mardi, mai 18, 2004

Trouvé sur le blog à Garfieldd...

Which kind of candy are you?

lol
You're a lollipop!!
You're known for your coolness, for you are a trend setter. You're a natural leader, and are good under pressure. People often seek you out for advice, for you have great insight.
brought to you by Quizilla



C'est une langue belle...

Elle a jeté des ponts par-dessus l'Atlantique
Elle a quitté son nid pour un autre terroir
Et comme une hirondelle au printemps des musiques
Elle revient nous chanter ses peines et ses espoirs


Nous dire que là-bas dans ce pays de neige
Elle a fait face aux vents qui soufflent de partout,
Pour imposer ses mots jusque dans les collèges
Et qu'on y parle encore la langue de chez nous

C'est une langue belle à qui sait la défendre
Elle offre les trésors de richesses infinies
Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre
Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie

Et l'Île d'Orléans jusqu'à la Contrescarpe
En écoutant chanter les gens de ce pays
On dirait que le vent s'est pris dans une harpe
Et qu'il a composé toute une symphonie...

Y. Duteuil

P'tit Jay et Charles.

Lorsque P’tit Jay passa ma porte hier, Charles enrobait à plein tube tout le salon. Mister Jay écarquilla les yeux, je fis trois pas de danse et un sourire. Il me regarda sans trop savoir sur quel pied (ou idée) danser. Je lui donnai son goûter. C’est que le p’tit homme a besoin d’énergie avant de travailler (à me faire tourner en bourrique!:lol:))!!!

Il prend une cuillerée de compote, fronce les sourcils, pause son mouvement et me dit le plus sérieusement du monde :

- Etol? Depuis quand t’écoutes de la musique des années 20 !?!



P'tite Sara la rigolote...

- Allez les filles, je vous laisse ensemble! Dit Juan en ouvrant la porte.
- Ok, va jouer dehors! Lui réplique Sara en riant.

J’éclate de rire. Juan, sans pouvoir s’empêcher d’en faire autant, se retourne vers la petite fille éffrontée.

- Toi là! Va don’ travailler dedans toi! Parce-ce que si c’est comme cela, je vais peut-être rester là!

Percevant le comique de la situation, P’tite Sara réplique sa trouvaille sans se démonter.

- Allez, va jouer dehors!


L’homme, un livre dans une main, un « sablé détourné » dans l’autre, prend ses cliques et ses claques en souriant tandis que je fais signe à la Miss de retrouver son sérieux. Elle sort ses cahiers sur la table, toute guillerette.

P’tite Sara aime bien notre « bulle de fille » formée les soirs d’études en notre maisonnée. Seule fille au milieu de quatre frères, elle savoure nos instants féminins en apprenant à mieux comprendre sa "langue de chez nous". Je lui dis :

- Sara, tu ne mets pas de s à un prénom. Ou alors dans des cas très particuliers!
- Ben si, me répond-t-elle, à mon nom y’a un s!
- Oui! Mais pas à la fin!
- Ben si....
- Ah! Oui! Alors il y a beaucoup de Saras devant moi?


Elle acquiesce en me souriant à pleines dents. Je continue:

- Il y a aussi plein de Saras dans la maison des Tibourot!

Elle s’esclaffe doucement. Je reprends :

- Ou plutôt, il y a beaucoup de garçons dans la maison des Tibourot!

Elle secoue la tête, déçue de la tournure de la conversation. Je lui souris et poursuis sur un ton mystérieux.

- Ou alors, tous les garçons de la maison se sont transformés en filles durant la nuit!

Les yeux de nouveau pétillants, P’tite Sara rigole dans sa barbe de coquine. Elle me regarde et me dit :

- Oui! Ça ferait une bonne histoire, hein Etol?

C’est à mon tour de rire. Un instant de partage avant de reprendre le fil des phrases qui se transforment au masculin, au féminin ou au pluriel!

Samedi dernier, nous avons fait le premier feu de la saison. Le crépitement des flammes sous les étoiles, petit bonheur de rien, chaleur de nous. Au petit matin, de tout le bois brulé, il ne restait que des cendres. Mais le plaisir de cet instant d'été reste gravé, bien au chaud, dans le tiroir de mes souvenirs à conserver...

Chez Obni, j’ai découvert une si jolie expression que je vais faire mon possible pour l’adopter. C’est vrai que "blog", c’est pas toujours des plus heureux, par contre « Carnet en toile » c’est tout de suite plus poétique. À découvrir la BlogHistoire d’un Objet Bloguant Non Identifié...

Avec les marées d'humeurs, une vague littéraire inonde un coin de ce petit carnet en toile: Remue.net.. Via Un site par jour: Pleut-il!?! Écrivains-voyageurs. Des textes rares à grignoter du bout des yeux...

lundi, mai 17, 2004



À un croisement de la Toile, des mots qui accrochent le regard qui flâne. D'un coup d'oeil, j'avale. Des mots que je dévore. Des mots que j'attrape au vol...

À ceux pour qui l'écriture n'est pas une distraction mais un défi, un falloir qui, dès qu'il n'est plus assouvi, donne la nausée et des envies tristes, à ceux pour qui la page blanche et le désir de plaire sont des formules de critique, à ceux dont la seule nécessité c'est tracer quotidiennement quelques paragraphes, sans qu'ils sachent eux-mêmes très bien pourquoi, à ceux-là je veux apporter ici mon soutien fraternel. Ne vous découragez pas, persévérez dans cette voie qui vous va comme un gant. Postez vos écrits sans relâche, rangez les lettres de refus dans une boîte à chaussures, postez encore un peu le temps de terminer le prochain manuscrit, et recommencez. Il n'y a que ça à faire et vous le savez, au plus profond vous n'avez de toute façon pas d'autre choix. Pas d'autre besoin. Aussi, quoi qu'il arrive, ne doutez jamais de vous que par plaisanterie.
Christophe Spielberger

La bohême...

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux


La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux

Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie

La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans

La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps


J’écoute Charles, je furette Robert. Après « Bogue » (1980) de l’anglais "bug" = bestiole nuisible. Inform. Défaut d’un logiciel entrainant des anomalies de fonctionnement. Puis « Bogué (ée) » (1996), adj. Inform. Qui comporte un bogue. Juste passé Boguet, je découvre le mot recherché...

Bohême : Vieilli, personne (en général artiste) qui vit sans règles, en marge de la société = marginal. Mener une vie de bohême, vivre en bohême.
Adj, avoir un caractère bohême = artiste, fantaisiste.
La bohême : l’ensemble des bohêmes. Ex : la bohême de Montparnasse.

Bohémien (ienne) : Vieilli, qui désigne un tsigane nomade et par extension un membre d’un groupe vivant d’artisanat, de mendicité, etc. La roulotte des bohémiens. Une bohémienne qui dit la bonne aventure = gitan, romanichel, tsigane, zingaro. Fam. Manouche. Péjoratif, avoir l’air d’un bohémien = être mal habillé.

Plus les années défilent et mieux je comprends toute l’étendue de ce caractère bohême qui est le mien. Coule mes mots, coule les sons, coule la vie...

Sous le soleil j’écoute Charles, je danse à l’air du temps. Je souris au vent. Ma jupe virevolte en trois mouvements, je me laisse tomber dans l’herbe. Les deux mains dans la terre, je jardine notre quotidien.

Je parcours Robert du regard. Je survole les connotations péjoratives pour absorber toute la saveur du mot dégusté. Je le laisse me pénétrer. Je le laisse m’assimiler. Charles chante et je plante les fleurs de demain.

Sur mon disque d’argent, une sélection de chanson soigneusement gravée, elle accompagne les rayons du soleil du soleil sur ma peau.

Juan rentre du bureau. Souriant, il croque dans un « sablé détourné », recette inventée à base de farine de blé. Au détour d’un après-midi ensoleillé, une galette d’épouse pour mon homme fatigué.

J’ai piraté ma sélection musicale de jardin pour l’exposer dans le Radio-Blog renouvelé, partage de sons et d’humeurs.

dimanche, mai 16, 2004

Pas Rap' mais cela m'amuse!

Le secret de Lenny:
Ou comment ce cher Lenny satisfait ses femmes...
Un tout petit peu intriguant pour mes pensées cachées derrière les portes closes...

Take the "What Magic Girl are you?" Quiz

You are TENJOU UTENA
You prize nobility above all else, striving to be reunited with your prince. Apart from this, you treasure your friendships most of all. Unwilling to compromise your values in search of your dreams, you often seem to create more trouble than solve it. However, your persistence is what sets you apart from all others.

Écrire, écrire, pfff...

Histoire de voir ceux qui sont ce que je ne suis pas encore! (le serais-je un jour, Dieu "seule" le sait, i guess!) Je me promène sur le Web à la recherche de sites d’écrivains en ligne, quelques pistes à suivre au hasard du temps avalé par la machine infernale...

En vrac, je me trimballe entre les genres, entre les noms connus ou non. Perdue sur la Toile immense, à la recherche d'un "je ne sais quoi", je m'égare une autre fois je ne sais où...

Marée montante, vague de liens déferlante à l'horizon...

Tahar Ben Jelloun, Carole Zalberg, Benoit Coppée, Mélanie de Coster, Christophe Spielberger, Sonia Frisco, Jean-Christophe Grangé, Franck Pelissier, Tara Duncan, Brigitte Aubert, Christian Lehman , Paulina Simons, Thierry Tuborg, Lou Delvig, Michel Houellebecq, Gérard Larnac, Xavier Beguin-Billecocq, Linda Adnil, Christian Mistral, Jean-Michel Truong, Regine Desforges, Laurent Botti, Mireille Calmel, Jean Rouaud, Julienne Zanga, Eric-Emmanuel Schmitt, Loustal, Lawrence Block, Pierre-Luc Lafrance, Bernard Werber, Stephen King, Jack Sigurson...

L'ordinateur avale les heures, le soleil brille trop fort pour rester coincée devant mon écran! L'homme est dans le jardin, je vais aller voir où en sont mes pousses...

Cette semaine, je m’attaque à la miniature de Lithium sans être certaine d’en suivre exactement le cours. L'on verra bien...

Lorsque je réfléchis à ma scolarité, je dois avouer n’avoir guère eu l’occasion de trouver des professeurs à la hauteur de mes "excentricités". Il y a bien, à l’université, certains profs auxquels je me suis attachée, mais vu ma maturité actuelle, les relations se font plus sur une base amicale, plutôt que sur un mode prof-étudiant. Mais tout ça, c’est sans compter Madame Bee, dont je tairais le vrai nom, de peur qu’elle ne se découvre au hasard d’un click...

Madame Bee doit être proche de la soixantaine, c’est une petite madame d’origine française mariée à un anglophone et traductrice dans l’âme et le coeur. Madame Bee a une connaissance des mots, de la langue et de ses nuances, qui souvent me laisse sur les fesses!

Madame Bee n’est pas très populaire car elle fait peur aux étudiants. Elle est d’une sévérité sans faille en ce qui concerne les phrases, (digne de la France), ce qui en choque plusieurs fraîchement débarqué du Cegep. Elle possède une rigueur en ce qui concerne la langue à toutes épreuves! Personnellement dans mon parcours "à la française", j’en ai vu d’autres! La froideur légendaire de Madame Bee ne m’impressionne guère. Son ton autoritaire et sa sévérité me font sourire plus que frémir. Je me vois là, nonchalante en classe, et je pense, en souriant doucement, à mon autorité du soir lorsqu’il faut faire travailler les enfants! Je connais assez bien le principe pour savoir que cela ne définit pas ma personne.

Il est impossible de passer le programme sans passer par Madame Bee, comme il y a souvent deux groupes pour le même cours, plusieurs étudiants s’arrangent pour ne pas se trouver dans son groupe. Avec mes habitudes de saumon à contre-courant, je fus bien la seule qui demanda à retourner dans son groupe après m’être trompée en m’inscrivant en deuxième année. Un seul cours avec le prof de l’autre groupe et je pleurais Madame Bee et sa langue racée. Je ne fis ni de une, ni de deux, et je courus dans les jupons de Mamie Bee. De sa mémoire de professeur, je pense que cela ne lui était jamais arrivé, toute consciente qu’elle est des frayeurs qu’elle occasionne à plusieurs! Elle me dit :

- Tu sais Etol, d’habitude on ne change pas de groupe une fois inscrit.
- Mais Madame Bee, je veux retourner avec vous! J’apprends deux fois plus avec vous! Et en plus il parle châtié, cela m’écorche les oreilles! S’il vous plait, je me ferais toute petite. Avec vous, j’apprends plein de trucs sur la langue, vous savez la langue est ma passion, c’est pour cela que je me retrouve là. Pour essayer de faire un peu d’argent avec la langue! Laissez-moi apprendre avec vous!


Elle me regarda longuement, je gardai mon regard suppliant, elle soupira avant de capituler devant ma détermination.

- Ok, reviens dans mon groupe et l’on en parle à personne, de toute façon il en a plus, alors cela ne changera pas grand-chose!
- Oh! Merci Madame Bee, promis! Je n’en parlerais à personne!


Depuis, j’ai toujours fait plus attention pour bien choisir mon groupe! Et j’ai continué mon parcours en compagnie de Madame Bee. Me prenant des « tôles » ou des bonnes notes, j’ai poursuivi cet étrange chemin qui fait le pont entre deux langues. Ma relation avec Madame Bee a continué d’évoluer au milieu de cette langue qui s’utilise comme un outil de vie.

La session dernière, c’est avec Madame Bee que j’ai planché sur Alexandre, le domaine me convenait et je voguais sur les bonnes notes, trop fière de ma pomme! Constatant mes progrès, dépassant mes blocages, passant les épreuves de la vie, souvent avec un petit mot d’encouragement de Madame Bee, si douce, sous son regard de fer.

Ces petits mots d’encouragements, ces conseils qui m’ont permit de m’accrocher lorsque mes rebellions de vie embarquaient. Lorsque la vie devenait trop dure et que j’avais l’impression d’exploser sous la pression du quotidien pas toujours facile. Madame Bee a été, tout au long de mon programme, un rocher sur lequel me reposer, le temps de reprendre mon souffle et de continuer ma route...

Ainsi, je passai Alexandre haut la main, puis à l’examen final, malgré un texte sympa sur une petite chenille (mais un peu trop scientifique à mon goût), je descendis de mon nuage avec une belle « tôle »! Écoeurée de voir ma superbe moyenne baisser, j’ai regardé avec hargne mes fautes égarées. C’était le dernier cours de la session, j’ai attendu que tout le monde sorte et je suis allée faire la moue devant Madame Bee. Elle reprend ma copie et l’examine avant de me dire gentiment :

- Tu sais Etol, des fois cela marche mieux que d’autres!
- Oui, mais quand même! J’avais des supers bons trucs dans ce texte!
- C’est vrai! Tu as des trouvailles, mais tu sais que tu trébuches souvent sur les domaines scientifiques! J’ai réalisé en corrigeant cet examen que parfois le fait que tu écris nuit à tes traductions...
- Comment ça? Ben au moins mes textes ont un « flow »!
- C’est vrai! Mais tu vois lorsque tu écris tu vas chercher à l’intérieur de toi-même. Alors qu’en traduction, tu n’as pas le droit de faire cela! En traduction tu vas chercher à l’extérieur et je sens que parfois tu as du mal à faire cette transition.
- Heu! Un peu c’est vrai! J’ai besoin de syntaxe, comme avec Alexandre...
- Tu sais, tu vas finir par prendre le tour de main, avec la pratique tu vas t’y faire...


La conversation qui découla ne peut s’écrire car elle est sous le secret « prof-étudiant » et ne peut être dévoilée, si tout se passe bien, je devrais terminer mon programme avec Madame Bee, mais schhhut! Je ne peux en dire plus présentement!

Avant de nous quitter Madame Bee me demanda :

- Et que comptes faire de ton été?
- Je veux écrire! J’ai une idée de roman, et j’aimerais arriver à avoir un manuscrit « recueil de nouvelles ». J’ai des idées qui trottent mais durant l’année scolaire, je vais pas me mettre dans un roman!


Madame Bee qui trouve toujours que j’en fais trop en dehors de mes cours, acquiesce en souriant.

- Non, c’est sur! Commencer un roman durant l’année scolaire ne te mènerait à rien, sinon t’user davantage! Tu ne dois pas oublier que tu dois aussi prendre soin de toi!

Mini-moue de ma part.

- Oui, alors voilà j’utilise l’été pour mes mots et le reste du temps pour avoir un jour l’occasion de manger!

Elle me regarde avec gentillesse, me dit que j’ai raison, que c’est bien d’écrire même si cela ne fait pas d’argent, que de toute façon, j’ai maintenant la traduction dans ma poche et qu’elle a confiance en mes capacités. Que d'une manière ou d'une autre, je vais y arriver! Dans ces moments là, je la prendrais dans mes bras! Elle m’émeut et je m’ouvre un peu à la sagesse de ses ans, une relation étrange se construit, elle me fait du bien. Elle me répare mon intérieur cabossé par la vie. Non seulement, elle trouve normal que je désire écrire tout l’été, mais en plus, elle en apprécie tout le travail intérieur que cela demande. Rien que cela me fait du bien...

Madame Bee n’écrit pas, mais la langue est sa vie. Elle a publié dernièrement l’un de ses ouvrages qui permet aux réviseurs et rédacteurs de retrouver parfois leurs chemins entre deux embûches de mots. Elle connaît le monde de l’édition et de la littérature. Elle aiguise ma perception des mots comme on aiguise un crayon et rien que pour cela, j’ai envers elle des bouffées de tendresses que je ne peux réprimer.

Parfois je regarde son savoir et je me dis quand je serais vieille et toute ridée, je veux en savoir autant qu’elle! Je veux aussi connaître ma langue sur le bout de mes dix doigts et la maîtriser d’une main de fer! Madame Bee est un modèle, ceux-ci sont bien rares dans le cheminement de ma vie! Espérons que l’année prochaine (qui sera ma dernière pour ce programme), je puisse encore m’abreuver au puit du Savoir de Madame Bee.