mercredi, avril 28, 2004

Les Algonquins...


Les Algonquins se désignent en tant qu'Anishinabeg, ce qui signifie " les vrais hommes". Ils auraient vraisemblablement une parenté étroite avec les Abénaquis, dont la langue ressemble beaucoup à la leur.

Avant de s'installer définitivement dans l'Outaouais, les Algonquins ont vécu sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent pendant près d'un siècle, de 1550 à 1650. Ils sont ensuite refoulés vers les hauteurs de l'Outaouais par les nations iroquoises. Les guerres avec les Iroquois affaiblissent considérablement les Algonquins qui sont forcés de se réfugier près des forts français. Une trêve est conclue en 1701. tant des sociétés nomades, bien que les Algonquins s'adonnent un peu à l'agriculture, ils sont avant tout des chasseurs-cueilleurs et des pêcheurs. Grâce au commerce qu'ils pratiquent surtout avec les Hurons, les Algonquins obtiennent du mas et des filets pour la pêche, en échange de peaux et de gibiers. Ils pratiquent le troc avec les Européens dont ils se procurent des outils, des ustensiles et des vêtements.




Dans le centre, le nord et l'ouest du Canada, régions d'où l'érable à sucre est absent, les Amérindiens récoltaient la sève du bouleau à papier. Ils la buvaient telle quelle ou l'ajoutaient aux soupes. On en faisait parfois du sirop qui entrait dans la préparation de la bannique. Au Québec, les Algonquins récoltaient la sève du bouleau jaune qu'ils mélangeaient à celle de l'érable à sucre pour la fabrication du sirop.

L'algonquin

L'aire linguistique algonquine du Québec est enclavée au nord par le cri (Waswanipi et Mistassini), à l'ouest par l'ojibwa, au sud-est par les Mohawks et à l'est par les Attikameks (Manouane, Weymontachie et Obedjiwan). Le nom «algonquin» serait dérivé d'un terme malécite elakómkwik, «ils sont nos parents, nos alliés » (Day et Trigger, 1978: 792).

Les Algonquins ne forment toutefois pas un groupe linguistique homogène puisqu'ils se divisent en deux groupes dialectaux, soit l'algonquin comme tel et l'ojibwa de l'Est. En effet, le dialecte de Maniwaki tout comme celui de Golden Lake en Ontario, bien qu'ils soient communément nommés « algonquins » par leurs locuteurs, se rattachent en fait à l'ojibwa de l'Est parlé dans le sud de l'Ontario (Rhodes et Todd, 1981).

Manitou: Forces surnaturelles qui, selon les Ottawas et autres peuplades algonquines, imprègnent le monde naturel. Peut aussi signifier esprit, âme, mystère, transcendant, mystique, réalité invisible, potentiel.

Religion et croyances

Les Algonquins croyaient qu'ils faisaient partie de la nature avec laquelle, pour leur propre bien-être, ils devaient vivre en harmonie. Les Européens ont très mal compris la religion amérindienne. Les missionnaires tentèrent de la remplacer par l'une ou l'autre forme de christianisme ou la qualifiaient de «superstition» et de «magie».

Les penseurs algonquins, comme les philosophes européens, arrivèrent à la conclusion que le monde naturel ne s'était pas formé tout seul et qu'un être avait créé tout ce qui existait. Ils l'appelaient «toi qui as tout fait» et lui offraient du tabac et du maïs. On le considérait comme le créateur de tout ce qui existait. Il est universellement connu aujourd'hui sous le nom de Kitchi Manito, le Grand Esprit, mais il est possible que ce nom ait été inventé par les missionnaires.

Les légendes traditionnelles des Algonquins contiennent parfois des leçons et des règles de conduite. La principale figure de la mythologie algonquine est Wiskedjak, personnage ambivalent et déconcertant.



La belle Hiawatha et le sinistre Nipissingue
ou Nipissingue, le sorcier indien à la tête de pierre

Il y a de cela bien des lunes, vivait dans les terres de chasse des Algonquins, sur les hauteurs que couronne aujourd'hui le ville de Rawdon, un vieux sorcier indien, le méchant et tout puissant Nipissingue. Maître en sorcellerie, Nipissingue pouvait rendre des points à tous les sorciers des autres tribus, et le grand conseil des Sachems ne décidait jamais rien sans l'avoir auparavant consulté.

Fort rusé, adroit et mauvais, le sorcier menait à sa guise le clan des Algonquins. Bien des ennemis personnels avaient rejoint leurs ancêtres pour lui avoir déplu. Personne n'avait osé lui résister.

Dans la même tribu vivait la douce Hiawatha. Fille de Sachem, l'incomparable Indienne aux yeux sombres était belle comme le jour ensoleillé et droite comme une épinette. Sa jeunesse et sa beauté avaient captivé bien des coeurs, mais le terrible Nipissingue l'aimait et personne ne la lui disputait. Malheureusement pour le sorcier, Hiawatha n'était plus libre car elle avait donné son coeur à un autre. Elle possédait un maître. (suite...)

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