sujet et je l’assume. Je sais que la nature est plus forte que moi et qu'il adviendra ce qu'il adviendra de ce bébé qui pousse en moi...

Mais je n'y peux rien c’est plus fort que moi! Ma conscience prend le pas sur tous mes petits vices ou est-ce un instinct maternel qui prend forme? Tout cela m'étonne et je me questionne. En ce qui concerne l’alcool, celui-ci n'a jamais fait partie de mes vices, c’est donc sans difficulté que je ne bois pas, ni une goutte, ni un verre, cependant je pensais m’accorder une demie-coupe de champagne pour le mariage, mais encore là, je ne sais pas si j’arriverai à passer par-dessus ma conscience pour ce faire. Je comprends que je suis peut-être en train de pencher dans l’excès d’abstinence! Si l’on m’avait dit qu’un jour j’en arriverais là, j’aurais certainement pouffé de rire! Et oui, je sais très bien que je pousse un peu le bouchon en refusant de le dévisser! Bien que peut-être pas tant que cela finalement. Je lis trop de choses qui me foutent la frousse et j’ai trop de craintes qui viennent gentiment me triturer le cerveau. Je ne sais pas trop si c’est hormonal ou mental, mais c’est absolument inévitable, je ne peux y échapper. Et quoi que je fasse, jamais je ne serai parfaite puisque je ne suis qu'humaine!!!

Dans le village Huron, je suis tombée sur plusieurs affiches de ce genre. J’avais oublié à quel point l’alcoolisme est un problème dans les réserves...

Alcool-et-foetus

Source Radio Canada et video: Les enfants atteints du syndrome d'alcoolisation fœtale sont identifiés depuis une vingtaine d’années seulement. Au Québec, 2 à 3 enfants sur 1000 en sont atteints.

Que fait l’alcool au fœtus

• c’est surtout le cerveau du fœtus qui est atteint
• 25% de la matière cérébrale se développe dans le ventre de la mère
• lorsqu’une femme enceinte consomme de l’alcool, celui-ci traverse rapidement la barrière du placenta pour se rendre au fœtus
• effets néfastes pour le cerveau et le système nerveux central, particulièrement entre le 4e et le 7e mois de grossesse

Les risques sont plus grands

• lorsque la femme enceinte fait des excès (ivresse 1 à 2 fois par semaine)
• 4 à 5 consommations d’alcools le samedi soir, c’est pire qu’un seul verre de vin par jour
• les populations ayant le plus haut taux de SAF : peuple amérindien, population russe, peuple du Nord de la France

Caractéristiques des enfants atteints du SAF :

• le système neurologique se développe en même temps que le visage chez le fœtus, alors lorsqu’un enfant est atteint du SAF, il en porte les traces au visage
• oreilles sont basses implantées, menton est plus petit, lèvre supérieure est plus mince et affilée que la lèvre inférieure, absence de pli entre le nez et la lèvre supérieure, distance entre les yeux augmentée, sourcils en accents circonflexes, haut du nez aplati, petite tête
• petit poids, petite taille
• problèmes de motricité fine (dessiner, écrire)
• retard de développement (variant de trouble d’apprentissages légers à la déficience sévère)
• troubles de comportement
• fonctionnement psychologique immature
• ont tendance à bouger sans arrêt
Diagnostic / adoption et problèmes d’alcoolisation fœtale
• le diagnostic du SAF est complexe pour certains enfants, plus facile pour d’autres
• avec une photo et une mesure du périmètre crânien, on peut identifier jusqu’à 80% des cas avant que le parent n’adopte un enfant
• les enfants adoptés de la Russie, et des autres pays satellites de la Russie sont plus à risque parce que l’alcoolisme y est beaucoup plus élevé

Prévention

• ne pas boire d’alcool durant la grossesse
• on ne connaît pas la quantité sécuritaire d’alcool que l’on peut consommer sans engendrer de risque du SAF

Autre lundi...

Première journée d’août. Un ciel couvert pour débuter ce dernier mois d’été. Dans ma tête toutes sortes d’idées qui s’entremêlent. Des textes qui vont et viennent mais ne trouvent pas le temps de s’imprimer. La vie qui m’emporte, le temps qui file sans que je ne l’accroche…

Je recommence à prendre mille photos pour immortaliser une foule d’instants et les images débordent, empiètent sur le territoire des mots. Mais l’été passe si vite que je voudrais pouvoir attraper chacune de ses couleurs, de ses vibrations avant que notre quotidien nordique ne disparaisse une autre fois dans le grand désert blanc du prochain hiver qui nous attend…

Une fin de semaine bien remplie. Mister Gwido et son beau venus passer une belle soirée entre croisière sur lac, saumon dans le feu et papotages sous les étoiles. C’était le fun de les voir après des mois de vies occupées. De plus comment résister à leurs charmes doux et à ces jolies fleurs qui ornent désormais mon salon! Un tour de ponton sur le lac, toujours une curiosité pour les premiers visiteurs. L’homme qui s’en lasse mais qui, pour une fois dans le soir couchant, ne s’en plaint pas. Ma pomme qui prend l’air du large…

Un dimanche tout aussi chargé entre Petite Clo et Pow-Wow pour finir de l’autre coté du fleuve, chaleureusement accueillis par Rosa qui nous offrit une autre belle soirée à saveur latino. Ce matin, un tél de cette autre cliente satisfaite de mon dernier contrat de traduction, prête à m’en envoyer d’autres dès que l’occasion se présente. Cette semaine Miss Dine fêtera ses 28 ans, une pensée amicale que je souffle aux quatre vents. Les chatons s’agrippent à moi, p'tites mouettes affamées, ils grandissent au rythme de ma bedaine qui gigote. Je souris. Hypérion radote et Chanelle se repose. Tendre mélancolie pour Pimprenelle que je n'oublie point. Et une autre semaine qui débute un nouveau mois au coin du bois…

Envie d’écrire, envie de mots et de phrases folles, d'idées qui s'emportent, qui m'envolent. Envie de vivre, envie d’équilibre, envies multiples qui s'échappent entre deux notes de musique ethnique…