mercredi, août 31, 2005

Journée grisounette

Journée de pluie intense, journée sans ennui mais fatiguée. Mon homme travaille à la maison, il bougonne sans raison. Je souris malgré lui, le cajole sans rien dire, heureuse de l'avoir pour une fois à mes cotés durant toute une journée. Il n'aime pas travailler à la maison, il n'aime pas la pluie qui n'en finit plus de se déverser, à seau, à verse, sans s'arrêter! Il grommelle gentiment. Et moi je l'aime parce-qu'il est là, tout simplement, parce-qu'il est présent et que je trouve cela étrangement rassurant.

Aujourd'hui, j'aime cette ambiance étrange, insolite, presque tropicale, j'aime entendre tomber l'eau à flot. Envie de sortir me doucher à l'air libre, en toute liberté, nue sous la pluie tiède, envie de me transformer en roseau de sucre...

Le bébé est bien tranquille, j'essaie de ne pas m'en inquiéter, je sais que je dois aller me reposer. Je repousse le temps de me coucher. Je ne veux pas faire de sieste! Impression de me transformer en mamie sans vie! Je "Sims" un peu pour ne pas trop penser, pour ne pas trop m'angoisser, pour me vider les idées. Épuisée, je laisse couler le tout comme le fait le ciel sur nos maisons mouillées sans trop les abimer. Katrina pleure sa misère d'ailleurs, tombe d'un ciel sombre qui nous menace sans nous faire de mal. Elle déverse ses larmes et se meurt...

Au cœur de la nuit,

L’insomnie me réveille, je la suis…

Depuis ma dernière pesée de lundi, j’essaie de reprendre mes esprits. Mon corps s’emballe, mon moral se fait la malle. J'apprends la particularité de mon cas (même si je m'en doutais un peu!) en découvrant de quel groupe sanguin je suis. Parait (d'après ces résultats) que je fais partie d'un tout petit pourcentage de la population. Hum! C'est peut-être pour cela que je suis heureuse au creux de ma brousse! Ainsi donc mon sang AB- s'est mélangé avec celui de Juan O+ pour créer cette vie qui grandit en ma chair transformée. L'hôpital me pique de ses précautions. Prudence et grimaces. Aille! Mes veines s'enfuient...

Mon bedon aspire mes émotions et mes inspirations paressent sous la pression. Certaines tristesses avalent ce qu’il en reste. Hyperion n’est pas revenu et le silence me cherche…

La nuit, lorsque rôde l’insomnie, les mots reviennent jongler des jeux de tête. Je me lève et sans me rebeller leur donne quelques libertés bien méritées. Lorsque arrive le temps du clavier, ce ne sont plus tout à fait les mêmes, ceux que je préférais semblent s’effacer et il me faut suer pour retrouver les fils qui m’avaient tirée jusqu’ici. Grâce au maudit humidex des derniers jours, la fatigue se fait ressentir avec la combinaison d’eau que ma peau retient prisonnière et qui m’enchaîne. Je deviens baudruche et je gonfle plus vite que mon ombre…

Les différentes organisations pour le mariage dans quelques jours retiennent le peu d’énergie qui me reste. Je me ménage pour pouvoir en profiter le jour dit. Nous attendons une bonne cinquantaine d’invités de tous horizons. La cérémonie entre poèmes et guitares se dessine, romantisme à l’appui. Ensuite c’est la fiesta chez Vivi! Méchoui, parents, amis et musiques seront de la partie. Je croise les doigts pour que tout se déroule bien, pour que tous s’amusent, pour que la fête soit réussie!

Une gentille nouvelle de rentrée avec l'assignation d'un article pour la critique d'une pièce de théâtre en ville. Cela va me donner l’occasion de reprendre un peu de service culturel avant d’exploser. Accoucher me fout bien la trouille. Les cours prénataux du coin n’ont pas vraiment le don de me rassurer, je suis moins niaiseuse, mais avec l’ignorance que l’on m’arrache de drôles d’émotions prennent le relais et mon hypersensibilité s’en trouve renforcée. Je continue de prier le ciel et ses anges pour tout se passe sans trop de peines, pour que le bébé arrive en bonne santé sans trop me déchirer.

Katrina finit de se déverser sur nos têtes, bien moins méchante qu’elle ne le fut chez nos voisins du Sud. Que de frissons à regarder les images de ses dévastations! J’ai toujours rêvé de Louisiane, si j’avais eu un vœu à formuler et la chance de pouvoir profiter d’un voyage de noces, je serais bien allée me changer les idées sur la route des cajuns entre bayous et acadiens.

Mes pensées sont avec tous ses pauvres gens. Et voilà pas que Bush va devoir écourter de deux jours ses fameuses vacances d’été. Quatre semaines de farniente pour un président qui fout la m… partout sur son passage! Je ne comprends même pas comment quelqu’un dans sa position peut prendre de si longues vacances, cela me dépasse. Les soldats en Irak en ont-ils autant? Et l’Américain moyen qui trime à l’année longue pour se payer ses assurances qu’elles soient sociales ou maladies peut-il se targuer d'autant de temps libre pour profiter des beaux jours? Non, franchement, cela me dépasse! Sans compter que ce sont principalement les pauvres qui se sont pris Katrina en pleine gueule. Pour eux autres, les pertes sont considérables autant sur le plan humain que matériel. Pour "Bush à marde" (excusez mon language) ce ne sont bien que deux jours de vacances en moins et plus d’argent dans ses poches! Après tout n’a t-il pas assez d’intérêt dans le pétrole pour ne pas pleurer trop fort devant les hausses du prix de l’essence qui commence à engourdir toute l’économie! Mais je m’énerve toute seule sous le ciel sans étoiles! À moins que ce ne soit les hormones qui me retournent la vie…

lundi, août 29, 2005

C'est la nuit que les elfes sortent,
Avec leur robe humide au bord,
Et sur les nénuphars emportent
Leur valseur de fatigue mort.
Théophile Gautier

Il n'y a pas de plus beau fil que celui des fileuses de lune. Au matin le soleil les ramasse sur les prés humides pour tisser sa chevelure.
Antoine de Marville

La nuit tombe, vous frôle en passant de son aile noire tout humide.
Alphonse Daudet

samedi, août 27, 2005

Une famille se dessine

Daddy-and-Belly

Mon ventre gonfle à vue d'oeil! Embryon de famille qui se forme en ma chair étonnée. Ma peau s'étire en douceur. Transformation de mon corps qui amuse et émeut ma petite soeur. Petite Clo fête ses 13 ans aujourd'hui, une pensée fraternelle je souffle au vent...

Nous voguons sur un drôle d'océan. Les jours défilent sans se ressembler. Notions d'inconnu qui n'en finissent plus de nous emporter. Sentiments partagés. Émotions enflammées. Mélange de pur bonheur et d'intenses frayeurs. Le grand jour approche...

J'ai un peu peur. L'angoisse se fraye des chemins entre deux moments sereins. Ma cervelle me joue des tours. Je me contrôle. Je m'inquiète. Je savoure. Je m'égare, me repère, me prépare...

Mes nuits se font plus courtes, l'inconfort gagne ces instants nocturnes. Sans que je ne puisse rien y faire, je me réveille alors que l'aube se léve. Je l'observe. Je caresse sa joue rugueuse. Dans un demi-sommeil, il me murmure: "J'ai rêvé que je te faisais deux fois l'Amour!". Je souris tendrement. Il se retourne, se replonge au pays des songes...

Je me lève, cherche Hypérion qui ne revient plus. Avale ma tristesse. Mon ventre tressaille sous quelques minuscules coups. Le soleil matinal éclaire un ciel d’azur. Quelques photos, quelques mots et je vais m'étendre à ses cotés…

vendredi, août 26, 2005

Via Candy...

You Are 40% Weird

Normal enough to know that you're weird...
But too damn weird to do anything about it!

Not again!

Quatre jours sans nouvelle d’Hyperion. Quatre jours sans voir son ombre, sans apercevoir sa frimousse toute douce. I miss him already, feeling sad without wanting to believe it! Could my cats be cursed? What the F...! Est-il parti se chercher de la femme ou est-il tombé dans le même piège que tous les autres? Est-ce de ma faute? Je ne veux croire le pire. Je veux encore espérer avant de perdre espoir, avant de laisser glisser mes larmes…

Jeux d’absurde

Entre deux pensées écartelées, bercer son gros bedon dans l’horizon bleuté. Idées liquides. Fragile. Sensible. Fatigue. Se ménager sans arriver à faire le ménage. Pour beaucoup, c'est la rentrée, moi j'attends la sortie avec frousse. À la recherche d'une touche de surréalisme pour me régénérer l'esprit embrumé. Jeux de phrases à faire pleurer Shni le pauvre petit génie enfermé au fond d’une armoire empoussiérée…

Transparence

Plume-et-sablePlume-flottante

Au fil du lac flotte mon ventre rond comme un ballon. Souffles de vent sous un soleil chaud. Légèreté divine, fraîcheur bénie. Quelques voiles à l’horizon. Une vingtaine d’humains lézardent au milieu de la plage. Dans mon coin de sable, je savoure mon calme solitaire. Harmonie du temps et de l’eau. Une mélodie générée par la Terre soulage mes oreilles irritées. Bruissements d’arbres et de vagues.

Les bateaux se font de plus en plus rares. Les citoyens urbains ainsi que leur bruyante marmaille sont repartis en leur quotidien automnal, rentrée oblige. Ces derniers beaux jours sont sacrés. L’on se sent privilégié de pouvoir les attraper. Malgré la fatigue, le poids, les soucis de toute vie, l’on se rend compte de sa chance. Richesse du temps, bonheur de cœur, paix de l’âme.

Le vert des arbres se fonce subtilement. Déjà quelques couleurs parsèment les collines qui enrobent l’immensité nacrée. L’on sent s’esquiver l’été à petit pas pour accueillir l’automne qui se faufile. Alors que je profite de ces moments de nature, de ces instants de plénitude, une dame me rappelle que ce sont là mes derniers temps de solitude tranquille...

Je médite en silence sur ces mots qui reviennent trop souvent dans la bouche des gens depuis que mon ventre prend possession de mes jours. Est-ce vraiment la fin d’une période qui ne reviendra plus? Est-ce le début d’une autre qu’il me faut redouter par crainte de ne plus me retrouver? Ne puis-t-il pas avoir un juste milieu entre les deux? Dois-je obligatoirement perdre l’un pour gagner l’autre? Ne puis-je donc pas accumuler les savoirs? Amonceler les connaissances et les états d’humanité?

Mon esprit se perd au détour de toutes ces questions! À la frontière des doutes, je l’arrête. Contemplatif, il se recule pour mieux se glisser dans la sérénité d’un paysage révéré. À quoi bon se tourmenter en une si belle journée?

Beautiful-day

La vie est ce qu’elle est. Elle nous guide, nous malmène, nous surprend, nous emmène vers quelques bonheurs, nous fait traverser certains malheurs. L’on nage, l’on ondule, l’on rame ou l’on se noie. La force est en nous. L’on peut aussi la puiser au détour d’un coin de nature, d’un geste d’amitié, d’une touche d’affection. La vie est dure. La vie est douce. Elle est parfois injuste. La vie est ce qu’elle est!

Elle est le moteur de nos corps éphémères. On ne sait pas toujours à quoi elle sert. Elle nous dépasse trop souvent. Il faut savoir en profiter sans pour autant l’exploiter. L’on se doit de l’encenser, de l’apprivoiser pour ne pas sombrer, pour en tirer le maximum de ce qu’elle peut nous donner tout en la respectant, toujours, encore...

Mais voilà que je m’évade, que je divague au fil de l’eau qui éclabousse mes pages! Mes mots s’envolent, s’échappent de ma raison, enivrent mon cœur qui bat pour deux. Mes pieds flottent à la douceur du lac qui les porte, qui les rafraîchit. Ma peau se dore sous les rayons lumineux qu'elle absorbe, les fesses immergées sur ma chaise bien calée dans le sable, aux rythmes des vagues qui emportent mes émotions violentées par quelques hormones déchaînées, je me laisse buller. Après avoir mangé Werber et ses amis les humains, je me sens prête à dévorer Amelie Nothomb et son hygiène de l’assassin.

Chaise-d'eau

jeudi, août 25, 2005

Retour du soleil

Un ciel d’azur, une lumière pure, pour oublier la fatigue de mon corps gonflé de vie. Me plonger l'esprit dans l’eau qui scintille au milieu de sa solitude retrouvée. Aspirer le calme, grignoter quelques pages, les pieds dans le sable. Attraper quelques gouttes d’inspirations dans un silence de papier glacé…

mardi, août 23, 2005

Une photo ? C'est l'instant qui s'arrête, les sentiments qui demeurent et la vie qui s'en va.
Jérôme Touzalin

La vie devait être triste avec nos grands-parents, ils vivaient en noir et blanc. Je l'ai vu sur les photos de grand-mère...
Paroles d’enfant

La chanson est expansion dans le passé, la photo finitude. La chanson est le sentiment heureux du temps, la photo son tragique. J'ai souvent pensé qu'on pourrait raconter toute sa vie seulement avec des chansons et des photos.
Annie Ernaux

Images sous la grisaille...

Entre deux nuages, trois rayons de soleil, des p'tits "toc-toc" dans ma bedondaine, une sieste forcée, des p'tits minous déchainés, un temps pour ma petite sœur et quelques traductions aussi confidentielles que "poches", voici que je découvre le site de Camille Moirec. Photographe de souche 100 % provençale (via le photoblog des Mers Veillés)...

Cutout-TadoussacBambin-Cutout

Aussi un petit mot sur une technique utilisée avec Photoshop que j'aime beaucoup. Une petite technique qui me fait "tripper" lorsque j'ai deux minutes à lui consacrer: le Cutout....

Une technique qui consiste à transformer une photo en noir et blanc tout en gardant quelques touches de couleurs. L'on choisit les couleurs qui se détachent, contrastent avec le fond en noir et blanc (ou vice et versa). Sur Flickr, un groupe est spécialement dédié à ce genre. Quelques-unes de mes photos favorites pigées là-dedans...

lundi, août 22, 2005

Lundi Charabia

Nouvelle semaine qui se forme entre nuages et soleil, le temps oscille, se cherche entre cette saison et la prochaine, période de transition. Après une fin de semaine sous la pluie, l’humidité est de retour mais quelques rayons de lumière percent la couverture du ciel pour nous rappeler que l’été n’a pas encore dit son dernier mot.

Dès ce matin, le cabinet de traduction avec qui je fais affaire m’appelle pour me lâcher quelques petits contrats à finir au plus vite. Ce qui est comique avec ce principe, c'est que dès que les entreprises envoient leurs documents à traduire, cela devrait déjà être fini! Enfin, je suis contente de voir que ce petit cabinet semble apprécier mon travail, je suis rapide, cordiale et amicale paraît-il. Travailler à distance me plait, travailler dans mon antre aussi. Je commence cependant à comprendre que peu de ceux qui travaillent en bureau reconnaissent la valeur du travail que l’on fait de chez soi.

Cela me ramène à ces préjugés sur l’écriture que je peux subir depuis mes 18 ans. Écrire n’est pas vraiment un travail, écrire c'est comme ne rien faire! Pour plusieurs esprits conservateurs, c’est malheureusement ainsi! Cependant même en écrivant sur une plage de sable chaud, trouver le bon chemin des mots reste un périple, une démarche souvent difficile même lorsque l’on a de la facilité, un équilibre à trouver, à gérer, une discipline personnelle qu’il faut conjuguer avec un quotidien peu enclin à ce genre de liberté. Conjurer les inutiles jalousies humaines est aussi une sacrée (autre) paire de manches à relever...

Travailler "professionnellement" à la maison est un autre concept qui rejoint de beaucoup les dilemnes de l’écriture sauvage. Ces regards quelques peu envieux de ceux qui pensent qu’il est si facile de le faire, tout ça sans trop se demander ce que cela implique réellement. Car c'est aussi une autre discipline personnelle qu’il faut apprivoiser. Savoir maîtriser les élans de solitude. S’organiser en conséquence. Je rêve d’avoir un jour un bureau fermé, une réelle pièce qui serait mienne où je pourrai me concentrer sans être dérangée. En tout cas, je ne suis tellement pas le genre de personne que l’on peut mettre dans un bureau (sans que j'ai envie de m'y pendre), que cette façon de fonctionner est celle qui me sied le plus et je suis heureuse de pouvoir commencer à visualiser un avenir dans ce domaine. J’espère juste que cela n’avalera pas mon écriture et que je pourrai organiser mon temps de façon à me sortir de la pauvreté sans sombrer dans le matérialisme et en conservant mes fibres artistiques et mes soifs de connaissances. De toute façon, il n’y a pas à chercher midi à quatorze heures : sans argent, je survis, mais sans art, sans liberté et sans mots, je me meurs à petit feu…

La photo est mon seul véritable hobby. La musique me détend, me calme, me console, mais la photo me divertit, me fait oublier les méandres de la vie. D’ailleurs j’ai encore bien des images à ranger. Le numérique est comme un conte de fée, l’on peut faire autant de photos que l'oin veut, autant que l’envie nous en prend. Mais l’autre coté de la médaille c’est que cela demande un temps fou à trier et ranger. Le photoblog tout neuf du groupe de photos dont j'ai déjà évoqué l'existence me fait sourire du regard en silence. Tout un petit bonheur à pêcher des images inspirant des ondes magiques à des étrangers évoluant quelque part sur le globe.

La fatigue du troisième trimestre semble retrouver ses aises dans mes journées. Je vais encore devoir me résoudre à la sieste, me ménager et tout le tralala! Quelle étrange aventure que la création d'une vie qui passe par la transformation de sa chair…

Je fais toujours de ces cauchemars qui me réveillent en peines. Rêve de sang ou de créatures malveillantes. Reflets de mes anxiétés d’après Juan, reflet de mes frayeurs de voir une grosse brique m’écraser la face?

Aujourd’hui j’ai une tonne de mails à répondre, l’organisation du mariage qui approche comme un cheval au galop qu’il me faut chevaucher. Mariage plutôt bohème avec guitares et souffles de romantisme à saveur d'automne. Une autre manière de faire battre nos cœurs à l’unisson. Pas de frayeurs là puisque devant les hommes nous sommes déjà mariés! Juste l’envie de célébrer en toute amitié ce destin qui nous rassemble et nous construit. Et qui sait? Aujourd’hui, avec un peu de chance, je pourrai peut-être trouver quelques instants de sable où méditer quelques phrases éparses pour me libérer en douceur ou mieux encore reprendre le fil d'une fiction inachevée…

Pour la route un p'tit lien juste pour le fun: Charabia.net. Un truc qui m'interpelle un peu, je ne suis pas vraiment sure de comprendre l’idée, un générateur de textes au hasard, bizarre…