mercredi, juillet 31, 2013


L'été bat son plein et me glisse entre les doigts. Cette année, Miss Soleil profite d'un été sans camp. Elle adore ça. Pas de routine pour l'enfance qui s'amuse entre lac et amis. Un peu plus complexe pour la mère de service mais c'est une autre histoire...

Revenons donc à notre été nordique et à ses étonnantes canicules. Car celui qui croit que le Québec ne connait que le froid n'a jamais vécu l'une de ses canicules qui n'a rien envier aux Tropiques!

Lorsque l'humidex se met de la partie on ressent des températures autour de 40 degrés. Ainsi en une année on peut aussi bien expérimenter un -40 avec le facteur vent qu'un +40 si humide que l’atmosphère devient sauna. Et, même si je sue comme une vache, je suis heureuse de m'évaporer au soleil. En fait, je trouve que cela ne dure jamais assez longtemps.

Ces journées là, on s'habille comme si l'on vivait plein Sud. Le lac devient une bulle de paradis, manger une crème glacée est obligatoire et la vie est définitivement belle!

Alors que je teste le Blackberry Q10, je découvre une application qui stimule ma créativité. Et je profite d'une journée de canicule de juillet pour mettre en boite un zeste de réalité ensoleillée...

Au coeur de l'été...

jeudi, juillet 18, 2013

Une semaine dernière intense avec un Festival à profiter et un voyage de presse express en Alberta pour tester la nouvelle GMC Sierra au pays des cowboys!

Cette année, même si je me suis pliée au temps réel des réseaux sociaux, j'ai décidé de m’imprégner du Festival à fond puis de le bloguer...


Comme à chaque année, nous nous sommes plongés dans le Festival avec entrain. Mais cette année, encore plus que les autres, je me suis baignée dans ce plaisir particulier de me mouvoir en une foule si douce qu’elle me redonne espoir en l’humanité.

D'autant plus que j'ai pu me frotter un soir à la foule du Stampede de Calgary et bien en comparer les différences. Enfin comparer l'Est et l'Ouest, les cowboys et les festivaliers, c'est peut-être comme comparer des torchons et des serviettes! Malgré tout, une foule est une foule. Et celle de Québec est divine...

Entrainée en une bulle de musiques dispersées en différentes scènes, la foule de Québec savoure les nuits d'été sans tension ni échauffourée. Elle se compose de dizaines de milliers d’âmes qui s’harmonisent en beauté, le temps d’un show, puis qui s'écoulent joyeusement dans les artères de la ville. Les gens sont souriants. Patients. Jamais je ne me sens aussi en sécurité  avec autant de gens que durant le Festival d’été de Québec!

Au détour d’un concert, j’en parle avec un policier en service. Curieuse de savoir à quoi sert ce bus de police, je m'approche du groupe qui y discute. Ainsi j'apprends que ces bus servent au transport des troupes et j'engage la conversation...


Super sympathique, le policier m’explique les différentes techniques dont la police se sert pour guider les foules et assurer la sécurité ambiante. Et il me confirme, qu’en effet, les foules du Festival sont très sereines. Rares sont les incidents pour lesquels ils doivent agir. Durant cette discussion, je découvre une envie de protéger plus que de contrôler qui me plait bien.

Il faut dire que le Festival génère des tonnes de bons moments. Des milliers de personnes se sentent bien en même temps. Ce phénomène humain dégage une énergie incroyable qui participe activement à la magie du Festival.

Et le mien a réellement commencé avec les Black Keys sur les Plaines. Pas question de les rater cette année!

D'ailleurs j'ai découvert les Black Keys après les avoir ratés en un Festival passé. Lors de leur dernier passage, ils n'étaient pas en mes priorités. Comme il faut faire toutes sortes de choix, plus ou moins, déchirants lorsque l'on vit le Festival, je les avais zappé pour ensuite le regretter (à écouter les échos de leur performance).

Et c'est ainsi que j'ai réellement découvert leur existence...


Avec ce concert mon Festival commence avec très bien. Malgré la réserve du chanteur. Serait-il timide derrière sa guitare en feu?

Enfin s’il ne parle pas beaucoup, il communique sans problème avec sa guitare. Et dans le fond c’est tout ce qu’on lui demande...


Au final, Dan Auerbach a charmé les Plaines, presque sans mot dire. Carpe Diem. Son magnétisme musical suffisant à l’exercice pour que l’on passe une superbe soirée. De celles dont on se nourrit l'esprit durant les froides journées d'hiver...


Pendant que le groupe se déchaine sur scène, je me rappelle combien je peux danser durant le Festival. Combien les rythmes que j’y inspire peuvent me traverser le corps et en prendre possession. 

Avec la guitare de Dan Auerbach je retrouve cette jouissance d’onduler en plein air. Le pur plaisir de laisser bouger son corps dans la chaleur nocturne de l’été.

Le spectacle se termine un peu sec, sans rappel. Mais le plaisir pris n'est plus à prendre...


Le lendemain, alors que l’on continue notre plongeon festivalier, mon amie Dee me raconte une drôle d’anecdote. Alors qu’elle n’a pas encore réalisé avoir perdu son iPod sur les Plaines, elle reçoit un courriel d’un homme qui lui écrit pour lui dire qu’il l’a trouvé!

Mais le plus surprenant est que non seulement l'inconnu a vu et ramassé l’objet par terre, en un endroit où la foule était compacte, mais qu’en plus le iPod s’en soit tiré sans une égratignure. Personne n'a marché dessus! Avant que ne finisse la journée, elle l'avait récupéré. Quand je vous dis que la foule du Festival d’été est exceptionnelle… 


Entre guitare électrique et foule tranquille...

mercredi, juillet 10, 2013

L’été à Québec est magnifique. Et l’été à Québec, durant le Festival, c’est divin!

Quiconque aime la musique ne peut qu’être entrainé dans le tourbillon estival généré par le Festival d'été de Québec.

Pour ma part cela fait des années que je me laisse porter par les courants musicaux qui prennent source sur les Plaines d’Abraham, Place d’Youville ou au Parc de la Francophonie qui longe Grande Allée.

Jamais je ne marche autant en ville que durant le Festival d'été!

Cette habitude pédestre fait partie intégrante de mon expérience festivalière. Toujours avec le même bonheur, je parcoure la ville de long en large. Quand il me reste du courage et de l’énergie (ou que je suis particulièrement attirée par un artiste qui y joue), je me retrouve au Cercle ou à l’Impérial.

Et c'est sans parler de nos visites traditionnelles Place de la Famille et des Arts de la Rue qui divertissent les pavés ou investissent le Théâtre de la Bordée!

Depuis notre QG, situé chez nos amis rue de la Tourelle, l'on vogue d’un endroit à l’autre, les pieds en feu, le cœur en liesse. Marcher sur St-Jean. Monter sur les Plaines. Arpenter les rues de haut en bas et vice et versa. Suer. Sourire. S'impregner de l’été qui fait tant de bien au corps et danser ici et là...

Les grosses vedettes sur les Plaines ne sont qu’une facette du Festival, je ne pourrais simplement m’en contenter. Car ce que que j’aime par-dessus tout, c’est inspirer ces différentes musiques qui transportent la ville en une dimension parallèle.

Une dimension musicale qui rassemble toutes sortes de foules. Des foules qui se conjuguent en d'immenses marées humaines. Des marées humaines qui se dispersent dans les artères de la ville dans la paix et la joie commune.

Dans ces moments-là, j'ai toujours la sensation qu'il n’y a pas meilleure place où vivre sur Terre et mon cœur déborde d'affection pour Québec!

Partir du QG, entendre le Festival en bruit de fond. Suivre ce brouhaha qui devient musique au fur et à mesure que l’on s’approche de la scène Hydro-Québec Place d’Youville...


Je découvre Coyote Bill sous le soleil brûlant de la Place d’Youville. L'endroit est transporté par les rythmes de ce groupe funky. Le cadre est superbe. La musique enivre les sens. Des spectateurs lézardent sur les remparts. D'autres profitent du spectacle bien installés devant le Palais Montcalm. Le tout a un petit goût de paradis.

Les soucis s’effacent pour laisser toute la place au moment présent. Les musiciens s'en emparent et le pouvoir de la musique pénètre le sang. Le bonheur se reflètent sur tous les visages que l'on croise. Que peut-on demander de plus?

À noter que c’est aussi l’endroit idéal pour profiter du Festival avec des enfants en bas âge. Ici, les bouts de choux se dandinent gaiement et les souvenirs de ma puce à cet âge affluent en ma mémoire...

Sans oublier que c'est aussi l'endroit en ville où le macaron est facultatif pour profiter de l'ambiance qui fait vibrer la Place! Même sans entrer dans le périmètre de la scène, on peut très bien profiter des groupes qui viennent y jouer.

 

Découvrir de nouveaux artistes est aussi une importante facette du Festival d’été. J’adore craquer pour des artistes dont je n’avais jamais entendu parler. Ainsi, chaque été, je découvre toute une ribambelle de musiciens qui s'ajoutent à mon répertoire musical. C'est définitivement l'un de mes plaisirs de Festival.

Je tombe vite sous le charme du jazz/funk/psychédélique de ce groupe inconnu à mon bataillon. Je sens monter la fièvre du Festival en mes veines. Une subtile transe m'emporte en un petit nirvana. Coyote Bill est définitivement en lice pour ma sélection perso de coups de cœur 2013!

 

Inspirer des airs de Festival

jeudi, juillet 04, 2013

Il y a de ces journées où les briques semblent pleuvoir pour cultiver le désespoir.

Il faut alors s’accrocher aux bonnes choses de la vie pour tenir l'espoir en équilibre et ne pas sombrer dans les idées noires.

J'ai commencé celle-ci en lâchant malencontreusement mon iPad pour le ramasser la vitre joliment étoilée. Grognasser et travailler son moral qui déraille gentiment...

Reprendre son moral en main, penser joies de Festival et continuer la journée qui s'annonce ultra chaude. Au moins l'été ne fait plus la gueule!

Dentiste pour la puce qui impressionne par sa sagesse. Aller chercher la passe de presse du Festival tout en se disant qu'au moins la journée finira mieux qu'elle a commencé.

Mais c'était sans compter sur le démon de midi! Pendant que mon homme m'attend, la voiture succombe à un coup de chaleur. Bang! Remorquage, garagiste et tout le tralala qui fait grimacer le portefeuille. Pratiquer ses patiences qui travaillent les nerfs.

Et, là au milieu, Miss Soleil qui se fait un fun noir en son petit monde d'enfance. Sans aiguiser mes nerfs, elle me rappelle que la vie est belle. Son trip de la journée est d'avoir sa propre carte de presse avec sa photo! Elle s'imagine la vie en couleurs et m'allège l'humeur...

Pendant qu'elle rêve à ses futurs elle me chourre ma passe et trouve bien marrant de se balader en remorqueuse en ville. Au moins y'en a une qui s'amuse!

Évidement comme chaque année la puce est supra excitée à l'idée du Festival qui enivrera son quotidien de musique et festivités. C'est une tradition annuelle qui fait partie intégrante de son tissu de son enfance. D'ailleurs cette année, elle compte couvrir la Place de la Famille. L'on essayera donc de concocter une petite capsule vidéo maison. À suivre...

À noter aussi cette année, la possibilité d'apprécier les multiples artistes présents avec les différentes listes concoctées par  le Festival sur Songza. J'adore! Et félicitations à Émilie Langlois qui a gagné deux laissez-passer en participant au concours de la semaine dernière!

L'on gardera donc le moral pour profiter à fond du Festival. Pour vivre d'amour, d'eau fraiche et de musiques! Pour laisser couler les mots dans le tourbillon de bonheur dans lequel nous emporte le Festival d'été.

Et que commence la ronde des spectacles! Qui nous accompagne en un tourbillon musical au coeur de la vieille Capitale?

Et que commence le Festival...

lundi, juillet 01, 2013


Je reviens d'un voyage de presse de quelques jours sur la côte du New Jersey et le temps au Québec décide de se payer notre tête. Alors que j'ai grillé à Cape May et Ocean City, je retrouve l'automne au Québec avec de la pluie par douze degrés! Flabergastée je suis par la fureur de la pluie et la froidure de ces vents....

Heureusement, travailler sur les photos de mon article à venir du coté du Huffington Post m'éclaire les idées. Avec cette liste musicale comme ambiance de fond, je réalise que que c'est un temps idéal pour se concentrer et s’imprégner de photos ensoleillées. Voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide est toujours meilleur pour le moral!

D'ailleurs au New-Jersey, les résidents font preuve d'une belle ténacité et se révèlent plus forts que la tempête! Les ravages de Sandy sur sa côte ne sont plus guère visibles. Particulièrement dans le Sud, moins touché par l'ouragan, où je suis allée vadrouiller (sans compter un gros trois heures de libre à Manhattan)...


Sur le coup lorsque l'on m'a proposé ce voyage de presse "on the Jersey Shore", je n'ai pu m'empêcher de penser à Vinny, Snooki et Sandy! Du show concon de télévision à l'ouragan violent, il n'y avait qu'un seul pas en mon esprit.

Au retour de ce voyage de presse express, il me vient maintenant bien plus à l'esprit lorsque je pense "Jersey Shore". Taffy, Boardwalk, Kitsch, dauphins, Chardonnay, soleil et humeurs victoriennes...


Passée en coup de vent à Ocean City, je réalise combien j'ai craqué pour Cape May en concoctant ma galerie photos. Ce petit village au bout de la côte du New Jersey exulte une atmosphère à part qui m'a profondément séduite.

En plus de posséder la plus forte concentration de maisons victoriennes au pays, Cape May n'accepte aucune franchise commerciale de type Starbucks, Subway ou 7-eleven. Une exception qui fait toute la différence....


Ma corde victorienne a joyeusement vibré et j'ai adoré l'ambiance de cette petite île perdue au bout de la pointe du New Jersey. Nichée entre l’océan et la Baie du Delaware, Cape May déborde de charme...

Mais le plus surprenant a certainement été ces dauphins par dizaines que l'on a croisé lors d'une ballade en bateau! Jamais je n'avais vu autant de dauphins sauvages. D'après le guide, on pouvait retrouver plusieurs générations dans plusieurs de ce groupes qui batifolaient en bordure de la côte.

Et qui sait combien les dauphins aiment faire l'amour juste pour le plaisir (plutôt que pour l'acte de se reproduire)? En fait on en a tellement vu qu'on a même pu assister à quelques ébats amoureux.

Le tout enrobé d'air marin et de soleil éclatant. De quoi se sentir au nirvana quelques minutes durant...

On the Jersey Shore...

jeudi, juin 27, 2013

Voici bientôt revenu le temps du Festival d'été de Québec. Ce temps béni où la ville se plie au rythme au Festival pour nous entraîner en son sillon musical.

Et même si je suis présentement en voyage de presse au New-Jersey, je n'oublie pas mon Festival préféré de l'année!

Ainsi j'aurai le plaisir de partager cet événement en mots et images. Yeah! Et de plus, j'ai l'occasion d'offrir la chance à deux personnes de gagner une paire de laissez-passer!

Car cette année le Festival, toujours plus numérique, innove encore et toujours en ajoutant une nouvelle expérience interactive personnalisée.

Chaque personne possédant un laissez-passer du Festival d’été de Québec pourra enregistrer le code unique de son bracelet via un formulaire disponible sur le site web et courir la chance de gagner différents prix.

Chaque festivalier aura aussi la possibilité de personnaliser son expérience et de la partager avec ses amis Facebook grâce à des bornes interactives installées sur les différents sites du Festival. Ainsi les détenteurs de laissez-passer pourront informer leurs amis de leur présence à un spectacle, échanger avec eux une photo prise durant l’événement, et peut-être plus s'ils sont chanceux!

Les bornes, mesurant chacune neuf pieds de haut, seront installées sur le site de la scène Bell des plaines d’Abraham, au Carrefour de services de Place George V, au parc de la Francophonie près de la scène Loto-Québec et à Place Métro à Place D’Youville. Comme l'explique Luci Tremblay, directrice des communications du Festival d’été de Québec: "Nos festivaliers sont très actifs sur les médias sociaux et suivent le Festival avec intérêt. Avec la personnalisation du bracelet, nous leur offrons de partager encore plus leur enthousiasme à l’égard du Festival, d’une façon originale et encore plus participative"

Et Dieu sait que je suis la première à approuver étant donné que je blogue le festival depuis bien des années. Sans compter lorsque je le tweete ou l'instagramme entre autres virtualités....

La personnalisation du bracelet se déclinera en 3 étapes faciles, chacune d’elle étant associée à des prix comme par exemple celui de gagner une paire de cartes Zone avant-scène pour l’édition 2014 du Festival ou encore de gagner des bracelets VIP pour un soir...



Mais ce n'est pas tout, le Festival offre aussi aux lecteurs de ce blogue la possibilité de gagner une paire de laissez-passez en envoyant par courriel leurs coordonnées (nom/adresse, téléphone et courriel) à concours@infofestival.com et inscrivez le nom de ce blogue (Vol de mots/Etolane) dans l'objet de votre courriel. À noter que les informations transmises demeureront confidentielles et permettront éventuellement de communiquer avec les festivaliers pour leur transmettre de l’information ou leur offrir des promotions exclusives.

Le tirage aura lieu le 3 juillet et sera fait par le Festival. Les heureux gagnants pourront ensuite récupérer leur paire de laissez-passez au comptoir d'accueil de la salle de presse du Festival à l'hôtel Hilton de Québec. Une belle occasion de gagner une paire de laissez-passez. N'hésitez pas à participer!


D'ici peu je rentrerai au bercail et commencerai les préparations familiales pour les festivités. Comme d'habitude nous irons en bande de copains (et rejetons) voir les shows qui nous attirent.

L'idée n'étant pas tant d'aller voir les plus connus mais plutôt de faire des découvertes musicales et de se plonger en cet univers parallèle dans lequel nous transporte le Festival. Sans oublier le bonheur de sentir le coeur de la ville palpiter au rythme du Festival d'été...

En préparation du Festival d'été de Québec.

mercredi, juin 19, 2013


Miss Soleil, fille unique de son état. Petit bout de femme qui grandit sans souci. De nature lumineuse, à mon grand soulagement, elle porte son prénom ensoleillé avec aisance.

Un prénom hors du commun qui se compose d’une fleur (le lys) nommée en anglais (Lily) et du soleil dont elle a besoin pour s’épanouir. Marie-Soleil est un prénom répandu au Québec. Lily-Rose est à la mode des dernières décennies et Miss Soleil fait l’exception.

Comme son prénom n’est pas banal, j’ai réalisé, alors qu’elle n’avait que quelques mois d'existence, que c’était plus sage d’arrêter de l’écrire en mes textes. Ainsi est apparue Miss Soleil. C'est une enfant bloguée...

Elle grandit en compagnie de l’Internet qu’elle associe principalement au travail. Elle en a conscience, elle en comprend le principe, elle sait qu’il existe. Je lui en parle de temps en temps. Pour elle, c’est avant tout un outil de travail, elle s’y intéresse peu, sauf lorsque c’est pour constater que certaines applications de son ipod ne fonctionnent pas faute d’Internet!

D’après ce que j’en perçois, elle aime bien que je partage mes photos d’elle sur Internet. Cela ne la dérange aucunement. Elle sait que je blogue, que j’écris de textes. Je crois qu’elle me fait confiance. Elle sait aussi que beaucoup de nos amis sont sur mon compte Facebook personnel. Elle m’encourage même à partager les photos qu’elle aime bien avec nos amis. J’en profite pour éduquer numérique, par ci, par là…

Ces derniers temps, elle joue à m’imiter. Elle s’amuse à prendre son carnet de papier et l’un de mes vieux appareils photos et elle me dit : « Je vais faire comme toi, je vais aller dehors, prendre des photos et écrire des textes sur les choses que je vois! »
 
Je souris et je la regarde aller, émue. Consciente de l’empreinte que j’ai sur sa vie. Mon enfant de lac. Acrobate. Aussi comique que théâtrale. Sensible et généreuse. Bien dans sa peau et dans sa tête. La voir rayonner fait notre bonheur...

 

Sa dernière lubie est d'écrire un journal "personnel" presque tous les jours. Elle aime y écrire le déroulement de ses journées. Chaque texte de son journal débute avec la date et "Bonjour!" Je la regarde faire avec fierté. Dire que cela me fait craquer est peu dire...

Comme elle inspire autant mon objectif que ma plume, je me permets de l’engager en mes cheminements artistiques. Je prends soin de respecter son image, de ne pas la dénigrer et de ne pas publier des choses qui pourraient l’humilier. Je garde sa sensibilité à cœur. Ceci engendre une certaine censure personnelle. J’espère qu’une fois adulte, elle sera plus fière que gênée de ces écrits et images qui la concernent…

Non seulement c’est une question d’inspiration mais c’est aussi un travail de mémoire. L’enfance est un moment rempli d’intensité qui passe si vite. J’en accroche des bribes qui tissent un patchwork de souvenirs.

Les moments que l’on passe avec nos enfants sont aussi précieux que ces petits êtres que l’on a mis au monde. Être sa maman me fait découvrir une richesse d'humanité qui approfondit ma vie en son entier.

Au fur et à mesure qu’elle grandit j’observe se façonner sa personnalité. J’en perçois des traits de ma propre personnalité. En son physique je vois son père. Comme si je l'avais cloné. Version fille. Année après année, j'apprends à connaitre cet être unique, fruit de notre amour consommé.

À sept ans et demi, Miss Soleil affirme déjà son individualité en ses sérieux discours où elle nous explique combien elle est sa propre personne. Subtilement estomaqués, on avale les émotions qui nous submergent à la voir grandir, à savoir qu’il faudra encore lâcher prise, étape après étape d’enfance…

Lâcher prise, petit à petit, pour lui permettre de bien grandir. Pour l’aider à comprendre ce qui la rend unique et lui donner les outils pour en exploiter tout le potentiel. Lui souhaiter tout le meilleur que le monde aura à lui donner. Et profiter au mieux de ce temps tissé ensemble...

Nota Bene: Ce billet s'inscrit dans le programme MamanKinder avec lequel je suis affiliée. Il est inspiré par le sujet du mois qu’il m'a fait bien plaisir de développer. Les opinions exprimées ici bas n’engagent que ma pomme des bois. À noter la nouvelle collection rose de Kinder pour filles qui fait le bonheur de Miss Soleil! N'hésitez pas à consulter le site Kinder pour les parents qui propose des idées de jeux créatifs pour s'amuser en famille...

Ma fille unique...

lundi, juin 17, 2013



Quelques premières belles journées appellent l'été qui s'installe tant bien que mal. Des soubresauts pluvieux font grogner la population locale en manque de soleil. Ainsi commence la saison des festivals à Québec.

Et c'est avec le Festival Grand Rire de Québec que je commence ma ronde de ces différents Festivals qui animent Québec tout l'été.

Le Grand Rire se déroule du 12 au 23 juin et amuse la ville avec ses spectacles en plein air ou en salle. On peut se procurer un macaron pour toute la durée du Festival Grand Rire ou pour la journée. À noter aussi que plusieurs spectacles sont gratuits...

Invitée avec ma puce au spectacle d'Eric Antoine, c'est toute la famille (belle-mère française comprise) qui se retrouve au Cabaret du Capitole de Québec ce samedi après-midi. À la découverte de cet "humoriste/magicien" (pas mal déjanté selon la rumeur)...

Le spectacle commence à 14 heures et la salle est pleine. Toutes les générations sont présentes. Miss Soleil attend, le regard pétillant, tandis que je sirote un cocktail azur qui me fait oublier le temps grisou.

Ma belle-mère, en visite annuelle, nous apprend qu'Éric Antoine est bien connu en France. Il parait que c'est habitué des émissions de télévisions.

C'est aussi ce que je comprends avec les commentaires que je reçois sur les réseaux sociaux en tweetant et instagrammant le moment.

Commence le spectacle qui nous fait découvrir tout un énergumène. Il n'y a pas à dire, il déménage cet Eric Antoine!

Aussi électrique que sa coupe de cheveux, il entraine la salle en sa magie peu conventionnelle. Il dessine en l'imaginaire collectif un univers clownesque qui oscille entre l'illusion et la réalité. Le tout enrobé d'un humour acéré. Bien tranché. Ça éclate!

Pour un spectacle familial, c'est d'ailleurs limite. La maman en ma peau se serait passée de la litanie de "merde" et des quelques vulgarités dispersées au fil du spectacle. Mais ces écarts n'en rendent cependant le spectacle que plus drôle pour ma puce. Elle écarquille grand les yeux et éclate de rire, de concert, avec la salle amusée.



Nul doute que l'humour et la magie font certainement un bon cocktail à déguster en ce samedi après-midi! L'homme sur scène est marrant, attachant. Il interagit avec les spectateurs et entraine le public en son distrayant sillon. Plusieurs spectateurs se retrouvent dans la trame du spectacle et assistent les différents coups du magicien.

Son acolyte, tout de noir vêtu, est dans l'illusion de son invisibilité. Il ajoute une touche comique aux numéros farfelus d'Éric Antoine. Fusent les éclats de rire qui accompagnent les sympathiques pitreries de l'illusionniste timbré.

D'ailleurs, je commence moi-même à ressentir quelques crampes de joues...


Eric Antoine nous fait pénétrer ses dimensions non-monolithiques et capte l'attention de son public avec brio. On ressort de la salle le moral en pleine forme. Il requinque l'humeur ce garçon! De la grand-mère à la fillette, toute la famille est sourire.

Et comme un plaisir n'arrive jamais seul, le ciel s'est dégagé et le soleil brille de nouveau. Que du bonheur! Le Festival Grand Rire fait vibrer le cœur de Québec et nous rappelle les joies à venir du Festival d'été.

La rue St-Jean grouille de monde et l'ambiance Grand Rire accentue le charme naturel de la ville. L'on en profite pour en inspirer l'ambiance estivale en se baladant gaiement.

On pousse la curiosité jusqu'à la scène extérieure qui voisine le château Frontenac. L'occasion de croiser des hordes de touristes et de se rappeler qu'on est définitivement pas les seuls à profiter des charmes de Québec!


Au pied du monument Champlain, qui fait face au château, on découvre la troupe Commedia Dell'Arte. Le cadre est superbe et le divertissement est au rendez-vous!


Cette troupe d'humour fait craquer Miss Soleil qui m'explique combien elle adore ce style de comédie non verbale. Elle ne demande qu'à y retourner. Et plutôt dix fois qu'une! Ma belle-mère, très étonnée par l'ambiance qui règne au coeur de la ville, est subjuguée..

On accroche la fin du spectacle d'Anthony Kavanagh sur la Place d'Youville avant de repartir. Sous les étoiles, Kavanagh est en feu.

Subtilement mordant et grinçant, quelques sourires deviennent jaunes. La puce s'assoupit sur les épaules de son père qui rigole...

Cette première exploration de ce festival humoristique nous aura définitivement donné le gout d'y revenir. Le goût de rire et d'en reprendre. Action! Réaction?

Le goût d'aller découvrir quelques nouveaux talents du monde de l'humour, d'hésiter entre Michel Boujenah et Pierre Richard et d'avoir follement envie de Martin Petit?

Au final, d'Éric Antoine à Anthony Kavanagh, c'est une superbe journée passée dans les vibrations de Québec et c'est un vrai coup de cœur pour le #grandrire!

À la découverte du Grand Rire de Québec

mardi, juin 11, 2013

Retrouver le plaisir de chasser l'heure dorée qui devance l'heure bleue...


Ces derniers jours, le ciel oscille entre grisaille et couchers de soleil mémorables. Si tous les couchers de soleil ne sont pas grandioses, certains soirs le ciel met le paquet et nous offre une expérience qui rivalise avec les Tropiques...

De ces moments de pure beauté nordique où le lac magnifie le ciel qui s'embrase. De ces soirs qui nous rappellent combien la Terre est belle et combien nous sommes heureux d'y vivre...


J'habite un petit coin de brousse où règne un grand lac. Parfois, je fais les six cents kilomètres qui composent l'aller-retour Montréal/mabrousse dans la journée. La route berce la "roadie" en peau. J'adore le contraste entre l’urbanité brute, si familière, et le calme tranquille de mon grand lac niché entre ses collines.

Alors que je me réconcilie avec la ville qui couva les rébellions mon adolescence, c'est toujours avec le même bonheur que je retrouve le silence de ma brousse. Un silence menacé par l'invasion estivale qui s’apprête à le prendre d’assaut pour le transformer en son terrain de jeu.

Ici, pas de touristes mais beaucoup de maisons secondaires qui s'animent avec le retour de leurs propriétaires. Des citadins habitués au bruit qui réalisent à peine combien celui-ci fait partie de leurs habitudes. Ainsi va la vie...

Je respire et j'inspire cette zénitude qui m'entoure avant que la pollution auditive ne vienne en bafouer la pureté. Après l'heure dorée et les nuages enflammés arrive l'heure bleue. C'est l'heure où chantent les grenouilles...


De l'heure dorée à l'heure bleue...

mercredi, mai 29, 2013

Avancer. Idéalement dans la bonne direction. Et guider l'enfance qui grandit en notre maison...

Avec les semaines qui passent, j'observe ma puce franchir la frontière de la grande enfance. Cela me remue quelques entrailles et stimule quelques neurones...

L'enfance, ce mouvement constant qui n'attend pas. J'observe ma puce qui comprend de plus en plus la vie qui l'entoure.

Nos conversations sont de plus en plus stimulantes. Sa raison se façonne. Elle différencie de mieux en mieux le réel de l'imaginaire. Elle fait de nouveaux parallèles, sa compréhension s'approfondit et ses réflexions aussi.

Elle pose des questions de plus en plus complexes et je me régale de discuter avec elle. J'aime comprendre cette logique qu'elle se construit petit à petit. Sept ans et demi pour développer cette personnalité qui la rend unique.

Et tout comme elle évolue dans l'enfance, j'évolue en ma parentitude qui s'affirme tout autant que sa personnalité!

Je reconnais l’influence que nous avons sur sa jeune existence. De cette influence nait cette responsabilité que je ressens si intensément envers elle. Une responsabilité qui façonne mes décisions de façon à lui donner le meilleur de moi-même. À ne pas me laisser abattre par les obstacles. À persévérer. Elle est ce repère qui me rappelle que je me dois de trouver les bonnes directions où avancer.

À la frontière d'une nouvelle étape d'enfance, peut-être la dernière avant la pré-adolescence, je prends une grande respiration. Et je ne manque pas d'inspirer cette profondeur qu'elle ajoute à ma vie...

Moving Forward...

jeudi, mai 16, 2013

Dix ans de blogue personnel. Une décennie à bloguer...

Une identité numérique apprivoisée qui se conjugue à un réel lié à Internet.

J'aime voguer le Web.Connectée depuis la fin des années 90, j'ai appris à naviguer les eaux parfois troubles du Web en même temps que je l'ai vu se développer en cette gigantesque Toile.

Je me souviens encore de la frustration de mes premières connections où la patience était de mise et où les possibilités étaient plus théoriques que pratiques.

Il y a dix ans j'ai commencé à bloguer. Je me souviens de mes frustrations techniques, de la difficulté de mettre des images en ligne, de l'impossibilité d'ajouter des vidéos etc...

Lorsque je repense à ces dix années de blogue, je vois défiler YouTube, Flickr, et la naissance des réseaux sociaux. Et nous voilà maintenant à l'ère mobile. Aujourd'hui les échanges numériques sont une nouvelle norme sociale.

À cause des réseaux sociaux, je ne blogue plus comme je le faisais en 2003 mais tant que l'écriture fera partie de ma vie je pense que ce blogue aura sa raison d'être.

J'ai blogué ma trentaine, pourquoi ne pas bloguer la quarantaine?

L'envie de rénover les murs de ce blogue me titille mais n'étant pas graphiste pour deux sous, je fais avec les moyens du bord. Et avec Blogpsot, les moyens sont gratuits mais restreints.

Alors je nourris le contenu plutôt que de polir le contenant. Mais là, le contenant commence à rouiller! Je rêve d'une nouvelle façade numérique comme l'on rêve de rénover sa maison. Avec ce printemps capricieux, je commence les travaux...

Dix ans de blogue c'est plus d'un demi million de visites et plus de 750 000 pages vues. C'est beaucoup de monde et plusieurs relations tissées au fil du temps.

C'est des lecteurs fidèles qui me touchent le coeur. Des amitiés nées de la Toile. Bloguer perso c'est plus qu'écrire c'est aussi s'ouvrir, partager, relationner...

Une décennie à écrire selon les humeurs et les saisons. Avec comme seule constance l'écriture qui se meut. La vie qui déroule ce présent qui s'efface inexorablement. Je m'étais donné comme objectif de bloguer pendant dix ans. Et étonnement, après dix ans, le désir de bloguer persiste.

Au début de cette aventure numérique, je finissais un bac à l'université Laval. Dix ans tard, j'ai  une famille à enfant unique, une carrière et mon coeur bat toujours pour le même garçon. Ce blogue est devenu un jardin numérique où je cultive ma mémoire...

Je blogue librement, sans envie particulière d'en faire un blogue thématique. Je laisse la vie guider les différents thèmes qui l'animent année après année. Je n'écris jamais rien ici que je ne suis pas capable de partager devant une salle publique. Avant l'ère des réseaux sociaux, j'avais déjà cette philosophie. Si je ne suis pas capable de le dire sur la place publique, je ne l'écris pas. Je pense que cela a permis que je tienne dix années à bloguer.

Je réfléchis souvent sur le fait que j'ai un enfant blogué. J'étudie son apprentissage de l'Internet depuis sa plus tendre enfance. Pour elle, être sur le Web, c'est naturel. En fait c'est si naturel qu'elle désirait un "lilysoleilfashion.com" avant même de savoir écrire. La mère capote! Ceci dit, par l'usage de ce blogue, je lui apprends aussi les usages de la Toile. La responsabilité est grande.

En dix ans, la santé m'a joué quelques tours sans jamais me tuer. Elle a cependant ralenti mes activités bloguesques des deux dernières années. Les séquelles névralgiques de ma paralysie faciale ayant trop souvent absorbé l'inspiration. Mais à mesure que guérit mon nerf facial, l'inspiration revient...

En avril dernier, date anniversaire des dix ans de ce blogue est décédé Benoit Bisson. l'un de mes premiers lecteurs, l'une de mes premières amitiés numériques. Une inspiration à me battre durant ma paralysie faciale.

Atteint d'un cancer depuis des années, il s'est battu comme un lion face à la maladie. Souvent, en mes idées sombres, je me suis dit: "Si Benoit se bat, tu le dois aussi. S'il ne se laisse pas abattre par son cancer, tu vas pas te laisser abattre par ce nerf facial endommagé!"

Alors que je reviens de cette épreuve, Benoit perd son combat. Aussi, je dédie à son souvenir ce texte qui souligne mes dix années à bloguer. Il restera pour moi un exemple d'amitié et de combativité que je n'oublierai jamais.

Et comme la vie continue de couler en mes veines et qu'en mon sang s'écoulent des mots qui s'éparpillent, je continuerai de bloguer au gré du temps...

Une décennie de blogue...

mardi, mai 07, 2013



En une vague de chaleur, la nature s'emballe. C'est le printemps qui se la joue été!

Jour après jour poussent les feuilles. Ah! Que ces jours là, je rêve d'avoir l'oreille assez sensible pour les entendre. 

Vendredi dernier, le lac a calé. Et entre dimanche et lundi, les feuilles ont éclos. Le mercure tape les 28 degrés et l'on fugue à l'eau glacée...

Je termine mon excellent contrat de voyage pour le Huffington Post Québec. Contente d'arriver au bout mais avec un petit pincement au cœur. La roadie en mon sang veut d'autres aventures!

À peine fini de rédiger que l'envie de repartir en vadrouille me titille.. 

Bref, ce reportage voyage #roadtrip comportera six articles (avec "roman-photo" intégré). Le tout sera composé de centaines de photos et de dizaines de milliers de mots. Je me suis donnée à la mesure de ces inspirations récoltées au fil de la route. Et les inspirations étaient définitivement au rendez-vous! 

J'ai adoré mettre le tout mettre en mots et images et j'espère que ceux qui iront y jeter un oeil auront autant de plaisir que moi. L'article de Key-West est sorti en ligne lundi dernier. J'ai déjà mis en boite le dernier qui boucle la boucle à Orlando et cette semaine je termine celui qui nous fait voyager sur la côte du Golfe du Mexique.

Pour ce faire, je commence par trier parmi mes 2000 photos de la côte Ouest afin d'organiser la galerie photo de l'article. Je retrouve une photo qui me rappelle l'une de ces anecdotes qui font partie de la texture de cet excellent road-trip. L'occasion d'en partager une petite brève!

Sur la côte Ouest de la Floride, je m'attendais à plonger dans un monde de coquillages et je n'ai pas été déçue. Ainsi, à Marco Island, j'ai fait plus ample connaissance avec un strombe combattant (Fighting conch of Florida). Une expérience aussi palpitante qu'éducative...


Brève de coquillage… (Marco Island)

Tsé, la fille qui ramasse un coquillage, un jour, sur la plage, en se disant qu'il est bien beau. Et qui le met dans sa poche de veste sans plus y penser.

Une heure plus tard, dans le lobby de l’hôtel, elle remet sa veste et sent une vibration dans sa poche. Elle se dit que c'est juste le téléphone qui vibre quelques nouvelles. Rien d'urgent sous les palmiers. 

Elle tâte sa poche sans y trouver le téléphone. Le téléphone est sage dans son sac. Ne plus y penser. Cinq minutes plus tard de nouvelles vibrations se font sentir. Intriguée mais fatiguée elle n’y fait toujours pas trop attention. Elle papote avec sa puce qui bavarde à gogo. Mais la vibration continue de plus belle!

Elle regarde dans sa poche et c’est alors qu’elle y voit une étrange créature. Elle pousse un cri, fait un saut et enleve sa veste en un coup de bras. Aaaaaaaahhhh! Elle réalise finalement que le coquillage ramassé est vivant et voudrait bien s'échapper!


Osciller trois secondes entre le rire et la panique. Reprendre ses esprits. Aller remettre à la mer le coquillage qui se débat d'épouvante. Aventure quand tu nous tiens! 

Le lancer dans les vagues qui se brisent sur le sable blanc. Baisser les yeux et voir le même coquillage, presque aussi parfait que l'autre. Sourire. Le ramasser et le mettre dans sa poche. Tout en s'assurant bien que personne n'y vit...

Alors que courent les jours...