vendredi, juillet 29, 2005

Retour au soleil

Quarantaine-épanouie-IISummer-bluesMother-and-Child-III

Cela potine au fil de l’eau! Histoire de femmes, les générations se côtoient de la Mamie au bébé, tout le monde se trempe la peau, l'on se rafraîchit au bleu du lac. Je pirate le temps qui passe en quelques images volées. Les canards peu sauvages se baladent, je papote avec une grand-mère toute douce. Une maman me montre ses jolies fesses, j’apprends qu’elle est nouvellement enceinte, que sa petite se nomme Lou-Anne, je souris. Je me pose non loin de leur petite troupe que j’observe du coin de l’œil et de l’appareil

J’ai des centaines de photos de tous genres qui s’accumulent et attendent que je les range, arriverais-je à passer au travers, parfois je me le demande! Et pourtant je suis incapable d’arrêter d’appuyer sur le piton qui emballe le temps en couleurs, en mouvements…

BourgeonRoses-Trémières-IIMother-and-ChildSummer-FunEnfant-et-canardsPassent-les-canards
Mère-et-petitVie-d'abeille-IIMacro-abeille-IIPlume-flottanteRumeurs-de-lac

Mon petit contrat de traduction achevé, je me prends un bain de lumière, il fait chaud, il fait beau, les abeilles butinent. Avec grand plaisir, je sors enfin le bout de mon nez. Ce petit contrat m’aura dérouiller le cerveau, plus facile que je ne l’aurais pensé. Un compte rendu d’un certain sondage pour cette firme-ci. Un compte rendu qui m’a appris que les Canadiens ont développé une petite névrose via à vis des gras trans! La prochaine tendance semble être une future psychose nutritionnelle, qui tournera autour de l’indice glycémique des aliments, si j’en crois les chiffres, tout un programme!

Coté grossesse, je deviens de plus en plus « bidondesque »! Paraît que la prise de poids moyenne tourne autour de 22 livres, je crains plutôt d’effleurer les 30 livres. Un peu de rétention d’eau et pour parfaire le tout, je mange trop de fruits! Toutes mes fringales se situent là et malheureusement si c’est bon pour la santé, il semble que cela le soit moins pour mon poids, ma foi, au mieux j’aurai un bébé vitaminé, au pire, quelques kilos de plus! Je culpabilise un peu, je m’en fais trop, j’essaie de lâcher prise, pas tous les jours facile…

Enfin, tant que je ne prends pas 40 livres, je pense que je devrais survivre au processus «grossitif»! Heureusement que je vais accoucher à l’orée de l’hiver, cela me donnera un autre neuf mois pour espérer retrouver un semblant de ligne! Des instants de panique souvent m’emportent. Juan est très gentil, il essaie de me rassurer, il continue de me désirer, ce qui je dois avouer est relativement sécurisant pour ma condition de femme engrossée! Et puis, il est vrai que comme me le fait remarquer Petite Clo, je n’ai pas que la bedaine qui gonfle, j’ai aussi les seins prêts à exploser! Ce qui n’est pas non plus pour déplaire à mon grand homme qui en salive! Il aime les caresser, les tâter, les prendre en photos! Lorsque je me laisse aller à ses petits jeux, le résultat obtenu frise le « soft porn ». Il rigole. L’autre jour en pleine folie d’hormones, histoire de tenter le diable, j’ose laisser l'une de ces images publique sur Flickr. En moins d’une heure, la fameuse image se fait emporter sur un site coquin! J’y pense et puis j’oublie, c’est la vie, c’est la vie…

Cela me fait sourire. Ils sont tellement gros que rendu là, mieux vaut en rire qu’en pleurer et après tout, ils sont vrais, rien que du naturel sous le soleil! Je me demande quelles sensations je ressentirai lorsque montera le lait dans cette nouvelle poitrine qui est mienne. Un autre processus de grossesse qui m’intrigue. Mes mamelons se transforment au fil des semaines, ils changent de couleur, de consistance, ils évoluent entre sensibilité subtile et étrange fermeté. Juan s’amuse et s’en réjouit! J’ai du mal à imaginer que d’ici quelques mois, ils deviendront source de vie pour un petit être qui grandira grâce à cet étonnant phénomène! Chaque jour qui passe, je prie pour que tout se passe bien, pour que le bébé soit en santé. Ma belle sœur vient d’accoucher d’un petit Clément, ce qui fait de Juan un oncle. Son accouchement fut difficile, épisiotomie et forceps, de quoi attiser ma frousse à ce sujet!

Parfois des gens me demandent : « Alors, as-tu hâte qu’il sorte? ». En fait pas vraiment. Pas encore. Malgré les premiers mois difficiles, malgré les craintes et les contraintes, dans le fond, j’ai l’impression que je commence par m’habituer à l’avoir au fond de ma peau. J’apprivoise cette bedaine qui pousse. Je commence à aimer le sentir gigoter au creux de ma chair. Je crois que je commence à me connecter à ce petit être en moi. Étranges sensations qu’il me plait d’explorer davantage…

Et puis, dans le chambre de mon ventre, elle a ce que je ne peux lui offrir matériellement dans ce monde qui est notre. Elle possède son petit coin à elle toute seule. Dans le réel, nous avons si peu de choses à lui offrir, si ce n’est de nos sentiments et attentions que je crains un peu de la mettre au monde. Oui, je sais, il faudrait bien que je fasse cette fameuse liste de bébé. Donner la chance à autrui de nous aider. Mais je suis gênée! Je vais sûrement finir par y arriver et l’on verra bien ce qu’il en sera! Dans le fond, j’ai une certaine foi en l’univers, je me dis que l’on finira bien par se débrouiller, après tout, il n’y a pas que le matériel qui compte dans ce monde…

La cérémonie du mariage approche. Mille petites choses à organiser. Cela ne sera pas grandiose mais j’aimerais que cela soit romantique à souhait, convivial, joyeux. Juan veut un méchoui! Mais si ce n’est des invitations envoyées, tout est encore à préparer! L’on va sérieusement devoir se bouger les idées dans le prochain mois. Espérons qu’il fera beau et l’on ne s’y cassera pas trop la tête! Espérons que je n’aurais pas trop l’air d’une baleine échouée au bord du lac et que le ciel ne me tombera pas sur la tête!

Aujourd'hui grand ménage de la cabane! Grimaces et envies de paresser sur le sable! Je voudrais une baguette magique pour faire apparaître Monsieur Propre! Présentement avec l’été qui brille et la nature luxuriante, c’est le temps des visites, nos fins de semaines sont remplies par les amis de passage, Phil, Jul, Gab, Jul, Kay, Alex, Simon, Jeff, cela défile par couples, l’on doit même parfois refuser du monde tant l'horaire estival est en demande! Organiser l’emploi du temps, briquer la maison, oublier la pelouse rebelle, c’est le fun de voir l’été vivre au rythme des amitiés et de partager un coin de feu ou une baignade sous les étoiles…

Taima hier soir. Petits bonheurs. Dimanche, je vais enfin retourner à un Pow-Wow. 10 ans que j’attends ce moment! C’est le festival des Hurons et cette année, j’ai enfin vu l’occasion passer sans la rater! L’occasion de m’imprégner de cette culture que j’aime tant et que l’homme blanc malgré tout ses effort n’aura pas réussi à complètement éteindre! À suivre…

"Le rôle des femmes chez les Hurons: Les femmes constituaient le cœur de la société traditionnelle huronne-wendat. Chargées des travaux d’horticulture, elles assuraient la préparation des repas tout en veillant sur les enfants pendant que les hommes s’occupaient de la chasse, de la pêche, du troc, du commerce et des ambassades. L’importance des femmes découlait toutefois d’un fait beaucoup plus important : le système social huron-wendat reposait sur la filiation matrilinéaire. Chaque membre de la nation appartenait à un clan, institution de base de l’organisation sociale. À l’intérieur d’une même maison longue demeuraient une ancêtre commune, toutes ses filles, mariées ou non, et leurs enfants. Les conjoints masculins s’ajoutaient à cette «famille étendue », mais appartenaient quant à eux au clan de leur mère.

La légende de la création: Il y a très longtemps, les Hurons-Wendat vivaient dans le Monde-Ciel. Un jour, une jeune fille du nom d’Aataentsic tomba dans un trou à travers les nuages. Grande Tortue, qui vivait plus bas, recueillit alors Aataentsic sur son dos. Grand-mère Crapaud déposa quelques grains de terre sur la carapace de la tortue, qui devint une île. Ainsi fut donc créée la Terre comme nous la connaissons aujourd’hui."

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