mardi, novembre 07, 2006

L’Internet n’est pas libre pour tout le monde.
*sensibilisée par Mijo*

Il y a, dans le monde, une poignée de personnes qui sont en prison pour avoir eu l’audace de d'exposer leurs idées sur la Toile. Sur la planète, tout le monde n'est pas logé à la même étoile, mais tout le monde devrait être libre de ses pensées et libre de les exprimer...

« 7.11.2006 - Reporters sans frontières lance aujourd’hui ses « 24h contre la censure sur Internet". L’organisation publie à cette occasion sa liste des ennemis d’Internet. 13 pays y sont épinglés pour leurs atteintes systématiques à la liberté d’expression sur le Net.»

L’Internet n’est pas libre pour tout le monde.

lundi, novembre 06, 2006

Humeur vidéo du jour...


Corinne Bailey Rae- Like A Star

Site officiel de l'artiste ici, plus de vidéos par là...

Humeur vidéo du jour...

Nébuleuse surprise!!!

Hier, la matinée fut divine, un temps doux sous un soleil frais, une lumière perçante. Le lac lisse comme un mirroir reflétait une silencieuse paix. Les nuages arrivèrent durant l'après-midi. Sans un bruit, ils prirent leurs aises...

La nuit est tombée à 17hres. Les flocons de neige ont commencé leurs premières danses vers 18hres. Une heure plus tard, il faisait bien noir et tout était recouvert d’un blanc tissu de nature cotoneuse…

Il est tard, un ciel nébuleux éclaire la nuit. Une clarté nouvelle absorbe l'atmosphère ouatée. La neige flotte dans l'air qui se gèle. Se réchauffer la peau. Nos corps se rapprochent, nos cuisses s'entremêlent, le sommeil nous emporte...

Tôt ce matin, peu après que le jour ne se soit levé, les arbres ployaient sous le poids (romantisme) de cette douce réalité qui dessine les saveurs d’une nouvelle saison fraîchement débarquée…

Winter-has-arrived

Nébuleuse surprise

samedi, novembre 04, 2006

Vol de quotidien maternellement félin ...

Tirer la queue des chats

Le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine.
Louis Jouvet

Il faut s'endurcir, sans jamais se départir de sa tendresse.
Ernesto "Che" Guevara

Le plus court chemin du plaisir au bonheur passe par la tendresse.
Grégoire Lacroix

Pour beaucoup de femmes, le plus court chemin vers la perfection, c'est la tendresse.
François Mauriac

La tendresse est respect et émerveillement de libre connaissance à travers la fibre de la fidélité...
Rina Lasnier

Et la tendresse bordel...

vendredi, novembre 03, 2006

Cette semaine, j'ai hésité entre plusieurs expressions qui me titillaient les idées avant de finalement me décider pour celle-ci. Chacune de ces expressions que je choisis ici est un petit hommage à ma Mère-Grand. Chère grand-mère qui aurait dû fêter cette semaine ses 74 ans si la mort ne l'avait pas emporté ce printemps. Elle, qui s'est envolé vers d'autres cieux, me manque énormément, je l'entends si souvent en mon coeur. Elle, qui était une mine d'expressions populaires, pas littéraire pour deux sous mais si parlante en son langage coloré de multiples images formées de quelques mots. Elle, qui les utilisait sans y penser, avec un naturel hors pair, qui me faisait sourire et qui émoustillait mon imaginaire de petite fille....

EXPRESSION

« Tuer la poule aux oeufs d'or »

SIGNIFICATION
Se priver de profits futurs importants pour satisfaire des intérêts immédiat.
Ou encore : L'avidité et l'impatience sont de vilains défauts.
Ou plus généralement : N'agir que pour le court terme, sans aucune vision à long terme.

ORIGINE
Cette expression du XVIIIe siècle est tirée d'une fable de La Fontaine, elle-même inspirée d'une morale d'Ésope, fabuliste grec de l'Antiquité.

COMPLEMENTS
Pour ceux qui auraient oublié la courte fable en question, il y est question d'un avare dont une poule pondait des oeufs d'or. Croyant que cette poule contenait un trésor, l'avare l'a tuée pour se rendre compte, dépité, qu'elle était semblable à ses autres poules et qu'il venait de tuer bêtement ce qui pouvait l'enrichir sans fin.

Tuer la poule aux oeufs d'or

jeudi, novembre 02, 2006

Chroniques de village

Les citoyens se rassemblent en un petit groupe sensible désireux d’unir leurs forces pour sauver et protéger ce lac que nous aimons tous. Nous voici donc réunis dans cette petite église de bois qui se cache entre lac et forêt. Dans la nuit noire, une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel. Une association pour protéger le lac en danger est en train de renaître de ses cendres. Les impressions fusent, les commentaires s’enchaînent, la roue tourne. Comme d’habitude, je prends le pouls de l’assemblée avant de me lever pour discuter de ce sujet qui me tient à cœur. J’ai une bonne expérience associative et des idées qui, je crois, méritent d’être écoutées.


Réunion-association

L’ignorance est souvent à la base de la bêtise humaine. Il y a aussi le problème des excès mais cela semble malheureusement aussi faire partie de la nature humaine. Un peu estomaquée, j’écoute un ingénieur sérieux poser des questions stupides du genre : « Mais les cyanobactéries on ne peut pas les ramasser avec un filet? ». Heureusement un biologiste dans la salle lui explique patiemment le problème. Ces algues sont de nature microscopiques et il n’y aura pas de solutions faciles pour éradiquer la chose. Il faudra penser à des changements à long terme, les anciennes mentalités devront s’adapter à cette nouvelle réalité, l’insouciance n’est plus de mise. Il faut désormais réagir...

Parfois les vieux m’énervent monumentalement. J’ai beau avoir en moi un grand respect pour les aînés, il y a des moments où j’ai du mal à me retenir de ne pas les décapiter sur place. Il est de ces cas où l’on dirait que parce que leur vie est faite, bien exploitée, bien emballée, plus rien ne compte. C’est la mentalité : « Après moi le déluge! » qui me rend folle. Il y a celui que je rencontre à la source (où tout le village s’alimente en eau potable) et qui m’explique comment il n’y a rien de dramatique à cette situation désagréable! Dans ces moments là je ne peux m’empêcher de penser : « Évidement toi il te reste quoi comme espérance de vie 15-25 ans,? Mais as-tu pensé à ceux qui te suivent, à ceux qui devront réparer les dégâts de ton inconscience, à cet héritage que tu laisses aux générations futures???? » Arrrghhh….

À la fin de la réunion, une dame, que je connais de loin, en tête de l’association, me félicite des remarques pertinentes que je soulève depuis quelques semaines, de mon élocution posée, de la justesse de mon phrasé, je m’efforce de ne pas rougir sous la cascade de compliments. C’est drôle comment par moments l’on perçoit mal la réalité des autres. Lorsque je l’ai vu à la dernière réunion municipale, j’ai eu l’impression qu’elle me snobait. Je l’ai trouvée froide et distante alors qu’en fait elle se retenait de venir me voir pour me dire combien elle appréciait que je m’implique dans cette cause! Je la remercie et lui explique que je ne peux rester les bras croisés devant une telle situation. J’aime tant ce lac, je me sens responsable de mes pairs et je désire que ma fille puisse profiter d’une nature pure. Je suis heureuse que les choses avancent dans une autre direction et je ferai mon possible pour être un membre actif dans cette cause qui me tient à cœur.

J’ai donc une nouvelle implication sociale qui va me sortir de mes quatre murs, cela ne fera pas de mal à mon moral même si le combat s'annonce féroce! Suite à la prochaine réunion municipale…


TransparenceFeuille-d'eau-II

En face de ma maison, un petit chalet bleu se cache derrière de grands arbres. Ce chalet est la résidence de Yolande, vieille dame coquette de 77 ans, en pleine forme pour son âge. Elle est capable de faire un aller-retour à Montréal juste pour se changer les idées! Yolande, ancienne hôtesse de l’air en Californie, pétillante, généreuse, vive, bavarde, grande amie des animaux et de la nature. Yolande qui connaît le lac depuis sa petite enfance, qui en parle avec affection et bonheur, qui se baigne encore avec ardeur. Elle a vécu à Québec (ville) plusieurs années. Elle a beaucoup voyagé mais est toujours restée attachée à ce petit coin de brousse. Depuis qu’elle est en retraite, elle a décidé de s’installer au lac à l’année longue dans ce petit chalet entouré d'arbres indomptés. Son mari, lui, passe la moitié de la semaine en ville. Rigolote, elle m’explique comment elle trouve cet arrangement on ne peut plus pratique!

Par dessus tout, Yolande aime dépanner et rendre service. Ses passions sont animales, elle nourrit tout ce qui vit autour de sa maison. Elle fait aussi office de concierge. Avec elle, on est certain que personne ne peut venir rôder autour de chez nous sans être surveillé! Elle est marrante sans être trop envahissante. L’autre jour, je lui demande si je peux descendre au IGA avec elle faire quelques courses. Je n’ai plus de lessive et une montagne de linge qui me nargue. Toute heureuse, elle m’embarque dans sa voiture pour une petite excursion. En chemin, l’on s’arrête derrière le restaurant du village, fermé pour l’hiver, afin de nourrir une maman féline abandonnée à son triste sort. Yolande ne se déplace jamais sans sa nourriture pour chats. Elle ouvre une boite, appelle et caresse la jolie bête craintive. Bientôt une petite bouille de chaton se distingue derrière les grosses barriques. Adorables minous. Yolande est déterminée à sauver cette couvée des rudesses de l’hiver à venir. Tous les jours, elle vient les nourrir, elle les apprivoise doucement tout en leur cherchant des familles humaines. C'est tout un personnage!!!


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Un autre jour comme les autres, le soleil éclaire un ciel d’azur, j’emmène Lily-Soleil jouer sur la plage. Évidemment Chanelle nous accompagne. Chanelle la rebelle que j’emmène au lac malgré le panneau où il est bien écrit en gros : « Interdit à tous les animaux » seulement voilà, Chanelle est une vieille fille d’une dizaine d’années, toute douce, qui adore se tremper les pattes. Sa race est de celle qui se mouille sans gêne, elle adore se baigner, ne fait pas ses besoins dans le sable et j’estime qu’elle ne fait aucun mal au lac. Elle profite de l'endroit avec plus d'innocence que bien des humains qui se pensent tout permis! De plus lorsqu’il n’y a pas un chat, je vois pas vraiment pas où est le problème. Bref, la brave chienne s’amuse à rogner un vieux morceau de bois tandis que Lily-Soleil joue avec sa poussette. Arrive un couple de retraités en promenade, la dame me sourit, l’homme me dit :

- Les animaux c’est défendu…

Je lui réponds :

- Oui, et vu l’état du lac, il y a bien d’autres choses qui devraient aussi être défendues!!!
- Qu’est ce qu’il a le lac???

Je manque de m’étrangler et me retiens de l’étrangler. Je lui réponds quand même gentiment :

- Vous ne savez pas les problèmes que l’on a en ce moment???
- Ah! Heu, oui, heu si…

Je garde mon calme malgré ce subtil énervement qui m’emporte, je poursuis:

- Alors vous savez sûrement qu’il y aurait beaucoup de mesures à prendre pour le protéger. À votre avis pourquoi on en est arrivé là???

Le vieux croûton a l’audace de pointer Chanelle du doigt et de me répondre :

- C’est à cause de ça!!!

Je respire un bon coup de ne pas l’étriper sur place. D’un ton neutre et posé je continue :

-Ah! Non, là, je ne pense pas, si le lac va mal c’est à cause des engrais, des bateaux, du déboisement des rives et de plein d’autres choses humaines mais c’est certainement pas à cause de Chanelle qui s’y trempe les pattes lorsqu’il n’y a personne sur la plage!!! Il y a bien des choses plus importantes qui devraient être défendues pour que le lac aille mieux….

Non, mais oh!!! Faut quand même pas trop se foutre de la gueule du chien!!! Il lit dans mon regard toute ma détermination sur le sujet et clôt son bec d’imbécile fripé. Il s’éloigne en haussant les épaules. Je regarde ma puce, je respire profondément l’air pur qui m’entoure, heureuse d’être restée calme et polie, je bouillonne de l’intérieur. En voilà un qui aurait passé un bien mauvais quart d’heure s’il avait rencontré sur son chemin ma Yolande locale!!!


October-Lake-II

Chroniques de village

mercredi, novembre 01, 2006

Femme et maman

Tôt ce matin, le soleil fait scintiller la fine couche de gel qui recouvre la cime du sapin ornant la pelouse encore verte. Ce même soleil fait fondre les dernières taches de neige qui s’accrochent à la nature assoupie. Il chasse la buée de mes fenêtres. Il réchauffe cette première journée de novembre qui annonce l’arrivée imminente de la saison prochaine…

Lily-Soleil fêtera bientôt sa première année d'existence. J’ai les sentiments remués par cette épuisante année, par ces douze longs mois qui viennent de passer. Les sentiments mitigés, entre le bonheur d’être maman et la rudesse de ma déchéance physique. Physique que je retrouve lentement mais sûrement. Encore bien des efforts à suer pour mieux m'assumer. Regarder les bons cotés. Seins plus fermes, ventre moins mou, cuisse moins grasse, chair moins pendante, paire de fesses moins proéminente. Lâcher prise. Je suis femme dans le soleil levant…

Femme...

mardi, octobre 31, 2006

Pour commémorer le jour, un bond dans le passé

Pumpkin-Snow

Souvenirs de ma tarte fétiche! Cette année pas de grosse célébration en notre maison, l'année prochaine Lily-Soleil sera de la fête. Nous y veillerons. Cette année sa vieille mère est trop "maganée" pour l'entrainer dans la ronde des potirons et des bonbons. Cette nuit, sa vieille mère ira "magasiner" chez les sorcières un elixir imaginaire qui l'aidera à retrouver jeunesse, beauté et santé. En attendant l'année prochaine...

Pumpkin-PowerCarved-Pumpkin

Retour en arrière


Une chirurgie dentaire aussi douloureuse que désagréable (pour ne pas dire démoralisante), trois jours de neige collante qui appellent l'hiver, une panne d'électricité, et une méchante grippe pour pimenter le tout! Une suite de facteurs qui encombre mes mots, bloque ma plume et me laisse à plat sur le pavé blanc. Plusieurs chroniques à moitié écrites se reposent entre deux dossiers. Les mots patientent...

Un bambin chéri à surveiller entre deux poussées de fièvre. Un bambin espiègle qui fait naitre des sourires sereins malgré les pensées obscures. Un moral à porter à bouts d’aspirations et de courage. Accepter les difficultés, surmonter les épreuves, dépasser les douleurs. La raison et le repos font bon ménage pour essouffler ces fatigues qui menacent l'humeur en danger. Ma panacée se compose d'une bonne dose d'amour, d'onces d'espoir et de zestes de ténacité. Lorsque je serais enfin guérie de toutes ces niaiseries qui m’affaiblissent, j’espère être meilleure.

Chacun doit affronter les obstacles qui jonchent les chemins de sa destinée. Les expériences sont différentes, les sensations sont parallèles, qui n’a pas sa croix à porter? Certains jours, elle semble juste un peu plus lourde que d'autres. Ainsi va la vie…



Lorsque la matinée débute dans un dégoulis de morve, lorsque c'est le party des bronches enflammées, party rythmé par une toux d'enfer, on se dit quand même que cela tombe bien: "Aujourd'hui c'est Halloween!!!" Un bon temps pour combattre les monstres de tous acabits...



Joyeux Halloween gentes gens,
lorsque sonnera minuit les sorcières seront aussi de la fête,
accrochez-vous bien au fond de votre lit...

...

jeudi, octobre 26, 2006

Humeur vidéo du jour...


Fiona Apple - The First Taste

Video Mood

mercredi, octobre 25, 2006

Downtown

Urban-Vibes-I

Je suis dans la fourmilière humaine. Petite chose parmi des millions d’autres. Je ne suis qu’une poussière de vie dans la cohue urbaine.

De nature contemplative, je scrute, je dissèque, je note, je sonde, j’évalue, j’extrapole, j’espionne, je dévisage, j’imagine cet autre qui me frôle. Chaque individu que je croise est une interrogation en puissance.

Je vois le malheureux dans la rue qui dort sous une vieille couverture entre deux cartons sales. Je remarque la femme, coquette, qui se dépêche je ne sais où. Je regarde le travailleur impassible, l’homme en costume cravate, le touriste ahuri…

C’est ici, en cette ville, au fil de plusieurs quartiers que les graines de ma féminité ont été plantées. Je reviens à ce terroir urbain où s’est construit une partie de moi. Anonyme dans les airs, je souris de bien-être. Je possède en ma chair le calme de la forêt. J’ai le sang qui vibre de clarté au milieu de cette agitation permanente. Des vagues de souvenirs me submergent. Je suis aussi, ici, chez moi.

Ma Montréalité en dormance s’éveille. Sortie d’un long sommeil, elle baille et s’étire. Je retrouve mes marques citadines. La ville enivre. Légère comme une bulle, libre comme l’air, je flotte, immobile…

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Plongée dans la rumeur citadine, j’écris ces mots du haut d’un balcon surplombant le centre ville. Du seizième étage mes mots s’envolent dans la pollution. Je respire la densité de l’air, des bouffées de civilisation me dépaysent les poumons. Presque fébrile, je revis mes premiers émois urbains. Émois qui remontent du fin fond de mon adolescence, lorsque je débarquai de ma cambrousse jurassienne, pour atterrir au 21ième étage d’une tour du centre ville. Sensations de vertiges…

J’avais oublié le bourdonnement constant, ce brouhaha incessant qui m’enveloppe l’être perché. J’avais oublié l’ivresse des hauteurs. Se tenir au dessus du vide, tout en haut d’un building. Envol. La ville grouille sous mes pieds. Les grattes ciels me font de l’œil. J’observe les reflets de la ville dans la surface miroir de celui qui me fait face. Distorsions de réels.

En dessous de moi, le vacarme de cette énorme artère montréalaise pompe l’énergie urbaine qui n’en finit plus de s’écouler. La clameur ambiante est composée de centaines de moteurs, de bruits de freins pressés, de sirènes bruyantes et de klaxons énervés. Comment ai-je jamais pu vivre dans un tel boucan?

Urban-CageCoeur-urbain

Urbaine