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mardi, octobre 27, 2020


Lundi, toute la journée, il a neigé. En allant chercher la Miss à l'école, l'on entend, à la radio, la météo annoncer -15 degrés la nuit 1. Une annonce qui rentre dans le dash...

Plus la possibilité de 15 centimètres au sol. De quoi faire bougonner l'homme en chemin. De quoi me forcer à apprécier la féerie de l'instant. Afin d'en combattre la morosité. J'en explique le raisonnement à l'homme qui marmonne.


En ville, toutes les feuilles ne sont pas encore tombées. Ce qui ajoute une autre dose de mélancolie à l'atmosphère particulière...

En ville, la neige ne tiendra pas, en quelques jours, elle se dissipera. Ce qui n'est pas le cas de notre coin de lac. 

Avec la première neige, la forêt, nue de ses feuilles tombées, se rhabille. En notre coin de brousse, les nuits glaciales conservent la blancheur trop vite tombée. Chez nous, l'hiver prend ses aises.


De quoi enchanter Miss Soleil, de retour au village, qui se sent arrivée en décembre. Et décembre, c'est Noël! 

Hier, il a neigé toute la journée, la nuit a glacé le paysage hivernal. La neige a tenu bon. L'hiver débarque au village. Le virus continue de se transmettre au Québec. Les États Désunis attendent de voit ce qu'il adviendra de la présidence. Le monde tremble et s'agite.

Ici l'hiver est arrivé et tant que je peux poursuivre mes rééducations aquatiques, i am just going with the flow...

Neige d'octobre...

mercredi, mars 25, 2020

Deuxième semaine d'isolation volontaire 



Le monde se referme sur lui même alors que la covid19 parcoure la planète et met l'humanité sur pause.

Mon homme est entré en mode télétravail sans souci. L'on construit un quotidien familial en cette nouvelle réalité. Adapter ma rééducation physique est douloureuse. Je l'accepte. Tant que mon chiro garde le fort, je choisis d'en poursuivre le cours malgré les difficultés ajoutées.

En faisait le choix de nous organiser un horaire quotidien, la vie continue. Et la vie confinée en coin de lac congelé offre beaucoup d'espace et d'air frais...


Chaque jour à la même heure, l'on sort dehors. Selon la lumière du jour, l'on va coté lac ou coté bois.

Nos voisins amis, confinés eux aussi dans le quartier, nous rejoignent dehors. L'on socialise tout en respectant les règles de distanciation sociale. Miss Soleil veille et surveille. On garde nos trois mètres de distance en tout temps.

Même si nos voisins sont aussi confinés en coin de brousse, ils ne désinfectent pas encore leurs courses. Ce que nous faisons. Même s'ils risquent eux aussi d'adopter cette méthode (si j'en crois mon petit doigt).

Même si nous sommes dans le même village, nous faisons tout de même attention, personne n'entre dans les maisons des uns ou des autres. Chacun chez soi, sauf pour la sortie du jour...


Imaginer une école virtuelle de brousse

Cette semaine est née l'école de brousse virtuelle en temps de pandémie. Sachant j'ai les capacités de la mettre en place, je décide de m'y lancer. Même si ma santé n'est pas encore optimale, je suis capable d'aider à nourrir des jeunes neurones. Puisque je me dois de contribuer à la cause, à ma petite échelle et selon mes capacités.


Le Français est plus que ma langue, c'est ma patrie. C'est en transmettant ma passion aux plus jeunes que je me sens patriotique. S'il est vrai qu'il faut penser aux plus vieux en ce temps hors norme, il ne faut pas non plus oublier les jeunes...


Au Québec, de nombreuses mesures ont été prises pour lutter contre l’épidémie. De nombreuses mesures sont mises en place pour aider financièrement les adultes et pour protéger les aînés. Mais qu'en est-il des jeunes?

Depuis la fermeture des écoles, c'est silence radio. Il est question que tous les étudiants passent automatiquement leur année. Il est question de mettre en place un système de pistes éducatives. Mais pour l'instant, il n'y a rien à l'horizon pour occuper les jeunes et nourrir leur intellect, et comme j'offre déjà ce service à ma fille...

Naturellement est donc venue l'idée de mettre en place une école de brousse afin de contrer l'école buissonnière forcée par cette réalité hors norme. Cette initiative donne à ma puce l'occasion de socialiser avec ses amies tout en mettant en place de nouveaux repères.

Hier, j'ai eu les autorisations parentales. L'une des élèves a une mère infirmière sur le terrain. Faire preuve de solidarité en période de crise, n'est-ce pas créer des chaines humaines composées de multiples maillons?

Chaque maillon est un humain qui aide l'autre à son échelle.

Nous avons testé notre salle de classe via Zoom, cette application de l'heure qui fait fureur. Il parait qu'en Europe, la mode des apéro-zoom fait de plus en plus d'adeptes!

Aussi nous fondons une école Zoom en deux temps, trois mouvements...

Notre école de brousse possède présentement deux classes virtuelles. Une de niveau secondaire 2 dont je serai en charge. Une de niveau primaire que Miss Soleil prendra en charge, sous ma supervision.

En temps de confinement, l'école ouvrira virtuellement les lundis et jeudis après-midi pour les secondaires. Les mardis et vendredis après-midi pour les primaires. Il est possible qu'il nous reste quelques places pour de futurs élèves. À suivre...


L'école de brousse versus l'école buissonnière

vendredi, mars 13, 2020


Je fais de la veille de coronavirus depuis janvier. Mon homme trouve mes comptes rendus plus étoffés que les nouvelles qu'il entend à la radio. Deux semaines après que je lui en ai parlé...

La majorité est sous informée et je le suis trop! Avec mon mari diabétique, ce n'est pas tant de la rigolade et je ne rigole pas. Je me soucie du futur à venir.

Ce coronavirus réveille la journaliste en mon sang. Signe de mon rétablissement en cours. Entre deux rééducations et trois fatigues, j'étudie les actualités du coronavirus selon les différents pays et cultures.

J'en observe les différentes réactions selon les gouvernements. J'en analyse le tout et j'en déduis des prédictions que je partage à l'intime.

L'on fait un plan d'action pour se préparer. Et je prends l'habitude de tout désinfecter sur mon passage...

Evidemment, Trump est désolant. Les chinois mentent comme Pinocchio. La Corée du Sud semble montrer l'exemple à suivre. Des images satellites montrerait des fosses communes en Iran. L'Italie va mal, si mal qu'elle ne soigne plus les contaminés de plus de soixante ans et démontre qu'il n'y a pas que les personnes âgées qui sont touchées. Son système hospitalier explose. C'est le début de l'hécatombe...

Il est maintenant clair que les moins de soixante ans, même en pleine santé, se retrouvent aussi en réanimation. L’Italie montre ce qu'il en est lorsqu'on s'en préoccupe trop peu!

Si la Chine n'avait pas tant caché l'horreur en son pays alors que l’épidémie devenait pandémie, le monde aurait peut-être été moins nonchalant?

J'ai lu quelque part qu'une société était civilisée lorsqu'elle était capable de protéger les plus vulnérables. Sommes-nous réellement civilisés? Nous le saurons bientôt...

Il parait qu'une épidémie est l'instant où l'individu doit passer après la collectivité. Et c'est en pensant à la collectivité que l'on sauve l'individu. Cette pandémie met en lumière des notions peu pratiquées par nos sociétés modernes. Elle nous transformera qu'on le veuille ou pas...

Le pire est à venir...

Les États-Unis ne sont pas plus honnêtes que les Chinois. Ça magouille, ça cafouille, ça dérouille. La planète commence à tourner au ralenti.

J'ai découvert toutes sortes d'informations troublantes avant que la Chine n'arrive à couper toute communication avec l'extérieur. Assez informée pour penser à acheter du gel antibactérien il y a dix jours...

Après ces semaines à creuser le sujet pour mieux comprendre ce virus, je ne suis pas du tout étonnée de la tournure des choses actuelles. Entre le temps d'incubation et les contagieux asymptomatiques, il y a de quoi s’inquiéter et se préparer au pire.

Depuis des semaines, j'ai l'impression de voir un train aller droit dans un gigantesque mur. J'ai l'étrange sensation d'être posée sur le toit de ce train qui file à vive allure vers la catastrophe. Tandis que les passagers regardent le paysage sans se soucier de ce qui s'en vient, droit devant.



Depuis un mois, l'on se prépare à ce moment présent. Assez pour que Miss Soleil m'explique qu'elle a l'impression de réviser pour un examen invisible.

Elle connait tous les gestes barrières, elle est consciente du problème. On est prêt pour l'examen!

À la maison, on a des masques, une visière et du purell. On a les provisions nécessaires. L'homme a de l'insuline, j'ai mes médicaments. Tant que la piscine est ouverte, ma routine restera la même. Mais pour combien de temps?

Hier, en allant au chiro hier, j'en ai profité pour désinfecter sa salle de traitement. Mon osteo sera en isolation au retour de sa semaine de vacances pour deux semaines. Heureusement que je vais mieux...

Là ou je passe, le virus trépasse...

Pour aider à la lutte anti virus, je désinfecte tout sur mon passage depuis plusieurs jours déjà, armée de mon Purell et de mes lingettes Clorox. Je fais attention de ne pas me toucher le visage, je suis consciente du danger.

Je me dis que si l'on était plus à tout désinfecter sur notre passage, le virus aurait moins d'espace pour traîner.

Désinfecter pour moi et pour ceux qui passent derrière aide mes nerfs éprouvés par bien des ennuis de santé. Je sais ce qu'il en est de perdre le contrôle de son corps. Je prie pour que l'on évite le pire de ce méchant virus.

Entre l'Asie, l'Europe, l'Orient, l'Afrique et les USA, ça s'en vient de tous bords tous côtés...

Montréal ferme aussi ses piscines, bibliothèques, spectacles, Québec suit.

Il n'y a plus de gels antibactériens, nulle part, depuis des jours. Les épiceries se vident de leurs papier toilettes, la mienne comprise!

Après avoir déclaré toutes sortes d'inepties, Trump retourne son fusil d'épaules et prend le virus au sérieux. Surement trop tard pour bien faire.

Tom Hanks est touché par le virus, cela met un visage connu et aimé sur la chose. Le monde civilisé se réveille alors qu'il rentre dans le mur? Est-ce que le Canada saura aplanir la fameuse courbe de contagion?

Sachant que le virus s’accroît  de façon exponentielle et qu'aucun pays ne possède l’infrastructure hospitalière adéquate pour faire face à ce virus tout neuf, il y a de quoi s’inquiéter pour l'ordre social.

La France se met peu à peu en quarantaine. L’Espagne suit. Justin Trudeau est en isolation avec sa femme positive au coronavirus. L'Ontario ferme ses écoles, la rumeur court que le Québec suivra sous peu.

Ce qui est maintenant fait! Plus d'école pour la puce. L'université  ferme aussi. Mon homme diabétique va se mettre au télétravail. C'est pour le mieux. Être confinés en notre coin de brousse n'est pas la pire des situations. Il y a pire logés à l'enseigne de ce virus qui fait la fête à l'humanité!

Ce mois-ci marque trois ans depuis mon dos a été explosé. Trois années confinées de douleurs et de rééducations physiques. Enfin je vais mieux. Enfin je peux envisager de sortir à nouveau... Ou pas!

Le monde se met sur pause alors je commence à pouvoir sortir de la mienne. Il est vraiment particulier de revenir à la vie en une société qui se referme sur lui-même!


Pis, chez vous, ça covid?

mercredi, juin 22, 2016


Après une vague de chaleur aux accents de canicule, un orage violent à y perdre l'électricité près de 24 heures et une douce fête des pères, l'été se précise en nos latitudes nordiques.

Avec l’été qui se dessine, revient notre fièvre de Festival d’été de Québec!

Au fil de mes années à bloguer, je ne compte plus le nombre de textes que j’ai écrit en lien avec le Festival d’été. Surement de quoi en faire un roman! Et jamais l'inspiration ne manque.

Le Festival d'été, je l’aime d’amour…


En mes sens, le Festival d'été est avant tout une expérience estivale que l'on apprécie quel que soient les artistes invités.

Évidement il y a toujours les fameux débats annuels autour des musiciens. Qui est là. Qui n'est pas là. Qui est déçu. Qui est content. Blablabla...

C'est sans importance en notre tradition familiale. En nos habitudes, "festivaler" ne consiste pas seulement à aller voir des artistes que l'on aime un peu ou beaucoup.

"Festivaler" l'été, c'est profiter de douces nuits sous les étoiles. C'est découvrir des artistes que l'on ne connaissait pas. C'est s'en mettre les oreilles. C'est avoir des coups de coeurs musicaux. C'est être heureux, tout simplement...

C'est tripper avec les Arts de la Rue ou s'éclater l'enfance à la Place de Famille. C'est inspirer le coeur de la ville de Québec qui vibre en harmonie avec cette fête musicale qui célébre l'été...


Année aprés année, fonder une tradition musicale...

En furetant dans mes archives, je redécouvre un billet de 2010 sur la Place de la Famille qui me fait sourire. Je me souviens encore trés bien de cet excellent spectacle donné par La Luna Cabarella, Place de la Famille en 2012. En 2010, Miss Soleil a festivalé la jambe dans le plâtre...

L'année dernière, c'est en compagnie de son amie Amé que Miss Soleil s'est éclatée à la Place de la Famille. En son ambiance créative et bienveillante, les filles ont trippé comme des folles.


On aime la Place de la Famille Le Lait pour toutes sortes de raisons. On se rappelle même que l'on pas manqué de partager notre affection de FEQ durant nos chroniques estivales à l'émission de radio Parentem. Petit retour dans le temps en images... #BackTo2015

L'année dernière, les filles ont capoté durant ce spectacle impressionnant et oh combien amusant! Les émotions fortes, c'est pas juste dans les manèges qu'on les ressent!


Sans oublier que les poissons volants japonais (nommés Koinoboris) faits en l'atelier du Musée flottent toujours dans notre salon. Il y ont passés l'année!

Pour la petite histoire, les Koinoboris sont des banderoles traditionnelles en forme de carpe qui volent à la façon des cerfs-volants. Ces banderoles célébrent la journée des enfants qui est un événement traditionnel au Japon.

Les Koinoboris tiennent leur origine d'une légende lointaine qui rend hommage à la persévérance, au courage et à la force dont font preuve les carpes en remontant les rivières et les cascades à contre courant.

Selon la coutume ancestrale, ces bannières qui représentent des carpes sont accrochées le long de longues perches en bambous. 

La première carpe, de couleur noire, évoque le père de famille. La seconde carpe de couleur rouge est Higoi, elle symbolise la mère. Des petites carpes sont ensuite ajoutées pour chaque enfant. Traditionnellement, seules les familles ayant des enfants mâles dressaient des koinoboris devant leur maison.

Mais cette fête est, aujourd'hui, consacrée à tous les enfants. Ces rites traditionnels, hauts en couleurs, sont l’occasion de souhaiter bonheur et santé aux enfants.

Bref, Place de la Famille Le Lait, non seulement on s'y amuse mais on s'y instruit et on s'y cultive...


Tripper à la Place de la Famille (et en plus c'est gratuit!)

Alors que monte la fièvre du FEQ, ma puce de dix ans (pour qui le Festival fait partie intégrante de ses traditions enfantines) a bien hâte de retrouver le chemin de la Place de la Famille (où elle aime tant s'y évader les idées).

Et c’est toujours un plaisir pour nous de l’y emmener…

En festivaliers expérimentés que nous sommes, l’on n’oublie pas que la Place de la Famille ferme à 16hres 30.

La semaine, il est possible d’y croiser quelques camps d’été en ballade. Ce qui peut alonger les files d'attente de certaines activités.

En ce qui nous concerne, c’est les spectacles qui guident nos virées en ce coin de Festival où les enfants sont à l’honneur.

On aime aussi y apporter notre lunch. On en profite pour pique-niquer tranquille tandis que l'enfance s’amuse à sa guise.

Ce qui est plaisant, c'est que si l’évènement se déroule sur le même site depuis plusieurs années, l’atmosphère y est chaque fois différente avec de nouvelles activités, animations et jeux d’enfance…


Sans compter que le site de la Place de la Famille Le Lait offre un cadre charmant pour savourer Québec. Nichée entre le fleuve et la vieille ville, on inspire que du beau! Même quand le ciel se fait grisou...

Cette année, je suis intriguée par le grand remorqueur des mers qui promet de nous offrir des sensations fortes!

Malheureusement, en sa récupération de commotion, cela ne sera pas une option pour Miss Soleil. Mais elle pourra peut-être se rattraper avec la méga glissade. Et je soupçonne qu’elle trouvera les pédalos trippants...

Coté chapiteau on essaiera d’attraper les bulles géantes de Yannick Bergeron et la puce risque de m'étriper si l'on rate le spectacle de Toc Toc Toc! Les performances de l'école du Cirque sont un must en notre programme.

Je tiens aussi à découvrir les contes africains de Djembé Québec et le théatre de la Bacaisse. Avec un peu de chance on pourra même observer la dragonne tambour... 

Pour vachement tripper le Festival...

Cette année encore, les passionnées du FEQ (comme moi) peuvent prendre la chance de gagner un super concours.

Celui qui le décroche, gagne le jackspot de Festival d'été, du plaisir en boite!


Bien nourri et bien logé, le festivalier chanceux, aura des accès de concert VIP, des places réservées et plein d’autres privilèges pour savourer ce que la ville a de meilleur à offrir. Ce prix d'une valeur approximative de 1 400$ me fait rêver en couleurs!

Si vous êtes de ceux qui ressentent la fièvre du Festival, je vous encourage fortement à y participer en suivant ce lien avant le premier juillet. Pressez-vous d'y cliquer pour tenter la chance de vachement tripper...


La Place de la Famille du FEQ, c'est vachement trippant...

jeudi, décembre 31, 2015

La fameuse tempête que toute la Province attendait est enfin arrivée, quelques jours après Noël, qui n'a pas été blanc pour grand monde au Québec...

En notre micro-climat de lac, nous sommes privilégiés et nous avons eu assez de neige pour que Noël soit blanc à point. C'était parfait...

Maintenant que le Québec a retrouvé sa couleur hivernale, on peut passer à autre chose. On peut passer à l'année prochaine...

Le compte à rebours a commencé. Comme à chaque année. Naître un premier janvier, c'est être vouée à effectuer, chaque nouvel an, deux bilans intérieurs. Plus les années passent et plus c'est pareil. Impossible d'y échapper..

Alors quitte à ne pas y échapper autant l'affronter. Passer au travers. Passer à autre chose. Cette année encore, la santé est au cœur de mon actualité quotidienne. L'année qui vient de me passer sur le corps a été éprouvante, je suis heureuse de la quitter.

Depuis la paralysie faciale qui est venue bouleverser mes jours en février 2011, ma vie a pris un étrange carrefour. J'apprends désormais à vivre avec les séquelles qu'a laissé derrière lui le virus qui est venu me grignoter le nerf facial.

Cet été, s'est ajoutée à mes mésaventures médicales une tumeur ovni qui m'a dévoilée les cotés obscurs du système hospitalier. Une expérience qui s'ancre en ma mémoire. La cicatrice que j'en garde s'estompe avec les mois qui passent. Mon doc de famille trouve, qu'au final, je m'en suis bien tirée sur coup là. La tumeur était fulgurante mais bénigne. C'est donc ce que je retiens pour en finir l'année. J'ai survécu à mon corps. Une autre année. Espérons que la prochaine sera plus douce avec ma peau.

Bilan des neuf ans d'enfance...

En 2015, Miss Soleil a vécu ses neuf ans avec une douceur qui m'a fait penser l'expression #SweetNine. Une expression que je ne suis pas la seule à avoir pensé si j'en crois le hashtag que je découvre en certains réseaux sociaux. Ce qui me conforte en cette sensation douce.


En ses 9 ans, je l'ai vu se développer en son individualité avec des réflexions sages et des compréhensions pertinentes. J'ai adoré accompagner ses neuf ans. J'espère que ses dix ans, qu'elle a fêté en novembre dernier, n'anticiperont pas trop vite la fameuse adolescence...

J'ai apprécié guider les différentes directions de cette douce année enfantine. J'ai même eu l'impression que cette année en était une de récompense parentale! Une année où l'on a eu la sensation de récolter les fruits de nos efforts et de les savourer.

En ses neuf ans, la Miss a continué de performer à l'école. Elle a décidé d'ouvrir un blogue. Elle a fait un été de radio en ma compagnie. Depuis cet automne, elle est reporter de son école pour le Journal municipal. Elle chante avec la chorale. Elle a gagné une médaille d'argent à la compétition de gymnastique à laquelle elle a participé cet automne. Un peu mystifiés les parents!

D'autant plus qu'en ces neuf ans, la discipline parentale a été minime, je n'ai pas souvenir d'avoir dû sévir. Rester ferme aura suffit à bien faire. Depuis que les dix ans ont sonné, par exemple, je dois serrer davantage la vis. Une transition s'effectue et je commence à la sentir passer. Mais j'en ai vu passer d'autres. Je suis prête.

Découvrir les beautés du Saguenay et tester les hébergements insolites du Cap Jaseux
fut l'occasion de belles escapades en famille.

Reste-t-il une dernière année à se sortir de l'enfance? Avant d'entrer en cette pré adolescence qui fait frissonner l'adulte qui s'en occupe? Je l'espère de tout coeur.

Une enfance que je couve comme une mère louve. Une enfance qui se dessine au coin d'un grand lac. Entre deux parents aimants. La vie n'est pas parfaite, ni rose tous les jours, mais on essaie de la rendre la plus harmonieuse possible, selon les épreuves et les bonheurs qui la composent.

En cette année 2015, nos escapades en famille au Saguenay et au Wanderlust de Mont Tremblant nous auront permis de nous aérer les idées en beauté et aventures.

De mon coté, explorer Anguilla et la Jamaïque (reportage à venir) m'aura permis de me rappeler que je suis encore en vie. Malgré une santé qui déraille. Une santé sur laquelle j'ai dû beaucoup travailler en cette dernière année. En verrai-je germer les fruits avec cette nouvelle année? Je le souhaite de tout corps.

Quel parent suis-je?

Par les temps qui courent, je découvre, via cette lecture, que je peux me reconnaître dans différents types de parents. Ce qui ferait de moi un parent caméléon qui s'adapte aux circonstances de la vie. Je me reconnais dans plusieurs types de parents. Sauf les tiraillés! Être parent ne me tiraille pas. Être parent me fascine et m'inspire.

Si j'en crois le système de catégorisation de ce bouquin, je suis majoritairement de type équilibriste mais je peux aussi être protecteur, néo-bobo ou autonomisant. Je n'aime pas les catégories et les moules. Aussi j'aime bien l'idée de pouvoir être caméléon. De faire sa propre sauce. De créer son propre moule.

Je me considère comme cool et sévère mais ce n'est pas une option de ce livre. Je crois cependant qu'il y a deux types de parents auxquels personne n'échappe. Celui de bon ou de mauvais. Entre ces deux notions existe un large spectre qui regroupe toutes sortes d'options et de nuances humaines. Et c'est l'enfant, une fois devenu grand, qui sera en mesure de déterminer de quel côté aura penché la balance. Pas le parent.

Je regarde grandir ma fille, en essayant d'être le meilleur parent possible. C'est une motivation qui m'entraîne à devenir meilleure. À me dépasser. Car si je veux être le meilleur parent que je puisse être, je dois être la meilleure personne que je puisse être.

C'est ainsi que la parentalité guide et façonne ce que je suis, ce que je deviens. De plus, la parentalité me donne la force de lutter et d'avancer, surtout lorsque ma santé me fait tourner en bourrique.


Je vois la parentalité comme un voyage au coeur de mon humanité. L'occasion de découvrir, d'apprendre et d'évoluer. Nope, être parent ne me tiraille pas les entrailles. Être maman me tire de l'avant. Vers cet avenir que je ne connaîtrai que par la trace que j'aurai laissée en l'histoire de ma fille et de ses enfants.

Mon présent est le passé de la femme qu'elle sera. J'espère juste laisser une trace qui inspirera plus qu'elle désespérera ou attristera. Plus le temps passe et plus je me dis qu'être parent c'est pas mal plus profond que juste mettre au monde un être humain et de le mener à sa majorité...

Let it be...

jeudi, août 13, 2015

Alors que je recommençais à travailler mes piges et que je reprenais un rythme de blogue pertinent à mes sens (après une longue période médicalement difficile qui m'a fait énormément grandir), dans l'inspiration de #Parentem et le Festival d'été, heureuse je suis de reprendre du service numérique. Et voilà que me tombe une grosse tuile sur la tête. Ou plutôt dans le bras! Sonnée la mère!


Tandis que je participe à l'émission de radio Les Trolleuses à Montréal, bien installée derrière mon micro, je découvre une boule de la taille d'une bille d'un mon bras. Mon coeur bat un peu plus fort. Mon esprit joue une minute au hamster dans sa roue.

Déstabilisée, la première pensée qui me vient est: "Ah non! Je ne veux pas apprendre un truc médical dont je n'ai jamais entendu parler! Mais voyons, c'est quoi cette boule?!? Elle ne peut être là depuis longtemps! Je l'aurais remarqué! Non. Arrête. N'y pense pas! C'est pas le temps! Lâche prise!"

Je me reconcentre sur la chronique de Patrick White à mes côtés et j'essaie de ne plus y penser.

Durant la soirée qui suit, au cours d'un sympathique barbecue, je montre la boule/bille à mon amie. Et je fais tout mon possible pour ne pas trop m'inquiéter. Je passe une belle soirée qui m'aide à ne pas y penser...

Le lendemain matin, par exemple, impossible de ne pas y penser, la boule est maintenant de la taille d'une balle de golf et commence à faire mal dans le bras. Je sais que je vais devoir aller faire consulter cette chose en rentrant à Québec.

Je reprends la route de la maison, au volant d'une étonnante auto qui se conduit toute seule, ou presque...

En quelques jours à peine et près de 500 kilomètres, l'Acura RDX a définitivement contribuer à élargir mes horizons
en ce qui concerne les voitures intelligentes!


Durant une petite semaine j'ai testé l'Acura RDX et j'avoue que son intelligence automobile m'a fascinée. Ce fut d'ailleurs le sujet de ma chronique radio chez les Trolleuses sur CIBL, 101.5. 

Je dois repartir le lendemain pour le Saguenay. Invitée au Festival International des arts de la Marionnette à Saguenay. Une chambre d'hôtel m'attend et j'ai très hâte de découvrir ce festival, en famille, et de continuer l'évaluation de cette surprenante voiture...

Mais avant de reprendre la route, je dois m'occuper de cette boule en mon bras. Une boule qui commence à faire bien mal. Je prends donc le parti d'aller à l'urgence de St-Sacrement. Espérant ne pas attendre trop longtemps. Espérant avoir juste besoin d'une dose d'antibiotiques pour continuer mon été comme prévu.

Malheureusement, je ne sais pas encore que mes jours s'apprêtent à prendre un tournant inattendu!

En ce jeudi soir de juillet, où je passe les portes de l'urgence. Je ne sais pas encore que c'est les portes de l'enfer qui s'ouvrent...

Aller là où ne l'on veut pas aller. 
Ne pas avoir le choix d’affronter le défi imposé... 
Hopital St-Sacrement, fin juillet2015

Je ne sais pas que je plonge dans quinze jours d'horreur hospitalier où je passerai quinze jours à lutter pour sauver mon bras. Quinze jours qui se déroulent comme un cauchemar. Un cauchemar trop souvent éveillé qui me verra passer par les urgences de trois hôpitaux et finir, en urgence, au bloc opératoire pour une faire exciser une rare tumeur qui a la drôle d'idée de nécroser.

Pour résumer, j'ai développé en 24 heures une tumeur ultra rare, normalement bénigne, méchante de par les innommables douleurs qu'elle enclenche. Une tumeur que développe 0.01% de la population.

Une tumeur qui se compose de gras et de vaisseaux sanguins et qui, dans mon cas particulier, décide de se nécroser sur place. Évidement, cette tumeur rare a un comportement atypique.

Cet objet non identifié, durant une première semaine prisonnière du cycle horrible des urgences, et ensuite identifié comme un angiolipome atypique durant une autre semaine d'hospitalisation à l'Enfant-Jésus m'aura fait traverser l'enfer.

Physiquement de par nature. Psychologiquement de par la manière dont le système de santé m'a traitée. Jamais je n'aurais pensé être un jour si maltraitée au Québec. J'en suis encore flabergastée.

Présentement je digère. Mais plus tard, j'espère pouvoir témoigner de cette désastreuse expérience et dénoncer. Car ce que j'ai vécu en ces quinze jours est indigne de cette société dans laquelle je vis et pour qui j'ai de l'affection.

Je vis depuis 28 ans au Québec. J'ai fini de grandir au Québec. J'ai aimé le Québec comme on peut aimer un parent adoptif qui nous prend sous son aile bienveillante. Mais durant ces quinze jours hospitalisée, j'ai pour la première fois de ma vie, eu honte du Québec. Et je me sentie bien abusée par ce parent que j'aimais tant...

Après plus de dix jours prisonnière du système hospitalier inhospitalier, sentir son système nerveux en arracher...
Service de médecine interne à l’hôpital de l'Enfant Jésus. Fin juillet 2015

J'avais évidement entendu parler de combien le système de santé québécois était détraqué mais j'ai pu si bien y goûter en cette expérience que j'en suis aujourd'hui traumatisée. J'ai appris combien avoir une pathologie rare peut se révéler une horrible expérience lorsqu'il vient le temps d'essayer de se faire soigner.

En ces quinze jours à essayer de me faire soigner, j'ai été si déshumanisée que j'ai cru, par deux fois y perdre la boule! J'ai été bien opérée mais si mal soignée. Une semaine après ma chirurgie, je reprends petit à petit mes esprits.

De retour à la maison, libérée, comme une fauve sauvage moins de 24 heures après ma chirurgie, avec une pression artérielle au dessus de 200, je retrouve mes repères existentiels et je me rappelle que je suis humaine.

Ce périple médical aura fait dérailler mon été et m'aura offert une sacré prise de conscience. Une prise de conscience que je suis encore en train de digérer.

En cette mésaventure médicale, j'ai partagé régulièrement via Facebook et Instagram afin de garder une trace de tout cela en ma mémoire. J'ai apprécié le soutien moral virtuel qui en a résulté. Ce soutien humain, invisible, m'a aidé à tenir le choc des jours qui n'en finissaient plus de vouloir m'abattre.

Alors que je repense à bloguer, de loin, sans m'y forcer. Pour me désennuyer de ce repos forcé, je profite du temps qui se perd entre deux pilules de Dilaudid pour répondre aux commentaires sur Instagram.

Après avoir été stimulée à instagrammer par une copine virtuelle (via Facebook) que j'apprécie depuis plusieurs années, je me dérouille les idées. Sans jamais l'avoir rencontrée au réel, je réalise que je la considère comme une cyber-amie.

Je m'applique donc à répondre à ces dizaines de commentaires déposés au cours des quinze jours où j'étais hospitalisée. Cela me reconnecte avec moi-même. Tout en notant que jamais on n'avait tant personnellement commenté en mon fil Instagram. Enfin jamais je n'avais utilisé mon fil Instagram de manière si personnelle!

C'est toujours une question pratico-pratique en fait. À l'hôpital, Instagram s'est révélée l'App la plus pratique pour documenter l'enfer de mes heures et garder un lien avec l'extérieur.

Et puis, une abonnée, qui m'a laissé tout plein de petits mots gentils durant mon hospitalisation, m'avoue qu'elle me lit depuis dix ans et que c'est grâce à moi si elle a ouvert son propre blogue. En son coeur, je suis une cyber-amie. Je ne me souviens pas l'avoir jamais vu commenter sur mon blogue mais cela me touche profondément.

En notre nouveau monde connecté, on se lie les humanités de par nos réalités partagées et on se découvre toutes sortes d'amitiés. En ces nouvelles façons de communiquer naissent de nouvelles façons de "relationner" et j'adore en explorer le principe...

Ce lac qui me ressource, m'apaise et m'aide à mieux vieillir... Début août 2015

Lorsque j'ai commencé à bloguer, par discipline d'écriture, il y a plus de douze ans, je ne m'attendais pas au côté social de la chose.

Mais chaque personne rencontrée au réel par mon blogue s'est révélée une personne de qualité dont j'ai apprécié faire la connaissance. Ce sont des connaissances qui ont enrichit ma vie.

Au fil des années j'ai même développé une confiance du principe car je sais que ceux qui sont fidèles à mes mots partagés ici, année après année, me connaissent intimement et m'apprécient réellement.

D'ailleurs plusieurs de mes amies chères aujourd'hui, au réel,sont arrivées en ma vie par le biais de ce blogue.

Ensuite sont venus les réseaux sociaux mais c'est une autre histoire. Et rendu là, j'avais si bien compris le social de la chose que ce fut facile à apprivoiser.

Les réseaux sociaux et mes problèmes de santé ont aspirés plusieurs de mes habitudes bloguesques mais cet endroit reste ma première maison virtuelle.

Je ne blogue jamais pour être aimée mais c'est ce que je récolte. Cela me fascine. Mais je ne veux pour autant y attacher plus d'importance que j'en attache au principe même de bloguer. Celui d'écrire et d'archiver.

J'entends souvent d'autres blogueuses courir après la popularité numérique mais ce principe me laisse de glace. Elles se demandent quoi et comment bloguer pour attirer. Cela ne me parle pas. Je réalise que je blogue par besoin d'écriture et non par besoin de célébrité.

Tournée de presse familiale pour découvrir le Saguenay. Cap Jaseux. Juin 2015

Je blogue pour laisser ma plume s'envoler en liberté. Je blogue pour laisser libre cours à mes créativités. Je blogue comme j'en ai envie selon mes envies.

Si cela plait, tant mieux, si cela ne plaît pas, tant pis. Si ceux qui me lisent ont le goût de partager mes écrits ou mes photos, tant mieux, sinon tant pis! Je me fous des algorithmes divers et des analyses de popularité. Les stratégies de marketing ne m’intéressent pas. Tout cela n'influence en rien mes blogueries...

Retrouver "mon lac" 
quelques jours après ma chirurgie.
Je blogue par amour de ma langue maternelle, par souci d'authenticité humaine, par inspirations partagées.

Je blogue pour archiver le présent qui s'efface, pour laisser une trace à ma fille. Pour partager mon humanité, en toute vérité.

Au fil des années, j'ai laissé le fil de ma vie guider mes blogueries avec toujours le même souci d'honnêteté.

Si j'accepte certains partenariats, je refuse les publicités. Et je n'en fais qu'à ma tête...

Et maintenant que je retrouve ma tête et ses esprits, après quinze jours en enfer, je retrouve aussi l'envie de bloguer. L'envie toute simple de laisser couler les mots, sans m'y casser la tête...

Quand l'été déraille...

jeudi, juillet 02, 2015

J'ai failli à ma tache bloguesque de mettre en ligne ma chronique radio sur les papas du midi mais cela viendra. En attendant voici ma dernière chronique pour #Parentem et notre première chronique en duo mère-fille...

Cet été, nous aurons l'occasion de faire quelques chroniques en duo mère/fille et c'est une expérience trippante, aussi éducative pour elle, qu'émouvante pour moi...

Je tiens à mentionner que l'équipe de ‪#‎Parentem‬ est une super belle équipe qui acceuille la Miss avec beaucoup de tendresse et d'ouverture d'esprit...

À noter que transportée par la chronique d'Annie Cloutier, j'ai professé mon amour pour mon mari à la 18ième minute! Le Podcast par là..

Cette semaine, j'ai eu le privilège de choisir la toune de ‪#‎Parentem‬. J'ai choisi Lili de Christophe Mali. Une chanson entendue pour la première fois Place d'Youville alors que j'étais enceinte de 5 mois. Le premier ‪#‎FEQ‬ de la puce...

J'avais été si émue par cette chanson sachant que le bébé qui bougeait mon ventre se nommerait d'un prénom composé de ce petit nom suivi de soleil. Deux ans plus tard, j'ai rencontré Mali après une performance au Grand Théâtre et il m'a raconté avoir écrit cette chanson pour l'adorable fillette de ses amis nommée Lili...

Chronique #FEQ sur les ondes de #Parentem

On sait tous que le Festival d’été arrive à grands pas!

 Et je ne m’attarderai pas à débattre des gros noms qui viennent ou pas sur les Plaines. À mon sens le Festival d’été est non seulement l’occasion de voir des artistes que l’on apprécie mais aussi l’opportunité d’en découvrir de nouveaux à apprécier.

Je suis Festivalière depuis la fin de ma vingtaine. Comme mon homme est aussi un festivaleux, chaque été on se plonge avec passion dans le Festival d’été. Une passion qui s’est développée en devenant parent. Car même une fois maman, j’ai continué de vouloir festivaler.

J’entends souvent des gens dire qu’ils se privent du Festival parce-qu’ils sont devenus parents. Alors, aujourd’hui, je veux promouvoir l’option de festivaler l'été avec ses enfants.  Évidement en devenant parent, la vie évolue et notre façon de vivre le Festival aussi...

La première étape pour bien festivaler avec ses enfants, c’est d’avoir le bon sens de repérer les spectacles appropriés à la tranche d’âge des enfants. Aussi un casque pour atténuer les sons et protéger les oreilles des plus petits est essentiel.

Ensuite, il est évident qu'on festivale différemment avec un bébé, un bambin ou un enfant d'âge primaire. L'idée est de s'adapter à la situation selon la tranche d’âge pour essayer d'en tirer le maximum de plaisir estival...

Festival d'été. Place d'Youville, juillet 2011.

Festivaler avec une poussette a ses avantages et ses inconvénients, coté avantages, non seulement cela devient un lit temporaire lorsque l’enfant est fatigué mais c’est comme la coquille de l’escargot. Cela se transforme en une maison mobile où l’on peut transporter tout le nécessaire pour répondre aux besoins de l’enfant (selon sa tranche d’âge).

Faisons maintenant le tour des grandes scènes du Festival d’été! 


Miss Soleil croquée sur les épaules de son père 
par le talentueux Philippe Renaud. Place d'Youville/Juillet 2012

Place D’Youville est LA place de prédilection pour apprivoiser le Festival d’été en famille. Tout d’abord c’est gratuit, le cadre est charmant et il semble presque conçu pour que l’on puisse bien en profiter avec poussettes et enfants. Les spectacles sont généralement appropriés à tout âge et il n’est pas rare de voir des enfants et des parents danser de bon cœur.

De plus, on y voit souvent passer quelques acteurs des Arts de la Rue qui ne manquent pas d’enchanter les petits et les grands. Aussi parents de Québec, aucune excuse pour ne pas aller faire un tour de la place d’Youville durant le Festival!

Passons ensuite à la scène de la Francophonie, communément appelée "le pigeonnier" par les intimes de Festival. C’est la scène la plus complexe lorsque l’on est parents. Celle que l’on sacrifiera le plus souvent. Sauf en cas de spectacles appropriés aux enfants.

En ce cas, le bon truc à savoir est que le coin poussettes se situe autour de l’arbre à droite de la scène. Comme la vue y est obstruée, il s’y forme un espace naturel qui se transforme en un coin privilégié de parents-poussettes. Un agréable espace familial lorsque le pigeonnier n’est pas trop bondé. On y perd la vue mais on y gagne la musique en plein air.

Coté Plaines, tous parents digne de ce nom peut se créer une petite bulle de paradis musical sur les collines s’il le désire. Pour bien faire, on choisit encore une fois, un spectacle approprié aux enfants et on amène couvertures, collations et rafraichissements. On pose campement. De cet endroit des Plaines, on choisit d’apprécier le spectacle via les grands écrans.

Ben Harper sur les Plaines en juillet 2011

On renonce à aller se frotter à la foule. Ou on alterne tant qu’un parent garde le fort. La bonne idée est toujours d’y aller à plusieurs parents, non seulement cela permet aux enfants de s’amuser ensemble mais cela donne du renfort et plus de liberté adulte. Et surtout, on peut profiter de la douceur de la lune en un contexte musical exceptionnel.

Place de la Famille, juillet 2014
Aussi, on ne manque d’aller profiter de la Place de la Famille Le lait située près de l’espace 400ième. Cet endroit est conçu pour le plaisir des enfants avec des jeux, des spectacles et des ateliers qui ne manquent pas d’amuser toute la famille. Le tout gratuitement.

Aucune excuse pour ne pas y faire un tour! À noter que la Place de la Famille ferme vers 4 heures alors c’est vraiment une activité à faire en matinée ou en début d’après-midi.

Accepter les compromis nécessaires, faire exceptions aux règles, briser la routine en une parenthèse festivalière...

Évidement toute cette adaptation parentale pour bien vivre le Festival avec enfant ne va pas sans sacrifices, efforts et renoncements. C’est le prix à payer pour bien en profiter avec son enfant.

 En faisant exception de routine, on finit le Festival d'été de Québec avec un enfant un peu fatigué, tout comme ses parents, mais les moments de bonheur gravés en mémoire en valent la chandelle brûlée.

Si l’on choisit la voie parentale de festivaler avec son enfant, on récolte plein de bons moments qui font la texture du meilleur de nos vies. De ces souvenirs qui réchauffent le cœur durant les froides soirées d’hiver.

 On permet à nos enfants de cultiver leurs goûts musicaux. On leur donne l’occasion d’inspirer cette atmosphère particulière qui enrobe la ville de Québec durant le Festival. Et on nourrit aussi leur imagination et leurs inspirations tout en profitant au max de l’été. Pourquoi s'en priver?"


Miss Soleil, en studio, parle de son expérience de mini festivalière. Juillet 2015


De son coté Miss Soleil a aussi travaillé sur sa première chronique et elle a voulu poser cette question:

- Pourquoi est-ce que les parents auraient le droit d'aller s'amuser au Festival d'été et pas les enfants?

De cette question, elle a développé le contenu de sa chronique que l'on peut écouter via ce Podcast. À partir de la 39ième minute...

Festivaler son été avec ses enfants

lundi, juin 29, 2015

Cette année encore, j'ai le bonheur d'associer mon blogue avec le Festival d'été de Québec. J'en profiterai pour en faire une chronique particulière à l'émission de radio Parentem à laquelle je collabore tout l'été.

J'aime le Festival d'été depuis si longtemps déjà que j'ai l'impression qu'il fait complètement partie de la texture de nos étés. Car même les rares années où je prends une pause, j'y vais au moins une ou deux fois. Un été sans #FEQ n'est pas un été...

Je ne compte plus combien de fois j'ai trippé au Festival d'été. Le Festival d'été c'est ma bouffée d'air annuelle. C'est mon camp de danse en plein air. C'est la vie qui palpite en mes veines.

Nous festivalions avant d'être parents et nous avons continué de festivaler en devenant parents. Nous avons incorporé cette habitude humaine à nos traditions familiales. D'ailleurs l'un des premiers mots de la puce fut "Pestival".

J'ai blogué et capturé les atmosphères du Festival d'été avant que le Festival d'été de Québec ne s'intéresse à la blogosphère. Puis j'ai blogué pour le Festival, lorsque le Festival s'est ouvert un blogue.

Dan Auerbach / The Black Keys sur les Plaines. Festival d'été de Québec 2013

Prendre des photos de Festival est l'un de mes dadas. Au fil des années à collaborer avec le Festival d'été, j'ai pondu des dizaines de textes et j'ai pris des milliers de photos.

J'ai fait diverses rencontres enrichissantes mais je dois dire que celle qui m'a le plus chamboulée fut celle avec Francis Cabrel. Si humble, charmant, humain...

Au Festival d'été, j'aime parcourir le pavé de Québec et croiser les Arts de la rue pour m'enchanter les idées nocturnes. Des performances inusitées, qui chaque année, font le bonheur des petits et des grands. J'ai tant de d'excellents souvenirs de Festival en ma mémoire humaine (et numérique)!

Il y a, par exemple, la fois où j'ai attrapé la fièvre du loup, la fois où j'ai rencontré un vieux lion, la fois où j'ai eu un coït interrompu, la fois où Gaëtan Roussel m'a enivrée...

Sans oublier ce souvenir inoubliable de Lhasa de Sela en spectacle place d'Youville durant l'été 2005... alors que j'étais enceinte...

Lhasa de Sela. Place d'Youville. Été 2005

L'année dernière, pour des raisons de santé, j'ai pris une pause. Couvrir le Festival d'été, c'est du sport! L'occasion d'un voyage de presse qui m'a fait prendre le large des Maritimes alors que le Festival battait son plein. Mais cette année, je reprends du service de Festival avec grand plaisir.

Replonger en mes souvenirs de #FEQ

Un Festival d'été auquel j'ai beaucoup pensé en allant faire un tour du Moonsplash Festival en mars dernier à Anguilla.

Je crois même y avoir réalisé que mes années à tant aimer le Festival d'été ont fait de moi une festivalière chevronnée qui a développé un petit vice pour tout ce qui se festivale!

Durant le Festival d'été de Québec, je déconnecte de la routine et je me reconnecte de l'intérieur. Je laisse la musique emporter le flot de mes inspirations. Je blogue, j'instagramme, je tweete, je nourris Flickr et YouTube et je m'amuse comme une folle!

Alors que je me replonge en mes archives et Google mes souvenirs, je tombe sur un billet de Mario Asselin, compère blogueur de Festival, via le Huffington Post Québec, où il mentionne mes blogueries de festival en de termes fort élogieux. Une douce émotion me parcoure le coeur alors que je relis ses mots:

"Ma lecture préférée demeure celle des billets d'Étolane du blogue Vol de mots. Collègue carnetière depuis longtemps, sa prose est rafraîchissante et ses reportages photos toujours éblouissants. Sandra aime passionnément les artistes qu'elle couvre !"

J'aime le Festival d'amour musical. J'aime le Festival pour cette dimension humaine parallèle dans laquelle il emporte le cœur de Québec.

Il n'y a rien de comparable, à ces vagues nocturnes de foules humaines, qui se dispersent et déambulent, dans le calme et la bienveillance, pour apprécier combien il fait bon vivre ici.

J'aime le Festival qui fait vibrer mes soirées de juillet et qui ouvre toutes sortes d'horizons à ma puce qui nous suit en nos pérégrinations...


Cette année, je veux mettre l'emphase sur le fait de "festivaler" en famille. Et à cette occasion, Miss Soleil et moi explorerons une fois encore la Place de la Famille Le Lait. Depuis toute petite, elle s'y amuse comme une folle...

D'ailleurs cette année, sera notre première année de Festival d'été avec enfant, mais sans poussette!

Nous explorons chaque année, la Place de la Famille Le lait. Cet espace, ouvert à tous gratuitement, est conçu pour évader les idées enfantines. Il se situe en un superbe cadre urbain et les activités qu'on y retrouve sont toujours amusantes et inspirantes.

J'ai d'ailleurs encore en mémoire un excellent spectacle de Luna Caballera, entre autres souvenirs accumulés au fil des années...

Cette année, je suis intriguée par le Jardin mythologique, l'atelier de graffiti et celui du musée des Beaux-Arts. À noter aussi une grande nouveauté: il y aura un manège pour les amateurs de sensations fortes!

Ainsi, j'ai le plaisir de collaborer avec la Place de la Famille Le lait pour faire tirer une paire de passes pour le Festival d'été de Québec!

Ne manquez pas l'émission de radio Parentem sur CKRL les mercredis entre 17:30 et 18:30 pour tenter votre chance.  Je donnerais les détails de ce tirage ce mercredi, en même temps que Miss Soleil et ma pomme parleront du Festival d'été en mode famille... 



À cette occasion, j'en profite pour vous mentionner que vous pouvez participer au concours
Vachement Trippant organisé par la Place de la Famille le Lait afin de tenter le hasard et gagner une fin de semaine de Festival en mode VIP, hôtel chic compris. Ça donne envie! 

Suivez ce lien (ou l'image) pour participer. Vous avez jusqu'au 3 juillet pour vous y inscrire. Bonne chance! 





Trips de Festival d'été de Québec...

lundi, juin 08, 2015

Quelques chroniqueurs de l'équipe de #Parentem Annie Cloutier, Raymond Poirier et Julie Moffet

Récapitulatif de ma chronique radio du 3 juin dernier à l'émission Parentem sur les ondes de CKRL qui traitait d'applications mobiles pour enfants...

Pour écouter le Podcast de la première émission, c'est ici. Ma chronique se situe aux alentours de la trentième minute...

Applications mobiles pour enfants branchés

L'une de mes applications #coupdecoeur en ce qui concerne le monde de l'enfance est une application conçue par Zanzibook qui met en scène une petite fille nommée Lulu qui voyage à travers le monde, enfin en Australie, Polynésie et Amazonie...

C’est une application payante qui en donne pour son argent. Pour voyager mentalement à tout petit prix! Coté éducatif, cette application ouvre les horizons géographiques de l’enfant en plus d’être visuellement très ludique.


Pour les plus petits, on se doit de mentionner l’excellente application CosmoCamp qui est conçue ici même à Québec par le studio. Elle s'adresse aux enfants entre 2 et 5 ans.

À noter que tous ses personnages et ses valeurs fondamentales ont été développés avec l’aide de Ginette Dionne, docteure spécialisée en développement de l’enfant et professeure titulaire à l’École de psychologie de l’Université Laval.

On s'attend donc à ce que l'enfant apprenne autant qu'il joue en explorant l'univers de CosmoCamp. De plus Frima voit plus loin que la simple application mobile puisqu’il est question que Radio Canada et Kids’ CBC en développe une adaptation visuelle pour la télévision très prochainement!

Je recommande aussi les applications de Toca Boca qui ont toutes sortes de jeux irrésistibles pour les filles mais aussi pour les garçons. Ce sont des applications cool et rigolotes qui ont toutes été testées et approuvées par ma puce.

Bon, la plupart sont plus marrantes qu’éducatives mais toutes travaillent la motricité de l’enfant! Durant la chronique, Miss Soleil a tenu à me rappeler que c'était très drôle de donner à manger du Mammouth, entre autres bouffes dégueulasses de cette application-ci....


Rappelons que les petites filles ne résistent pas à la multitude d’applications de coiffure, garderie, garde-robe, maquillages. Les garçons préfèrent les courses de voitures et les aventures de pirates. Playmobil et Lego ont plusieurs applications mobiles à découvrir. Ceci dit, il n'y en a pas que pour les garçons car les filles peuvent aussi craquer sur cette maison moderne...

J'ajoute une mention spéciale pour les applications de Docteur Panda qui sont le hit actuel de ma fille de neuf ans. Lorsque je lui ai demandé laquelle elle préférait, elle m’a dit en un élan venu du cœur : TOUTES

 Les applications de Dr Panda représentent un monde de personnages mignons et selon les application les enfants jouent à faire des activités de la vie réelle comme cuisiner et être chef d'un restaurant, conduire un bus, tenir une garderie, être un docteur...

On jette aussi un œil sur Math Cheese pour pratiquer ses équations mathématiques en s’amusant et sur l’application pour apprendre à lire l'heure, très pertinente pour les enfants en deuxième année, de la collection « Apprendre en s’amusant » d’Alexandre Minard.

Et quitte à voir le coté lumineux de cette révolution numérique que l'on vit au présent, je pense la meilleure façon d'accompagner l'enfant en son éducation numérique de jouer avec lui.

En accompagnant l'enfant en ses jeux virtuels, on peut passer du temps de qualité avec lui, voir comment il apprend et répondre facilement à toutes ses questions. Cela peut aussi être l'occasion d'interagir avec l'enfant et d'apprendre à mieux le connaitre.


Pour ou contre les applications mobiles pour enfants?

Dans la foulée, j’ai posé la question en mes réseaux sociaux à savoir quels étaient les Apps les plus populaires. Et on ne peut évidement pas parler d’applications mobiles pour les enfants sans se poser toutes sortes de questions éthiques et morales!

J'ai posé cette question sur mes réseaux et, d’une façon générale, j’ai été rassurée de voir que j’étais entourée de parents conscients qui avaient tous à cœur de réguler l’usage de la tablette chez leur enfants.

J’ai aussi eu un avis qui était complètement contre. Il y aurait certainement de quoi en faire une deuxième chronique!

À noter que ma propre puce a tenu à ajouter en ondes que si elle aimait bien jouer, de temps en temps, à des applications mobiles, il y avait aussi des moments où elle n'en avait aucune envie...

On recommande donc aux parents, qui décident d'utiliser la tablette en leur processus d'éducation, de mettre en place des règles précises d'usage.

Personnellement, je pars du principe que jouer sur la tablette est un privilège. Il se révèle donc pratique en cas de punition car vu que c'est un privilège, il faut l’acquérir par le biais de bons comportements et il est possible de le perdre en accumulant les mauvais comportements!

Quelques suggestions d'applications mobiles pour enfants (via mes réseaux):

Karine recommande Hill Climb Racing,Groove Racer pour les jeunes garçons et Hello Kitty pour les fillettes ainsi que l'application de Crayola.

De son coté, non seulement cette maman branchée ne craint que ses petits jouent sur l'une des tablettes familiales mais elle note cependant que si on leur propose autre chose, ils préféreront n'importe quoi d'autre que la tablette. Jouer dehors est bien en haut de leur liste!

Un point que n'a pas manqué de faire remarquer Miss Soleil lors de cette première émission...

Annie recommande toutes les applications de SlimCricket car ses deux petits garçons en raffolent. Emmanuelle mentionne Asphalt 8 qui fait le bonheur de son garçon de 10 ans.

Elle fait aussi remarquer qu'en ses règles d'usages, il ne doit pas y avoir de possibilités de rencontre en ligne comme c'est le cas de Clash of Clans. Elle teste aussi tous les jeux avant que son fils n'y joue afin de voir le contenu des pubs et les interactions en réseau. De judicieux conseils à suivre...

Des applications cool pour enfants branchés!