jeudi, janvier 28, 2016

Dernièrement, out of the blue, en allant chercher ma puce à l'école, elle m'a dit: "Ce serait vraiment dur pour vous, hein maman, si je me faisais kidnapper comme vous avez que moi comme enfant?" Ouf! Juste d'y penser j'en ai frissonné d'horreur.

N'est-ce pas d’ailleurs la hantise de tout parent aimant? Perdre trace de mon enfant est la pire chose que je puisse imaginer. Tant que je préfére éviter d'y penser. Mais je n'évite pas de penser à tout ce que je peux faire pour en éviter la possibilité.

On en a donc profité pour discuter des différentes façons d'éviter ce genre de situation. Une conversation riche en scénarios où j'ai exploré diverses possibilités. Sans craindre de la traumatiser.

Car je crois cette philosophie qui dit que lorsque l'enfant est en âge de poser une question, il est en âge d'en entendre les vraies réponses. Celles qui lui permettront de mieux grandir.

J'ai évoqué toutes sortes de possibilités, depuis les risques de rencontres malveillantes sur Internet, en passant par les mauvaises fréquentations ou une consommation d'alcool délurée. Sachant qu'elle est déjà bien consciente des excuses d'inconnus/connus pour embarquer une fillette dans sa voiture. Je pense que c'est une discussion qui nous a toutes les deux fait du bien.

Je n'ai cependant pas osé lui avouer que si elle disparaissait de ma vie, je n'aurais sûrement plus la force de vivre...

Elle m'a posé cette question peu de temps avant que ne se déclare le battage médiatique autour de cette jeune fille dont la soirée avait bien ma tournée. En voulant échapper à l'encadrement parental et croquer à pleine dents en sa liberté individuelle, elle s'est mise en grand danger. Puis le danger l'a attrapée et a bien failli l'avaler toute crue!

Lorsque nos ados se mettent en danger...

L'appel à l'aide de son père sur les réseaux sociaux et l’intérêt médiatique qui en a rejailli a certainement contribué à la sauver in extremis du bourbier dans lequel elle s'était mise les pieds! Un si gros bourbier qu'elle s'est auto-punit! Ses parents ne peuvent maintenant plus que l'accompagner en son chemin de retour qui sera certainement ardu.

 Dieu merci pour elle et les trois autres jeunes filles qui ont été retrouvées en sa compagnie. Difficile de ne pas se demander où étaient leurs parents...

Je souhaite à Jade d'en avoir été le moins traumatisée possible et de pouvoir apprendre des leçons de cette malheureuse expérience. Je lui souhaite d'en grandir et d'en devenir plus forte. Et peut-être même de pouvoir, un jour, aider d'autres jeunes filles naïves à ne pas tomber dans les filets de ces prédateurs de la force obscure.

Son histoire a aussi mis en lumière ce coté obscur de notre société et j'espère que cela pourra réveiller quelques consciences. Changer quelques mentalités et peut-être faire évoluer notre société vers un meilleur où les jeunes filles ne sont pas exploitées comme des objets sexuels. Déshumanisées pour le plaisir de la perversité humaine...

Cette histoire me servira maintenant en mes discussions avec ma puce. Car je réalise que si l'on a déjà abordé le suicide adolescent en nos diverses discussions, l'on a encore jamais abordé le sujet de la fugue adolescence. Ce qui ne saurait tarder...

Quand Subito Texto est éducatif...

Miss Soleil est fan de l'émission des jeunes: Subito Texto. Elle m'explique qu'elle aime cette émission car cela l'aide à se préparer à ses années de secondaires. À essayer de mieux comprendre ce qui l'attend. Quand elle sera aussi grande qu'eux. Ce qui n'est pas fou du tout!

Elle me raconte souvent ce qu'elle en apprend et je trouve qu'en effet, elle y découvre un coté éducatif qui me plait. Celui lui permet de se poser des questions qu'elle me pose ensuite. Des questions importantes auxquelles je peux répondre et espérer en guider quelques réflexions. Comme ce fut le cas du suicide en les méandres de l'adolescence...

Tout comme j'ai commencé la préparation mentale de son primaire alors qu'elle commençait à parler et s'autonomiser, je prépare consciemment les bases de la communication qui nous servira en ces années complexes qui font le futur de notre relation mère/fille. Et je prie pour le meilleur...

Quand un fait divers devient une page qui s'ajoute dans le grand livre de prévention d'une maman...

mercredi, janvier 27, 2016


Touchée je suis par ce statut de Facebook qui me passe sous le nez. Écrit par la maman d'une jeune garçon trisomique. Son petit texte me touche autant que la beauté de son fils sur la photo qui l'accompagne. J'en recommande le détour...

Et je repense à ma grand-mère qui m'a souvent racontée qu'il fut un temps (avant que les trisomiques ne soient appelés des "mongoles" comme c'était le cas en mon enfance) où on appelait ces enfants là, les enfants du Bon Dieu.

La légende rurale disait qu'élever un enfant trisomique rapprochait du Bon Dieu. Qu'il y avait là un acte divin. C'est l'histoire qu'elle me contait lorsque je lui demandais pourquoi les gens disaient avec tant de méchanceté que les trisomiques étaient des mongoles...

Avec la maturité de ma quarantaine qui se tasse, je suis pas mal sûre que la grand-mère tenait la vérité en sa légende transmise. Car une fois passées les différences de surface, qui font les superficiels de nos vies, on réalise que les enfants trisomiques possèdent cette innocence et sensibilité qui les connectent en ligne direct avec cette dimension invisible où réside la foi. Quelle qu'elle soit.

Il faut beaucoup de force parentale et d'amour humain pour élever un enfant trisomique. Pour lui donner toutes les chances de s'épanouir au meilleur de ses capacités. J'ai beaucoup d'admiration pour ces parents là. Je me sens pas mal nulle à côté d'eux. Ce sont toujours des modèles dont j'aime m"inspirer les idées pour devenir meilleure.

Je sais bien que de nos jours, vouloir être une bonne maman a un petit côté pas super cool. Mais je m'en tape. Quand tu as vécu une enfance comme la mienne, en ce qui concerne la maternité, tu te rends obligatoirement compte à quel point être/avoir une bonne maman peut être cool!

Être une Bonne Maman n'a rien à voir avec être maman parfaite. C'est deux concepts bien différents. Être Bonne Maman, c'est être comme de la confiture qui fait du bien au coeur. Et c'est à chacun d'en trouver sa saveur!

Confiture Bonne Maman et un chromosome de plus...

Lever du soleil sur Montréal le 2 janvier 2016

Je blogue depuis plus d'une décennie en ce jardin de Toile. Ces dernières années ont été difficiles du coté de ma santé et j'en ai perdu ma discipline de blogue. Ce qui me peine trop souvent.

À la base, en 2003, j'aimais l’exercice de bloguer comme discipline d'écriture. Et quand je pense à ce blogue, c'est à cela que je pense...

Je réalise combien la blogosphère a changé et j'en suis quelque peu troublée. En 2016, il y a tant de gens qui veulent vivre de leur blogue que cela me fait toujours lever un coin de sourcil étonné. La commercialisation de l'action de bloguer, combiné à mes ennuis de santé, me coupe l'inspiration sous le nez! 

J'ai, au cours des années passées, accepté des partenariats. Tant que je peux y trouver de l'inspiration pour ma plume, cela me va. Mais c'est une sorte de hobby de blogue pas une ligne directive. En ma perception particulière, bloguer c'est avant tout  pratiquer l'art d'écrire. Ensuite vient le partage humain et la communication entre internautes, les échanges d'opinions et d'émotions. Puis, aprés tout ça, peuvent se dessiner les diverses collaborations possibles.

Je ne blogue pas par envie de popularité ou de postérité, je blogue par goût d'écriture et d’authenticité. Plus je blogue, plus je m'en rends compte. Si cela me fait toujours plaisir que l'on me lise, je crois que je bloguerais même si personne ne me lisait! Pour la discipline que je peux y trouver. En fait, je blogue depuis si longtemps que j'ai presque oublié le temps où je ne bloguais pas!

Sauf que depuis des années, je déblogue régulièrement pour laisser l'écriture s'égarer du coté de Facebook. Je fais un brouillon d'idée en un statut que j'archive en mon fil d'actualité. C'est mon nouveau carnet de bord. Ce n'est pas une bonne discipline.

Avec la diversité des réseaux sociaux, le blogue est devenu un genre à part. En ce genre à part, il y a maintenant tant de catégories que c'en est étourdissant. Pour ma pomme des bois qui n'aime pas être catégorisée, ce n'est guère inspirant.

Mais bloguer me manque. En me rétablissant physiquement, je tiens à retrouver cette discipline mentale d’écriture bloguesque que j'ai tant aimé explorer au cours des années.

La vie est une longue transformation de l'être ou un apprentissage de fond, c'est selon. Mes ennuis de santé des dernières années m'ont transformée bien plus que l'évolution numérique qui me fascine toujours autant. La bonne nouvelle c'est qu'ils m'ont définitivement guérie de mon FOMO. J'ai changé ma perception du temps et de ses perspectives. Le numérique fait partie de ma vie mais n'en guide pas les pulsions. Je pense avoir trouvé un bon équilibre entre réel et numérique.

Et c'est ainsi que commence cette année 2016, avec la motivation de bloguer comme je l'entends! En 2016, je veux de nouveau entendre battre mon coeur bloguesque. Pour le plaisir de la langue qui vogue. Pour le plaisir des mots qui se partagent.  Je veux donc arrêter de brouillonner sur Facebook pour mieux brouillonner ici! À suivre...

En 2016, je bloguerai comme si c'était 2007!

jeudi, décembre 31, 2015

La fameuse tempête que toute la Province attendait est enfin arrivée, quelques jours après Noël, qui n'a pas été blanc pour grand monde au Québec...

En notre micro-climat de lac, nous sommes privilégiés et nous avons eu assez de neige pour que Noël soit blanc à point. C'était parfait...

Maintenant que le Québec a retrouvé sa couleur hivernale, on peut passer à autre chose. On peut passer à l'année prochaine...

Le compte à rebours a commencé. Comme à chaque année. Naître un premier janvier, c'est être vouée à effectuer, chaque nouvel an, deux bilans intérieurs. Plus les années passent et plus c'est pareil. Impossible d'y échapper..

Alors quitte à ne pas y échapper autant l'affronter. Passer au travers. Passer à autre chose. Cette année encore, la santé est au cœur de mon actualité quotidienne. L'année qui vient de me passer sur le corps a été éprouvante, je suis heureuse de la quitter.

Depuis la paralysie faciale qui est venue bouleverser mes jours en février 2011, ma vie a pris un étrange carrefour. J'apprends désormais à vivre avec les séquelles qu'a laissé derrière lui le virus qui est venu me grignoter le nerf facial.

Cet été, s'est ajoutée à mes mésaventures médicales une tumeur ovni qui m'a dévoilée les cotés obscurs du système hospitalier. Une expérience qui s'ancre en ma mémoire. La cicatrice que j'en garde s'estompe avec les mois qui passent. Mon doc de famille trouve, qu'au final, je m'en suis bien tirée sur coup là. La tumeur était fulgurante mais bénigne. C'est donc ce que je retiens pour en finir l'année. J'ai survécu à mon corps. Une autre année. Espérons que la prochaine sera plus douce avec ma peau.

Bilan des neuf ans d'enfance...

En 2015, Miss Soleil a vécu ses neuf ans avec une douceur qui m'a fait penser l'expression #SweetNine. Une expression que je ne suis pas la seule à avoir pensé si j'en crois le hashtag que je découvre en certains réseaux sociaux. Ce qui me conforte en cette sensation douce.


En ses 9 ans, je l'ai vu se développer en son individualité avec des réflexions sages et des compréhensions pertinentes. J'ai adoré accompagner ses neuf ans. J'espère que ses dix ans, qu'elle a fêté en novembre dernier, n'anticiperont pas trop vite la fameuse adolescence...

J'ai apprécié guider les différentes directions de cette douce année enfantine. J'ai même eu l'impression que cette année en était une de récompense parentale! Une année où l'on a eu la sensation de récolter les fruits de nos efforts et de les savourer.

En ses neuf ans, la Miss a continué de performer à l'école. Elle a décidé d'ouvrir un blogue. Elle a fait un été de radio en ma compagnie. Depuis cet automne, elle est reporter de son école pour le Journal municipal. Elle chante avec la chorale. Elle a gagné une médaille d'argent à la compétition de gymnastique à laquelle elle a participé cet automne. Un peu mystifiés les parents!

D'autant plus qu'en ces neuf ans, la discipline parentale a été minime, je n'ai pas souvenir d'avoir dû sévir. Rester ferme aura suffit à bien faire. Depuis que les dix ans ont sonné, par exemple, je dois serrer davantage la vis. Une transition s'effectue et je commence à la sentir passer. Mais j'en ai vu passer d'autres. Je suis prête.

Découvrir les beautés du Saguenay et tester les hébergements insolites du Cap Jaseux
fut l'occasion de belles escapades en famille.

Reste-t-il une dernière année à se sortir de l'enfance? Avant d'entrer en cette pré adolescence qui fait frissonner l'adulte qui s'en occupe? Je l'espère de tout coeur.

Une enfance que je couve comme une mère louve. Une enfance qui se dessine au coin d'un grand lac. Entre deux parents aimants. La vie n'est pas parfaite, ni rose tous les jours, mais on essaie de la rendre la plus harmonieuse possible, selon les épreuves et les bonheurs qui la composent.

En cette année 2015, nos escapades en famille au Saguenay et au Wanderlust de Mont Tremblant nous auront permis de nous aérer les idées en beauté et aventures.

De mon coté, explorer Anguilla et la Jamaïque (reportage à venir) m'aura permis de me rappeler que je suis encore en vie. Malgré une santé qui déraille. Une santé sur laquelle j'ai dû beaucoup travailler en cette dernière année. En verrai-je germer les fruits avec cette nouvelle année? Je le souhaite de tout corps.

Quel parent suis-je?

Par les temps qui courent, je découvre, via cette lecture, que je peux me reconnaître dans différents types de parents. Ce qui ferait de moi un parent caméléon qui s'adapte aux circonstances de la vie. Je me reconnais dans plusieurs types de parents. Sauf les tiraillés! Être parent ne me tiraille pas. Être parent me fascine et m'inspire.

Si j'en crois le système de catégorisation de ce bouquin, je suis majoritairement de type équilibriste mais je peux aussi être protecteur, néo-bobo ou autonomisant. Je n'aime pas les catégories et les moules. Aussi j'aime bien l'idée de pouvoir être caméléon. De faire sa propre sauce. De créer son propre moule.

Je me considère comme cool et sévère mais ce n'est pas une option de ce livre. Je crois cependant qu'il y a deux types de parents auxquels personne n'échappe. Celui de bon ou de mauvais. Entre ces deux notions existe un large spectre qui regroupe toutes sortes d'options et de nuances humaines. Et c'est l'enfant, une fois devenu grand, qui sera en mesure de déterminer de quel côté aura penché la balance. Pas le parent.

Je regarde grandir ma fille, en essayant d'être le meilleur parent possible. C'est une motivation qui m'entraîne à devenir meilleure. À me dépasser. Car si je veux être le meilleur parent que je puisse être, je dois être la meilleure personne que je puisse être.

C'est ainsi que la parentalité guide et façonne ce que je suis, ce que je deviens. De plus, la parentalité me donne la force de lutter et d'avancer, surtout lorsque ma santé me fait tourner en bourrique.


Je vois la parentalité comme un voyage au coeur de mon humanité. L'occasion de découvrir, d'apprendre et d'évoluer. Nope, être parent ne me tiraille pas les entrailles. Être maman me tire de l'avant. Vers cet avenir que je ne connaîtrai que par la trace que j'aurai laissée en l'histoire de ma fille et de ses enfants.

Mon présent est le passé de la femme qu'elle sera. J'espère juste laisser une trace qui inspirera plus qu'elle désespérera ou attristera. Plus le temps passe et plus je me dis qu'être parent c'est pas mal plus profond que juste mettre au monde un être humain et de le mener à sa majorité...

Let it be...

lundi, décembre 14, 2015



Sous la pluie verglaçante, l'hiver se cherche une direction dans le village endormi. Je ne pense pas avoir jamais vu le lac si peu gelé à cette époque de l’année!

Étrange est ce temps qui nous traverse les jours de plus en plus courts. Un hiver qui n'en a pas bien l'air. Si j'avais encore mon kayak d'automne sous la main, j'aurais osé aller faire un tour de lac à plusieurs occasions ces dernières semaines...


En ma routine de maman, je vais chercher la Miss à l'école deux fois par semaine sur l'heure du midi.
Cela participe à son équilibre d'enfance et cela nous permet d'avoir des conversations fortuites qui frôlent parfois le surréalisme. C'est la magie de l'enfance qui apprend et cherche à comprendre...


La semaine dernière, au coin du village, elle me dit:

- Le temps est doux aujourd'hui.
- C'est la faute à El Niño, je lui réponds.
- C'est qui ça? Un bébé syrien à adopter?

S'en suit une conversation climatique où j'apprends que la Miss aimerait bien qu'on adopte un bébé syrien orphelin!

Elle est maintenant assez grande pour s’intéresser à l'actualité qu'elle capte en nos diverses discussions adultes et on dirait bien qu'elle a aussi à cœur la question de ces réfugiés qui font les manchettes...

Tout comme la question du climat dont il est difficile d'ignorer les changements en ce mois de décembre où les cieux sont bien gris et où il pleut plus souvent qu'il ne neige...


Atmosphère du jour, bonjour...

lundi, novembre 30, 2015

Le mois dernier a filé sans que mes mots ne l’attrapent. Revenir de Jamaïque juste à temps pour Halloween. Après cette date arrive bien vite la fête d’anniversaire de la Miss. Une décennie pour la puce. De quoi me retourner un coin de cervelle...

On ajoute à cela une gastro enfantine, des journées pédagogiques et des journées de gréve, on assaisonne  d'ennuis de santé de fond avec lesquels il faut apprendre à vivre et pouf! Un mois est passé!

Un mois durant lequel j'ai réalisé le contrecoup mental de ma chirurgie estivale et où le froid commence à bien pincer la peau. La bonne nouvelle est que la neige tarde à tomber et que ça me plait! Je n'ai aucun doute qu'elle sera présente à Noël et cela sera parfait.

En ce tourbillon de quotidien, la Miss s’entraîne à une compétition organisée par son club de Gym et les parents que nous sommes passons nos fins de semaine à courir à droite et à gauche. Ce qui nous fait découvrir des endroits que l'on connaissait peu et nous permet de passer un peu de temps de couple durant ses cours.

C'est ainsi que l'on est tombé, un peu par hasard, sur le marché de Noël d'antan de Cap Santé. Un peu aussi par Instagram où j'y ai vu passer des idées de ce marché qui ont piqué ma curiosité.

De quoi ravir la puce qui sent déjà l'esprit de Noël la traverser. Une puce qui nous entraîne en son sillon d'enfance. On lui fait la surprise après qu'elle ait passée quatre heures à faire de la gymnastique. Et nous voilà partis à la découverte de ce marché de Noël qui colore la nuit...


Au fil des artisans, on déniche une décoration de saison, un cœur rustique en bois sculpté qui agrémentera le sapin à venir.

La puce flatte un alpaga et s'amuse à le nourrir alors que je me gave le regard des couleurs multicolores qui me font un peu oublier combien le frette est de retour...


On fait le tour des expositions d'artisanat (l'occasion parfaite de se réchauffer) et on découvre l'exposition des crèches où l'on apprend que dans les années 50, la mode était au bébé Jésus fait en cire. On apprend aussi que l'église, joliment illuminée, est l'une des plus anciennes de la région.


On goûte à la saveur du réduit d'érable qui fait une sorte d'eau sucrée chaude. On teste une boisson pétillante d'argousier et du sel de sésame. On flanche pour un cornet de chips fait maison et on ne peut résister à un cornet de mini beignes avant de reprendre la route!


Noël à l'horizon...


Je suis tombée sur les capsules vidéos de TED, il y a de cela plusieurs années. J'ai tout de suite adoré le principe. La mission de TED est de propager les idées. Mais pas n'importe lesquelles, les idées qui nourrissent les neurones et qui enrichissent l'esprit par des pistes de réflexions pertinentes...

Les conférences sont disponibles gratuitement en ligne, via multiples capsules en multiples langues, sur de multiples sujets. Les conférences TED couvrent une vaste panoplie de thèmes humains qui vont de la science, la politique, l'art, la spiritualité, les questions mondiales, l'architecture ou encore la musique. Bref, il est impossible de ne pas trouver une capsule à son goût dans le monde TED!

TED me fait du bien à l'âme. J'aime m'y plonger régulièrement les idées pour me les ouvrir, me les percuter ou me les approfondir. Il y a de ces périodes en ma vie où je me nourris de plusieurs capsules par semaine pour garder le cap de mes idées que la vie fait dérailler.

La durée des capsules TED varie selon les sujets et les conférenciers. Certaines durent cinq minutes et d'autres plus d'une heure. On y retrouve toutes les facettes de l'humanité sous une forme ou une autre.

TED représente ce que j'apprécie le plus d'Internet. Cela symbolise la connaissance partagée et l'intelligence collective utilisée à bon escient. J'y retrouve le meilleur de l'humanité. Cela me donne toujours espoir en un monde plus réfléchi. À noter que YouTube recèle de capsules Ted à inspirer et que les vidéos en anglais sont généralement sous-titrées en français...

Aussi c'est avec grand plaisir que je mettrai demain à disposition de TEDxQuébec mes compétences de "fille qui tweete plus vite que son ombre" pour essayer de capter sur le vif le plus d'inspirations possibles.

Depuis quelques années, Québec participe aussi au mouvement TED avec un événement annuel où se déroulent différentes conférences. Cette année, le thème de fond est "Autres directions". De quoi piquer mes curiosités...


Je "livetweete" depuis que je suis sur Twitter, ce qui fait maintenant plusieurs années et c'est l'un de mes dadas numériques. Lorsque j'assiste à une conférence, je ne prends plus vraiment de notes, je ne brouillonne plus comme avant mais je "livetweete" sans complexe. Et quand on me demande de tweeter pour une cause qui me tient à cœur, je suis toujours au rendez-vous!

Pour en suivre les aventures numériques, il suffira donc de jeter un œil sur mon fil Twitter demain après-midi. Ceux qui le feront auront un aperçu en temps réel de ce qui se passe au théâtre Périscope dans le cadre d'un événement TED...

Et si jamais vous n'avez encore jamais mis le nez dans la dimension des capsules TED, je ne peux que vous encourager à le faire. Que ce soit en français ou en anglais, il y a certainement une capsule enrichissante à vos idées qui n'attend que d'être visionnée!

En voici une, parmi tant d'autres, de celles qui me plaisent....

Se nourrir les neurones...

vendredi, octobre 30, 2015

Samedi dernier, après avoir grimpé une plantation de café dans les montagnes bleues de Jamaïque, je suis allée voir la maison de Bob à Kinsgton...

L'expérience s'est révélée plus mystique que je ne m'y attendais...

Peut-être que le fait qu'il était interdit de prendre des photos à l'intérieur de la maison m'a aidé à mieux m’imprégner de l'instant présent. Ou peut-être que cela n'y aurait rien changé si j'avais eu le droit d'en capter quelques souvenirs. Qui sait?

L'on a fait le tour de cette maison tropicale en compagnie d'une jeune guide locale enthousiaste.

Notre poignée de journalistes francophones et un trio composé de deux femmes jamaïcaines souriantes et, d'un cool touriste kényan les accompagnant, ont ainsi arpenté la maison et les souvenirs de Bob...

Inspirée par la sympathique guide, notre groupe s'est mis à visiter la maison en chantant quelques unes de ses chansons! Ça lie les esprits qui se délient. L'énergie du groupe se fait plus chaleureuse, plus conviviale. On échange et on partage. Le moment fort de la visite fut certainement la chambre de Bob, laissé à l'état...


Et puis il y a Georgie, chef cuisinier qui a suivi Bob de Trench Town et qui vit toujours là. Il vit en une petite maison bleue devant laquelle il gare son vélo. À plus de 80 ans, il est encore très actif et fait ses tours de propriété, à vélo, avec assiduité. Ce qui nous a donné l'occasion de le croiser et de le saluer...


C'est au fil de cette visite que j'ai réalisé toute la profondeur humaine de Bob. Tant de souffrances et d'intensité en la courte vie de cet homme qui a changé le monde à sa façon. Tant de foi et de conviction. Tant d'émotions. Tant d'amour à donner selon l'expression de la guide lorsque l'on mentionne sa ribambelle d'enfants...

Ouais, j'ai définitivement eu un petit frisson mystique en visitant la maison de Bob. Un moment privilégié qui restera longtemps gravé en ma mémoire. Irié Bob!



En mes sens, le voyage c'est bien plus que des paysages à regarder, c'est des personnes à rencontrer, des atmosphères à absorber, des expériences à inspirer et des horizons intérieurs à étendre. C'est des aventures à vivre...

Ainsi, je n'ai pas été tant étonnée de me retrouver en ce studio d'enregistrement à 10 heures du soir, après avoir suivi un flow jamaïcain, deux jours après cette visite de maison-musée. Ce qui m'a étonnée par exemple, c'est le résultat de cette soirée...

Le résultat est une toune de reggae composée collectivement en trois heures. Une chanson trilingue qui est pas mal meilleure que ce que je ne pouvais imaginer en mettant les pieds en ce studio tropical par lequel sont passés des musiciens comme Drake, Rihanna ou Alicia Keys...

En rencontrant David, à l'aéroport de Toronto, il m'a dit qu'il écrivait des chansons. Je lui ai alors mentionné que j'avais toujours été curieuse de comprendre comment on faisait des chansons. Trois jours plus tard, j'avais un début de réponse et je pondais, dans la foulée, un refrain en anglais! Rise up! Reach for the sun...


Un refrain aux allures de vers d'oreille. Pas mal fière la mère! Un refrain délicieusement interprétée par mon amie Isabelle qui, en une seule take a assuréIsabelle qui a fait des merveilles. David a composé avec brio les premiers accords et la portion en français qu'il a justement interprété. Nos amis jamaïcains du soir, Dale et Dwight, ont composé la partie en patois local et mixé le tout!

Dale, l'ingénieur du son nous a concocté un super beat et, comme je lui ai demandé, il m'y a ajouté une touche de dud. Le résultat est la somme de nos talents conjugués sous la pleine lune jamaïcaine. Un autre moment qui restera longtemps gravé en ma mémoire.

À minuit, la toune était emballée et nos amis nous ramenait sagement à notre hôtel. Une super soirée à Port Antonio qui aura donné une cool toune. Certainement le meilleur souvenir de voyage à ramener en mes bagages...
 

Natural Mystic in Jamaica..

lundi, octobre 19, 2015

Il y a environ deux semaines, j'ai été invitée à assister à une représentation de L’ÉVEIL au Théâtre Périscope (en collaboration avec La Rotonde).

Même si la pièce est recommandée pour les treize ans et plus, je demande s'il est possible que ma puce, de presque 10 ans, puisse m'y accompagner.

On me répond qu'il n'y avait rien d’extrême en soi dans le spectacle et que si l'enfant est habitué à l'Art, il n'y aurait pas de problème...

Curieuse je suis de découvrir ce type de théâtre dont je ne sais pas grand chose. Si ce n'est que le sujet de fond de cette pièce traite d'émotions adolescentes et qu'elle est composée de danse contemporaine.

Vu que la Miss devra bientôt passer par cette étape existentielle et qu'elle apprécie la danse, j'ai espoir que cela puisse nous donner l'occasion d'en discuter plus en profondeur.

Je suis sensible à toutes formes d'Art. Depuis qu'elle est minuscule, instinctivement, j'essaie de la sensibiliser à l'Art sous toutes ses formes...

Au fil de mes explorations artistiques à Québec, j'ai souvent entendu parler de la troupe "Le Fils d'Adrien danse" et d'Harold Rhéaume. Je n'en ai entendu que du bien. C'est donc confiante que je nous lance à l'aventure artistique, en mode mère/fille, un doux samedi après-midi d'octobre...


Je tombe sous le charme de ce mélange de jeu et de danse qui se déroule en un décor minimaliste. J'apprécie la qualité de l'écriture et le jeu des danseurs/comédiens. L'ajout visuel d'images sur un écran en toile de fond et la musique qui lie le tout me plait.

Je me laisse entraîner par le rythme décalé de cette représentation de danse/théâtre. La poésie qui s'en dégage me touche en plein cœur. Dans le mille! Ce faisant, je déconnecte de l'extérieur pour me reconnecter de l’intérieur.

Durant l'ÉVEIL, les tranches de vies défilent. Avec elles, s'illustrent ces émotions que l'on ressent tous à l'adolescence. Alors que je ne m'y attendais point, me voilà replongée en mes souvenirs d'adolescence. Une époque rendue bien lointaine en cette quarantaine que j'apprivoise.

Du coin de l’œil, j'observe ma puce qui absorbe. Cela m'émeut. Par ces moments remplis d'intensité humaine, elle pose sa tête sur mon épaule et je profite de l'intimité de l'instant. Je repense à mon premier amour avec une distance adulte et mature. Je repense à mon début de vingtaine révoltée. Je sens remonter des émotions que j'avais presque oubliées. Des émotions qu'il me fait du bien de ressentir. Des émotions que j'analyse avec le recul de l'âge.

Et, alors que les comédiens me replongent en mon passé qui s'efface, ils projettent ma fille en son futur qui se dessine. En ce présent, où l'on s’imprègne d'art moderne, se conjugue nos temps de vie. Étrange sensation qui me bouleverse un peu...


Au sortir de cette pièce, je demande à Miss Soleil ce qu'elle en a pensé. Ce qu'elle me répond me flabersgaste! Elle me dit: "Maintenant que j'ai vu le spectacle, j'ai remarqué que quand on regarde l'amour en surface, genre ark ils s'embrassent, c'est dégoûtant. Mais quand on ressent l'amour qu'ils ont pour faire ces gestes, on voit que l'amour n'est pas quelque chose de dégoûtant mais plutôt une relation sincère entre deux personnes. J'ai réalisé que l'amour, c'était une relation mentale entre deux personnes..."

Au final, l'expérience s'est non seulement révélée à la hauteur de mes attentes mais elle les a largement dépassées! Durant les jours qui suivent, l'on en discute encore un peu et je réalise à quel point cette pièce moderne lui a permis de mieux comprendre certaines émotions humaines.

Je suis heureuse qu'en cette société hyper-sexualisée dans laquelle elle grandit, elle puisse se construire d'autres repères. Envisager d'autres perspectives de l'amour que celle de la relation physique. Et si cette pièce a marqué ses sentiments d'enfance, c'est par le fait qu'elle lui a appris que l'amour n'est pas tant physique que mental....

Depuis ses 7 ans, âge où elle m'a appris que l'expression qui tournait dans la cour d'école était "faire le sexe" et que j'ai dû lui expliquer que chez nous on faisait l'amour pas le sexe, je lui explique qu'il ne suffit pas de se coller les fesses, il faut aussi se coller le cœur!

Grâce à l'EVEIL, je crois bien qu'elle a compris ce sens que j'essaie de lui inculquer. L'importance des sentiments. Bref, je me doutais que cela nous ouvrirait l'esprit mais je ne me doutais pas à quel point cela nous révolutionnerait l'esprit. Franchement comblée la mère!

Enfin, c'est exactement pour cela que je suis sensible à toutes formes d'Art. Pour me garder l'esprit ouvert et le révolutionner dans le bon sens des choses. En tant que mère, c'est tout naturellement que je partage cet instinct artistique avec ma fille qui grandit...

Nota Bene: Une fillette qui grandit et qui blogue ses impressions de spectacle par ici...



Synopsis: Au carrefour de la danse et du théâtre, L’ÉVEIL écrit avec le corps et bouge avec la parole. Célébration des premières fois, le spectacle est construit sous forme de cartes postales : bribes, pulsions, instants de vie sans plus de mise en situation, pas d’avant ni d’après, seulement le présent avec l’adolescence comme point d’ancrage. Il témoigne de l’intensité d’un âge qui, si tout y est à la fois inconnu et possible, nous définit pour le reste de nos jours. Librement inspiré de L’éveil du printemps de Frank Wedekind écrit en 1881, la proposition fait état de l’éveil des sens, des émotions, de tout, de nous seul, mais surtout de nous ensemble. De tout ce que nous sommes, de qui nous sommes, de qui nous voulons être, de ce qui nous entoure et de ceux qui nous entoure.

À noter que suite aux représentations de L’ÉVEIL au Théâtre Périscope de Québec, l’équipe prend une pause méritée de quelques semaines avant de diriger vers Longueuil pour présenter la pièce lors d’une représentation scolaire au Théâtre de la Ville, le 17 novembre.

Ensuite les comédiens s'envoleront vers la France pour présenter la pièce dans le cadre du festival NovAdo à Rodez (2 représentations – 20 novembre 2015) et au Théâtre du Pilier à Belfort (2 représentations – 26 novembre 2015). Surveillez leur page Facebook pour en savoir plus...

S'éveiller les idées grâce au «Fils d’Adrien danse» !

vendredi, octobre 02, 2015


Petit tour de kayak avant d'aller chercher la Miss à l'école pour nos midis mère/fille. Princesse la ‪#‎shitzu‬ de maison n'est pas du tout rassurée de cette expédition matinale. Le lac s'agite et fouette le kayak. Le vent frais nous rappelle que l'hiver s'en viendra trop vite.

Mais ce qui me fait le plus sursauter c'est l'ÉNORME araignée qui vient se balader près de ma cuisse. Issshhh. Sursauter dans un kayak qui vogue sur un lac agité n'est pas recommandé. Note à moi - même: "Checker les bibittes à bord avant de prendre le large". Passée cette petite surprise, j'apprécie la lumière du soleil qui scintille au gré des vagues.

Au retour, le vent est assez puissant pour que je sente bien fonctionner mes muscles. Ainsi je rééduque mon bras opéré durant l'été. Et j'inspire une bonne bouffée de liberté et d'air frais pour me ravigoter les pensées mélancoliques...

Une bouffée de lac après une nuit où il a gelé...

Photo: Ciriljazbec via Instagram,
Regarder des images de réfugiés qui traversent un champ de maïs. Capturés sur le vif par un photographe sur Instagram. Les montrer à la Miss qui se prépare pour l'école. Le sourcil froncé, elle me demande:

- Mais ils fuient pour aller où?
- Bonne question car beaucoup de pays ne veulent pas d'eux. 
- Ils prennent pas l'avion? 
- Non ils fuient à pieds. Cela a l'air d'aller vraiment mal dans leur pays. Ils marchent des centaines de kilomètres avec leurs baluchons...
- Mais qui les accueillent? Ils savent pas où ils vont?
- Je pense pas. Ils vont là où ça va moins mal que chez eux.
- Mais est-ce qu'on peut les accueillir chez nous?
- Je sais pas. Ça me paraît compliqué.

Pendant qu'elle s'inquiète du sort de ces pauvres gens, je n'en reviens pas qu'en 2015, on en soit encore là. À voir marcher des hordes d'humains chercher ailleurs la paix de vivre. Viendra-t-il le jour terrestre où tout humain pourra vivre librement, en paix, là où se trouve sa maison?

Immigrer n'est déjà pas simple lorsqu'on le fait par sa propre volonté. Immigrer contre sa volonté est un cauchemar éveillé. La solution ne serait-elle pas d'aider ces gens à pouvoir rester chez eux?

Photo: Ciriljazbec via Instagram,
Qu'arrivera-t-il à ce jeune couple? Comment grandira cet enfant? Où pourra-t-il reconstruire une vie calme et sereine? Ce jeune couple me touche. Et me peine. On en est encore là en 2015?

Je réalise alors que si cela devait nous arriver, la puce risquerait de se trouver vite orpheline. Entre son père diabétique et sa mère médicamentée, on a pas intérêt à s'éloigner trop longtemps de notre pharmacie. Et y'a pas de pharmacie dans les champs de maïs!

D'ailleurs les histoires d'orphelins vont de pair avec les histoires de ces réfugiés. Qui font ce murmure qui vient chuchoter en nos consciences. Nous, qui vivons ici une vie privilégiée. Je souhaite à plusieurs d'entre eux de pouvoir trouver la paix au Québec...

L'homme n'aime pas trop que j'informe la Miss de ce type d'actualité mais en discutant avec elle je ne pense pas que cela la traumatise. Les parents des enfants pris en ce conflit n'ont pas le luxe de telles considérations. Au milieu de ce champ de maïs, combien d'enfances sont malmenées?

Je pense plutôt que penser à ces inconnus, aussi humains que nous, l'aide à remettre en perspective la douceur de sa vie quotidienne. Et puis la compassion n'a pas d'âge...

Quand la compassion se faufile dans la routine matinale...

jeudi, octobre 01, 2015


La fin de semaine dernière se déroulaient les journées de la culture. Plutôt que d'aller en ville, j'ai décidé d'explorer les environs de ma brousse. Ainsi, en furetant le site web de l’événement, j'ai découvert un endroit qui a charmé toute la famille.

À l'occasion de ces journées de la culture, nous avons découvert les Jardins Atsenti Auarata. Ces jardins de plantes cultivés avec passion par Hélène Mathieu sont un petit monde en soi.

Le jardin rond d'inspiration amérindienne côtoie un potager digne de la Nouvelle France et un petit boisé sauvage.

Une vidéo publiée par @etolane le

Généreuse de ses connaissances, Hélène nous donne un petit cours d'herboristerie. De quoi se nourrir les neurones et se conscientiser aux pouvoirs des plantes. Sa boutique sent si bon, grâce aux herbes qui sèchent sous le toit, que l'on y passerait quelques heures de plus...

Mais la journée est trop belle pour ne pas explorer ce jardin local! On est prêts à en apprendre davantage sur les plantes et leurs propriétés. On part à la découverte de cette nature apprivoisée l'esprit curieux et le cœur léger...

Une vidéo publiée par @etolane le

En suivant les sentiers du boisé à l'orée du jardin, l'on découvre une adorable cabane de fenêtres. Un gros chat blanc suit la puce. Une poésie subtile imprègne l'endroit. À l'intérieur de la cabane on relaxe quelques instants. On y découvre un petit livre qui continue de nous instruire sur la nature des plantes de notre environnement.


On finit la visite avec une dégustation de tisanes locales. C'est aussi l’occasion de goûter au gingembre confit sauvage fait maison. Un privilège sachant que le gingembre sauvage est en voie d'extinction. Il est en effet illégal d'en vendre ou d'en acheter. L'on peut juste en cultiver...


Aux États-Unis, dans les Appalaches, existe tout un marché noir de cette denrée rare. En y goûtant, j'en comprends la malheureuse attraction. Et je rêve d'en cultiver en mon boisé.



Hélène nous explique que cela lui a pris cinq ans pour faire s'épanouir son plant de gingembre. Jardiner demande beaucoup de patience. Surtout quand c'est du gingembre local! Et puis il faut le récolter avec parcimonie puisque l'on arrache la racine. Mais quelle racine!

Ses graines de gingembre confit sont un pur délice. Il s'en dégage un goût fleuri, délicat et subtil. Il n'arrache certainement pas la bouche comme le fait le gingembre d'épicerie, il caresse les papilles qu'il enchante...


Nous repartons plus cultivés et les sens comblés. J'en profite pour ramener à la maison un peu de sauge à brûler et quelques tisanes à siroter. Une belle découverte locale que l'on ne manquera pas de revisiter!

Pour les intéressés, hors les journées de la culture, il suffit de communiquer par courriel avec Hélène pour qu'elle ouvre boutique et jardins aux curieux de la nature...

Cultiver l'herboriste en soi... et manger du gingembre sauvage...