lundi, septembre 29, 2008


M'zelle Soleil commence officiellement la garderie cette semaine sur une routine de trois jours. Je reprends les fils de mon individualité. Le paysage est en pleine explosion de couleurs. Ma blessure prend du mieux, enfin je me peux me déplacer comme tout le monde, simplement chaussée d'une "chevillière" qui protège ma fragile cheville (tout en me permettant de remettre une paire de chaussures). Je marche sur la voie de la guérison...

Alors pour bien commencer la semaine qui enchaine cette transition automnale, une expression choisie qui se définit comme ci:

EXPRESSION via Expressio.fr
« Se mettre au vert »

SIGNIFICATION
Aller se reposer, se refaire à la campagne. S'éloigner d'une situation ou d'un endroit stressant, dangereux, désagréable.

ORIGINE
Cette expression nous vient du XIXe siècle, mais c'est déjà dès le XVIe que le 'vert' désigne les prés, la campagne, la nature qui, pour les citadins (mais certainement pas pour les paysans de l'époque) était un endroit où il faisait bon se reposer, s'éloigner des soucis de la vie de tous les jours, souffler les pissenlits, effeuiller les marguerites, copuler dans la paille... toutes activités pleines d'insouciance. Par extension, le 'vert' a aussi désigné un endroit lointain ou discret permettant de s'éloigner, pour quelque raison que ce soit, d'une situation désagréable ou dangereuse. C'est ainsi que, dans le milieu des truands, se mettre au vert peut aussi signifier s'éloigner de problèmes potentiels afin de se faire oublier, au moins un temps.

EXEMPLE
« Nous resterons au Cap quelques jours de plus afin qu'il se refasse à terre. Moi-même j'y vivrai , parce que malgré l'extrême salubrité de la viande salée et des légumes secs, pris en petite quantité, j'ai besoin de me mettre au vert. » Victor Jacquemont - Correspondance

COMPLEMENTS
"mettre un cheval au vert" c'est le mettre dans un pré, pour qu'il puisse manger du fourrage frais.

Se mettre au vert

Vision abstraite

Parfois je vois l’enfance comme un bateau sur l’eau "parentale". Dans cette vision précise, la mère représente l’océan sur lequel il vogue et le père est un phare qui protège des tempêtes.

Entre deux pensées...

jeudi, septembre 25, 2008

Réflexions de saison

Vingt deux degrés au soleil. L'été indien bat son plein. La nature se pare de ses couleurs d'automne. Le paysage se fait une beauté. Ce matin, nous sommes allées vagabonder non loin de chez nous. En ces endroits gardés dont je connais la clé. Là où s'offre le lac à nos pieds. Malheureusement ce matin, le lac n'était pas en bonne santé et les striures verdâtres à sa surface étaient bien un signe d'éclosion d'algues bleues. Ce matin, M'zelle Soleil n'a pas mis les pieds dans l'eau. Ni le chien. Est-ce que Chanelle a compris lorsque j'ai dit à ma fille:

- Non Lily, tu peux pas y aller, il y a des algues bleues aujourd'hui...

Ou est-ce que le chien aura humé quelque chose qui lui aura déplu? C'est un mystère. Alors que d'habitude Chanelle se précipite dans le lac. Aujourd'hui elle n'a pas bougé, elle est restée sagement sur le sable sans poser un seul coussinet dans l'eau. C'est avec une grande tristesse que j'ai contemplé cette poudre verte dans l'eau. Je sais que c'est l'époque, je sais bien trop de choses sur ce phénomène pour ne pas ressentir ce malaise qui résonne en mon coeur. La batterie de mon appareil photo était à plat. Cette fois ci pas une seule image pour témoigner des dégâts. Juste cette sensation lourde en mon âme. Pour le bien de ma fille, j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour garder mon humeur légère. M'zelle Soleil n'a pas cherché à me désobéir, elle a juste cherché à comprendre.

- Maman, sont où les z'agues bleues?
- Tu vois, la poudre verte là en surface et aussi là? C'est ça des algues bleues...

À cette époque le lac est déserté, les riches demeures qui couvrent ses berges sont vides. Les citadins sont retournés en leurs routines urbaines, ils se soucient peu des conséquences de leur excès sur la nature. Cette nature généreuse dont il profitent à leur guise sans essayer de la préserver. L'ignorance est si facile. Surtout lorsque plus personne ne semble se préoccuper du phénomène...

Ce matin, alors que j'expliquais à ma fille comment reconnaitre les algues bleues. Mon coeur sombrait en d'amères reflexions. Combien de temps encore avant qu'il ne soit trop tard? Combien de temps encore pourrons nous abuser ainsi de la planète?

Mon enfant jouait à grimper sur un rocher. J'ai plongé mon regard dans la magnificence du paysage. Le bleu du ciel qui se réverbère sur l'eau fraîche, les collines qui se transforment en d'immenses tapis persan. Une vue splendide sous un soleil chaud. Un petit vent s'est levé. Des vaguelettes se sont formées. Elles ont ramassé la poudre verte et dans l'éclat du soleil, j'ai vu la transparence de l'eau se colorer. Ceci n'est qu'un symptôme. Ce n'est pas encore la fin du monde. Mais comment ne pas ressentir cette culpabilité qui m'étreint perceptiblement. À ce rythme là, dans quelle nature vivront les enfants des enfants de nos enfants?

Vrac de saison

mardi, septembre 23, 2008

Manques et surprises...

lac de septembre

Ce matin, péniblement commence ma matinée. M’zelle Soleil partie pour sa deuxième journée de garderie est toute contente de partir avec son père. Elle a une belle facilité d’adaptation, elle est en contact avec ses pairs, cela lui plait. Son père est fier de la voir si bien évoluer en différents milieux. Il m’en félicite. Je fais la moue. Il me dit : « C’est la preuve que tu as bien fait ton travail de maman. » Je fais toujours la moue. Autant la voir s’envoler gracieusement me ravit autant je sens qu’elle a moins besoin de moi et cela me rend toute chose. Ma petite fille n'est plus un bébé. Je ressens un petit manque. Une nouvelle routine s'enclenche. Je relativise. Après avoir consacré trois ans à sa vie, il est temps que je reprenne les rennes de la mienne.

Ce qui tombe à pic, c’est cette pige que j'ai décroché et qui me donne la chance de travailler concrètement sur un sujet précis. Un sujet qui me plait et avec lequel j'ai une certaine expérience. Le mandat n’est pas facile mais je pense arriver à m’en sortir. Six pages pour vendredi, un véritable dossier à monter, c’est quand même pas de la petite bière! Plus de détails à ce sujet lorsque j’en aurai terminé. Ainsi après m’être creusé le cœur pendant trois années, revoilà venu le temps de me creuser la cervelle.

J’ai donc commencé lundi le brouillon de mon article. Le cœur à l’ouvrage, je me suis plongée dans cette rédaction. La première journée est passée assez vite pour que je ne ressente pas trop la douleur de l’absence. Mais ce matin en la regardant partir, toute guillerette, un serrement de cœur me fait grimacer les pensées. Je me penche sur mon travail. Je ressens le manque de ma fille de façon perceptible. C’est une sensation pénible. C’est alors que sonne le téléphone. Je réponds. Pam, la présidente de l’association pour la préservation du lac me demande si je peux venir la rejoindre sur la plage. Une équipe de télévision anglophone est sur place afin de faire un reportage pour les nouvelles du soir. Ceci dans le cadre de la présence de la ministre de l’environnement à Québec.

J’ai à peine quinze minutes pour prendre une douche. Je me dis naïvement que c’est Pam qui se fera interviewer, que je ne ferai que couvrir l’évènement à l’interne, du coup, comme le temps presse, je fais fi de mon mascara. Je me regarde à peine dans la glace. J'enfile ma robe noire. J’arrange simplement ma chevelure broussailleuse en une queue de cheval et je ne prends garde aux frisotis qui s’échappent. Jack est déjà sur le pas de ma porte pour me conduire à destination. Une fois les pattes sur le sable, je savoure l’air frais et la beauté du lac. Je réalise à quel point le lac me manque depuis que je suis éclopée et que je ne peux me déplacer sans une certaine difficulté. La longue plage est située à cinq minutes de marche de ma maison mais ce sont cinq minutes de trop dans ma condition présente.

La plage est déserte si ce n'est de Pam et de l'équipe de télévision composée d'une journaliste et d'un caméraman. Les bateaux ont presque tous disparus du paysage. L'endroit redevient sauvage. Je suis heureuse de retrouver mon lac adoré, dans toute sa splendeur, solitaire, superbement bleuté sous le soleil de midi. J’observe l’entrevue de Pam, lui souffle quelques répliques en coulisses, regarde le caméraman prendre ses prises de vues. Je profite du soleil sur ma peau et du lac dans ma vue. Pam me présente à la sympathique journaliste, un courant passe, je souris.

Reportage sur le lac

Je discute depuis deux minutes avec la journaliste lorsqu’elle me demande de lui donner aussi une entrevue. Je sais que je ne peux refuser. Chaussée de ma botte Robocop, je demande un "head shot". C’est alors que le manque de mascara se fait cruellement sentir. D’un coup, je réalise que je suis on ne peut plus naturelle! Les frisottis au vent, j’avale mon orgueil. Je respire l'air pur qui m'entoure. J'essaie d’estomper ma gêne. Je connais le message sur le bout des doigts, je le porte en mon cœur. Après tout, c’est le message qui compte, pas ma face! Je me fais une raison. Une fois la camera dans le visage, je me maudis quand même de ne pas avoir pris la peine de me regarder un peu mieux dans le miroir! Je me dis que la grandeur du paysage sauvera ma petite mine. La caméra se met à tourner. La journaliste me pose une question, puis autre, je sors mon anglais de son placard. Avant même que je ne m'en rende compte, je suis tellement prise dans mon sujet que j’en oublie la caméra, mes frisottis, mon maquillage inexistant. J’accroche quelques termes qui m’échappent mais je ne bredouille pas. Je vois Pam sourire derrière le cameraman. Le courant passe avec la fille qui me questionne. Comme je suis un peu pompée, j’écorche au passage la municipalité qui cette année n’a pas placardé les mises en garde adéquates en ce qui concerne les algues bleues. Ces fameuses algues bleues dont plus personne ne parle…

L'automne s'installe

Même pas moi d’ailleurs, maintenant que j’y pense. Même si je continue à faire ma part pour le lac, à m’impliquer activement au sein de l’association, voilà longtemps que je n’ai pas traité du sujet en ce coin de Toile! Il faudra que je remédie à ce point en un prochain billet…

Mais le temps file, la journée s’est finalement écoulée pas mal plus rapidement que je ne m’en serai doutée en me levant ce matin. J’ai avancé sur mon article, encore une grosse journée de travail et j’en verrai le bout. Le manque de M’zelle Soleil persiste mais je gère le malaise. Il ne me reste plus qu’à passer au travers de ma séance de physio en soirée. Par exemple, en me levant ce matin ce que je ne me doutais point, c’est que ma face finirait aux nouvelles du soir, à peine coiffée, sans même une trace de maquillage! Comme quoi on ne sait jamais ce que nous réserve le jour…

Manques et surprises

Sur fond d'eau ensoleillée...

Sur fond d'eau ensoleillée

Sur fond d'eau ensoleillée

vendredi, septembre 19, 2008

Bavardises...

De bon matin, j’entends M’zelle Soleil qui jacasse dans la salle de bain aux cotés de son père. Celui-ci se prépare à sa journée de bureau et fait peu attention à ses bavardages enfantins. L'enfant lui fait souvent de longs monologues. Il ne répond que sommairement à ses « bavardises » quotidiennes. À la fin de la journée alors qu’elle parle encore, il peut me regarder avec un air désespéré et ne peut s’empêcher de me dire : « J’crois que pour le prochain j’aimerais bien un garçon! Ça arrête jamais de parler une fille!?! C'est fou, elle a tout le temps quelque chose à dire! ». Quant à la demoiselle en question, elle est en train de se rendre compte qu’elle peut profiter des lassitudes de son père et utiliser ses « mouii - okay » comme porte d’entrée à ses quatre volontés. Parfois je les observe du coin de l'oreille et je ris sous cape. De temps en temps, il m’arrive de lui demander:

- Tu sais à quoi tu viens de dire oui là?
- Heu, en fait j’suis pas sur…
- Tu viens de lui donner la permission d’aller faire du vélo en pleine nuit!
- Ah! heu, oups!

Ce matin, je les écoute d'un bout de la maison lorsque j’entends s’exclamer l’enfant:

- C’est pas facile la vie papa.

Je reste estomaquée dans mon coin. Il lui répond alors avec un rire contenu.

- Ben les parents trouvent des fois la vie pas facile mais c’est pas si dur que ça ma puce!!!

...

jeudi, septembre 18, 2008

Vrac de jours

J’apprends à vivre avec la douleur de cette cheville qui m’a fait défaut. Prendre sur soi patiemment. Ceci chamboule mes routines avec l’enfant. Même si défilent les belles journées d’automne, nous restons confinées. Alors qu’à l’habitude nous profitions de nos matinées pour aller dehors, se promener jusqu’au lac, respirer du bon air, je dois me résoudre à la laisser regarder un peu de télé pour combler les longues heures qui s’effilent. Ma patience s’affine à force de travailler de tous cotés. Je constate que si je donne moins de ma personne à ma fille, elle se fait moins facile. C’est dans la logique des choses. L'influence des parents est gigantesque dans la vie d'un petit. Je travaille à nos fondations familiales. Je me "parentifie". Je lis toutes sortes de théories sur la psychologie enfantine et sur l'éducation. J'en déduis quelques vérités universelles. La "parentitude" est un long chemin sur lequel on ne peut reculer, toujours il faut avancer. Pendant que se répare ma mécanique endommagée, M’zelle Soleil n’en finit plus de parler. Sa langue se délie à une vitesse qui m’épate. Je découvre en face de moi une véritable petite fille qui n'en finit plus de rêver et qui souhaite que je lui fasse un bébé. Faire un autre bébé…

Ce n’est pas pour l’instant ma priorité. Pour l’instant je désire juste me retrouver. Retrouver ma faculté de marcher. Reprendre du service. Faire travailler mes neurones. Dégager deux ou trois jours pour réaliser ces projets qui s’empoussièrent. Faire évoluer ceux qui suivent leur petit bonhomme de chemin. Retrouver quelques aires de traduction qui me donneront quelques ronds afin que je mette du beurre dans nos épinards. Une autre garderie à visiter la semaine prochaine. Notre rez de chaussée à rénover. Une fuite d’eau a noyé le Retro Loft où nous recevions nos invités. C'est le temps de reprendre les travaux. Dans les mois à venir, toutes sortes de projets qui ne font pas état d’un autre bébé. D’ici un ou deux ans, nous y penserons plus sérieusement. Juste avant que mes œufs ne soient périmés. Une fois que la maison sera prête à accueillir un autre enfant et que nos finances seront moins rouges. Il sera alors temps de s’essayer à recréer la vie en ma chair. En attendant j’écoute rêver ma fille qui n’a plus rien d’un bébé et qui me raconte la vie telle qu’elle l’absorbe.

« Rihier » est le mot à la mode du mois. « Rihier » pour dire hier et signifier tout ce qui se déroule au passé. « Rihier » comme repère temporel pour débuter chaque tirade qui raconte les multiples souvenirs qu’elle accumule en sa courte mémoire. « Rihier » et « Quand je serai grande », la phrase qui se répète le plus en ses conversations. M’zelle Soleil change. Sa personnalité prend forme. J’ai conscience qu’avec le langage acquis une nouvelle étape d’enfance s'enclenche. Dans deux mois, elle aura trois ans…

Vrac de jours

mardi, septembre 16, 2008

Lifestreaming…

Voici un nouveau terme résolument moderne. Un terme d’actualité pour tous ceux qui sont connectés à l’infini du Web. Un terme si neuf qu’il ne semble pas avoir encore de traduction française officielle pour exprimer ce concept tout jeune. Un concept qui ne peut se désigner que dans la langue de Shakespeare, cette langue qui régit notre ère de progrès. Il est logique que cela soit en ses étendues linguistiques que naissent ces mots qui expriment les sens de nos modes de vies présents. Parfois je me demande si le chinois prendra la place de l’anglais dans cinquante ans.

Je me souviens avec abstraction d’un temps où le français régnait en maître sur notre Terre. En ce temps révolu où même la cour d’Angleterre l'utilisait au quotidien. En ces temps archaïques faits de royautés dispersées, en ces temps oubliés où les moyens de communications, écrits à la plume sur des parchemins, voyageaient à cheval ou en frégates. En ces temps mémorables où le français était incontournable. Tout comme l’anglais de nos jours. Mais revenons à notre « Lifestreaming » contemporain. La traductrice en mon sang se creuse le crâne rouillé sur ce terme qui l’accroche. Je me demande ce que Choubine en pense...

« Lifestreaming » un nouveau mot pour exprimer une sorte de courant virtuel qui se nourrit de nos vies, un courant qui passe par divers outils et services comme les blogues, Facebook, Twitter, Friendfeed, Myspace et tous ceux qui me dépassent. Pour moi qui surfe le Net depuis le début des années 90, le virtuel n’est plus une contrée étrangère. Le courriel est désormais mon moyen de communication par définition, il a presque remplacé le téléphone. Je suis une araignée qui tisse un minuscule morceau de Toile...

En cet univers abstrait mon blogue existe depuis des lustres. J’avais un blogue lorsque le terme blogue ne faisait pas encore partie d’un certain langage courant. Au fil des années, j'ai d'ailleurs adopté le terme "blogue" francisé puisque "Carnet" n'a pas réussi à s'implanter dans l'esprit collectif. Aujourd’hui, je blogue toujours, par-ci par là et ailleurs, je suis sur Twitter, sur Facebook, sur Bloglog. Je suis un membre actif de Flickr.

« Lifestreaming » un terme dont je m’imprègne au quotidien, un mot que je comprends et ressens. Un mot dont j’ai encore du mal à expliquer concrètement, un terme nourrisson qui demanderait un véritable traduction en cette langue que j’aime et respecte...

Lifestreaming…

samedi, septembre 13, 2008

Humeurs de lionne

Trois semaines de passées et une cheville toujours nickée. Prisonnière de cet état douloureux que j'apprends à accepter. Un début de physio qui m'a retourné le ventre. Juan, patient, accompagne mon mal. M'zelle Soleil s'ennuie de mes limitations ( ce que je comprends parfaitement). Elle pétille et m'enivre. Mon enfant effervescente me fait la leçon:

- Mais maman, pourpoi t'es tombée? Faut faire attention. Pourpoi t'as pas fait attention? Pourpoi tu t'es fait mal à la zambe?
- C'était un accident ma puce...
- Mais pourpoi t'as pas faire attention. Faut faire attention dans la rue...


Évidement avec toutes les précautions que je lui rabâche pas étonnant qu'elle cherche à comprendre mon cas! Le pire c'est que je me suis fait cette méchante blessure (ligaments arrachés des deux cotés de la cheville) en ratant une pu... de marche de jardin! Accident stupide par excellence! Si encore je m'étais mise en danger, je pourrais raisonner ma situation, je pourrais peut-être trouver cela normal. Mais là, c'est si con qu'il n'y a rien à dire. Je ne peux qu'assumer et souffrir pour que cela passe. Apprivoiser la lionne en cage. Accepter l'épreuve et passer au travers. D'ici l'hiver je serai complètement guérie m'a dit la physiothérapeute (c'est bon à savoir même si cela fout le blues). Ainsi au bout du tunnel m'attend le Père Noël!

J'ai trente cinq ans bien tassés et ces jours-ci, je les sens me passer sur la peau. Mes humeurs bourdonnent. Je bataille. Juste une chanson pour m'immortaliser l'humeur du jour. Tori canalise Kurt, elle m'entraine les entrailles en une lente symphonie qui m'apaise l'esprit. Même si je suis éclopée, vivante je suis. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort dit le dicton...


Tori Amos - Smells like teen spirit

Humeurs de lionne

vendredi, septembre 12, 2008

Cette semaine, juste avant qu'elle ne s'achève, je choisis une expression que j'affectionne avec les petits garçons à croquer. Même si je la trouve un peu absurde, relativement niaiseuse, c'est plus fort que moi, dès que je vois un mignon petit garçon, je craque et je ne peux m'empêcher de l'utiliser à profusion. Avec les petits je la trouve irrésistible. Pour les grands, c'est légèrement plus ironique. Enfin selon ma propre perception de l'expression en question...

EXPRESSION via Expressio.fr
« Beau comme un camion »

SIGNIFICATION
Très beau, superbe.

ORIGINE
Est-il raisonnable de trouver un camion plus beau qu'une Aston Martin DBS, qu'un voilier dans le vent ou qu'une sculpture de Michel-Ange ? Une chose est sûre, c'est qu'on ne discute pas les goûts et les couleurs. Cette expression semble apparaître au milieu du XXe siècle. Si on peut imaginer que son inventeur était effectivement amoureux des camions (comme ceux qu'on trouvait en Amérique), on peut aussi probablement voir ce "comme un camion" comme un simple intensif lié à la taille de l'objet ainsi mis en avant.

EXEMPLE
« Tu étais habillé tout en blanc avec un pantalon bouffant à cause de tes couches. Tu étais quand même beau comme un camion. » Élisabeth de Quelen - Léo

Beau comme un camion

jeudi, septembre 11, 2008

Petite fille...

Petite puce

- Ah non maman, je suis pas un enfant, je suis une fille! m'explique ma poupée bouclée (née de ma chair et de mon sang) au gré des jours qui la grandissent ...

Petite fille...

lundi, septembre 08, 2008

Petits papiers…

Je range les petits papiers qui traînent sur mon bureau, je trouve quelques numéros de téléphones, des listes de choses à faire et quelques notes éparses :

"Combattre la fatalité, méchante bestiole qui enchaîne au malheur"
"Donner de son corps en enfantant puis donner de son jus en allaitant."
"Respecter l’enfant en assumant ses besoins. Essayer de les combler dans la mesure de ses capacités. Importance de la sieste qui permet le repos des nerfs. Rythme d’enfance. Contraintes. La sieste comme une corde au cou de l’adulte qui veille."

J’y retrouve aussi ces bouts de conversations que j’ai voulu conserver en mémoire :

- Maman elle travaille à s’occuper de Lily!
- Oui et papa aussi garde Lily…
- Pourpoi Papa est pati avec la voiture?
- Pour aller au bureau…
- Pourpoi Maman a pas de voiture???

Comment expliquer à son enfant que l'éduquer à demeure ne fait pas gagner un kopeck? Les petits papiers partent à la poubelle, la pile s'amincit. J'y découvre ces brins d’insolence qui me font sourire...

- Si tu me dis ça, ze vais te diputer. Ze vais te mettre à la poubelle!

Marmite des nerfs qui bouillent devant la résistance de l'enfant. Recul en arrière, deux heures auparavant...

- Lily-Soleil si je continue de voir trainer ta doudou par terre, je vais finir par la mettre à la poubelle!!!

Petits papiers…