samedi, décembre 16, 2006

P'tit bout de femme

Son petit minois aux allures mutines m’illumine le coeur. Même si commencent les disciplines, derrière mes efforts se cachent ses sourires. Son équilibre et son bien-être sont ma responsabilité, malgré les énigmes, ma "parentitude" s'affirme. J’apprends à déchiffrer sa personnalité au fil des jours qui la découvre et je réalise à quel point c’est une sacrée p’tite fille! J'ai l'impression que l'on va s'amuser d'ici 15 ans!

Depuis sa naissance, j’ai toujours eu la subtile impression que cet enfant assumait mal sa condition de bébé. Je persiste et je signe. À toujours vouloir aller plus vite que la musique, se lever, marcher, danser, agripper, blablater, chanter, jouer, cet enfant est un véritable tourbillon de vie...

Petit-bout-de-femmeBout-de-femme

Une fin de semaine qui débute avec quelques rayons de soleil. Après ces derniers jours qui dégoulinèrent dans une atmosphère de brume fantomatique, voir revenir la lumière divine est un petit bonheur. Tout comme celui de passer deux jours ensemble, lui, elle et moi. Le plaisir de le voir plus de deux heures par jour, le plaisir de la voir avec lui. Balancer le couple au rythme de notre petite chipette. Apprécier un petit brunch entre amis. S'aimer au creux de la nuit. Juste l'apprentissage de la vie qui se poursuit. La vie telle qu'on se la fait...

P'tit bout de chou

vendredi, décembre 15, 2006

...

Toute vie possède son lot d’amertumes. L’amertume est acide, nocive, elle transperce le coeur. C’est un dangereux poison. Lorsque la vie nous offre une flasque de cet élixir, mieux vaut ne pas dévisser le bouchon qui libère les effluves toxiques.

Dans une armoire fermée, sur une étagère invisible, j’ai déposé une collection de flasques pleines, translucides, aux couleurs chatoyantes. Parfois la tentation est trop forte et je ne résiste pas à en humer une. À chaque fois le même recul. La même réalisation que les meilleurs arômes que la vie peut offrir sont ailleurs. Dans une autre armoire, sur d’autres étagères…

Dans un autre recoin de mon intérieur, un lourd bahut abrite des dizaines d’étagères bourrées de papiers, de boites et de flacons transparents. Je m’approche l’âme de ces flacons pour y respirer leurs petits bonheurs. Il y flotte des charmes et des sourires, des paysages, des paroles, des instants joyeux, des sensations précieuses, des émotions lumineuses, des rêves. C’est là que je me réfugie après chaque bouffée d’amertume…

De l'intérieur

Humeur video du jour

Baraka, mon humeur du jour se cache en ce film vu et revu des dizaines de fois sans jamais m'en lasser. Poésie visuelle (terrienne) composée d’images et de musiques, un pur délice…

Un film qui fait du bien autant qu’il peut faire mal. Un film qui appelle à la réflexion. Un film qui m’a à jamais coupé l’envie de manger des ailes de poulet!!! Je ne suis pas végétarienne pour deux sous mais j’ai quand même des limites de conscience! J’ai trouvé plusieurs extraits à (dé)partager, difficile de choisir, j’ai longuement hésité là et là aussi. Finalement la balance a penché vers cet extrait ci-dessous, en attendant le prochain qui se faufilera par là...


Humeur video du jour

Bouder des fesses ou fesses de Bouddha?

Comment pourrais-je me permettre d’être cynique avec la vie que je mène? Il y a tant de misères plus grandes que les miennes sur Terre. M’en plaindre serait un trop grand affront pour tous ceux qui se débattent ailleurs dans le monde. Je me dois de réaliser mes chances et privilèges en honneur à ceux qui ont une existence plus âpre. Ma vie n’est pas parfaite, elle ne l’est pour personne. J'ai toutes sortes de défauts que je me dois de polir pour mieux vivre. N'est-ce pas ce qui fait la profondeur de mon humanité? Mais qu’est-ce que l’humanité? Est-elle bonne ou mauvaise? En son sein s'ébrouent les meilleurs et les médiocres. Est-ce que le meilleur se trouve en un juste équilibre entre noirceur et lumière? Qu'est-ce qui fait notre humanité? Les compassions ou les destructions? Qu'est-ce qu'être humain? Est-ce juste la plus dangereuse des conditions animales?

Comment pourrais-je me permettre d’être sarcastique alors que je vis entre paix et ciel? Lovée au creux d’un grand lac, aimée par un bel homme, abritée sous un toit bien chaud avec à mes cotés un enfant en santé? Coté finances, je suis une pauvrette dans un monde riche, ce n’est pas la fin du monde, même si c'est pas toujours facile. Car, si l'on compare à d'autres coins de la planète, je savoure bien des luxes. Bien-sur je vis des frustrations, des peines, des angoisses, des échecs, des désespoirs et alors? On ne va pas en faire une montagne non plus! J’aime l’optique de transcender le mal. J’ai des batailles qui m’entaillent mais est-ce que la vie n’est pas toujours plus ou moins un combat? N’est-ce pas le cas pour tout le monde?

Cette vogue qui fait rage par les temps qui courent me déprime les fesses. C’est plus fort que moi, dès que j’y pense trop fort, j’ai les fesses qui font la gueule...

Bouder du derrière

jeudi, décembre 14, 2006

Ainsi va la vie...

Je feuillette le nouveau Elle-Quebec. Élisapie y est en couverture comment résister? En m'y plongeant les idées, je me remémore ces autres facettes de ma vie...

Depuis ce jour gris où je l’ai rencontrée pour une entrevue (à l’occasion de la sortie du premier disque de Taima), Élisapie est restée ancrée dans mes sens. Je l’ai vue et entrevue plusieurs fois en concert. À chaque fois que je l’ai croisée sa gentillesse m’a touchée. J’ai même un court instant pensé appeler mon bébé de son prénom, si différent des autres. J’ai admiré sa grâce sauvage de gazelle polaire. Sans le savoir, elle m’a un peu envoutée…

La dernière fois que je l’ai croisée, c’était ce soir là (pour un autre article), après une petite jasette, elle frotta amicalement mon bedon bourgeonnant. Lorsqu’elle eut tâtonné mon énorme ventre (je me suis dit que cela ne pouvait que porter chance au bébé), elle m’a demandé comment nous allions l’appeler, j'ai mentionné Lily, elle m’a sourit tout en me confiant que Lili était son prénom favori. Je m’en souviens comme si c’était hier. Et pourtant il me semble aussi que c’était il y a une éternité…

En regardant ses photos, elle me semble changée sans que je n’arrive à mettre le doigt sur ce qui me donne cette subtile impression. Je dévore l’article pour m’arrêter net. Élisapie a eu cette année un bébé avec son conjoint le comédien Patrice Robitaille! En mai dernier, elle est devenue mère d’une petite Lili-Alacie. Presque émue je suis, bienheureuse pour elle, en silence, du bout de mon coeur, je lui souffle une pensée de bonheur. Félicitations Élisapie...

Pour mieux s'imprégner du grand Nord et de ses réalités. Visionnez en ligne son film "Si le temps le permet", par ici...

Ainsi va la vie...

Petit astre d'existence et influences...

La petite vient de s’endormir. Je marche sur la pointe des pieds jusqu’au salon. Le téléphone sonne, je sursaute et parcourt la pièce de mon regard le plus acéré. J’accroche le téléphone et me précipite sur le combiné :

- Allo?
- Allo Etolane?
- Heu oui…

Je ne reconnais pas du tout la voix de cette dame qui semble d'un coup gênée. Elle enchaine

- Mon nom est France
- France….

Je ne connais pas de France au réel, j’en connais juste une au virtuel, je me demande si au fil de nos échanges de courriels l’on se serait échangées nos téléphones. La dame vibre de gentillesse, sans me brusquer, elle poursuit…

- L’on s’est rencontré au lac cet été, je suis une amie de Michelle…
- Heu, cet été, au lac???

C’est que je ne connais pas vraiment de Michelle et que d'une façon générale, j’en rencontre pas mal de personnes au lac l'été! C’est un des paradoxes de mon existence, je suis une hermite sociale. Mais ça c’est une autre histoire! J’en reviens à la dame que je ne situe absolument pas. Elle pressent :

- Tu ne me replaces pas ?
- Heu, non, en fait, je vois pas…
- J’avais un petit garçon, on était sur la plage avec mon chum et j’avais un bébé, une petite fille…

D’un coup, la fumée de ma mémoire s’éclaircit, je vois une petite étoile qui scintille, je l'attrape au vol.

- Une petite Gaia???
- Oui c’est ma petite fille…

Elle rit et dit :

- C’est drôle, on se reconnaît avec les prénoms de nos enfants…

Dans ma tête, la lumière se fait, tout devient net, je sais qui est cette dame qui m’appelle, dame rencontrée un jour d’été et de soleil.

- Tu me replaces là?
- Heu, oui tout à fait! Avec un petit garçon et Michelle, l’amie de Julie, oui, je vois bien…

L’amie de l’amie de mon amie donc! Julie, mon amie qui finit son bac de philo et vend des bijoux Place d’Youville l’été. Julie, jeune épouse de Gab (qui m’inspira Fa devenue nouvelle de papier), musicien et philosophe. Gab et Julie se sont rencontrés entre deux cours, tous les deux ont maîtrisé l’art de faire des bijoux artisanaux lors d’un périple d’un an en Amérique du Sud. Julie, qui, durant l'une de ses visites au lac, a rencontrée Michelle, une habituée de la plage que je connaissais de loin. Elle nous a présenté l’une à l’autre, puis par la suite nous nous sommes saluées à chaque fois que l’on s'est croisée.

Cet après-midi d'été comme un autre, l’on se rencontre sur la sable, elle me présente France qui m’appelle aujourd’hui. Trois degrés de séparation. Qui connaît le fameux concept des six degrés de séparation? Un concept qui souvent me fait voguer l’imaginaire. Mais je m’égare encore. Pourquoi donc France m’appelle donc aujourd'hui? Je la sens hésitante, elle se lance :

Petit-crabeBaby-Toes-HDRBirdAbstract-thoughtsWind-Mohawk

- Alors voilà, on a créée avec mon chum une petite entreprise de vêtements pour enfants et on voulait lui donner le nom de notre fille mais lorsqu’est venu le moment de choisir, Lily-Soleil nous est resté en tête, c’était trop beau, cela "fittait" trop bien alors finalement on a décider d'appeler notre entreprise Lily-Soleil, c’est officiel et on voulait te remercier de nous avoir inspirés et envoyer un petit colis à Lily-Soleil pour Noël…

Je reste bouche bée derrière mon combiné! Une vague d’émotions me réchauffe toute entière. Je ne sais que dire! Je bafouille un peu sans trop savoir quoi répondre. France m’explique qu’il ont gardé Lily-Soleil dans leurs idées, qu’elle était si jolie. Je réponds un peu sur le pilote automatique, je m’ouvre à ce fil qui me déstabilise un peu. Je me souviens que nous avions parlé de ma grossesse et de mes déboires, c’est l’une des rares mères avec qui j’ai échangé depuis la naissance de Lily. Sinon, je ne connais que des mères virtuelles. Au réel, toutes mes amies ne sont encore que des femmes. Bref, je me souviens l'avoir trouvé cool. Elle était un peu plus vieille que moi. Je me souviens avoir ressenti les ressemblances. Je crois même avoir parlé d’elle, ici, dans un billet estival.

Ainsi, elle m’explique que le logo est fait, que ce serait sympa de faire des photos des enfants cet été. Qu'ils vont vendre dans des kiosques. L’on papote bébé, elle m’allège le cœur. Je lui donne mon adresse postale, je prends son numéro de téléphone. L’on échange simplement. Ce sont des résistants de l’Internet qui vivent dans une brousse des Laurentides. Je vais devoir faire sortir une photo sur papier de la puce pour leur envoyer! Avant de raccrocher, je luis ne peux m’empêcher de lui dire : « Tu as éclairé ma journée ». Cette journée grise de pseudo-pluie sans rapport avec l’hiver ancestral qui perd des batailles. Dame d'ailleurs, gentille, douce, lumineuse comme un rayon d’humanité dans l’obscurité de mon exil intérieur…

Je raccroche. Je médite sur les profondeurs des influences humaines. Sur les mystères des destins qui s'entrecroisent. Je regarde la grisaille qui s’écoule derrière mes fenêtres. La saison s'évade. J’écoute le silence du jour monotone. Petite fille en devenir sieste, inconsciente de l’humanité qui s’enroule autour de son futur, petite boule d’innocence en apprentissage de la vie. Petit astre de lumière qui me bouleverse l'être…

Petit astre et influences

mercredi, décembre 13, 2006

L'expression choisie de la semaine prend ses racines dans les saveurs de mon enfance. Ma Mère-Grand employait régulièrement la version "rainette". De nos jours, il est plus rare que j'utilise cette expression (le contexte géographique et culturel ne s'y adapte plus vraiment) mais elle me fait toujours autant sourire...

EXPRESSION
« Cucul la praline »

SIGNIFICATION
Niais, ridicule.

ORIGINE
Qu'est-ce qu'une praline ? Pour les Français, c'est une amande entourée d'une croûte de sucre parfumé ou coloré. Pour les Belges, c'est un bonbon au chocolat. Et pour les truands, c'est une balle d'arme à feu. Les deux premières sont souvent appréciées, la troisième un peu moins. Le nom vient du Maréchal de Plessis-Praslin dont le cuisinier inventa la confiserie (la version française) au XVIIe siècle.

'Cucul' (ou 'cucu') est un simple redoublement enfantin de 'cul', sans qu'on sache vraiment pourquoi il est devenu un adjectif synonyme de niais ou ridicule. Pour une raison tout aussi incertaine, on lui a accroché un substantif féminin supposé l'intensifier, comme dans "cucul la praline", "cucul la fraise" ou bien "cucul la rainette", par exemple. Cette expression date de la première moitié du XXe siècle. Colette, en 1933, employait 'cucu'.

Certains prétendent que ce qualificatif vient des Seychelles, à Praslin, où on trouve une grosse noix de coco à la forme très suggestive qu'on appelle le "coco-fesses" . 'Fesses' et 'Praslin' auraient donné cucul la praline. C'est probablement une galéjade, d'autant plus que le lien entre cette noix et 'niais' ou 'ridicule' n'est pas très facile à établir

Cucul la praline

Maigres matinées ...

Elle bougonne. Il ronchonne. Elle baille. Il marmonne. Elle grogne. Il rechigne. Elle s'étire. Dans la pièce adjacente, les appels se transforment vite en cris. Dans la chaleur du grand lit tout n'est pas rose. Elle le pousse. Il râle. Elle geint. Il est passé six heures. Le jour se lève à peine. Bébé, en pleine forme, exige son premier service…

Chaque matin de la semaine, entre 6heures et sa demie, le réveil bambin active les parents bougons, peu habitués à une telle régularité. Les yeux dans le beurre de « peanut » l’homme fort se lève le premier. La femme grincheuse laisse monter le jour en écoutant chahuter ses amours dans la cuisine. Certains matins sont plus doux que d’autres mais tous sont rudes. Elle finit par poser un pied par terre, le bébé, frais comme un pinson, gazouille et trottine d’une pièce à l’autre. L’homme s’habille, bientôt prêt à partir. Elle lui dit :

- Même le matin on est fatigué! Me semble qu’on est toujours fatigué!

Philosophe, il lui répond :

- Mais c’est pas ce que disent tous les parents?
- Hein?
- Ben oui, le manque de sommeil, la fatigue de fond, tous les parents s'en plaignent…
- Mouais, j’avais pas compris ça moi avant!

Il rigole et l’embrasse. Évidemment s’ils étaient des parents raisonnables, ils se coucheraient avec les poules. Mais au lieu de cela, ils veillent au creux de la nuit (histoire de profiter un peu l'un de l'autre) même s’ils se couchent toujours avant minuit! Ceci sans compter le sport de chambre!!! Du coup, si les soirées sont paisibles, les petits matins sont pénibles.

Elle qui n’a jamais aimé les matins subit cette douce torture en appréciant les sourires de l’enfant chérie qui la sauve des caprices de ses mauvaises humeurs. Il ne reste alors que ces relents de fatigue qui embrument l’esprit et le souvenir de plus en plus lointain des matinées grasses d'antan...

Matinées maigres...

Même si l'Hiver semble un peu hésitant cette année, il n'en reste pas moins puissant. L'air est gelé. La plage s'enneige. Avec un peu de retard sur ses habitudes, la saison emprisonne le lac de ses glaces et nous offre une sensation temporaire de banquise...

Frozen-lake-II

Photo croquée la semaine dernière. À noter dans les hésitations hivernales (changements climatiques???), la journée d'aujourd'hui qui voit sa température remonter gaiement au dessus de la barre du zéro. Une plate journée, grise de bruine, une journée peu banale en ce milieu de décembre. Des jours qui dénotent par leurs douceurs incongrues. Présentement le lac qui se glace doit être en train de se transformer en une joyeuse "bouillasse". À surveiller...

Banquise de lac

lundi, décembre 11, 2006

Lundi Soleil

Dans un univers calfeutré par la neige fraiche, j’évolue. Depuis des jours il tombe, par intervalles réguliers, de gros flocons cotonneux. L’ambiance des fêtes bat son plein. La nuit, les rues s’illuminent des maisons aux couleurs plus ou moins vives qui donnent du pep à l’hiver. Des personnages gonflés saluent les passants. Un gros bonhomme à barbe habillé d’un habit rouge et blanc prend d’assaut les rêves des enfants.

S’éloigner un peu de nos virtualités pour profiter d’une longue fin de semaine en compagnie de mon bel homme. Un petit party sympa qui nous fait du bien vendredi soir, une sortie en famille élargie le samedi et un dimanche relax pour récupérer avant de se lancer dans une autre semaine.

Tard dans la nuit de vendredi à samedi, la langue tendue, l'on profite des énormes flocons silencieux qui virevoltent avec grâce sur une rue calme cachée quelque part en basse ville. Minutes romantiques pour achever une soirée précieuse. Durant la sortie familiale du samedi fatigué, l'honneur est au bébé éberlué qui ne sait plus où mettre des yeux au paradis enfantin des Galeries. L'homme manque de défaillir, l'estomac à l'envers après son tour de carrousel, sa soirée arrosée remonte, je m'amuse de ses malaises. La petite n'en finit pas d'ouvrir grand les yeux, fascinée par l'ambiance survoltée de la place. Les parents traînent un peu des pieds, mais pas trop...

Dimanche tranquille, inspiré par les lumières des voisins, Juan se décide à éclairer le sapin qui orne l'entrée de notre humble domaine. Pendant que l'homme s'active sur sa guirlande antique, Phil, le voisin d'en face, jeune père de l'exquise Raphy, nous faire un brin de causette sympathique. Revenu de dix jours en Floride, il rayonne. Amical, il bavarde avec entrain. C'est marrant les échanges de quartier boisé, surtout lorsque l'on a la chance d'être près de gens avec qui l'on peut facilement s'entendre...

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Pour la première fois de notre histoire de couple, nous avons érigé, avec beaucoup de tendresse, un modeste sapin en un coin de notre salon. Juan en est très content, cela lui remémore les douceurs de son enfance choyée. Nous voilà donc parents, en charge de l'imaginaire de notre enfant, pas le choix d'entrer dans la ronde. Sans compter que je me laisse glisser avec bonheur dans cet imaginaire d'hiver. Je retrouve en moi la petite fille oubliée qui se posait sagement devant sa fenêtre en attendant la neige magique synonyme de paquets cadeaux. J'observe pousser ma petite graine de fille et je médite en silence. "L'Être parent", un sujet auquel je réfléchis amplement.

Je résiste au matérialisme des fêtes en me plongeant la tête dans le cœur du lac qui se gèle. De toute façon vu mon pouvoir d’achat, c’est la solution la plus saine et la moins douloureuse. Je me demande parfois si j’aurais la même grandeur d’âme avec un volumineux compte en banque. J’espère que ce serait le cas, l’excès de matérialisme qui enrobe la période des fêtes me fatigue. L’idée que Noël est surnaturel pour les enfants, spirituel pour les parents et amusant pour tous est celle qui me plait le plus. Du surnaturel des enfants jaillit des concepts de partage et de générosité, du spirituel des parents renaît la compassion et la chaleur humaine, l’amusement général allége l’atmosphère tendue de ce début de millénaire coincé entre conflits de religion, inquiétudes climatiques, fossés sociaux et technologies effrénées.

Petite mélancolie de lundi matinal qui entraîne l’homme vers les bureaux de sa tour plantée au milieu du grand campus qu'abrite Ste-Foy, extension cossue de Québec la vieille qui se demande comment être la plus belle pour fêter ses 400 ans. Voici venu le début d’une autre semaine. Lily-Soleil grignote son trognon de baguette bien installée dans son fauteuil. Miss bordel se mettra bien vite au travail. La maison s’anime de la mélodie des tuyaux qui gargouillent, la machine à laver grouille.

La température est douce. Le soleil fait scintiller la neige bien tassée. Ah! Si je pouvais étirer le temps, je laisserai volontiers couler le flot de ces mots qui m’inondent, mais la réalité maternelle m’appelle…

Lundi Soleil

jeudi, décembre 07, 2006

Suite RSS et autres blogotrucs

Sans comprendre ni pourquoi, ni comment, j'apprends que l'adresse de mon fil Rss n'est plus la même. Qu'est-ce qui a changé, pourquoi, comment? Je n'en ai aucune idée!!! Il y a des recoins techniques de blogosphère qui me sont si flous que j'ai l'impression de pédaler dans de la semoule bien épaisse. Enfin, il semble donc qu'à défaut d'être réparé, un autre fil est disponible par là...

Puisqu'on en est aujourd'hui aux confidences "techno-bloguesque", j'aimerais toujours dans l'absolu arriver à changer de décor un jour mais je suis une vraie poule mouillée. L'homme qui m'avait fait ce "template" n'a plus vraiment le temps de me refaire quelque chose à mon goût, sans compter que je peux être super tannante pour ce faire, car je ne suis jamais satisfaite du résultat, je ne sais pas trop ce que je veux, et changer de décor m'insécurise un peu tant je suis habituée à celui-ci!!! En plus, je ne suis guère passionnée du coté technique de la chose et je sais que je n'ai pas les connaissances pour faire quelque chose toute seule donc quitte à en avoir un déjà fait mais comme tant d'autres, je préfère encore garder ce que l'homme m'a construit avec patience amoureuse! Bref, c'est un petit bordel pour arriver à rénover ce coin virtuel...

D'un autre coté, je travaille quand j'ai deux minutes à changer ma liste de liens. En passant, je dois avouer que je trouve le mot "blogoliste" pas mal laid. Donc pour améliorer mon concept de liste de liens, j'ai décidé de créer un petit annuaire perso sur une autre adresse où je range les liens par ordre alphabétique, ce qui sera plus facile à actualiser, je devrais donc avoir fini ce minuscule projet d'ici la nouvelle année. J'ai aussi grâce à Romuald un aggrégateur de fils Rss mais je dois être un peu archaïque car j'ai toujours un faible pour une liste de liens bien rangée. Il faut dire qu'il y a des jours où je me sens un peu comme un dinosaure de blogosphère! Depuis bien longtemps j'erre en ces virtualités partagées...

Dans l'absolu, j'aimerai aussi, un de ces quatre, essayer le podcast mais comme je ne suis pas très douée sur les concepts "techno-bloguesques", je suis perdue quant à la procédure, sans compter que j'aurais besoin d'un nouveau micro pour y arriver! Je pense donc me tourner plutôt vers des petits "vidéos-poésies". Encore là, ce n'est pas pour demain non plus, peut-être l'année prochaine. Même si j'ai pas mal de projets d'écriture pour l'année prochaine, ceci sans compter un retour en douceur sur le marché de la traduction, donc je rêve un peu en couleurs quand j'ai des idées de podcast!!! M'enfin...

Rss et autres

Apprentie maman

Si je sacrifice des petits bouts de ma vie, si je me mets de coté depuis quelques mois, si je m'oublie parfois, si je m'exile des autres, c'est pour mieux savourer des moments comme celui-là. Ces moments de confiance, de complicité et de paix sont uniques. Aux cotés de ma toute petite fille, mon coeur palpite à mille à l'heure. Elle affirme la femme qui m'habite. Elle me fait grandir. À ses cotés, j'explore d'autres facettes humaines. Elle fait de moi une mère...

Si j'accoste ma barque à son port, c'est pour qu'existent ces sensations uniques. Ces sensations consommées qui nous lient à jamais dans le grand livre de notre Histoire.

Winter-Stroll

Premières glisses