vendredi, avril 30, 2004
Émotions à fleur de peau...
Aujourd’hui le facteur a déposé au milieu des factures courantes, une goutte d’espoir en provenance du Guatemala...
Une réponse de Milvia et sa famille, mon petit colis envoyé, il y de cela plusieurs mois, est bien arrivé et si j’en lis l’inventaire, tout était là. Des mots en espagnol au crayon de papier, une traduction anglaise dactylographiée et une grosse bouffée d’émotion dans le cœur...
Cela me fait du bien de savoir que si je n’ai pas eu les moyens de soigner mon chat, au moins, nous aidons une petite fille quelque part sur la planète. Cela me réchauffe le cœur de partager un peu de « notre pain » avec une famille plus démunie que la nôtre. Je voudrais croire que ces dizaines de dollars versés chaque mois pour le compte de Milvia lui donne la chance de rêver un peu et d’atténuer sa pauvreté quotidienne...
Je voudrais penser qu’elle pourra grandir avec de l’espoir au ventre, grandir avec cette capacité de rêver à un monde meilleur, grandir avec l’espoir d’un futur ensoleillé autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Un jour, nous irons la voir de nos propres yeux. Je dois encore apprendre l’espagnol mais à force de le désirer, je devrais bien arriver à m’y mettre assez pour baragouiner localement...
Depuis bientôt deux ans, Milvia fait un peu partie de notre vie, une photo, quelques dessins et toujours des paroles de gentillesse. Tout a commencé à peu prés lorsque j’ai commencé à faire mon deuil d’enfants au présent. Je me suis dit que cela ne servait à rien de pleurer sur mon sort et que si je ne pouvais avoir d’enfants maintenant, je n’avais qu’à patienter en tendant la main à un enfant dans le besoin. Il y avait aussi Juan avec ses grandes théories sur les atrocités de la société de consommation qui me "touillait" les idées. C’est ainsi qu’un matin, encore moins riche que les autres, je me décidai à appeler ce numéro 1.800... qui nous montre si souvent, de mon petit écran, ces enfants dans le manque en quête de parrains canadiens. Voilà qu’aujourd’hui en recevant cette petite lettre de cette famille inconnue qui nous met chaque soir dans ses prières, j’ai senti remonter les larmes. Elles ont coulé pour mouiller doucement mes joues pâles...
- Mais tu ne fais que pleurer depuis ce matin mon amour, me fait remarquer Juan les yeux peinés.
Je sais my love, mais ces larmes là sont remplies du simple bonheur de pouvoir aider son prochain dans le besoin. Ce sont des larmes toutes douces. Ces larmes là, c’est de l’eau salée teintée d’espoir. Ce ne sont pas des larmes qui crèvent le cœur comme celles qui me tordent l’âme lorsque je regarde Atlantik et me prépare à l’inévitable...
Puis, le flot de mes émotions chavirées se calme. Il reste cependant si présent que je le sens encore bouillonner là, tout prés, à la surface de chaque sensation. Un flot sans fin prêt à rejaillir à la moindre occasion, prêt à me submerger à la moindre émotion...
Pour essayer de chasser cette hypersensibilité qui emporte ma raison, je me pose en jupe, sous le soleil brûlant de la terrasse retrouvée. Du soleil pour réchauffer ma peau couleur de lune, du soleil pour se souvenir de cette vie qui a un goût de paradis et qui se vit l’été sous nos lointaines latitudes. Entre deux souffles de vents, mes mots s’évadent entre la plume et le papier qui ensuite les confiera au clavier qui les laissera s’envoler dans l’invisible sphère où ils pourront se faire attraper par un regard une pensée, avant de se retrouver bien sages et rangés dans les archives de ce jardin de mots épars...
Je tiens à dire que les mots de gentillesse déposés ici par plusieurs, me sont autant de petites secondes débordantes de chaleur humaine. Cela me met un peu de baume au coeur. Merci beaucoup.
Isabelle m'a offert aujourd'hui ces mots que je pose ici comme autant de graines d'humanité partagée:
"Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin." (Francis Blanche)
Aujourd’hui le facteur a déposé au milieu des factures courantes, une goutte d’espoir en provenance du Guatemala...
Une réponse de Milvia et sa famille, mon petit colis envoyé, il y de cela plusieurs mois, est bien arrivé et si j’en lis l’inventaire, tout était là. Des mots en espagnol au crayon de papier, une traduction anglaise dactylographiée et une grosse bouffée d’émotion dans le cœur...
Cela me fait du bien de savoir que si je n’ai pas eu les moyens de soigner mon chat, au moins, nous aidons une petite fille quelque part sur la planète. Cela me réchauffe le cœur de partager un peu de « notre pain » avec une famille plus démunie que la nôtre. Je voudrais croire que ces dizaines de dollars versés chaque mois pour le compte de Milvia lui donne la chance de rêver un peu et d’atténuer sa pauvreté quotidienne...
Je voudrais penser qu’elle pourra grandir avec de l’espoir au ventre, grandir avec cette capacité de rêver à un monde meilleur, grandir avec l’espoir d’un futur ensoleillé autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Un jour, nous irons la voir de nos propres yeux. Je dois encore apprendre l’espagnol mais à force de le désirer, je devrais bien arriver à m’y mettre assez pour baragouiner localement...
Depuis bientôt deux ans, Milvia fait un peu partie de notre vie, une photo, quelques dessins et toujours des paroles de gentillesse. Tout a commencé à peu prés lorsque j’ai commencé à faire mon deuil d’enfants au présent. Je me suis dit que cela ne servait à rien de pleurer sur mon sort et que si je ne pouvais avoir d’enfants maintenant, je n’avais qu’à patienter en tendant la main à un enfant dans le besoin. Il y avait aussi Juan avec ses grandes théories sur les atrocités de la société de consommation qui me "touillait" les idées. C’est ainsi qu’un matin, encore moins riche que les autres, je me décidai à appeler ce numéro 1.800... qui nous montre si souvent, de mon petit écran, ces enfants dans le manque en quête de parrains canadiens. Voilà qu’aujourd’hui en recevant cette petite lettre de cette famille inconnue qui nous met chaque soir dans ses prières, j’ai senti remonter les larmes. Elles ont coulé pour mouiller doucement mes joues pâles...
- Mais tu ne fais que pleurer depuis ce matin mon amour, me fait remarquer Juan les yeux peinés.
Je sais my love, mais ces larmes là sont remplies du simple bonheur de pouvoir aider son prochain dans le besoin. Ce sont des larmes toutes douces. Ces larmes là, c’est de l’eau salée teintée d’espoir. Ce ne sont pas des larmes qui crèvent le cœur comme celles qui me tordent l’âme lorsque je regarde Atlantik et me prépare à l’inévitable...
Puis, le flot de mes émotions chavirées se calme. Il reste cependant si présent que je le sens encore bouillonner là, tout prés, à la surface de chaque sensation. Un flot sans fin prêt à rejaillir à la moindre occasion, prêt à me submerger à la moindre émotion...
Pour essayer de chasser cette hypersensibilité qui emporte ma raison, je me pose en jupe, sous le soleil brûlant de la terrasse retrouvée. Du soleil pour réchauffer ma peau couleur de lune, du soleil pour se souvenir de cette vie qui a un goût de paradis et qui se vit l’été sous nos lointaines latitudes. Entre deux souffles de vents, mes mots s’évadent entre la plume et le papier qui ensuite les confiera au clavier qui les laissera s’envoler dans l’invisible sphère où ils pourront se faire attraper par un regard une pensée, avant de se retrouver bien sages et rangés dans les archives de ce jardin de mots épars...
Je tiens à dire que les mots de gentillesse déposés ici par plusieurs, me sont autant de petites secondes débordantes de chaleur humaine. Cela me met un peu de baume au coeur. Merci beaucoup.
Isabelle m'a offert aujourd'hui ces mots que je pose ici comme autant de graines d'humanité partagée:
"Le chagrin est une sorte de chat sauvage, de couleur grise. Son cri est plutôt triste et lugubre. Il faut se mettre à plusieurs pour en venir à bout. Car, tout seul, on arrive mal à chasser le chagrin." (Francis Blanche)
Cœur en peine...
Cœur qui saigne et qui colère, mon chat se meure et je pleure. Je n’ai pas encore réussi à capter la dernière partie de son autobiographie fictive, je bloque...
Dernièrement j’ai surfé la Toile pour y découvrir de drôles de choses dont un petit mot : Fibrosarcome. Un petit mot qui s’est tatoué dans mes neurones et qui a attisé cette révolte que j’ai développé dernièrement (avec la maladie d’Atlantik) contre les vétérinaires ...
J’ai découvert en quelques coups de souris ce que 4 visites vétérinaires ne m’avaient jamais dit, plus je lisais, plus je bouillais des entrailles...
Ainsi le Fibrosarcome félin est une sorte de cancer avec des symptômes qui ressemblent de prés à ce que vit Atlantik depuis 6 mois. Les vétérinaires que j’ai consulté ont-ils eu leur diplôme dans un paquet de Captain Crunch? Pourquoi donc, alors que je creusais la question à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cette boule, toujours la même réponse stupide : « Heu! Ben, ça peut être rien et plein de choses, on peut pas savoir sans ceci et cela et ceci ou cela! Ce qui fera un total de 900$ » Mais jamais aucunes informations réelles!
Comment oublier cet abruti heureux qui m’a gentiment expliqué, alors que la boule n’était pas plus grosse qu’une bille, qu’il était fort possible que cela soit un poil incarné et que le plus important était de lui faire un bon traitement des dents à 400$!!! Que ses dents le tueraient certainement avant cette pauvre boule qui était surement bien inoffensive! Merci et cela fait 40$ pour la peine! Sais-tu ce que j’aimerais te faire, mon cher, si je te trouvais au fin fond d’une ruelle sombre et que j'étais un grand garçon musclé??? Et non, je ne te donnerais pas la monnaie pour que tu t’amuses à faire briller ton char qui j’en suis sure est superbe! Évidement si j’étais moins pauvre, ce genre de considérations m’affecterait beaucoup moins...
Découvrir, par exemple, que ce cancer est peut-être relié aux derniers vaccins qu’Atlantik reçus, me retourne le cibouleau. C’est vrai que cette boule est apparue 3 ou 4 mois après ses derniers vaccins, après avoir voulu bien faire et écouter cette fameuse sagesse vétérinaire. « C’est un vieux chat, c’est mieux de le vacciner, c’est toujours mieux de vacciner un chat qui vieillit! » Mon œil oui! D’après ce que je lis en ligne, le Fibrosarcome affecte particulièrement les vieux chats, ce sont les premiers cas à risque! Évidement, vacciner rapporte, alors qu’est-ce qu’on en a bien à foutre si cela cause des cancers sur une certaine partie de la population féline! On y gagnera toujours à l’euthanasie! Right?
Maudit que je suis "en crisse" pour parler gentiment. Je sais bien qu’Atlantik devait mourir un jour, mais méritait-il de pourrir sur place? Évidement c’est de ma faute, après tout, c’est moi qui n’ai pas les moyens de faire soigner mon chat convenablement! Et cela me fruste carrément! Je me défoule là où cela fait mal. Je sais, je sais...
Il est rare que j’écrive en ce lieu virtuel des "posts défouloirs" mais celui-ci m’est nécessaire, il hante mes mots et refuse de se faire passer sous silence, de disparaître dans le néant de ma conscience! Il explose en ces mots ou me bouffe le cerveau...
Parce-que, bon, me dire que tout cela peut être la suite de son dernier vaccin à tendance à me révolter passionnément. Les p’tites cruautés de la vie qui passent...
Et puis, c'est vrai, tout ceci est si personnel. Quel est le point de tout cela dans tous ces problèmes qui affligent l’humanité, quand la guerre fait toujours rage quelque part sur la planète qui étouffe...
Je sais bien qu’il ne sert à rien de m’apitoyer sur le sort d’Atlantik, que c’est ainsi, que c’est la vie, que c'est la mort. Qu’il pourrait y avoir pire catastrophe dans mon cœur. Mais toutes ces bonnes paroles n’empêchent pas mes larmes de couler lorsque je regarde l’ombre de mon chat...
Je vais sous peu devoir arrêter cette vie qui désormais le ronge et je ne veux pas. Je le vois qui lutte et s’accroche, je le vois se battre et perdre...
Je n’irai pas enrichir les vétérinaires de sa mort. Je trouverais un autre moyen qui lui permettra de franchir l’au-delà dans le confort de sa maison, entourée des siens et de ses repères...
Je prendrai sa mort entre mes mains, il le mérite bien. Après douze années d’affection féline et de douceur animale, je lui dois bien cela même si cela me retourne l'estomac...
Cœur qui saigne et qui colère, mon chat se meure et je pleure. Je n’ai pas encore réussi à capter la dernière partie de son autobiographie fictive, je bloque...
Dernièrement j’ai surfé la Toile pour y découvrir de drôles de choses dont un petit mot : Fibrosarcome. Un petit mot qui s’est tatoué dans mes neurones et qui a attisé cette révolte que j’ai développé dernièrement (avec la maladie d’Atlantik) contre les vétérinaires ...
J’ai découvert en quelques coups de souris ce que 4 visites vétérinaires ne m’avaient jamais dit, plus je lisais, plus je bouillais des entrailles...
Ainsi le Fibrosarcome félin est une sorte de cancer avec des symptômes qui ressemblent de prés à ce que vit Atlantik depuis 6 mois. Les vétérinaires que j’ai consulté ont-ils eu leur diplôme dans un paquet de Captain Crunch? Pourquoi donc, alors que je creusais la question à savoir ce qui pouvait se cacher derrière cette boule, toujours la même réponse stupide : « Heu! Ben, ça peut être rien et plein de choses, on peut pas savoir sans ceci et cela et ceci ou cela! Ce qui fera un total de 900$ » Mais jamais aucunes informations réelles!
Comment oublier cet abruti heureux qui m’a gentiment expliqué, alors que la boule n’était pas plus grosse qu’une bille, qu’il était fort possible que cela soit un poil incarné et que le plus important était de lui faire un bon traitement des dents à 400$!!! Que ses dents le tueraient certainement avant cette pauvre boule qui était surement bien inoffensive! Merci et cela fait 40$ pour la peine! Sais-tu ce que j’aimerais te faire, mon cher, si je te trouvais au fin fond d’une ruelle sombre et que j'étais un grand garçon musclé??? Et non, je ne te donnerais pas la monnaie pour que tu t’amuses à faire briller ton char qui j’en suis sure est superbe! Évidement si j’étais moins pauvre, ce genre de considérations m’affecterait beaucoup moins...
Découvrir, par exemple, que ce cancer est peut-être relié aux derniers vaccins qu’Atlantik reçus, me retourne le cibouleau. C’est vrai que cette boule est apparue 3 ou 4 mois après ses derniers vaccins, après avoir voulu bien faire et écouter cette fameuse sagesse vétérinaire. « C’est un vieux chat, c’est mieux de le vacciner, c’est toujours mieux de vacciner un chat qui vieillit! » Mon œil oui! D’après ce que je lis en ligne, le Fibrosarcome affecte particulièrement les vieux chats, ce sont les premiers cas à risque! Évidement, vacciner rapporte, alors qu’est-ce qu’on en a bien à foutre si cela cause des cancers sur une certaine partie de la population féline! On y gagnera toujours à l’euthanasie! Right?
Maudit que je suis "en crisse" pour parler gentiment. Je sais bien qu’Atlantik devait mourir un jour, mais méritait-il de pourrir sur place? Évidement c’est de ma faute, après tout, c’est moi qui n’ai pas les moyens de faire soigner mon chat convenablement! Et cela me fruste carrément! Je me défoule là où cela fait mal. Je sais, je sais...
Il est rare que j’écrive en ce lieu virtuel des "posts défouloirs" mais celui-ci m’est nécessaire, il hante mes mots et refuse de se faire passer sous silence, de disparaître dans le néant de ma conscience! Il explose en ces mots ou me bouffe le cerveau...
Parce-que, bon, me dire que tout cela peut être la suite de son dernier vaccin à tendance à me révolter passionnément. Les p’tites cruautés de la vie qui passent...
Et puis, c'est vrai, tout ceci est si personnel. Quel est le point de tout cela dans tous ces problèmes qui affligent l’humanité, quand la guerre fait toujours rage quelque part sur la planète qui étouffe...
Je sais bien qu’il ne sert à rien de m’apitoyer sur le sort d’Atlantik, que c’est ainsi, que c’est la vie, que c'est la mort. Qu’il pourrait y avoir pire catastrophe dans mon cœur. Mais toutes ces bonnes paroles n’empêchent pas mes larmes de couler lorsque je regarde l’ombre de mon chat...
Je vais sous peu devoir arrêter cette vie qui désormais le ronge et je ne veux pas. Je le vois qui lutte et s’accroche, je le vois se battre et perdre...
Je n’irai pas enrichir les vétérinaires de sa mort. Je trouverais un autre moyen qui lui permettra de franchir l’au-delà dans le confort de sa maison, entourée des siens et de ses repères...
Je prendrai sa mort entre mes mains, il le mérite bien. Après douze années d’affection féline et de douceur animale, je lui dois bien cela même si cela me retourne l'estomac...
Chez Orange Kaki,
je lis et je savoure:
La recette du bonheur: 4 tasses d'amour, 2 tasses de fidélité, 3 tasses de douceur, 1 tasse d'amitié, 2 brins d'espoir, 2 feuilles de tendresse, 4 doigts de confiance et 1 bonne dose de compréhension.
Key to Happiness (gold foil & metallic ink) ~ John Douglas
je lis et je savoure:
La recette du bonheur: 4 tasses d'amour, 2 tasses de fidélité, 3 tasses de douceur, 1 tasse d'amitié, 2 brins d'espoir, 2 feuilles de tendresse, 4 doigts de confiance et 1 bonne dose de compréhension.
Key to Happiness (gold foil & metallic ink) ~ John Douglas
La vérité n'est pas dans un seul rêve, mais dans beaucoup de rêves.
Pier Paolo Pasolini
Les rêves, c'est l'autre toi qui te répond.
Niall Williams
Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité.
Khalil Gibran
Pier Paolo Pasolini
Les rêves, c'est l'autre toi qui te répond.
Niall Williams
Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité.
Khalil Gibran
mercredi, avril 28, 2004

Les Algonquins se désignent en tant qu'Anishinabeg, ce qui signifie " les vrais hommes". Ils auraient vraisemblablement une parenté étroite avec les Abénaquis, dont la langue ressemble beaucoup à la leur.
Avant de s'installer définitivement dans l'Outaouais, les Algonquins ont vécu sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent pendant près d'un siècle, de 1550 à 1650. Ils sont ensuite refoulés vers les hauteurs de l'Outaouais par les nations iroquoises. Les guerres avec les Iroquois affaiblissent considérablement les Algonquins qui sont forcés de se réfugier près des forts français. Une trêve est conclue en 1701. tant des sociétés nomades, bien que les Algonquins s'adonnent un peu à l'agriculture, ils sont avant tout des chasseurs-cueilleurs et des pêcheurs. Grâce au commerce qu'ils pratiquent surtout avec les Hurons, les Algonquins obtiennent du mas et des filets pour la pêche, en échange de peaux et de gibiers. Ils pratiquent le troc avec les Européens dont ils se procurent des outils, des ustensiles et des vêtements.

Dans le centre, le nord et l'ouest du Canada, régions d'où l'érable à sucre est absent, les Amérindiens récoltaient la sève du bouleau à papier. Ils la buvaient telle quelle ou l'ajoutaient aux soupes. On en faisait parfois du sirop qui entrait dans la préparation de la bannique. Au Québec, les Algonquins récoltaient la sève du bouleau jaune qu'ils mélangeaient à celle de l'érable à sucre pour la fabrication du sirop.
L'algonquin
L'aire linguistique algonquine du Québec est enclavée au nord par le cri (Waswanipi et Mistassini), à l'ouest par l'ojibwa, au sud-est par les Mohawks et à l'est par les Attikameks (Manouane, Weymontachie et Obedjiwan). Le nom «algonquin» serait dérivé d'un terme malécite elakómkwik, «ils sont nos parents, nos alliés » (Day et Trigger, 1978: 792).
Les Algonquins ne forment toutefois pas un groupe linguistique homogène puisqu'ils se divisent en deux groupes dialectaux, soit l'algonquin comme tel et l'ojibwa de l'Est. En effet, le dialecte de Maniwaki tout comme celui de Golden Lake en Ontario, bien qu'ils soient communément nommés « algonquins » par leurs locuteurs, se rattachent en fait à l'ojibwa de l'Est parlé dans le sud de l'Ontario (Rhodes et Todd, 1981).
Manitou: Forces surnaturelles qui, selon les Ottawas et autres peuplades algonquines, imprègnent le monde naturel. Peut aussi signifier esprit, âme, mystère, transcendant, mystique, réalité invisible, potentiel.
Religion et croyances
Les Algonquins croyaient qu'ils faisaient partie de la nature avec laquelle, pour leur propre bien-être, ils devaient vivre en harmonie. Les Européens ont très mal compris la religion amérindienne. Les missionnaires tentèrent de la remplacer par l'une ou l'autre forme de christianisme ou la qualifiaient de «superstition» et de «magie».
Les penseurs algonquins, comme les philosophes européens, arrivèrent à la conclusion que le monde naturel ne s'était pas formé tout seul et qu'un être avait créé tout ce qui existait. Ils l'appelaient «toi qui as tout fait» et lui offraient du tabac et du maïs. On le considérait comme le créateur de tout ce qui existait. Il est universellement connu aujourd'hui sous le nom de Kitchi Manito, le Grand Esprit, mais il est possible que ce nom ait été inventé par les missionnaires.
Les légendes traditionnelles des Algonquins contiennent parfois des leçons et des règles de conduite. La principale figure de la mythologie algonquine est Wiskedjak, personnage ambivalent et déconcertant.
La belle Hiawatha et le sinistre Nipissingue
ou Nipissingue, le sorcier indien à la tête de pierre
Il y a de cela bien des lunes, vivait dans les terres de chasse des Algonquins, sur les hauteurs que couronne aujourd'hui le ville de Rawdon, un vieux sorcier indien, le méchant et tout puissant Nipissingue. Maître en sorcellerie, Nipissingue pouvait rendre des points à tous les sorciers des autres tribus, et le grand conseil des Sachems ne décidait jamais rien sans l'avoir auparavant consulté.
Fort rusé, adroit et mauvais, le sorcier menait à sa guise le clan des Algonquins. Bien des ennemis personnels avaient rejoint leurs ancêtres pour lui avoir déplu. Personne n'avait osé lui résister.
Dans la même tribu vivait la douce Hiawatha. Fille de Sachem, l'incomparable Indienne aux yeux sombres était belle comme le jour ensoleillé et droite comme une épinette. Sa jeunesse et sa beauté avaient captivé bien des coeurs, mais le terrible Nipissingue l'aimait et personne ne la lui disputait. Malheureusement pour le sorcier, Hiawatha n'était plus libre car elle avait donné son coeur à un autre. Elle possédait un maître. (suite...)

Rêves et réalité...
Depuis quelques semaines, je me suis mise au thé. Histoire de me désintoxiquer ce corps de toutes ces bulles dont je le gave. J’ai une fascination infantile avec les bulles...
Passons, le corps de ces mots est ailleurs. Il se cache dans les propriétés insoupçonnées du thé. Enfin, elles sont souvent indiquée sur les paquets, ces étranges propriétés, mais elles n’ont aucune valeur scientifique, tout est dans cette magie que l’on oublie...
J’ai tendance à me laisser voguer dans le magique plutôt que dans le scientifique. C’est l’une de mes tares, j’ai un coté du cerveau atrophié, complètement desséché par l’abus de lettres et de mots, à peine capable de faire une division à la main sans suer!
Je garde mon niveau primaire avec les enfants, mais ensuite je suis dans le champs! Je regarde parfois les trucs de Juan, c’est du vrai chinois pour moi. Il passe au travers ses exercices de maths sans s’en plaindre, semblant comprendre ce langage étrange, et je reste charmée, même plus, je l’avoue, cela m’excite! Le voir nager dans un océan de chiffres avec aisance et souplesse, éveille en moi toutes sortes d’envies non catholiques...
En tout cas, encore une fois je bifurque! Revenons à mon thé Algonquin...
Comme je l’avais déjà mentionné le 18 mars dernier (c’est pratique un journal, cela m’étonne toujours de le constater! À 30 ans, j’ai enfin réussi à écrire un journal tout en lui restant fidèle des mois durant! Est-ce la sagesse ou l’idée de ne pas être seule sur ce bateau de mots? Peut-être un peu des deux dans le fond. Mais voilà que je galvaude encore!), j’ai eu envie de tester ce mélange de plantes « algonquin » qui est supposé faire remonter les rêves à la surface du réel. J'avais besoin d'une solution pour chasser de manière naturelle cette impression que j’avais, depuis des mois, de ne plus rêver! J’en étais arrivée à trouver ma vie nocturne atrocement nulle, il me fallait un remède!
Évidement, lorsque l’homme ronfle, que les nuits sont courtes et l’esprit enchaîné à toutes sortes d’impératifs, le monde des rêves est souvent plus difficile à atteindre. Mais quand même, de là à passer des mois sans se rappeler d’un seul rêve, cela commençait à m’inquiéter...
Alors depuis près de trois semaines, je teste régulièrement ce mélange de plantes tout doux qui enrobe délicieusement la gorge. Deux ou trois fois par semaine, avant de me coucher, je bois un thé algonquin. Parfois Juan m’imite...
- Etol?
- Hummm....
- Tu trouves pas qu’il goûte un peu les indiens ce thé?
- Heu...
- Sans jokes, il a un goût particulier, un goût qui me fait croire, qu’en effet, cela a pu être préparé par des indiens.
- C’est vrai! Il a un goût particulier, il a un coté très local dans le fond...
L’on se couche, le corps imbibé de ces plantes indigènes, et coule le sommeil...
Dès les premières fois, j’ai senti le petit miracle s’opérer, en deux temps trois mouvements, j’ai recommencé à rêver, tout doucement d’abord...
Évidement avec la session terminée, l’homme qui gère ses bruyantes vibrations, plusieurs facteurs ont pu jouer dans l'équation, mais je suis sure que c’est le thé qui a tout déclenché! Si, si...
J’ai retrouvé une vie nocturne digne de mes vingt ans, des aventures et de l’action, des émotions...
Toute une gamme de rêves a retrouvé la voie de mon sommeil! Cela a si bien marché que depuis peu, je retrouve, éveillée, ces rêves si puissamment vécus pendant la nuit, si forts qu’ils persistent dans la réalité de mes jours éclairés, qu’ils gardent assez de substance pour que je puisse les étudier dans un petit coin de ma conscience....
C’est un peu perturbant pour l’esprit et à la fois c'est incroyablement vivifiant. Dans le rêve se cache l’inconscient mais aussi un petit bout d’univers où l’on peut s’échapper autrement qu’avec son corps en éveil. J’en redécouvre certaines subtilités, je pense que je vais continuer cette expérience thé...
Mais vous, qui passez par là, comment rêvez vous? Avec force, légèreté, angoisse? Cela se passe avec ou sans thé?
Depuis quelques semaines, je me suis mise au thé. Histoire de me désintoxiquer ce corps de toutes ces bulles dont je le gave. J’ai une fascination infantile avec les bulles...
Passons, le corps de ces mots est ailleurs. Il se cache dans les propriétés insoupçonnées du thé. Enfin, elles sont souvent indiquée sur les paquets, ces étranges propriétés, mais elles n’ont aucune valeur scientifique, tout est dans cette magie que l’on oublie...
J’ai tendance à me laisser voguer dans le magique plutôt que dans le scientifique. C’est l’une de mes tares, j’ai un coté du cerveau atrophié, complètement desséché par l’abus de lettres et de mots, à peine capable de faire une division à la main sans suer!
Je garde mon niveau primaire avec les enfants, mais ensuite je suis dans le champs! Je regarde parfois les trucs de Juan, c’est du vrai chinois pour moi. Il passe au travers ses exercices de maths sans s’en plaindre, semblant comprendre ce langage étrange, et je reste charmée, même plus, je l’avoue, cela m’excite! Le voir nager dans un océan de chiffres avec aisance et souplesse, éveille en moi toutes sortes d’envies non catholiques...
En tout cas, encore une fois je bifurque! Revenons à mon thé Algonquin...
Comme je l’avais déjà mentionné le 18 mars dernier (c’est pratique un journal, cela m’étonne toujours de le constater! À 30 ans, j’ai enfin réussi à écrire un journal tout en lui restant fidèle des mois durant! Est-ce la sagesse ou l’idée de ne pas être seule sur ce bateau de mots? Peut-être un peu des deux dans le fond. Mais voilà que je galvaude encore!), j’ai eu envie de tester ce mélange de plantes « algonquin » qui est supposé faire remonter les rêves à la surface du réel. J'avais besoin d'une solution pour chasser de manière naturelle cette impression que j’avais, depuis des mois, de ne plus rêver! J’en étais arrivée à trouver ma vie nocturne atrocement nulle, il me fallait un remède!
Évidement, lorsque l’homme ronfle, que les nuits sont courtes et l’esprit enchaîné à toutes sortes d’impératifs, le monde des rêves est souvent plus difficile à atteindre. Mais quand même, de là à passer des mois sans se rappeler d’un seul rêve, cela commençait à m’inquiéter...
Alors depuis près de trois semaines, je teste régulièrement ce mélange de plantes tout doux qui enrobe délicieusement la gorge. Deux ou trois fois par semaine, avant de me coucher, je bois un thé algonquin. Parfois Juan m’imite...
- Etol?
- Hummm....
- Tu trouves pas qu’il goûte un peu les indiens ce thé?
- Heu...
- Sans jokes, il a un goût particulier, un goût qui me fait croire, qu’en effet, cela a pu être préparé par des indiens.
- C’est vrai! Il a un goût particulier, il a un coté très local dans le fond...
L’on se couche, le corps imbibé de ces plantes indigènes, et coule le sommeil...
Dès les premières fois, j’ai senti le petit miracle s’opérer, en deux temps trois mouvements, j’ai recommencé à rêver, tout doucement d’abord...
Évidement avec la session terminée, l’homme qui gère ses bruyantes vibrations, plusieurs facteurs ont pu jouer dans l'équation, mais je suis sure que c’est le thé qui a tout déclenché! Si, si...
J’ai retrouvé une vie nocturne digne de mes vingt ans, des aventures et de l’action, des émotions...
Toute une gamme de rêves a retrouvé la voie de mon sommeil! Cela a si bien marché que depuis peu, je retrouve, éveillée, ces rêves si puissamment vécus pendant la nuit, si forts qu’ils persistent dans la réalité de mes jours éclairés, qu’ils gardent assez de substance pour que je puisse les étudier dans un petit coin de ma conscience....
C’est un peu perturbant pour l’esprit et à la fois c'est incroyablement vivifiant. Dans le rêve se cache l’inconscient mais aussi un petit bout d’univers où l’on peut s’échapper autrement qu’avec son corps en éveil. J’en redécouvre certaines subtilités, je pense que je vais continuer cette expérience thé...
Mais vous, qui passez par là, comment rêvez vous? Avec force, légèreté, angoisse? Cela se passe avec ou sans thé?
mardi, avril 27, 2004
Frasques...
Ces jours-ci, j’écris n’importe comment, comme cela me chante selon l’humeur ou le moment, je tords les phrases, j’use de cette liberté nouvelle pour m’amuser, me chercher, me retrouver, m’évader (Déliage des doigts et de l'esprit). Mourir pour renaître plus fraîche. Fantomatique, je recueille mes cendres d’idées et me reforme l’imaginaire. Empoussiérée, j’erre au pays des mots, je flâne entre les phrases, je m’éparpille, je m’atomise...
Je plonge à l’intérieur de moi-même, évite les écueils aiguisés, sillonne mes pensées à la recherche de cette oasis qui m’abreuve d'histoires...
Oublier le monde des humains qui vibre dangereusement, s’éloigner un instant des souffrances, des colères, de la haine, du mépris, du gachis et de toutes ces choses qui enlaidissent parfois tant l’humanité qu’il m’est difficile de la regarder sans grimacer. Pourtant, elle peut être si belle notre humanité partagée quand on s'en donne un peu la peine...
Le soleil brille dans un ciel où flottent quelques nuages cotonneux. Les oiseaux ont recommencé leurs chants joyeux, c’est un délice matinal qui m’enchante l’âme. La nature reprend vie, il ne reste plus qu’à suivre son modèle, s’éveiller, s'ouvrir s’harmoniser, s’épanouir...
Devenir brindille, se laisser glisser dans le vent, monter en spirales jusqu'à la cime des arbres et avant de retomber, se faire attraper par un bec maternel qui construit le nid qui protégera ses petits...
Ces jours-ci, j’écris n’importe comment, comme cela me chante selon l’humeur ou le moment, je tords les phrases, j’use de cette liberté nouvelle pour m’amuser, me chercher, me retrouver, m’évader (Déliage des doigts et de l'esprit). Mourir pour renaître plus fraîche. Fantomatique, je recueille mes cendres d’idées et me reforme l’imaginaire. Empoussiérée, j’erre au pays des mots, je flâne entre les phrases, je m’éparpille, je m’atomise...
Je plonge à l’intérieur de moi-même, évite les écueils aiguisés, sillonne mes pensées à la recherche de cette oasis qui m’abreuve d'histoires...
Oublier le monde des humains qui vibre dangereusement, s’éloigner un instant des souffrances, des colères, de la haine, du mépris, du gachis et de toutes ces choses qui enlaidissent parfois tant l’humanité qu’il m’est difficile de la regarder sans grimacer. Pourtant, elle peut être si belle notre humanité partagée quand on s'en donne un peu la peine...
Le soleil brille dans un ciel où flottent quelques nuages cotonneux. Les oiseaux ont recommencé leurs chants joyeux, c’est un délice matinal qui m’enchante l’âme. La nature reprend vie, il ne reste plus qu’à suivre son modèle, s’éveiller, s'ouvrir s’harmoniser, s’épanouir...
Devenir brindille, se laisser glisser dans le vent, monter en spirales jusqu'à la cime des arbres et avant de retomber, se faire attraper par un bec maternel qui construit le nid qui protégera ses petits...
lundi, avril 26, 2004
Stanley Péan et le MAL (mouvement pour les Arts et les lettres)...
Le MAL, le Mouvement pour les Arts et les Lettres, qui regroupe plus de 15 000 artistes, toutes disciplines confondues, dénonce depuis quelques semaines le trou béant de 35 millions $ qui risque d'apparaître dans le prochain budget provincial alloué à la culture. Dans la foulée des alertes jaune, orange et rouge lancées par les membres du MAL, les artistes s'inquiètent de plus en plus des effets d'une telle coupure.
Stanley, entre autres artistes conscients, est en train de remettre au goût du jour un sujet qui prend bien trop souvent le bord...
Bien droit sur son cheval de bataille, il a sorti son épée de son fourreau poussiéreux, sa petite cavalerie derrière lui, il monte à l'assaut du gouvernement avec bravoure et esprit! Merci Stanley...
Le MAL, le Mouvement pour les Arts et les Lettres, qui regroupe plus de 15 000 artistes, toutes disciplines confondues, dénonce depuis quelques semaines le trou béant de 35 millions $ qui risque d'apparaître dans le prochain budget provincial alloué à la culture. Dans la foulée des alertes jaune, orange et rouge lancées par les membres du MAL, les artistes s'inquiètent de plus en plus des effets d'une telle coupure.
Stanley, entre autres artistes conscients, est en train de remettre au goût du jour un sujet qui prend bien trop souvent le bord...
Bien droit sur son cheval de bataille, il a sorti son épée de son fourreau poussiéreux, sa petite cavalerie derrière lui, il monte à l'assaut du gouvernement avec bravoure et esprit! Merci Stanley...
Le ministère de la Culture se renseigne...
Drring... dring...dringueling...
- Allo?
- Oui, bonjour, j’appelle au nom du ministère de la culture et des communications...
- Heu! Oui...
- Accepteriez vous de prendre 10 minutes de votre temps pour répondre à un sondage sur la culture? Me demande un voix agréablement grave et jeune...
Ne pouvant que me rappeler ces quelques semaines de tortures lors de mes seize ans à faire des sondages à la noix pour quelques peanuts. Lorsque se pointe la litanie des questions, je réponds habituellement à ces sondages qui trouvent ma sonnerie intérieure. Par bonté de cœur, je donne ces minutes, pas si précieuses, qui dépassent toujours la dizaine. Et après tout, la culture c’est à prendre à cœur...
Ainsi commence la longue liste de questions sur mes habitudes culturelles quotidiennes. Je réponds en souriant, ne pouvant m’empêcher de compatir en silence avec mon interlocuteur qui, ma foi, est très charmant...
Les dix minutes ont doublé lorsque enfin l’on arrive à la dernière question.
- Accepteriez vous de répondre à un autre sondage sur la culture dans le futur?
- Heu oui...
- Dans ce cas accepteriez-vous de donner votre numéro de téléphone pour que nous puissions vous recontacter?
- Ben, vous venez de m’appeler, vous ne l’avez pas déjà mon numéro?
- En fait, non c’est dans l’ordinateur...
- Et vous voulez mon numéro?
- Oui, si vous acceptez de répondre une autre fois à un questionnaire sur la culture...
- Heu, ok, mais juste parce-que c’est pour la culture...
- Merci, au nom du ministère de la Culture nous vous remercions de votre collaboration
- Heu merci, bye...
Je raccroche en me disant qu’elle en a de bonne la culture de nos jours! Elle se transforme en sondages pour enquêter sur nos habitudes et en plus demande nos numéros de téléphone pour y revenir! Une légère paranoïa s’empare de quelques unes de mes idées : « Et si c’était un Hoax? Mais pourquoi se faire passer pour le ministère de la culture et poser des questions aussi plates! Des questions dignes d’un ministère... » Hum... Bon ben faut pas capoter non plus! C’est bon, moi aussi je voulais faire un p’tit geste pour la cause, d'ailleurs c’est un peu la faute à Péan...
Drring... dring...dringueling...
- Allo?
- Oui, bonjour, j’appelle au nom du ministère de la culture et des communications...
- Heu! Oui...
- Accepteriez vous de prendre 10 minutes de votre temps pour répondre à un sondage sur la culture? Me demande un voix agréablement grave et jeune...
Ne pouvant que me rappeler ces quelques semaines de tortures lors de mes seize ans à faire des sondages à la noix pour quelques peanuts. Lorsque se pointe la litanie des questions, je réponds habituellement à ces sondages qui trouvent ma sonnerie intérieure. Par bonté de cœur, je donne ces minutes, pas si précieuses, qui dépassent toujours la dizaine. Et après tout, la culture c’est à prendre à cœur...
Ainsi commence la longue liste de questions sur mes habitudes culturelles quotidiennes. Je réponds en souriant, ne pouvant m’empêcher de compatir en silence avec mon interlocuteur qui, ma foi, est très charmant...
Les dix minutes ont doublé lorsque enfin l’on arrive à la dernière question.
- Accepteriez vous de répondre à un autre sondage sur la culture dans le futur?
- Heu oui...
- Dans ce cas accepteriez-vous de donner votre numéro de téléphone pour que nous puissions vous recontacter?
- Ben, vous venez de m’appeler, vous ne l’avez pas déjà mon numéro?
- En fait, non c’est dans l’ordinateur...
- Et vous voulez mon numéro?
- Oui, si vous acceptez de répondre une autre fois à un questionnaire sur la culture...
- Heu, ok, mais juste parce-que c’est pour la culture...
- Merci, au nom du ministère de la Culture nous vous remercions de votre collaboration
- Heu merci, bye...
Je raccroche en me disant qu’elle en a de bonne la culture de nos jours! Elle se transforme en sondages pour enquêter sur nos habitudes et en plus demande nos numéros de téléphone pour y revenir! Une légère paranoïa s’empare de quelques unes de mes idées : « Et si c’était un Hoax? Mais pourquoi se faire passer pour le ministère de la culture et poser des questions aussi plates! Des questions dignes d’un ministère... » Hum... Bon ben faut pas capoter non plus! C’est bon, moi aussi je voulais faire un p’tit geste pour la cause, d'ailleurs c’est un peu la faute à Péan...
Pluie...
Avec le printemps, revient la pluie...
Ambiance presque oubliée par les mois d’hiver passés...
Presque étonnée, je la réapprivoise du regard. Fine bruine humidifiante, petite averse qui fait déborder les gouttières, ou pluie diluvienne qui frappe les fenêtres, chaque goutte me rappelle un autre mode d’existence...
J’ai alors envie de suivre la pluie sur le Web. Envie de me transformer en araignée de brume pour explorer les fils que la Toile tisse autour de ce petit mot: pluie...
Ainsi au départ, je me rappelle que : La pluie est une précipitation qui atteint le sol sous forme de gouttelettes d'eau liquide dont le diamètre varie entre 0,2 et 10 mm (1 cm). En général, leur taille se situe entre 3 et 6 mm…
Puis je découvre un ciel de pluie qui me plait furieusement…
Pour calmer mes caprices, je me tourne vers les filles de la pluie...
Je repars en vadrouille à New-York sous la pluie et j'en profite pour chanter sous...
Je me glisse sous la peau du passager de la pluie. Je perds des gouttes de temps avec les enfants de la pluie avant de retrouver Brassens et sa romance...
J'en oublie presque le dangereux mercure et je joue avec Anzar et ses rites de pluie antiques. Après quelques fines chutes, une pluie de sel captura un instant mes pensées, avant que ne se libère mon esprit en quelques contes de dernière pluie...
Untitled - Logs in Rain ~ B. King
Avec le printemps, revient la pluie...
Ambiance presque oubliée par les mois d’hiver passés...
Presque étonnée, je la réapprivoise du regard. Fine bruine humidifiante, petite averse qui fait déborder les gouttières, ou pluie diluvienne qui frappe les fenêtres, chaque goutte me rappelle un autre mode d’existence...
J’ai alors envie de suivre la pluie sur le Web. Envie de me transformer en araignée de brume pour explorer les fils que la Toile tisse autour de ce petit mot: pluie...
Ainsi au départ, je me rappelle que : La pluie est une précipitation qui atteint le sol sous forme de gouttelettes d'eau liquide dont le diamètre varie entre 0,2 et 10 mm (1 cm). En général, leur taille se situe entre 3 et 6 mm…
Puis je découvre un ciel de pluie qui me plait furieusement…
Pour calmer mes caprices, je me tourne vers les filles de la pluie...
Je repars en vadrouille à New-York sous la pluie et j'en profite pour chanter sous...
Je me glisse sous la peau du passager de la pluie. Je perds des gouttes de temps avec les enfants de la pluie avant de retrouver Brassens et sa romance...
J'en oublie presque le dangereux mercure et je joue avec Anzar et ses rites de pluie antiques. Après quelques fines chutes, une pluie de sel captura un instant mes pensées, avant que ne se libère mon esprit en quelques contes de dernière pluie...
Untitled - Logs in Rain ~ B. King
dimanche, avril 25, 2004
Graines de poils dans le jardin d'Etolane...
P'tites stars du jour...
P'tites boules qui roulent...
P'tites crottes qui nous envahissent...


P'tites stars du jour...
P'tites boules qui roulent...
P'tites crottes qui nous envahissent...
L'apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité.
Emmanuel Kant
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
Hélène Ouvrard
Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable, qui peut amener le calme chez celui qui l'écoute.
Bouddha
Emmanuel Kant
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
Hélène Ouvrard
Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable, qui peut amener le calme chez celui qui l'écoute.
Bouddha
Décompression...
Parce que le soleil brille de pleins feux dans un ciel pervenche. Parce que mes plates-bandes ont besoin de sortir de leur hibernation. Parce que ma session est finie et que cela fait du bien de juste laisser couler le temps sans y réfléchir....
Mon humeur s’accorde avec la transition des saisons, je lis La rivière sans repos de Gabrielle Roy...
Je sens que le fond de ce journal va bientôt se transformer aussi. Le désert me pèse, j’ai le goût de verdure, le goût de silence et de calme, le goût du repos...
L’envie de m’enfermer à l’intérieur de moi-même pour y retrouver cette solitude disparue sous des mois d’hiver et d'obligations sociales. Alors qu’on fait les courses, Juan regarde notre panier et s’exclame : « Ben! On dirait que tu vas t’enfermer et que tu te prépares! ». Le regard surpris, je le dévisage, parce que bon c’est quand même pas mon paquet de Roll-Ups, mon jambon et mes trois plats congelés qui ont pu lui dévoiler le fond de mes pensées! « Hé, t’as pas le droit de venir dans ma tête, pis comment tu peux le savoir! Ben oui d’abord! Je voudrais me reclure au fond de ma cabane pis c’est pas mal ce qui va m’arriver dans les prochains jours! » Je lui réponds sans pouvoir m’empêcher de rire...
La blogosphère me semble soudainement bien abstraite, comme une bulle invisible qui se trimballe dans le cerveau de personnes dispersées sur la planète. Une idée commune qui prend forme avec un clavier, un écran. L’on vit dans un drôle de monde quand même...
Parfois j’ai l’impression de vivre le futur au présent. Je repense à l’enfant en moi qui rêvait de monde fantastique et de science-fiction, et qui retrouve dans sa vie d’adulte des éléments de fantasmes lointains. C’est excitant et un peu effrayant...
Je me demande bien dans quel monde vivront les enfants des enfants d’aujourd’hui... Mais c’est une question sans réponse et je ferais mieux de vaquer à mes occupations plutôt que de me retourner les neurones inutilement. D’ailleurs, je vais réapprivoiser mon cahier de papier. Je suis un peu tannée du clavier...
Laisser glisser la plume sur le papier lustré, y voir les mots se former, les phrases s’emballer, l’esprit s’éveiller entre deux rayons de soleil tiède, le sourire aux lèvres...
Under the Sunflowers ~ Robert Duncan
Parce que le soleil brille de pleins feux dans un ciel pervenche. Parce que mes plates-bandes ont besoin de sortir de leur hibernation. Parce que ma session est finie et que cela fait du bien de juste laisser couler le temps sans y réfléchir....
Mon humeur s’accorde avec la transition des saisons, je lis La rivière sans repos de Gabrielle Roy...
Je sens que le fond de ce journal va bientôt se transformer aussi. Le désert me pèse, j’ai le goût de verdure, le goût de silence et de calme, le goût du repos...
L’envie de m’enfermer à l’intérieur de moi-même pour y retrouver cette solitude disparue sous des mois d’hiver et d'obligations sociales. Alors qu’on fait les courses, Juan regarde notre panier et s’exclame : « Ben! On dirait que tu vas t’enfermer et que tu te prépares! ». Le regard surpris, je le dévisage, parce que bon c’est quand même pas mon paquet de Roll-Ups, mon jambon et mes trois plats congelés qui ont pu lui dévoiler le fond de mes pensées! « Hé, t’as pas le droit de venir dans ma tête, pis comment tu peux le savoir! Ben oui d’abord! Je voudrais me reclure au fond de ma cabane pis c’est pas mal ce qui va m’arriver dans les prochains jours! » Je lui réponds sans pouvoir m’empêcher de rire...
La blogosphère me semble soudainement bien abstraite, comme une bulle invisible qui se trimballe dans le cerveau de personnes dispersées sur la planète. Une idée commune qui prend forme avec un clavier, un écran. L’on vit dans un drôle de monde quand même...
Parfois j’ai l’impression de vivre le futur au présent. Je repense à l’enfant en moi qui rêvait de monde fantastique et de science-fiction, et qui retrouve dans sa vie d’adulte des éléments de fantasmes lointains. C’est excitant et un peu effrayant...
Je me demande bien dans quel monde vivront les enfants des enfants d’aujourd’hui... Mais c’est une question sans réponse et je ferais mieux de vaquer à mes occupations plutôt que de me retourner les neurones inutilement. D’ailleurs, je vais réapprivoiser mon cahier de papier. Je suis un peu tannée du clavier...
Laisser glisser la plume sur le papier lustré, y voir les mots se former, les phrases s’emballer, l’esprit s’éveiller entre deux rayons de soleil tiède, le sourire aux lèvres...
Under the Sunflowers ~ Robert Duncan
jeudi, avril 22, 2004

Je viens de réaliser que c’est le jour de la terre aujourd’hui! J’adore cette idée de fêter la terre (Merci Google!)...
Mais que peux-t-on bien faire pour honorer la Terre? D’un coup, je ne sais plus sur quel pied danser, plus j’y pense, plus j’ai mal...
Me semble que j’aime la Terre au quotidien, j’y sens sensible, elle accompagne ma vie au jour le jour, elle modifie parfois mes humeurs, les entraîne...
Souvent j’ai mauvaise conscience, après tout, je fais partie de ces humains qui la désagrége. J’ai honte sans trop savoir quoi faire...
L’on recycle, je jardine, mais que dire des milliers de kilomètres avalés par la voiture chaque année? Ou de toutes ces lessives que je peux faire quand la maniaque du ménage se réveille dans ma peau? Sans parler de l’eau que nous gaspillons à coup de douches interminables mais si bonnes au moment présent?
Ici, l’eau coule à flot et souvent j’ai mauvaise conscience. Je pense à tous ces gens sur la planète qui en manque. Je pense à la Terre "notre mère" qui n’est pas toujours douce avec ses enfants humains. Et pourquoi n’arrivons nous pas à partager davantage entre nous? Cela aussi a tendance à m’écoeurer...
N’y a-t-il pas un égoïsme qui est intrinsèque à chaque humain? Codifié dans les gènes, inaltérable sur l’ensemble qui fait la masse de ce que nous sommes...
Pauvre Terre sous les pieds de notre insousciante humanité!
Et puis, je n'arrive jamais lorsque je pense à tout cela, à me sentir plus grosse qu'une petite fourmi, perdue au milieu d'une gargantuesque fourmilière. Que puis-je donc faire pour changer cet état malheureux? Comme on lance une bouteille à la mer, hurler à l'univers cette phrase qui me hante le coeur : Protégeons la Terre de nos excès par tous les moyens envisageables et faisons de cette idée une croisade qui changera le futur des enfants de demain...
Les résolutions de Provherbe9 : "Au-delà du traditionnel recyclage des papiers, plastiques et verres, je contribuerai désormais tous les mois à la protection de l'environnement en ne jetant aucun produit d'hygiène féminine. Ça paraît impossible, mais c'est pourtant vrai. "
D'hier à aujourd'hui...
Enfin, pas vraiment hier, mais la semaine dernière en regardant par ma fenêtre, tout était encore blanc. Aujourd'hui en regardant ma fenêtre, c'est le printemps...


Le petit arbuste dont j'ai oublié le nom, écrasé par l'hiver depuis des mois, s'est enfin relevé. Il ne reste plus qu'une petite plage de neige sous les sapins au loin. Elle, je ne lui donne pas trois jours....
Le ciel, bourré de nuages couleur encre de chine, semble coléreux, étrange, indécis. Cela sent bon les orages de printemps. Voilà bien longtemps que je n'ai pas vu un éclair ou entendu le tonnerre...
Le grand ménage du jardin se profile à l'horizon de nos jours, sans parler de la maison! Je me demande si je vais pas bientôt voir débarquer mon petit génie de mes deux...
Je commence à visualiser notre jardin 2004, j'ai tellement hâte de plonger les deux mains dans la terre fraîche, d'y planter des graines et de les regarder pousser. Hâte de me plonger l'être dans la nature, de m'y rouler les idées, de m'y vautrer les pensées, de sentir l'herbe douce sous mes pieds...
Enfin, pas vraiment hier, mais la semaine dernière en regardant par ma fenêtre, tout était encore blanc. Aujourd'hui en regardant ma fenêtre, c'est le printemps...


Le petit arbuste dont j'ai oublié le nom, écrasé par l'hiver depuis des mois, s'est enfin relevé. Il ne reste plus qu'une petite plage de neige sous les sapins au loin. Elle, je ne lui donne pas trois jours....
Le ciel, bourré de nuages couleur encre de chine, semble coléreux, étrange, indécis. Cela sent bon les orages de printemps. Voilà bien longtemps que je n'ai pas vu un éclair ou entendu le tonnerre...
Le grand ménage du jardin se profile à l'horizon de nos jours, sans parler de la maison! Je me demande si je vais pas bientôt voir débarquer mon petit génie de mes deux...
Je commence à visualiser notre jardin 2004, j'ai tellement hâte de plonger les deux mains dans la terre fraîche, d'y planter des graines et de les regarder pousser. Hâte de me plonger l'être dans la nature, de m'y rouler les idées, de m'y vautrer les pensées, de sentir l'herbe douce sous mes pieds...
mercredi, avril 21, 2004
Vol de réalité...
La plupart des examens sont terminés. Les étudiants jeunes ou moins jeunes sont tous fatigués. Les beaux jours approchent et avec eux s'enclenchent une nouvelle phase de régénération d'existence. C'est la fin de cette autre session en compagnie de mon troupeau...
Nous aurons bientôt tous terminé ce programme universitaire, qui fait de nous des traducteurs d'expérience, prêts à affronter le marché du travail, prêts à se lancer de plein pied dans la vie active, ou à continuer en maîtrise de terminologie ou autre spécialisation linguistique...
Tous sur des trajectoires différentes avec la même navette de départ...
En attendant, présentement, c'est dans les salles de cours, sous la lumière artificielle, que nous suons tous en cœur. Les cerveaux uniformément concentrés sur une seule tache commune. Les tas de dictionnaires à nos cotés, chacun dans sa petite bulle de mots! Si concentrés que personne n'a même remarqué ce petit vol de réalité...






La plupart des examens sont terminés. Les étudiants jeunes ou moins jeunes sont tous fatigués. Les beaux jours approchent et avec eux s'enclenchent une nouvelle phase de régénération d'existence. C'est la fin de cette autre session en compagnie de mon troupeau...
Nous aurons bientôt tous terminé ce programme universitaire, qui fait de nous des traducteurs d'expérience, prêts à affronter le marché du travail, prêts à se lancer de plein pied dans la vie active, ou à continuer en maîtrise de terminologie ou autre spécialisation linguistique...
Tous sur des trajectoires différentes avec la même navette de départ...
En attendant, présentement, c'est dans les salles de cours, sous la lumière artificielle, que nous suons tous en cœur. Les cerveaux uniformément concentrés sur une seule tache commune. Les tas de dictionnaires à nos cotés, chacun dans sa petite bulle de mots! Si concentrés que personne n'a même remarqué ce petit vol de réalité...






mardi, avril 20, 2004
Communication Breakdown...
- Le thé est prêt ma puce...
- Merci! Est-ce qu’il reste du lait?
- 11 hres...
- Hein?
- Heu... ‘scuse 10hres30!
- Hein?
- C’est quoi que tu m’as demandé encore?
- Est-ce qu’il reste du lait?
- Ahhha! Éclats de rire! Non, j’pense qu’on en a pas racheté!!!
- Le thé est prêt ma puce...
- Merci! Est-ce qu’il reste du lait?
- 11 hres...
- Hein?
- Heu... ‘scuse 10hres30!
- Hein?
- C’est quoi que tu m’as demandé encore?
- Est-ce qu’il reste du lait?
- Ahhha! Éclats de rire! Non, j’pense qu’on en a pas racheté!!!
Transition des saisons...
Jour après jour l’hiver s’efface et le soleil verdit l’herbe enfin libérée de ses glaces. Mon cœur fait des bonds de joie rien qu’à l’idée de retrouver l’été et ses délices humides...
La lumière change avec les jours qui s'allongent. Déjà quelques bibites font leur apparition et d’ici deux mois les maringouins, mouches noires et autres merveilles naturelles seront de la partie. Voilà bien longtemps que je n’ai pas été piquée! Le plus dur c’est les premiers jours, ensuite après quelques dizaines d’attaques, notre sang n’est plus si appétissant et c’est les citadins de retour au village qui sont les plus en demande...
J’ai trouvé ici un petit jeu à la con, digne des meilleurs tests à la con, où il est question de massacrer des moustiques juste pour le fun. À suivre si l’on a quelques minutes à perdre...
J'ai retrouvé là, des photos d'une expo d'Ousmane Sow. J'adore ce qu'il fait. Depuis une journée de printemps sur le pont des Arts, je suis en amour avec ses oeuvres. Elles me bouleversent de l'intérieur. Elles viennent chercher en moi toutes sortes d'émotions étranges. Je m'y baigne l'âme nue, je perds mon temps dans des contemplations muettes, sans un seul remord, je m'évapore...


Jour après jour l’hiver s’efface et le soleil verdit l’herbe enfin libérée de ses glaces. Mon cœur fait des bonds de joie rien qu’à l’idée de retrouver l’été et ses délices humides...
La lumière change avec les jours qui s'allongent. Déjà quelques bibites font leur apparition et d’ici deux mois les maringouins, mouches noires et autres merveilles naturelles seront de la partie. Voilà bien longtemps que je n’ai pas été piquée! Le plus dur c’est les premiers jours, ensuite après quelques dizaines d’attaques, notre sang n’est plus si appétissant et c’est les citadins de retour au village qui sont les plus en demande...
J’ai trouvé ici un petit jeu à la con, digne des meilleurs tests à la con, où il est question de massacrer des moustiques juste pour le fun. À suivre si l’on a quelques minutes à perdre...
J'ai retrouvé là, des photos d'une expo d'Ousmane Sow. J'adore ce qu'il fait. Depuis une journée de printemps sur le pont des Arts, je suis en amour avec ses oeuvres. Elles me bouleversent de l'intérieur. Elles viennent chercher en moi toutes sortes d'émotions étranges. Je m'y baigne l'âme nue, je perds mon temps dans des contemplations muettes, sans un seul remord, je m'évapore...
lundi, avril 19, 2004
Baby-blog et Photoblog...
20six héberge depuis plusieurs mois déjà mon baby-blog, mis à jour un peu moins régulièrement qu’ici, mais avec des tiroirs où ranger les mots qui s'envolent dans l'air du temps...
Ainsi 20six a effectué plusieurs de rénovations que je trouve dans l’ensemble pas pire! Y’a toujours les mêmes restrictions de forme mais les « à cotés » équilibrent la balance. Et avec les nouveautés proposées, je n’ai pu résister à l’idée proposée d’ouvrir un Photoblog! Pour voir, testé, tâté le concept...
En quelques minutes le jardin d’Etolane est né! Un petit jardin d’images où j’ai planté des graines de vie au soleil invisible des regards brûlants de la blogosphère mondiale. L’occasion de ranger des photos qui ne font pas le chemin jusqu’ici. Je ne sais pas trop comment évoluera ce nouveau photoblog, seul le temps me le dira...

20six héberge depuis plusieurs mois déjà mon baby-blog, mis à jour un peu moins régulièrement qu’ici, mais avec des tiroirs où ranger les mots qui s'envolent dans l'air du temps...
Ainsi 20six a effectué plusieurs de rénovations que je trouve dans l’ensemble pas pire! Y’a toujours les mêmes restrictions de forme mais les « à cotés » équilibrent la balance. Et avec les nouveautés proposées, je n’ai pu résister à l’idée proposée d’ouvrir un Photoblog! Pour voir, testé, tâté le concept...
En quelques minutes le jardin d’Etolane est né! Un petit jardin d’images où j’ai planté des graines de vie au soleil invisible des regards brûlants de la blogosphère mondiale. L’occasion de ranger des photos qui ne font pas le chemin jusqu’ici. Je ne sais pas trop comment évoluera ce nouveau photoblog, seul le temps me le dira...

Joli colis tombé du ciel...
Ben non, voyons! Les colis ça tombe pas du ciel!!! En fait c’est un colis tombé de la blogosphère! Gentille Taian m’a fait parvenir un petit colis tout en couleurs et en odeurs... Merci Natacha! *sourires*
Délice du nez et de la bouche! Merci de ce geste gratuit, douceur humaine lointaine...
Comment ne pas être touchée au réel de cette attention née de ce monde virtuel dans lequel nous voguons d’âmes en esprits, d’idées en humeurs...
OldCola m’avait déjà fait parvenir deux posters qui décorent maintenant un petit bout de ma maison et me font penser à ce garçon au loin. D’ailleurs d’ici l’été, je vais enfin te rendre la pareille cher Oldcola, j’ai une petite idée en tête! *clin d’œil* Encore faut-il qu’elle fasse son chemin jusqu’au bureau de poste...
Je suis d’autant plus touchée de recevoir d’autres courriers que des factures que je suis une grande timide du courrier postal! C’est l’un de mes vices cachés, je peux mettre plus de six mois pour envoyer une simple lettre, c’est terrible! La Toile m’a sauvée de cet état niaiseux. La magie du émail m’a permis de retrouver les joies de la correspondance sans passer par le bureau de poste, c’est une joie sans fin! Grâce à ce petit coin virtuel, j’en découvre les petits plaisirs qui font sourire de l’intérieur et enrobe le cœur de chaleur étonnante, c'est une drôle d'expérience...
Parce-que y’a pas à dire, du vrai courrier c’est encore plus le fun que du virtuel! Je vais donc essayer dans le futur de dépasser ma niaiserie et retrouver le chemin du bureau de poste avant qu’il ne redisparaisse dans la brume de mes journées...
En attendant, comme je sais que Taian aime beaucoup les théières, voici donc mon Kit de thé. Servi chaque matin avec un œuf, rituel de la maison pour affronter les journées qui n'en finissent pas de défiler...

dimanche, avril 18, 2004
... Je suis la vague des mots volés qui s'envolent de blog en blog ...
Instructions :
1. Prenez le livre le plus proche de vous.
2. Ouvrez le livre à la page 23.
3. Trouvez la cinquième phrase.
4. Publiez cette phrase dans votre carnet, ainsi que ces instructions.
"Il n'emporte ni linge ni argent."
Carlos Fuentes ~ Apollon et les putains.
Instructions :
1. Prenez le livre le plus proche de vous.
2. Ouvrez le livre à la page 23.
3. Trouvez la cinquième phrase.
4. Publiez cette phrase dans votre carnet, ainsi que ces instructions.
"Il n'emporte ni linge ni argent."
Carlos Fuentes ~ Apollon et les putains.
La main qui, samedi, tient un balai est celle qui, dimanche, caresse le mieux.
Goethe
Si la chèvre avait la queue plus longue, elle pourrait balayer les étoiles
Proverbe tchèque
Saisis-toi du plaisir, et, à l'ultime coup de balai,
Que ton dernier soupir soit : Assez joui de la vie.
Jan-Jacob Slauerhoff
Goethe
Si la chèvre avait la queue plus longue, elle pourrait balayer les étoiles
Proverbe tchèque
Saisis-toi du plaisir, et, à l'ultime coup de balai,
Que ton dernier soupir soit : Assez joui de la vie.
Jan-Jacob Slauerhoff
Désir ménager du dimanche...
À moitié habillée, elle passe le balai avec nonchalance...
- Etol, va mettre un soutien-gorge!
Elle le regarde en souriant, le regard pétillant, elle lui répond :
- Deux minutes, j’finis de passer le balai...
Elle continue son petit ménage lentement. L’homme passe, repasse, tourne autour de son cheni. Le regard pénétrant, les mains baladeuses, il réitère :
- Etol! Va mettre un soutien-gorge!
Elle rit en se dégageant doucement et se concentre sur son ouvrage. Mais l’homme pire qu’une mouche autour d’un pot de miel revient à la charge sans relâche. Des étincelles dans les yeux, il répète :
-Etol, va mettre un soutien-gorge ou je te mets!!!
Elle lève la tête et éclate de rire.
- Ooohh! Ok, ok, j’y vais my love...
Elle se précipite dans la chambre et attrape l’un de ses “portes-seins” tout en transparence et retourne à son ménage. Lorsque l’homme la voit arriver, il s’exclame :
- Ah! Non! Là c’est pire!!! Tu l’as fait exprès...
Il s’approche en deux pas, il cherche la chair de ses mains chaudes. Elle le retient en posant les deux mains sur ses fesses dures avant de le repousser tendrement.
- Ok, là faut que je finisse de passer le balai! Regarde j’ai pas fini, après je vais prendre ma douche...
- Ok! Alors va mettre un T-Shirt tout de suite!
- Ben là tu exagères!!! Le deal c’était un soutien gorge!
- Oui mais, tu es une petite maligne et tu t’amuses de mon désir! Attention à toi où je ne vais plus pouvoir me retenir!
Elle s’échappe en riant de ses bras qui la cherche. Il lui attrape les hanches et la serre contre lui. Il lui souffle au creux de l’oreille.
- Allez, va mettre un T-shirt tu m’entournes! Je vais jamais être capable de rien faire...
Elle capitule enfin. Elle entre dans la chambre pour en ressortir obéissante et habillée. L’homme la regarde en souriant. Elle reprend son balai et se remet patiemment à la tâche...
Caché dans un petit coin poussiéreux du salon, le génie du ménage nouvellement muté regarde sa nouvelle pupille avec plaisir. Bientôt il se présentera, mais pour l’instant, il se contente d’observer en silence...
À moitié habillée, elle passe le balai avec nonchalance...
- Etol, va mettre un soutien-gorge!
Elle le regarde en souriant, le regard pétillant, elle lui répond :
- Deux minutes, j’finis de passer le balai...
Elle continue son petit ménage lentement. L’homme passe, repasse, tourne autour de son cheni. Le regard pénétrant, les mains baladeuses, il réitère :
- Etol! Va mettre un soutien-gorge!
Elle rit en se dégageant doucement et se concentre sur son ouvrage. Mais l’homme pire qu’une mouche autour d’un pot de miel revient à la charge sans relâche. Des étincelles dans les yeux, il répète :
-Etol, va mettre un soutien-gorge ou je te mets!!!
Elle lève la tête et éclate de rire.
- Ooohh! Ok, ok, j’y vais my love...
Elle se précipite dans la chambre et attrape l’un de ses “portes-seins” tout en transparence et retourne à son ménage. Lorsque l’homme la voit arriver, il s’exclame :
- Ah! Non! Là c’est pire!!! Tu l’as fait exprès...
Il s’approche en deux pas, il cherche la chair de ses mains chaudes. Elle le retient en posant les deux mains sur ses fesses dures avant de le repousser tendrement.
- Ok, là faut que je finisse de passer le balai! Regarde j’ai pas fini, après je vais prendre ma douche...
- Ok! Alors va mettre un T-Shirt tout de suite!
- Ben là tu exagères!!! Le deal c’était un soutien gorge!
- Oui mais, tu es une petite maligne et tu t’amuses de mon désir! Attention à toi où je ne vais plus pouvoir me retenir!
Elle s’échappe en riant de ses bras qui la cherche. Il lui attrape les hanches et la serre contre lui. Il lui souffle au creux de l’oreille.
- Allez, va mettre un T-shirt tu m’entournes! Je vais jamais être capable de rien faire...
Elle capitule enfin. Elle entre dans la chambre pour en ressortir obéissante et habillée. L’homme la regarde en souriant. Elle reprend son balai et se remet patiemment à la tâche...
Caché dans un petit coin poussiéreux du salon, le génie du ménage nouvellement muté regarde sa nouvelle pupille avec plaisir. Bientôt il se présentera, mais pour l’instant, il se contente d’observer en silence...
samedi, avril 17, 2004
Nouvelle sélection Radio Blog en boite...
La musique suit mes humeurs et mes envies du moment sans grande logique si ce n’est de piller avec joie ma banque musicale...
Sélection francophone pour cette fois! Des chansons dans le désordre puisque je n’ai pas encore la technique pour mettre le tout dans l’ordre de mon désir...
Je ne suis pas sure que tous les browsers (navigateurs) soient en mesure d’ouvrir cette radio de blog. Si vous avez des difficultés, merci de m’en faire part...
Un aperçu de Jorane, une artiste québécoise que j’apprécie beaucoup, Juan trouve « Hier Nuit » étrange, mais je ne vois pas!!! *rires* Je viens de réaliser qu'elle passe ce soir en spectacle au Metropolis à Montréal... *grimace déçue et soupirs*
Mais si je reviens à mes moutons de radio, je dois dire que Zazie fait aussi partie de ces chanteuses que l’homme écoute dans la chaleur de mon giron, tout en me niaisant quand ça le chante! Même si dans le fond, je sais bien que cela ne le dérange pas tant que cela d’écouter mes humeurs féminines...
Mais cette sélection francophone n’est pas entièrement féminine! *clin d’œil* Quelques voix graves et profondes pour se remuer le cœur au masculin...
La musique suit mes humeurs et mes envies du moment sans grande logique si ce n’est de piller avec joie ma banque musicale...
Sélection francophone pour cette fois! Des chansons dans le désordre puisque je n’ai pas encore la technique pour mettre le tout dans l’ordre de mon désir...
Je ne suis pas sure que tous les browsers (navigateurs) soient en mesure d’ouvrir cette radio de blog. Si vous avez des difficultés, merci de m’en faire part...
Un aperçu de Jorane, une artiste québécoise que j’apprécie beaucoup, Juan trouve « Hier Nuit » étrange, mais je ne vois pas!!! *rires* Je viens de réaliser qu'elle passe ce soir en spectacle au Metropolis à Montréal... *grimace déçue et soupirs*
Mais si je reviens à mes moutons de radio, je dois dire que Zazie fait aussi partie de ces chanteuses que l’homme écoute dans la chaleur de mon giron, tout en me niaisant quand ça le chante! Même si dans le fond, je sais bien que cela ne le dérange pas tant que cela d’écouter mes humeurs féminines...
Mais cette sélection francophone n’est pas entièrement féminine! *clin d’œil* Quelques voix graves et profondes pour se remuer le cœur au masculin...
Ours attrapé!Yes!
Bon! J’ai fini par attraper cet ours qui me faisait bien suer. Après avoir passé des jours dans le bois à le traquer inlassablement, ma patience était à bout et j’avoue c’est à coup de bazooka que je l’ai achevé! J’ai quand même fini par le dépecer, j’ai été vendre sa peau comme convenu, me voilà enfin débarrassée...
La semaine prochaine, il ne me reste plus qu’à attacher ma charrue après ces bœufs qui attendent dans le pré de mes pensées, ensuite vogue la galère et vive la liberté...
Liberté des jours d’été, douceur des nuits étoilées, transparence du lac dégelé...
Juan est en cours ce matin, ils finissent de rattraper la grève en milieu de session! Des cours le samedi et des examens le dimanche, c’est pas la joie pour les informaticiens en herbe!
Il finira une semaine après moi mais commence seulement à mettre le pied à l’étrier pour sa dernière chevauchée. Il grogne un peu de me voir plus près que lui de la ligne d’arrivée. Alors je prends des pauses sur des aires oubliées et je l’attends deux minutes pour converser, un p’tit baiser et hop, je repars sur mon chemin de la fin...
Bon! J’ai fini par attraper cet ours qui me faisait bien suer. Après avoir passé des jours dans le bois à le traquer inlassablement, ma patience était à bout et j’avoue c’est à coup de bazooka que je l’ai achevé! J’ai quand même fini par le dépecer, j’ai été vendre sa peau comme convenu, me voilà enfin débarrassée...
La semaine prochaine, il ne me reste plus qu’à attacher ma charrue après ces bœufs qui attendent dans le pré de mes pensées, ensuite vogue la galère et vive la liberté...
Liberté des jours d’été, douceur des nuits étoilées, transparence du lac dégelé...
Juan est en cours ce matin, ils finissent de rattraper la grève en milieu de session! Des cours le samedi et des examens le dimanche, c’est pas la joie pour les informaticiens en herbe!
Il finira une semaine après moi mais commence seulement à mettre le pied à l’étrier pour sa dernière chevauchée. Il grogne un peu de me voir plus près que lui de la ligne d’arrivée. Alors je prends des pauses sur des aires oubliées et je l’attends deux minutes pour converser, un p’tit baiser et hop, je repars sur mon chemin de la fin...
jeudi, avril 15, 2004
Promenade sur le campus...
Ici le printemps n'a qu'une fonction: faire fondre la neige...
La lumière change tandis que pleure la neige en rigoles d'hiver...
Ici le printemps n'a qu'une fonction: faire fondre la neige...
La lumière change tandis que pleure la neige en rigoles d'hiver...
Toujours en chasse...
En attendant que j'attrape mon ours, un zeste de quotidien...
Nous habitons à prés de 30 minutes de route du campus et nous faisons régulièrement le voyage dépeint en quelques image ci-dessous...
Patience pour les connexions "escagots" de la Toile....
(merci Juan de mon coeur pour le traitement Flash)...
En attendant que j'attrape mon ours, un zeste de quotidien...
Nous habitons à prés de 30 minutes de route du campus et nous faisons régulièrement le voyage dépeint en quelques image ci-dessous...
Patience pour les connexions "escagots" de la Toile....
(merci Juan de mon coeur pour le traitement Flash)...
mercredi, avril 14, 2004
L'ours mal léché et le Génie du ménage...
Suis partie en chasse, je suis à la trace cet ours blanc dont il me faut la peau aujourd'hui! Le créancier attend sa pitance demain, et je coure comme une folle entre deux boisés. Maudit ours, arrête donc de te cacher! Tu sais bien que je vais finir par t’attraper!!!
Ahah! N’est-ce pas toi que j’aperçois à l’horizon? À pas d’indiens, je m’avance, je tire une flèche et ajuste mon arc...
Plus propre sera sa blessure, meilleure sera sa peau! J’espère ne pas avoir à lui courir après toute la journée pour devoir l’achever à coups de massue d’ici minuit...
Le silence nous entoure, l’ours renifle l’air mais ne semble rien remarquer de particulier. Je m’apprête à tirer...
- Hé, Hé Étol, attends moi!
Un souffle d’air me passe prés de la joue, je tressaille, tire et rate ma cible. Dépitée je regarde l’ours qui part en flèche se cacher dans quelques recoins boisés. Je contemple d’un œil mauvais ce petit génie qui vient de se poser sur mon nez!
- Mais t’es « hallucinamment » tannant comme créature!!!
- Eh! Oh! T’as beau être toujours pas contente quand tu me vois, cela ne change pas l’objectif de ma mission! C’est pas de ma faute si l’on m’envoie dès que tu m’oublies!
- Ouais... Bon tu veux quoi là? Tu vois pas que je chasse? Je t'ai même pas oublié en plus! Tu crois quoi toi? Que j’ai que cela à faire le ménage!!! Si je ne rapporte pas cette peau d’ici demain matin, cela va être ma fête au village! Es-tu capable de comprendre cela dans ta minuscule tête de linotte?
- Ok, ok, t’as pas besoin de te fâcher autant!
- Ben si! Tu m’énerves à la fin! En plus j’ai passé la "mop" hier et fait ce que je devais faire pour ne pas te voir la face aujourd’hui! Alors ouste, du vent...
- Justement, t’étais si bien partie! Je me suis dit que cela pourrait t’encourager que de me voir deux minutes! L’autre fois tu m’as fait plein de reproches que je venais pas assez souvent! Vraiment t’es trop compliquée, je pense que je vais demander à être muté chez quelqu’un d’autre moi!!!
- Cool! Parfait! Qu’on m’envoie un autre génie du ménage me faire la morale les jours glauques, et qui sait? Il saura peut-être mieux me prendre que toi!!!
Le génie du ménage me fixe trois secondes d’un air méchant et, pouf, disparaît de ma vue. L’ours a encore disparu au fond du bois, il ne me reste plus qu’à suivre ses traces une autre fois...
La mop: la serpillière
Suis partie en chasse, je suis à la trace cet ours blanc dont il me faut la peau aujourd'hui! Le créancier attend sa pitance demain, et je coure comme une folle entre deux boisés. Maudit ours, arrête donc de te cacher! Tu sais bien que je vais finir par t’attraper!!!
Ahah! N’est-ce pas toi que j’aperçois à l’horizon? À pas d’indiens, je m’avance, je tire une flèche et ajuste mon arc...
Plus propre sera sa blessure, meilleure sera sa peau! J’espère ne pas avoir à lui courir après toute la journée pour devoir l’achever à coups de massue d’ici minuit...
Le silence nous entoure, l’ours renifle l’air mais ne semble rien remarquer de particulier. Je m’apprête à tirer...
- Hé, Hé Étol, attends moi!
Un souffle d’air me passe prés de la joue, je tressaille, tire et rate ma cible. Dépitée je regarde l’ours qui part en flèche se cacher dans quelques recoins boisés. Je contemple d’un œil mauvais ce petit génie qui vient de se poser sur mon nez!
- Mais t’es « hallucinamment » tannant comme créature!!!
- Eh! Oh! T’as beau être toujours pas contente quand tu me vois, cela ne change pas l’objectif de ma mission! C’est pas de ma faute si l’on m’envoie dès que tu m’oublies!
- Ouais... Bon tu veux quoi là? Tu vois pas que je chasse? Je t'ai même pas oublié en plus! Tu crois quoi toi? Que j’ai que cela à faire le ménage!!! Si je ne rapporte pas cette peau d’ici demain matin, cela va être ma fête au village! Es-tu capable de comprendre cela dans ta minuscule tête de linotte?
- Ok, ok, t’as pas besoin de te fâcher autant!
- Ben si! Tu m’énerves à la fin! En plus j’ai passé la "mop" hier et fait ce que je devais faire pour ne pas te voir la face aujourd’hui! Alors ouste, du vent...
- Justement, t’étais si bien partie! Je me suis dit que cela pourrait t’encourager que de me voir deux minutes! L’autre fois tu m’as fait plein de reproches que je venais pas assez souvent! Vraiment t’es trop compliquée, je pense que je vais demander à être muté chez quelqu’un d’autre moi!!!
- Cool! Parfait! Qu’on m’envoie un autre génie du ménage me faire la morale les jours glauques, et qui sait? Il saura peut-être mieux me prendre que toi!!!
Le génie du ménage me fixe trois secondes d’un air méchant et, pouf, disparaît de ma vue. L’ours a encore disparu au fond du bois, il ne me reste plus qu’à suivre ses traces une autre fois...
La mop: la serpillière
mardi, avril 13, 2004
chiri mo tsumoreba yama to naru
(poussières entassées font montagnes)
Les grandes choses se font petit à petit
(poussières entassées font montagnes)
Les grandes choses se font petit à petit
塵も積もれば山となる
chiri mo tsumoreba yama to naru ...
Gros travail à finir pour jeudi et j’avance à la vitesse d’un escargot! Je piétine, je grogne, je voudrais mettre la charrue avant les bœufs, vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et déjà avoir fini! Avoir passé ces trois derniers examens qui me restent avant de retrouver cette liberté qui me manque pour écrire à ma guise...
Souvent dans quoi ce soit, ce sont toujours les dernières longueurs qui sont les plus rudes. Parfois je me demande pourquoi la vie est ainsi faite? Il doit y avoir pas mal de facteurs humains dans cette équation. Il y a peut-être la fatigue qui se joue de mes jours...
Cette fatigue du cerveau qui se glisse entre mes neurones et me parle du temps qui me passe sur la peau...
Mettre le feu au bouleau, feuilles après feuilles...
Jeu de mots, jeu de Juan, jeu de moi...

chiri mo tsumoreba yama to naru ...
Gros travail à finir pour jeudi et j’avance à la vitesse d’un escargot! Je piétine, je grogne, je voudrais mettre la charrue avant les bœufs, vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et déjà avoir fini! Avoir passé ces trois derniers examens qui me restent avant de retrouver cette liberté qui me manque pour écrire à ma guise...
Souvent dans quoi ce soit, ce sont toujours les dernières longueurs qui sont les plus rudes. Parfois je me demande pourquoi la vie est ainsi faite? Il doit y avoir pas mal de facteurs humains dans cette équation. Il y a peut-être la fatigue qui se joue de mes jours...
Cette fatigue du cerveau qui se glisse entre mes neurones et me parle du temps qui me passe sur la peau...
Mettre le feu au bouleau, feuilles après feuilles...
Jeu de mots, jeu de Juan, jeu de moi...

lundi, avril 12, 2004
La vie est un papillon éphémère arborant les ailes du paradoxe.
Benoît Gagnon
Au fond, c'est ça la solitude : s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.
August Strindberg
La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs.
Roger Mondolini
Benoît Gagnon
Au fond, c'est ça la solitude : s'envelopper dans le cocon de son âme, se faire chrysalide et attendre la métamorphose, car elle arrive toujours.
August Strindberg
La neige. C'est de la lumière dont la terre est couverte. Des franges d'écume sur les rochers. Un vol de papillons blancs.
Roger Mondolini
Lundi de Pâques...
Joyeuses Pâques à tous les regards qui liront ces mots envolés
dans l'invisible informatique...
Deux jours de congé, esprit déconnecté, réalité croquée...
Chasse aux œufs dans le jardin enneigé, tradition d’enfance restaurée pour Petite Clo, chez nous, les lapins et même parfois une cloche égarée déposent des chocolats dans des nids colorés.
Je retombe en enfance, Petite Clo, qui grandit mais qui sourit de l’imaginaire exposé et des chocolats offerts, cherche des trésors dans le ciel et la neige sous nos regards d'adultes amusés...



Après-midi de Pâques festif, nous nous retrouvons à faire la chasse aux papillons en fête dans une jolie serre à l’atmosphère tropicale, si douce au moral...
Camera au poing, chacun essaye d’attraper son petit vol de papillon. Les plantes plus vertes encore que dans mon souvenir me revitalise de l’intérieur. J'ai l’être qui se réveille de son hibernation forcée, c'est si bon...
Des centaines de papillons volent autour de nous, sans un bruit, ils nous frôlent doucement et parfois se dépose sur une manche, une jambe ou un bras. Avais-je jamais réalisé à quel point le vol d’un papillon était empreint de poésie?
Bruissements d'ailes et voltiges d'air, je les regarde émerveillée, papillons de toutes les couleurs, nous flottons dans une bulle de rêve. Peu à peu les badauds s’effacent et il ne restent plus que cette nature enchantée pour me ravir les idées...

dans l'invisible informatique...
Deux jours de congé, esprit déconnecté, réalité croquée...
Chasse aux œufs dans le jardin enneigé, tradition d’enfance restaurée pour Petite Clo, chez nous, les lapins et même parfois une cloche égarée déposent des chocolats dans des nids colorés.
Je retombe en enfance, Petite Clo, qui grandit mais qui sourit de l’imaginaire exposé et des chocolats offerts, cherche des trésors dans le ciel et la neige sous nos regards d'adultes amusés...



Après-midi de Pâques festif, nous nous retrouvons à faire la chasse aux papillons en fête dans une jolie serre à l’atmosphère tropicale, si douce au moral...
Camera au poing, chacun essaye d’attraper son petit vol de papillon. Les plantes plus vertes encore que dans mon souvenir me revitalise de l’intérieur. J'ai l’être qui se réveille de son hibernation forcée, c'est si bon...
Des centaines de papillons volent autour de nous, sans un bruit, ils nous frôlent doucement et parfois se dépose sur une manche, une jambe ou un bras. Avais-je jamais réalisé à quel point le vol d’un papillon était empreint de poésie?
Bruissements d'ailes et voltiges d'air, je les regarde émerveillée, papillons de toutes les couleurs, nous flottons dans une bulle de rêve. Peu à peu les badauds s’effacent et il ne restent plus que cette nature enchantée pour me ravir les idées...

samedi, avril 10, 2004
Easter Eggs...
Petite Clo de passage pour Pâques virevolte dans le salon, elle s'élance et s'envole dans l'air du temps...
Petite danseuse en herbe, elle nous fait un p'tit show. Le regard pétillant, on en redemande encore...
Entre la fabrication d'un mobile de Pâques et trois pas de danse, la vie s'écoule tendrement...

Petite Clo de passage pour Pâques virevolte dans le salon, elle s'élance et s'envole dans l'air du temps...
Petite danseuse en herbe, elle nous fait un p'tit show. Le regard pétillant, on en redemande encore...
Entre la fabrication d'un mobile de Pâques et trois pas de danse, la vie s'écoule tendrement...

vendredi, avril 09, 2004
Via Waving at myself...
How grammatically sound are you?

You are a MASTER of the English language!
While your English is not exactly perfect,
you are still more grammatically correct than
just about every American. Still, there is
always room for improvement...
brought to you by Quizilla

You are a MASTER of the English language!
While your English is not exactly perfect,
you are still more grammatically correct than
just about every American. Still, there is
always room for improvement...
brought to you by Quizilla
Vendredi Saint (bis)
Après la folie du quotidien croqué au vol du temps, deuxième étape plutôt coquine...
Elle nous entraîne dans un vendredi plus «seins» que Saint! Photos coquines et mini films coquin, c’est la fête des sens à la maison! Juan est aux anges. Entre bonheur et plaisir, rires et sourires, l’après midi s’envole dans la simple nudité de cette journée tranquille...
Pause salade et thé, à surveiller : nouvelle sélection de Radio Blog d’ici dimanche...
Après la folie du quotidien croqué au vol du temps, deuxième étape plutôt coquine...
Elle nous entraîne dans un vendredi plus «seins» que Saint! Photos coquines et mini films coquin, c’est la fête des sens à la maison! Juan est aux anges. Entre bonheur et plaisir, rires et sourires, l’après midi s’envole dans la simple nudité de cette journée tranquille...
Pause salade et thé, à surveiller : nouvelle sélection de Radio Blog d’ici dimanche...
Le Printemps du Haïku
Chez Leary, une belle initiative poétique, malheureusement je dois avouer ne pas être bien douée pour ce genre d'exercice! Cependant j'ai un ami poète qui adore ce style poétique, il a d'ailleurs depuis peu un petit coin virtuel où il dépose parfois ses mots...
Je sais qu'il ne m'en voudra pas de lui voler quelques mots pour l'occasion...
Doux soleil de mars
Et l'hiver qui agonise
Au son d'un violon
_________________________
Plus je découvre cette forme poétique, plus j'y suis sensible...
Quelques pistes virtuelles pour découvrir le monde du Haïku...
C'est à Basho (1644-1694) que l'on attribue la fragmentation du tanka ou du poème lié (les opinions diffèrent selon les spécialistes), c'est-à-dire la pratique d'écrire un hokku sans souci d'enchaînement. Bien longtemps après Basho, Shiki (père du haïku et du tanka modernes, 1867-1902) donne un nom à ce "chaînon" isolé: haïku (haïkaï-hokku).
Qu'est-ce donc que le haïku? C'est un poème sans mots, c'est-à-dire très bref, un tercet d'habituellement 17 (5/7/5) syllabes. Il contient une référence à la nature (kigo), à une réalité non seulement humaine. Sobre, précis, subtil, dense, sans artifice littéraire, il évite les marques habituelles du poétique, telles la rime et la métaphore. Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur.
Dans le vieil étang
Une grenouille saute
Un ploc dans l'eau!
Basho
Chez Leary, une belle initiative poétique, malheureusement je dois avouer ne pas être bien douée pour ce genre d'exercice! Cependant j'ai un ami poète qui adore ce style poétique, il a d'ailleurs depuis peu un petit coin virtuel où il dépose parfois ses mots...
Je sais qu'il ne m'en voudra pas de lui voler quelques mots pour l'occasion...
Et l'hiver qui agonise
Au son d'un violon
_________________________
Plus je découvre cette forme poétique, plus j'y suis sensible...
Quelques pistes virtuelles pour découvrir le monde du Haïku...
C'est à Basho (1644-1694) que l'on attribue la fragmentation du tanka ou du poème lié (les opinions diffèrent selon les spécialistes), c'est-à-dire la pratique d'écrire un hokku sans souci d'enchaînement. Bien longtemps après Basho, Shiki (père du haïku et du tanka modernes, 1867-1902) donne un nom à ce "chaînon" isolé: haïku (haïkaï-hokku).
Qu'est-ce donc que le haïku? C'est un poème sans mots, c'est-à-dire très bref, un tercet d'habituellement 17 (5/7/5) syllabes. Il contient une référence à la nature (kigo), à une réalité non seulement humaine. Sobre, précis, subtil, dense, sans artifice littéraire, il évite les marques habituelles du poétique, telles la rime et la métaphore. Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur.
Une grenouille saute
Un ploc dans l'eau!
Basho
Vendredi Saint...
Un grand soleil dans un ciel d'azur pour éclairer cette journée de congé. Travail de fin de session, nouveau soleil, fonte des neige et quête de photos, un tout qui éloigne mes heures de l'ordinateur...
Encore une dizaine de jours et je pourrais alors souffler, reprendre le rythme des mots qui me manque....
Ces mots qui se déroulent en silence dans ma tête avant de s'effacer dans le temps qui passe. Pas de papier, pas de jardin virtuel pour ces petits mots oubliés qui voguent dans l'océan de nulle part...
"Patience, patience", chuchote une petite voix toute douce dans mes idées embrouillées...
Un grand soleil dans un ciel d'azur pour éclairer cette journée de congé. Travail de fin de session, nouveau soleil, fonte des neige et quête de photos, un tout qui éloigne mes heures de l'ordinateur...
Encore une dizaine de jours et je pourrais alors souffler, reprendre le rythme des mots qui me manque....
Ces mots qui se déroulent en silence dans ma tête avant de s'effacer dans le temps qui passe. Pas de papier, pas de jardin virtuel pour ces petits mots oubliés qui voguent dans l'océan de nulle part...
"Patience, patience", chuchote une petite voix toute douce dans mes idées embrouillées...
On doit continuer à chercher pour trouver. Quand le soleil se perd dans la nuit, l'espoir guette un reflet.
Louise Gélinas
J'ai vécu comme une ombre
Et pourtant j'ai su chanter le soleil.
Paul Eluard
L'éternité
C'est la mer mêlée
Au soleil.
Arthur Rimbaud
Louise Gélinas
J'ai vécu comme une ombre
Et pourtant j'ai su chanter le soleil.
Paul Eluard
L'éternité
C'est la mer mêlée
Au soleil.
Arthur Rimbaud
jeudi, avril 08, 2004
Rewind in Time...
Promenade sur le lac gelé avec Chanelle la belle (déc 2003)...





Mici Sylvie, t'es la meilleure! ;)
Grâce à la gentilesse de Vivi,
"Vol de mots" pourra désormais croquer du quotidien
au numérique de plus en plus souvent
(À suivre)...

Promenade sur le lac gelé avec Chanelle la belle (déc 2003)...





Mici Sylvie, t'es la meilleure! ;)
Grâce à la gentilesse de Vivi,
"Vol de mots" pourra désormais croquer du quotidien
au numérique de plus en plus souvent
(À suivre)...

mercredi, avril 07, 2004
Cochon dingue et ville tranquille...

Comme promis, l'homme m'emmena au resto pour ma fête de blog. C'est au Cochon dingue que nous atterrîmes. Une petite pause, un doux moment de détente et de sourires partagés dans ce quotidien qui nous absorbe et nous emporte....




Avant de rentrer à la maison, pause IGA, bouffe pour chats et compagnie... Ouvert tous les jours jusqu'à 10 hres du soir, c'est notre point de ravitaillement le plus prés de chez nous...

J'amuse la galerie, les p'tits commis me regardent du coin de l'oeil, le sourire aux lèvres, prendre les homards en photo! Comme me dit Juan amusé malgré lui: "Là, tu te défoules fort mon coeur!"





Comme promis, l'homme m'emmena au resto pour ma fête de blog. C'est au Cochon dingue que nous atterrîmes. Une petite pause, un doux moment de détente et de sourires partagés dans ce quotidien qui nous absorbe et nous emporte....




Avant de rentrer à la maison, pause IGA, bouffe pour chats et compagnie... Ouvert tous les jours jusqu'à 10 hres du soir, c'est notre point de ravitaillement le plus prés de chez nous...

J'amuse la galerie, les p'tits commis me regardent du coin de l'oeil, le sourire aux lèvres, prendre les homards en photo! Comme me dit Juan amusé malgré lui: "Là, tu te défoules fort mon coeur!"




Back from reality...
Entre deux temps...
Semaine chargée, semaine remplie de toutes sortes d’émotions conflictuelles, paradoxales, semaine bourrée d’événements plaisants, de travail retardé. Sans oublier une fin de session à travailler, encore 15 jours et c'est la fête!!!
Hier s’est tenu de lancement de la Revue 29-30 de l’Écrit Primal (230 pages de poésies et nouvelles...) sentiments mitigés devant mes nouvelles en pages! Un peu honteuse de n’avoir pas eu le temps de les retravailler assez, de les polir à leur juste titre, je les trouve un peu trop «produit brut» à mon goût! Je les relis pour y voir toutes sortes de corrections, cela m’apprendra d’abord!!! Prochaine étape dans mon parcours de mots, le «retravaillage de texte», je me colle donc un gros Post-it dans le cerveau et je continue ma route...
Le lancement fut une belle réussite. Entre Gabriel à la guitare, les Vitamines Bleues en prestation et un zeste de « Baladi » (danse orientale), ce lancement fut à l’image du produit dévoilé, tout en contraste, en couleurs et en talent...
Le 17 mars, je mentionnai l’exposition Ivresse. J’avais lors d’un atelier d’écriture soumis 3 textes inspirés par 3 photos de l’expo qui se tient cette semaine à la salle d’expo du Pav. Desjardins sur le campus. J’avais laissé s’envoler quelques lignes qui accompagnaient des bateaux dans la brume...
J’avais aussi écrit quelques lignes pour une bizarre photo de crânes polis par le temps, et finalement j’avais aussi choisi une photo représentant un instant de prière oriental. Vu que le thème de l’expo est l’ivresse, j’ai laissé couler les mots dans cette direction le regard fixé sur cette photo, ainsi naquit "Ivresse Invisible"...
Durant le lancement et la remise des prix de différents concours reliés à la revue, se tenait aussi le vote du public pour les deux textes de cette exposition sur l’ivresse...
Quelle ne fut pas ma surprise, en fin de programme, lorsque l'on annonça le deuxième prix du public d’entendre mon nom! Petit moment d’ivresse intérieure...
Ainsi pour la première fois de ma vie, je gagnai un prix, tout petit (25$ dans la librairie du coin), et un grand plaisir que je savourais comme un chocolat praliné ( c’est super bon le temps que tu le manges, puis voilà c’est tout, la vie continue...). Cependant je fus toute touchée de recevoir un prix voté par le public! Rien ne m’eut fait si plaisir, si le 25$ est le praliné, juste l’appréciation du public m’aurait suffit comme chocolat à savourer...
Du coup, cet après midi, le soleil dans le ciel, le sourire dans le cœur, je me suis empréssée de croquer le praliné...
J’ai eu vite fait de réinvestir ce petit prix, petit rayon de soleil brûlant dans un printemps qui n’en a que le nom, en m’achetant un autre cahier Clairefontaine (j’adore sentir glisser la plume sur le papier satiné d’un Clairefontaine, c’en est presque jouissif si je me laisse trop aller!:lol:) et 3 petits livres Folio tout neuf :
- Plongée dans la vie nocturne... Henri Miller
- Apollon et les putains Carlos Fuentes
- Un ange passe Les anges de la littérature (Folio Pocket)
Et un roman de Gabrielle Roy : La rivière sans repos. Ce sera la première fois que je lirai Gabrielle Roy, dame classique de la littérature québécoise...
Mais voilà P'tit Jay qui débarque dans le silence de mes 4 murs, gotta go back to work now...
Entre deux temps...
Semaine chargée, semaine remplie de toutes sortes d’émotions conflictuelles, paradoxales, semaine bourrée d’événements plaisants, de travail retardé. Sans oublier une fin de session à travailler, encore 15 jours et c'est la fête!!!
Hier s’est tenu de lancement de la Revue 29-30 de l’Écrit Primal (230 pages de poésies et nouvelles...) sentiments mitigés devant mes nouvelles en pages! Un peu honteuse de n’avoir pas eu le temps de les retravailler assez, de les polir à leur juste titre, je les trouve un peu trop «produit brut» à mon goût! Je les relis pour y voir toutes sortes de corrections, cela m’apprendra d’abord!!! Prochaine étape dans mon parcours de mots, le «retravaillage de texte», je me colle donc un gros Post-it dans le cerveau et je continue ma route...
Le lancement fut une belle réussite. Entre Gabriel à la guitare, les Vitamines Bleues en prestation et un zeste de « Baladi » (danse orientale), ce lancement fut à l’image du produit dévoilé, tout en contraste, en couleurs et en talent...
Le 17 mars, je mentionnai l’exposition Ivresse. J’avais lors d’un atelier d’écriture soumis 3 textes inspirés par 3 photos de l’expo qui se tient cette semaine à la salle d’expo du Pav. Desjardins sur le campus. J’avais laissé s’envoler quelques lignes qui accompagnaient des bateaux dans la brume...
J’avais aussi écrit quelques lignes pour une bizarre photo de crânes polis par le temps, et finalement j’avais aussi choisi une photo représentant un instant de prière oriental. Vu que le thème de l’expo est l’ivresse, j’ai laissé couler les mots dans cette direction le regard fixé sur cette photo, ainsi naquit "Ivresse Invisible"...
Durant le lancement et la remise des prix de différents concours reliés à la revue, se tenait aussi le vote du public pour les deux textes de cette exposition sur l’ivresse...
Quelle ne fut pas ma surprise, en fin de programme, lorsque l'on annonça le deuxième prix du public d’entendre mon nom! Petit moment d’ivresse intérieure...
Ainsi pour la première fois de ma vie, je gagnai un prix, tout petit (25$ dans la librairie du coin), et un grand plaisir que je savourais comme un chocolat praliné ( c’est super bon le temps que tu le manges, puis voilà c’est tout, la vie continue...). Cependant je fus toute touchée de recevoir un prix voté par le public! Rien ne m’eut fait si plaisir, si le 25$ est le praliné, juste l’appréciation du public m’aurait suffit comme chocolat à savourer...
Du coup, cet après midi, le soleil dans le ciel, le sourire dans le cœur, je me suis empréssée de croquer le praliné...
J’ai eu vite fait de réinvestir ce petit prix, petit rayon de soleil brûlant dans un printemps qui n’en a que le nom, en m’achetant un autre cahier Clairefontaine (j’adore sentir glisser la plume sur le papier satiné d’un Clairefontaine, c’en est presque jouissif si je me laisse trop aller!:lol:) et 3 petits livres Folio tout neuf :
- Plongée dans la vie nocturne... Henri Miller
- Apollon et les putains Carlos Fuentes
- Un ange passe Les anges de la littérature (Folio Pocket)
Et un roman de Gabrielle Roy : La rivière sans repos. Ce sera la première fois que je lirai Gabrielle Roy, dame classique de la littérature québécoise...
Mais voilà P'tit Jay qui débarque dans le silence de mes 4 murs, gotta go back to work now...
lundi, avril 05, 2004
Cogitations...
L’homme à la machine, la femme trépigne et se résigne. Elle attend son tour, sage comme une image de Pâques...
Demain mardi, ce blog aura un an! Juan me dit :
- Pour ta fête de blog, je te sors au resto ma belle!
- Heu, c’est gentil merci! Mais c’est pas un si big deal!
- Oui, je suis fier de toi, j’ai envie de te faire plaisir, j’aime ça que tu écrives...
L’écriture et ma vie, une drôle d’histoire qui me fait vivre des joies et des peines, des hauts et des bas, et qui mène ma vie en marge de cette norme qui fait la masse...
Je dois avouer traverser ces derniers temps une autre de ces phases de doutes qui m’avalent les idées pour les assombrir à foison...
J’ai ainsi réalisé ces dernières semaines toute l’ampleur de ce traumatisme que je trimballe au fond de mon cœur. Toute cette insécurité qui m’envahit lorsque je pense à l’écriture comme un tout dans ma vie. Je sais que les racines de ce malaise plongent jusqu'à ma dix-septième année. Alors que j'étais toute fraîche et naïve, je scellai mon destin. J’annonçai un jour à ma mère que je n’avais pas d’autre plan de carrière que celui d’écrire...
Cela faisait des semaines que je réfléchissais à une façon de sortir cette décision au grand jour. Une manière douce pour sortir ma condition du placard pas si secret qui la cachait...
Je m’attendais à une réaction. Je ne m’attendais pas à ce que le ciel me tombe sur la tête! Et pourtant...
Je ne pense pas que ma vie fut vraiment jamais la même ensuite. Ce fossé, qui allait avec les années noyer la mince relation que j’entretenais avec elle, commença à sérieusement se creuser à partir de cet instant, bien aidé par mon beau-père qui se faisait une joie de se mettre à l’ouvrage afin de l’approfondir au plus vite...
Ainsi commença la bataille des mots...
Cette perception alors subtile que jamais je ne deviendrais ce que l’on attendait de moi. Que le chemin qui me conduirait à devenir ce que j’étais au fond de moi-même serait long et bien escarpé. Que je devrais me battre corps et âme pour ne pas me faire écraser par cette masse qui trop souvent cherche à imposer ses normes futiles. Traîner cette mentalité parentale d’un autre temps, d'un autre continent, en ce nouveau monde rempli de liberté et d'ouverture ne fut pas une mince tâche...
Se battre dur comme fer jusqu'à devenir aussi dure que le fer...
Lutter telle une chienne enragée pour ne jamais lâcher le morceau malgré les privations, les menaces et tout ce qui s’ensuit de désagréable...
Entendre années après années : « Tu n’es pas normale! Tu ne feras jamais rien de ta vie comme ça! Prends l’écriture comme hobby cela suffit! L’écriture c’est pas un métier, c’est pas un travail. L’écriture ce n’est pas une situation!!! Tu n’arriveras jamais à rien, tu te bats dans le vide ma pauvre!!! L’écriture c’est du vent, cela ne fait pas manger! Je ferai tout pour casser cette idée stupide! Tu écris, tu écris, c’est comme ne rien faire écrire! Cela ne mène à rien! Tu veux écrire et c’est tout! Et bien alors débrouille toi! Et surtout ne compte pas sur moi!!! »
Des années de lutte, le cœur en peine, incompris, blessé, prisonnier de ce feu intérieur qui brûle tout sur son passage et qui ordonne sans pitié: « Tu écris ou tu crèves, c’est clair! Tu écris et tu ne te laisses pas faire!!! »
Écrire ce broyage de noir et s’isoler davantage. Écrire des histoires qui s’envolent et s’effacent dans cette vingtaine qui se passe...
Apprendre à vivre en marge de cette norme qui s’éloigne. Se consoler auprès de son Prince qui est venu nous chercher sur son magnifique cheval blanc et qui doucement nous murmure à l’oreille les soirs de désespoir : « Je suis là mon minou, je serais toujours là, je te protégerais de tout ceux qui veulent te faire du mal, je suis là pour toi, ne pleure pas... » ( si j’avais su dans ce temps là que ce serait toi qui me ferait le plus de mal, aurais-je ri ou hurlé?) Faire la tournée des châteaux, s’enivrer de voyages et de promesses maintes fois répétées pour mieux se retrouver en miettes, le cœur broyé et les mots étouffés...
Trouver un ange qui se prend d’affection pour ce phénomène de société qui frôle sa vie. Il se met en tête de le ramasser à la petite cuillère pour en recoller ensuite tendrement les morceaux...
Permettre aux mots de jaillir à nouveau, ressentir suinter la sève douce des phrases qui coulent, se relever et repartir en guerre...
Regarder arriver la trentaine légèrement étonnée d’être encore là. Prendre de l’âge et de la raison, accepter certaines de ces règles qui forment les normes de cette société qui m’héberge...
Se muer dans cette norme, y construire un nid, se rendre compte que finalement l’on possède certaines qualités et que celles-ci appartiennent au monde des mots...
Reprendre le fil des mots, reprendre pied, maîtriser ce feu intérieur encore trop dévastateur pour le transformer en instrument de chaleur et de sécurité...
Un jour, comme ça, sans trop savoir pourquoi, ouvrir un blog et sans trop le comprendre s’ouvrir au monde…
Trouver cette discipline d’écriture tant de fois attrapée et perdue, la retrouver pour s’en faire une amie avec un nom inventé dans mes rêves, un nom oublié du passé effacé…
Réaliser que des inconnus apprécient cette écriture enfin sortie du placard de la honte…
Comment expliquer la chaleur qui enrobe mon coeur lorsque ces mots envolés touchent un lecteur invisible qui s’exprime en quelques doux mots. Comment l’expliquer si ce n’est que par un tout petit mot : Gratitude…
Être troublée, laisser glisser les idées, constater avec les mois passés ce traumatisme qui émerge au grand jour de mes pensées…
Pourquoi ne puis-je jamais être vraiment contente, satisfaite de ce que j’écris? Pourquoi toujours cette voix qui n’est pas l’une des miennes et qui s’amuse à me narguer le cerveau?
À force de se poser des questions, l’on finit toujours par en percevoir quelques réponses. (La vérité est en nous disent les sages). Il n’est cependant pas toujours facile de les affronter sans avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Et pourtant…
Pourtant demain Etolane aura un an, elle est tout contente, elle danse de joie au milieu d’un grand Pow-Wow imaginaire…
Cet anniversaire virtuel correspondra avec le jour du lancement de la nouvelle édition de la revue L’Écrit Primal, qui contient en ses centaines de pages, trois nouvelles qui sont les miennes…
Trois nouvelles qui ont d’abord été mâché par ce blog avant de se retrouver devant le comité de lecture qui décida de leur sort…
Ainsi Péché Salé, le premier texte qui trouva ici ses quartiers en aura bientôt de tout neuf en fibres végétales. La petite note de Fa, inspirée par Blogue ta musique de Jean-Luc et commanditée par Petite Clo qui me poussa à l’envoyer sera aussi de la partie, accompagnée d’un texte hybride nommé Pensées éparses, fruit de l’été qui se savoure…
L’écriture avance et prend forme, je vais essayer de soigner mon traumatisme lettré dans la prochaine année (cherche psy littéraire pour thérapie ciblée)…




L’homme à la machine, la femme trépigne et se résigne. Elle attend son tour, sage comme une image de Pâques...
Demain mardi, ce blog aura un an! Juan me dit :
- Pour ta fête de blog, je te sors au resto ma belle!
- Heu, c’est gentil merci! Mais c’est pas un si big deal!
- Oui, je suis fier de toi, j’ai envie de te faire plaisir, j’aime ça que tu écrives...
L’écriture et ma vie, une drôle d’histoire qui me fait vivre des joies et des peines, des hauts et des bas, et qui mène ma vie en marge de cette norme qui fait la masse...
Je dois avouer traverser ces derniers temps une autre de ces phases de doutes qui m’avalent les idées pour les assombrir à foison...
J’ai ainsi réalisé ces dernières semaines toute l’ampleur de ce traumatisme que je trimballe au fond de mon cœur. Toute cette insécurité qui m’envahit lorsque je pense à l’écriture comme un tout dans ma vie. Je sais que les racines de ce malaise plongent jusqu'à ma dix-septième année. Alors que j'étais toute fraîche et naïve, je scellai mon destin. J’annonçai un jour à ma mère que je n’avais pas d’autre plan de carrière que celui d’écrire...
Cela faisait des semaines que je réfléchissais à une façon de sortir cette décision au grand jour. Une manière douce pour sortir ma condition du placard pas si secret qui la cachait...
Je m’attendais à une réaction. Je ne m’attendais pas à ce que le ciel me tombe sur la tête! Et pourtant...
Je ne pense pas que ma vie fut vraiment jamais la même ensuite. Ce fossé, qui allait avec les années noyer la mince relation que j’entretenais avec elle, commença à sérieusement se creuser à partir de cet instant, bien aidé par mon beau-père qui se faisait une joie de se mettre à l’ouvrage afin de l’approfondir au plus vite...
Ainsi commença la bataille des mots...
Cette perception alors subtile que jamais je ne deviendrais ce que l’on attendait de moi. Que le chemin qui me conduirait à devenir ce que j’étais au fond de moi-même serait long et bien escarpé. Que je devrais me battre corps et âme pour ne pas me faire écraser par cette masse qui trop souvent cherche à imposer ses normes futiles. Traîner cette mentalité parentale d’un autre temps, d'un autre continent, en ce nouveau monde rempli de liberté et d'ouverture ne fut pas une mince tâche...
Se battre dur comme fer jusqu'à devenir aussi dure que le fer...
Lutter telle une chienne enragée pour ne jamais lâcher le morceau malgré les privations, les menaces et tout ce qui s’ensuit de désagréable...
Entendre années après années : « Tu n’es pas normale! Tu ne feras jamais rien de ta vie comme ça! Prends l’écriture comme hobby cela suffit! L’écriture c’est pas un métier, c’est pas un travail. L’écriture ce n’est pas une situation!!! Tu n’arriveras jamais à rien, tu te bats dans le vide ma pauvre!!! L’écriture c’est du vent, cela ne fait pas manger! Je ferai tout pour casser cette idée stupide! Tu écris, tu écris, c’est comme ne rien faire écrire! Cela ne mène à rien! Tu veux écrire et c’est tout! Et bien alors débrouille toi! Et surtout ne compte pas sur moi!!! »
Des années de lutte, le cœur en peine, incompris, blessé, prisonnier de ce feu intérieur qui brûle tout sur son passage et qui ordonne sans pitié: « Tu écris ou tu crèves, c’est clair! Tu écris et tu ne te laisses pas faire!!! »
Écrire ce broyage de noir et s’isoler davantage. Écrire des histoires qui s’envolent et s’effacent dans cette vingtaine qui se passe...
Apprendre à vivre en marge de cette norme qui s’éloigne. Se consoler auprès de son Prince qui est venu nous chercher sur son magnifique cheval blanc et qui doucement nous murmure à l’oreille les soirs de désespoir : « Je suis là mon minou, je serais toujours là, je te protégerais de tout ceux qui veulent te faire du mal, je suis là pour toi, ne pleure pas... » ( si j’avais su dans ce temps là que ce serait toi qui me ferait le plus de mal, aurais-je ri ou hurlé?) Faire la tournée des châteaux, s’enivrer de voyages et de promesses maintes fois répétées pour mieux se retrouver en miettes, le cœur broyé et les mots étouffés...
Trouver un ange qui se prend d’affection pour ce phénomène de société qui frôle sa vie. Il se met en tête de le ramasser à la petite cuillère pour en recoller ensuite tendrement les morceaux...
Permettre aux mots de jaillir à nouveau, ressentir suinter la sève douce des phrases qui coulent, se relever et repartir en guerre...
Regarder arriver la trentaine légèrement étonnée d’être encore là. Prendre de l’âge et de la raison, accepter certaines de ces règles qui forment les normes de cette société qui m’héberge...
Se muer dans cette norme, y construire un nid, se rendre compte que finalement l’on possède certaines qualités et que celles-ci appartiennent au monde des mots...
Reprendre le fil des mots, reprendre pied, maîtriser ce feu intérieur encore trop dévastateur pour le transformer en instrument de chaleur et de sécurité...
Un jour, comme ça, sans trop savoir pourquoi, ouvrir un blog et sans trop le comprendre s’ouvrir au monde…
Trouver cette discipline d’écriture tant de fois attrapée et perdue, la retrouver pour s’en faire une amie avec un nom inventé dans mes rêves, un nom oublié du passé effacé…
Réaliser que des inconnus apprécient cette écriture enfin sortie du placard de la honte…
Comment expliquer la chaleur qui enrobe mon coeur lorsque ces mots envolés touchent un lecteur invisible qui s’exprime en quelques doux mots. Comment l’expliquer si ce n’est que par un tout petit mot : Gratitude…
Être troublée, laisser glisser les idées, constater avec les mois passés ce traumatisme qui émerge au grand jour de mes pensées…
Pourquoi ne puis-je jamais être vraiment contente, satisfaite de ce que j’écris? Pourquoi toujours cette voix qui n’est pas l’une des miennes et qui s’amuse à me narguer le cerveau?
À force de se poser des questions, l’on finit toujours par en percevoir quelques réponses. (La vérité est en nous disent les sages). Il n’est cependant pas toujours facile de les affronter sans avoir envie de prendre ses jambes à son cou. Et pourtant…
Pourtant demain Etolane aura un an, elle est tout contente, elle danse de joie au milieu d’un grand Pow-Wow imaginaire…
Cet anniversaire virtuel correspondra avec le jour du lancement de la nouvelle édition de la revue L’Écrit Primal, qui contient en ses centaines de pages, trois nouvelles qui sont les miennes…
Trois nouvelles qui ont d’abord été mâché par ce blog avant de se retrouver devant le comité de lecture qui décida de leur sort…
Ainsi Péché Salé, le premier texte qui trouva ici ses quartiers en aura bientôt de tout neuf en fibres végétales. La petite note de Fa, inspirée par Blogue ta musique de Jean-Luc et commanditée par Petite Clo qui me poussa à l’envoyer sera aussi de la partie, accompagnée d’un texte hybride nommé Pensées éparses, fruit de l’été qui se savoure…
L’écriture avance et prend forme, je vais essayer de soigner mon traumatisme lettré dans la prochaine année (cherche psy littéraire pour thérapie ciblée)…




Twilight Hour
Ce matin, je me lève tôt. Je remarque que la lueur du jour est inhabituelle mais comme les derniers jours trimballent cette même lumière blanchâtre, je n’y fais guère attention. Je me trouve super organisée et je pars en avance, trop fière de ma pomme. Je me réveille tranquillement durant le trajet qui me mène en ville…
Arrivée sur le parking, je trouve un calme de circonstance. Plus consciente du froid cinglant que de mon environnement, je passe, cool ma poule, la porte de mon bâtiment. J’ai plus d’une demi-heure d’avance, correct, je passe me prendre un café…
Je monte calmement l’escalier, les couloirs sont déserts. C’est normal, j’ai une demie heure d’avance. Je me dis que je vais pouvoir lire quelques pages avant que ne débarque le troupeau de mes pairs….
Guillerette, j’arrive devant ma salle de cours, la porte est ouverte et oh! Surprise!!! La salle est remplie, silencieuse, et en plein travail! Moment de choc intense!!!! Je cligne des yeux! Hésitante, j’avance à pas de loups et timidement j'entre dans la salle…
Le troupeau lève la tête. Je reste là trois secondes, incrédule, ok! Complètement déconcertée! « Ben voyons y’est supposé être 8hres et le cours commence à la demi! C’est quoi ce truc!!!».
L’on corrige l’examen, je me dirige vers le bureau de la prof, elle me demande mon nom, cherche ma copie. Je jette un coup d’oeil à la pendule qui affiche bien 8 hres. Je regarde ma montre. Fait mon possible pour paraître le plus détachée possible tout en essayant de calculer de combien je peux être en retard sans en réaliser le comment! Mon cerveau encore sous le choc rame désespérément en ce petit matin gris pour comprendre ma vie, lorsque miracle, je débloque et chuchote à la prof…
- Mais!?!? Est-ce que l’on a changé d’heure?
Elle me regarde, une lueur amusée au fond de l’œil…
- Oui depuis dimanche…
- Oooohhh...
Je prends ma copie et m’assois sur la chaise la plus proche, un peu sonnée. Ma p’tite bulle de week-end vient de m’exploser en pleine face, aille, ça fait mal….
Ce matin, je me lève tôt. Je remarque que la lueur du jour est inhabituelle mais comme les derniers jours trimballent cette même lumière blanchâtre, je n’y fais guère attention. Je me trouve super organisée et je pars en avance, trop fière de ma pomme. Je me réveille tranquillement durant le trajet qui me mène en ville…
Arrivée sur le parking, je trouve un calme de circonstance. Plus consciente du froid cinglant que de mon environnement, je passe, cool ma poule, la porte de mon bâtiment. J’ai plus d’une demi-heure d’avance, correct, je passe me prendre un café…
Je monte calmement l’escalier, les couloirs sont déserts. C’est normal, j’ai une demie heure d’avance. Je me dis que je vais pouvoir lire quelques pages avant que ne débarque le troupeau de mes pairs….
Guillerette, j’arrive devant ma salle de cours, la porte est ouverte et oh! Surprise!!! La salle est remplie, silencieuse, et en plein travail! Moment de choc intense!!!! Je cligne des yeux! Hésitante, j’avance à pas de loups et timidement j'entre dans la salle…
Le troupeau lève la tête. Je reste là trois secondes, incrédule, ok! Complètement déconcertée! « Ben voyons y’est supposé être 8hres et le cours commence à la demi! C’est quoi ce truc!!!».
L’on corrige l’examen, je me dirige vers le bureau de la prof, elle me demande mon nom, cherche ma copie. Je jette un coup d’oeil à la pendule qui affiche bien 8 hres. Je regarde ma montre. Fait mon possible pour paraître le plus détachée possible tout en essayant de calculer de combien je peux être en retard sans en réaliser le comment! Mon cerveau encore sous le choc rame désespérément en ce petit matin gris pour comprendre ma vie, lorsque miracle, je débloque et chuchote à la prof…
- Mais!?!? Est-ce que l’on a changé d’heure?
Elle me regarde, une lueur amusée au fond de l’œil…
- Oui depuis dimanche…
- Oooohhh...
Je prends ma copie et m’assois sur la chaise la plus proche, un peu sonnée. Ma p’tite bulle de week-end vient de m’exploser en pleine face, aille, ça fait mal….
dimanche, avril 04, 2004
Dédales virtuels...
Dédale: (Petit Robert): 1543 dédalus, lat Daedalus, gr Daidalos, nom du constructeur légendaire du labyrinthe de Crète. 1: Lieu où l'on risque de s'égarer à cause de la complication des détours. 2: Ensemble de choses embrouillées.

Hier, au détour de la blogosphère, je suis tombée par hasard sur ce petit site en me disant: "Tiens, j’en parlerais demain"... Qu’ils sont trop trognon ces p’tites bouilles d’enfants devenus blogueurs! Jean-Luc plus rapide que son ombre (et surtout que moi *clin d’œil*) est lui aussi passé par là! Suivez la piste de ces enfants devenus grands, sourires garantis...
Le Journal de Travers de Jack Sigurson s’est transformé avec le printemps. Je crus un instant l’avoir perdu, mais en passant par là, je finis par retrouver mon chemin virtuel...
Taian Akita, bien entourée a fêté hier la journée de Shakespeare, je réalise que je connais peu Shakespeare si ce n'est des classiques "archimachés". Voilà l'occasion de découvrir...
Oldcola prend des vacances, j’espère qu’elles ne dureront pas trop longtemps, et qu’il en reviendra avec plein d’aventures à nous conter...
Je me perds dans le dédale des blogs qui flottent dans la blogosphère, je deviens poussière de vie. Je contemple l’immensité humaine qui anime cette sphère virtuelle, dans laquelle nous nous égarons, insouciants et libres...
Il y a tant de voix, tant de mots, tant d'avis divers, tant d'esprits qui grouillent et gargouillent! Il est si facile de s’y perdre, de s’y noyer, de s'oublier...
Comme une pieuvre gigantesque avec des tentacules qui parcourent la planète, elle absorbe les mots, elle s'ébat en un océan de phrases. Parfois lorsque je me promène, invisible en son sein, de cloques en cloques, je me ballade le cerveau "paradoxé"...
Les yeux rivés sur l’écran, je «m’entourne» les idées. Puis je reviens dans ce petit coin de rien, un peu chamboulée de toutes ces pensées rencontrées...
C’est le tourbillon de la blogosphère qui m’avale, poussière de moi en ce désert virtuel d’humanité partagée...
Dédale: (Petit Robert): 1543 dédalus, lat Daedalus, gr Daidalos, nom du constructeur légendaire du labyrinthe de Crète. 1: Lieu où l'on risque de s'égarer à cause de la complication des détours. 2: Ensemble de choses embrouillées.

Hier, au détour de la blogosphère, je suis tombée par hasard sur ce petit site en me disant: "Tiens, j’en parlerais demain"... Qu’ils sont trop trognon ces p’tites bouilles d’enfants devenus blogueurs! Jean-Luc plus rapide que son ombre (et surtout que moi *clin d’œil*) est lui aussi passé par là! Suivez la piste de ces enfants devenus grands, sourires garantis...
Le Journal de Travers de Jack Sigurson s’est transformé avec le printemps. Je crus un instant l’avoir perdu, mais en passant par là, je finis par retrouver mon chemin virtuel...
Taian Akita, bien entourée a fêté hier la journée de Shakespeare, je réalise que je connais peu Shakespeare si ce n'est des classiques "archimachés". Voilà l'occasion de découvrir...
Oldcola prend des vacances, j’espère qu’elles ne dureront pas trop longtemps, et qu’il en reviendra avec plein d’aventures à nous conter...
Je me perds dans le dédale des blogs qui flottent dans la blogosphère, je deviens poussière de vie. Je contemple l’immensité humaine qui anime cette sphère virtuelle, dans laquelle nous nous égarons, insouciants et libres...
Il y a tant de voix, tant de mots, tant d'avis divers, tant d'esprits qui grouillent et gargouillent! Il est si facile de s’y perdre, de s’y noyer, de s'oublier...
Comme une pieuvre gigantesque avec des tentacules qui parcourent la planète, elle absorbe les mots, elle s'ébat en un océan de phrases. Parfois lorsque je me promène, invisible en son sein, de cloques en cloques, je me ballade le cerveau "paradoxé"...
Les yeux rivés sur l’écran, je «m’entourne» les idées. Puis je reviens dans ce petit coin de rien, un peu chamboulée de toutes ces pensées rencontrées...
C’est le tourbillon de la blogosphère qui m’avale, poussière de moi en ce désert virtuel d’humanité partagée...
Instants...
Après une nuit agitée ponctuée d’un rêve particulièrement troublant. Je me lève dans une atmosphère de lait. Des flocons virevoltent dans cette ambiance étrange! Serveur en rade, mes mots s’évadent. L’homme émerge et répare avant de faire sa collecte de sang routinière...
- Oye! Ben là il est épais à matin! T’as vu comme il est foncé, me dit-il en me montrant une minuscule goutte sur son doigt...
- Mmmm, ben t’es à combien?
Petit bip de la machine qui a fini de calculer et prononce son premier chiffre de la journée...
- Ouais, 17! Constate-t-il sa pique à la main.
Il plonge l’aiguille dans sa chair tendre, me sourit et demande :
- Bon, tu veux quoi au p’tit déjeuner?
Et il enclenche sa journée comme si de rien n’était. C’est ça mon homme, du courage en bloc dans un corps fragile mais bien agréable à croquer...
Après une nuit agitée ponctuée d’un rêve particulièrement troublant. Je me lève dans une atmosphère de lait. Des flocons virevoltent dans cette ambiance étrange! Serveur en rade, mes mots s’évadent. L’homme émerge et répare avant de faire sa collecte de sang routinière...
- Oye! Ben là il est épais à matin! T’as vu comme il est foncé, me dit-il en me montrant une minuscule goutte sur son doigt...
- Mmmm, ben t’es à combien?
Petit bip de la machine qui a fini de calculer et prononce son premier chiffre de la journée...
- Ouais, 17! Constate-t-il sa pique à la main.
Il plonge l’aiguille dans sa chair tendre, me sourit et demande :
- Bon, tu veux quoi au p’tit déjeuner?
Et il enclenche sa journée comme si de rien n’était. C’est ça mon homme, du courage en bloc dans un corps fragile mais bien agréable à croquer...
vendredi, avril 02, 2004
Article bouclé, semaine terminée, cerveau essoufflé...
Bientôt la fin des cours, bientôt la ribambelle d’examens, et ensuite viendra l’été et ses longues journées...
L’été et le lac bleuté, ses journées chaudes, si j’y pense trop fort, j’y suis déjà! Mais attention ne jamais mettre la charrue avant les bœufs disait Mère-grand si sagement...
D'ailleurs, c'est tout aussi sagement que je vais laisser la fatigue me guider vers l'intimité de mes draps frais...
Bientôt la fin des cours, bientôt la ribambelle d’examens, et ensuite viendra l’été et ses longues journées...
L’été et le lac bleuté, ses journées chaudes, si j’y pense trop fort, j’y suis déjà! Mais attention ne jamais mettre la charrue avant les bœufs disait Mère-grand si sagement...
D'ailleurs, c'est tout aussi sagement que je vais laisser la fatigue me guider vers l'intimité de mes draps frais...
jeudi, avril 01, 2004
Autobiographie fictive, Sans titre...
Lunes après lunes, elle n’en finissait plus de grossir! Tant et si bien que je crus un temps qu’elle allait finir par exploser! Heureusement, cela n’arriva pas et de son énorme ventre sortit 3 minuscules bébés...
J’étais comblé, fier de voir ma famille s’agrandir, je chassais avec succès. Le jardin était rempli d’herbe fraîche. Le soleil chauffait les feuilles qui abritaient les siestes tranquilles. La vie était belle. J'étais heureux...
Quatrième partie...
Avec les jours qui passent toujours plus difficiles, je m’accroche à la vie. J’utilise le peu de temps qu’il me reste pour reprendre le fil de ma mémoire. Où en étais-je donc? Ah! Oui! L’été des premières naissances...
Bamboo se révéla une mère extraordinaire. Elle qui était si revêche s’adoucit considérablement. Nous discutions plus souvent et je pense qu’elle commença à réellement m’apprécier. Comme elle ne pouvait sortir avec ses petites accrochés à ses énormes tétines, parfois je lui ramenai des souris pour la distraire, cela l’amusait beaucoup...
- Bamboo, regarde! J’ai attrapé une souris. J’ai pas faim, tu peux la grignoter si tu veux...
- Oh! Mais tu sais que Maîtresse n’aime pas trouver des souris dans la maison! Pourtant c'est vrai qu'elle a l'air bonne...
- Alors tu n’as qu’à la manger vite et tout ira bien. Comment vont les petites?
- Elles vont bien. Elles grandissent vite, elles ouvrent déjà les yeux..
En effet, c'est qu’elles grandirent vite ces petites. Maîtresse les baptisa de nouveaux noms, Gaia, Sumiko et Petite Crevette...
Les jours se déroulaient paisiblement. À l’ombre de mon sapin préféré, j’avais l’œil sur mon domaine. Maîtresse semblait captivée par les petites chattes mais elle gardait toujours des moments juste pour nous deux, des moments d’affection partagée qui égayaient le fil de mes journées bien remplies...
J'aimais bien me frotter contre ses longues pattes douces lorsqu'elle remuait la terre dehors. Je me roulais à ses pieds, le nez plein de terre humide. Elle mouillait le sol lorsqu’il était sec, elle creusait des petits trous. Elle retournait la terre, la regardait, la caressait, me caressait, je ronronnais...
Puis les grands soleils jaunes poussaient et ils s'élevaient si haut dans le ciel que je me demandais quelle en était leur nature. Arbres ou plantes? Je ne n'arrivais pas à me décider. Quoi qu'ils soient, c'était surtout de merveilleux "attrape-oiseau". Même si Maîtresse n'était pas contente lorsque je croquais ces bestioles volantes, je ne pouvais m'empêcher de les surveiller de très près...
J’ai toujours beaucoup aimé les écureuils. Je consacre une grande partie de mes étés à chasser ces bestioles qui croient me narguer du haut de leurs feuilles. Je connus plusieurs succés au cours de mes différentes chasse. Cela m'a toujours amusé que de ramener un écureuil à la maison et de le regarder courir complétement terrifié entre les murs fermés de mon territoire...
J'aimais bien regarder grandir les petites chattes. Je les trouvais mignonnes les "p'tiotes", j’étais le roi de mon domaine et j'en étais fier...
L’hiver arriva et c'est avec son confinement forcé que je découvris pour la première fois les joies du Harem. Avec mes chattes à mes cotés, je laissais passer les jours de neige et d’ennui avec un calme mesuré. Durant ce premier hiver de famille agrandie, les petites de Bamboo se transformèrent en chattes de charmes. Elles étaient agréables et rigolotes, ma patience avec elles étaient sans limites. Mais lorsque que le printemps revint, encore se produit la même fièvre étrange. Mes chattes semblaient toutes atteintes d’un syndrome de folie aigue que je devinais sans vraiment comprendre...
Bien vite le cirque du roucoulement et frottage de derrière recommença. Je commençais à me demander si tout cela ne faisait pas partie de la nature, si tout cela n’était pas relié à quelque chose qui m’échappait encore...
Elles appelèrent de leurs plaintes incessantes les mâles du quartier. Cette fois-ci je décidai de m'en mêler et un matin, au détour d’un sapin, j’en chopai un...
- Halte toi! De quel droit tu traverses ainsi mon domaine!!!
- 'Scuse, Heu, je croyais, c’est pas le domaine des chattes esseulées ici?
- En effet, il y a ici des chattes mais elle ne sont pas seules! Je suis Atlantik, le roi de ce territoire! N’as-tu pas sentit mes marques en t’approchant de si prés?
- Ah! Oui, mais je savais pas si tu demeurais encore là où si y’avais juste des chattes. Désolé, je ne voulais pas t’offusquer! Je vis non loin d’ici, mon territoire est à l’angle de la creusée sud, prés de la mare aux canards...
- Ah! C’est toi qui règnes là. Oui je connais! Je suis déjà passé par là durant l’une de mes explorations...
- Mais que viens-tu faire ici? Pourquoi veux-tu voir l’une de mes chattes?
- J’ai entendu leurs complaintes. J’ai senti leur urgence. Cela a réveillé mes pulsions! Tu n’as pas le don? Tu ne les entends pas?
- Le don? Le don de quoi? Je ne comprends pas...
- Le don de vie, lorsque chauffent les femelles et qu’il faut les ensemencer?
- Ah! Non, je n’en connaissais pas l’existence, je ne crois pas posséder ce don. Il est certain que je remarque leurs troubles, elles sont à moitié folles ces jours-ci...
- Je peux les aider si tu me laisses passer! Et je te donne carte de chasse sur mon territoire. Tu n’auras qu’à venir me voir et me dire si elles se sont calmées...
Le dos au sapin, je réfléchis un instant, le poil semi hérissé, pas vraiment menaçant mais quand même méfiant! Je gardai le silence un long moment. Ce gros matou m’inspirait malgré tout confiance. Je sentais la vérité dans ses vibrations. Je me dis que je devrais méditer sur ces propos, je décidai de le laisser aller à sa guise et je retournai à mes affaires. J’en profitai pour faire l’un de ces délicieux somme entre deux branches fraîches...
Avec la saison qui se termina en couleurs, mes chattes se remirent à grossir, grossir... Nous eûmes bientôt plus de bébés à la maison que je ne savais compter! J’étais le roi de mon domaine, le roi de mon Harem. Ma maîtresse m’aimait toujours autant et me choyait en douceur. Les saisons se passaient dans le jeu et la joie, la vie était belle. J’apprenais aux petits les choses essentielles de notre univers. J’étais un chef de famille respecté et apprécié. J’étais dans la force de l’âge, grand, musclé, fort, je me pensais invincible...

Lunes après lunes, elle n’en finissait plus de grossir! Tant et si bien que je crus un temps qu’elle allait finir par exploser! Heureusement, cela n’arriva pas et de son énorme ventre sortit 3 minuscules bébés...
J’étais comblé, fier de voir ma famille s’agrandir, je chassais avec succès. Le jardin était rempli d’herbe fraîche. Le soleil chauffait les feuilles qui abritaient les siestes tranquilles. La vie était belle. J'étais heureux...
Avec les jours qui passent toujours plus difficiles, je m’accroche à la vie. J’utilise le peu de temps qu’il me reste pour reprendre le fil de ma mémoire. Où en étais-je donc? Ah! Oui! L’été des premières naissances...
Bamboo se révéla une mère extraordinaire. Elle qui était si revêche s’adoucit considérablement. Nous discutions plus souvent et je pense qu’elle commença à réellement m’apprécier. Comme elle ne pouvait sortir avec ses petites accrochés à ses énormes tétines, parfois je lui ramenai des souris pour la distraire, cela l’amusait beaucoup...
- Bamboo, regarde! J’ai attrapé une souris. J’ai pas faim, tu peux la grignoter si tu veux...
- Oh! Mais tu sais que Maîtresse n’aime pas trouver des souris dans la maison! Pourtant c'est vrai qu'elle a l'air bonne...
- Alors tu n’as qu’à la manger vite et tout ira bien. Comment vont les petites?
- Elles vont bien. Elles grandissent vite, elles ouvrent déjà les yeux..
En effet, c'est qu’elles grandirent vite ces petites. Maîtresse les baptisa de nouveaux noms, Gaia, Sumiko et Petite Crevette...
Les jours se déroulaient paisiblement. À l’ombre de mon sapin préféré, j’avais l’œil sur mon domaine. Maîtresse semblait captivée par les petites chattes mais elle gardait toujours des moments juste pour nous deux, des moments d’affection partagée qui égayaient le fil de mes journées bien remplies...
J'aimais bien me frotter contre ses longues pattes douces lorsqu'elle remuait la terre dehors. Je me roulais à ses pieds, le nez plein de terre humide. Elle mouillait le sol lorsqu’il était sec, elle creusait des petits trous. Elle retournait la terre, la regardait, la caressait, me caressait, je ronronnais...
Puis les grands soleils jaunes poussaient et ils s'élevaient si haut dans le ciel que je me demandais quelle en était leur nature. Arbres ou plantes? Je ne n'arrivais pas à me décider. Quoi qu'ils soient, c'était surtout de merveilleux "attrape-oiseau". Même si Maîtresse n'était pas contente lorsque je croquais ces bestioles volantes, je ne pouvais m'empêcher de les surveiller de très près...
J’ai toujours beaucoup aimé les écureuils. Je consacre une grande partie de mes étés à chasser ces bestioles qui croient me narguer du haut de leurs feuilles. Je connus plusieurs succés au cours de mes différentes chasse. Cela m'a toujours amusé que de ramener un écureuil à la maison et de le regarder courir complétement terrifié entre les murs fermés de mon territoire...
J'aimais bien regarder grandir les petites chattes. Je les trouvais mignonnes les "p'tiotes", j’étais le roi de mon domaine et j'en étais fier...
L’hiver arriva et c'est avec son confinement forcé que je découvris pour la première fois les joies du Harem. Avec mes chattes à mes cotés, je laissais passer les jours de neige et d’ennui avec un calme mesuré. Durant ce premier hiver de famille agrandie, les petites de Bamboo se transformèrent en chattes de charmes. Elles étaient agréables et rigolotes, ma patience avec elles étaient sans limites. Mais lorsque que le printemps revint, encore se produit la même fièvre étrange. Mes chattes semblaient toutes atteintes d’un syndrome de folie aigue que je devinais sans vraiment comprendre...
Bien vite le cirque du roucoulement et frottage de derrière recommença. Je commençais à me demander si tout cela ne faisait pas partie de la nature, si tout cela n’était pas relié à quelque chose qui m’échappait encore...
Elles appelèrent de leurs plaintes incessantes les mâles du quartier. Cette fois-ci je décidai de m'en mêler et un matin, au détour d’un sapin, j’en chopai un...
- Halte toi! De quel droit tu traverses ainsi mon domaine!!!
- 'Scuse, Heu, je croyais, c’est pas le domaine des chattes esseulées ici?
- En effet, il y a ici des chattes mais elle ne sont pas seules! Je suis Atlantik, le roi de ce territoire! N’as-tu pas sentit mes marques en t’approchant de si prés?
- Ah! Oui, mais je savais pas si tu demeurais encore là où si y’avais juste des chattes. Désolé, je ne voulais pas t’offusquer! Je vis non loin d’ici, mon territoire est à l’angle de la creusée sud, prés de la mare aux canards...
- Ah! C’est toi qui règnes là. Oui je connais! Je suis déjà passé par là durant l’une de mes explorations...
- Mais que viens-tu faire ici? Pourquoi veux-tu voir l’une de mes chattes?
- J’ai entendu leurs complaintes. J’ai senti leur urgence. Cela a réveillé mes pulsions! Tu n’as pas le don? Tu ne les entends pas?
- Le don? Le don de quoi? Je ne comprends pas...
- Le don de vie, lorsque chauffent les femelles et qu’il faut les ensemencer?
- Ah! Non, je n’en connaissais pas l’existence, je ne crois pas posséder ce don. Il est certain que je remarque leurs troubles, elles sont à moitié folles ces jours-ci...
- Je peux les aider si tu me laisses passer! Et je te donne carte de chasse sur mon territoire. Tu n’auras qu’à venir me voir et me dire si elles se sont calmées...
Le dos au sapin, je réfléchis un instant, le poil semi hérissé, pas vraiment menaçant mais quand même méfiant! Je gardai le silence un long moment. Ce gros matou m’inspirait malgré tout confiance. Je sentais la vérité dans ses vibrations. Je me dis que je devrais méditer sur ces propos, je décidai de le laisser aller à sa guise et je retournai à mes affaires. J’en profitai pour faire l’un de ces délicieux somme entre deux branches fraîches...
Avec la saison qui se termina en couleurs, mes chattes se remirent à grossir, grossir... Nous eûmes bientôt plus de bébés à la maison que je ne savais compter! J’étais le roi de mon domaine, le roi de mon Harem. Ma maîtresse m’aimait toujours autant et me choyait en douceur. Les saisons se passaient dans le jeu et la joie, la vie était belle. J’apprenais aux petits les choses essentielles de notre univers. J’étais un chef de famille respecté et apprécié. J’étais dans la force de l’âge, grand, musclé, fort, je me pensais invincible...

Jay et les poissons d'avril...
P’tit Jay passe la porte avec un grand sourire pour lui éclairer la mine...
- Eh Étol, tu sais quoi?
- Non quoi?
- Je crois que j’ai tout oublié mes affaires!!!
- Pardon! Ah! Non pas encore! Ben là tu vas faire du travail supplémentaire! Cela ne va pas être drôle!!!
Je sens doucement la moutarde me monter au nez tandis que le p’tit bout d’homme commence à rire aux éclats..
- Ahahah! Poisson d’Avril!!! Je t’ai eu hein?
- Super Jay, en effet, tu m’as eu!
Le voilà qui commence à me parler poisson d’avril en long, en large et en travers avant d’ajouter :
- Mais? Tu vas même pas me faire de poisson d’avril?
- Heu! Non! Je ne pense pas, je ne me sens pas dedans cette année!
Le cours se passe, p’tit Jay travaille le nez dans ses maths. Tout est calme et silencieux lorsque j’ouvre la bouche :
- Au fait Jay, tu sais que j’ai parlé à ton directeur aujourd’hui! Il n’est pas très sympathique!
Le pauvre gamin lève un regard terrifié et en perd ses mots à essayer de poser une question qui lui se bloque entre ses lèvres:
- Mais, mais, pourquoi tu lui as parlé? Quand ça aujourd’hui?
- Oui, il n’était pas content...
Je vois la panique qui commence à se faufiler dans les idées du p’tit bonhomme, je ne peux plus résister et je m’exclame :
- Poisson d’avril! Ahaha! Je t’ai eu!!!
- Heu ben, oui! En plus c'est vrai que je le trouve pas sympathique le directeur, comment tu le savais???
De la terreur retenue, il passe aux rires éclatés, je ris avec lui de notre douce connerie avant de lever le ton pour lui rappeler de remettre le nez dans son cahier s’il veut gagner sa récompense de premier avril...
Arrive P’tite Sarah et cela recommence, c’est Poisson d’Avril Power! Je lui refais le coup du directeur qui ne rate jamais! Elle blanchit avant de rire aux éclats et je finis par m’amuser moi aussi de ce jour tout en niaiseries...

P’tit Jay passe la porte avec un grand sourire pour lui éclairer la mine...
- Eh Étol, tu sais quoi?
- Non quoi?
- Je crois que j’ai tout oublié mes affaires!!!
- Pardon! Ah! Non pas encore! Ben là tu vas faire du travail supplémentaire! Cela ne va pas être drôle!!!
Je sens doucement la moutarde me monter au nez tandis que le p’tit bout d’homme commence à rire aux éclats..
- Ahahah! Poisson d’Avril!!! Je t’ai eu hein?
- Super Jay, en effet, tu m’as eu!
Le voilà qui commence à me parler poisson d’avril en long, en large et en travers avant d’ajouter :
- Mais? Tu vas même pas me faire de poisson d’avril?
- Heu! Non! Je ne pense pas, je ne me sens pas dedans cette année!
Le cours se passe, p’tit Jay travaille le nez dans ses maths. Tout est calme et silencieux lorsque j’ouvre la bouche :
- Au fait Jay, tu sais que j’ai parlé à ton directeur aujourd’hui! Il n’est pas très sympathique!
Le pauvre gamin lève un regard terrifié et en perd ses mots à essayer de poser une question qui lui se bloque entre ses lèvres:
- Mais, mais, pourquoi tu lui as parlé? Quand ça aujourd’hui?
- Oui, il n’était pas content...
Je vois la panique qui commence à se faufiler dans les idées du p’tit bonhomme, je ne peux plus résister et je m’exclame :
- Poisson d’avril! Ahaha! Je t’ai eu!!!
- Heu ben, oui! En plus c'est vrai que je le trouve pas sympathique le directeur, comment tu le savais???
De la terreur retenue, il passe aux rires éclatés, je ris avec lui de notre douce connerie avant de lever le ton pour lui rappeler de remettre le nez dans son cahier s’il veut gagner sa récompense de premier avril...
Arrive P’tite Sarah et cela recommence, c’est Poisson d’Avril Power! Je lui refais le coup du directeur qui ne rate jamais! Elle blanchit avant de rire aux éclats et je finis par m’amuser moi aussi de ce jour tout en niaiseries...

Petit matin gris...
Je ne sais pas si c’est l’âge ou les soucis mais mon sommeil ces temps-ci me fuit. Surtout le matin où trop souvent mon horloge interne sonne avec le jour qui se lève. J'en perds la notion de grasse matinée...
À moins que ce ne soit cette coquine d’Etolane qui fasse des siennes pour trouver un peu de temps où exister dans cette réalité encombrée. Petite Etolane qui se cache à l’intérieur de mon âme...
Mon cœur peine avec Atlantik qui s’affaiblit jour après jour avec tant d'élégance et si peu de plaintes. Mon cœur rame avec lui vers ce néant qui l’emporte...
Je voudrais finir son autobiographie fictive (pour ensuite remanier le tout) avant qu’il ne traverse la grande porte invisible qui le conduira si loin de moi. C’est difficile. Et toujours la vie défile avec son lot de «devoirs» humains...
Je suis penchée sur le phénomène des jeux de rôle et je tiens à remercier tous ceux qui m’aident à mieux comprendre ce concept que je n’avais jamais qu’effleuré...
D’ailleurs je dois m’envoler à nouveau vers ce réel et ses autres mots. Vers ce réel qui goûte le printemps qui se réveille...
Je ne sais pas si c’est l’âge ou les soucis mais mon sommeil ces temps-ci me fuit. Surtout le matin où trop souvent mon horloge interne sonne avec le jour qui se lève. J'en perds la notion de grasse matinée...
À moins que ce ne soit cette coquine d’Etolane qui fasse des siennes pour trouver un peu de temps où exister dans cette réalité encombrée. Petite Etolane qui se cache à l’intérieur de mon âme...
Mon cœur peine avec Atlantik qui s’affaiblit jour après jour avec tant d'élégance et si peu de plaintes. Mon cœur rame avec lui vers ce néant qui l’emporte...
Je voudrais finir son autobiographie fictive (pour ensuite remanier le tout) avant qu’il ne traverse la grande porte invisible qui le conduira si loin de moi. C’est difficile. Et toujours la vie défile avec son lot de «devoirs» humains...
Je suis penchée sur le phénomène des jeux de rôle et je tiens à remercier tous ceux qui m’aident à mieux comprendre ce concept que je n’avais jamais qu’effleuré...
D’ailleurs je dois m’envoler à nouveau vers ce réel et ses autres mots. Vers ce réel qui goûte le printemps qui se réveille...
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