jeudi, novembre 18, 2004

Travail, travaux, devoirs,

Article, travail, travaux, devoirs, sketch, travail, travaux, devoirs, mari, travail, travaux, devoirs, écrire, travail, travaux, devoirs, litanie quotidienne de l'araignée virtuelle qui tisse la toile de ses jours pressés…

Ce matin, je paresse dans mon sommeil et ne me lève pas pour le petit déjeuner. Pas de cours, juste des travaux et du travail dans ma journée. J’en profite pour récupérer, lovée dans mes rêves évaporés.

J’ouvre les yeux sur un autre jour sans soleil. Je grogne. Celui-ci doit être en cure dans le Sud, parce-que ces derniers temps, il brille surtout par son absence! Mon moral lui en tient rigueur et c’est bougonnante que je me lève dans la maison silencieuse. L’homme est parti faire ses choses en ville, cependant il a laissé une trace qui ne peut m’échapper. Stochés sur l’écran noir, écrits sur papier blanc, quelques mots, tout droit sorti de son coeur, attendent mon réveil:

"Ma douceur, ma chaleur, ma torpeur, sèche mes pleurs.
Mon bijou, présente partout, comme un p’tit bout…. d’choux!
Hier au ralenti, je cours aujourd’hui, pour qu’au matin toujours.
Je puisse te voir mon amour."


Nue, dans le salon, je fonds. À cet instant précis, je me sens la femme la plus aimée du monde et c’est comme si un soleil venait subitement d'illuminer la grisaille de ma journée. J'ai chaud de l'intérieur, je souris au silence. D’un coup, comme par magie, je suis de nouveau prête à continuer, à trimer, à grimper, par monts et par vaux, chaque étape de cette vie, jusqu'au sommet du monde...

L’amour est une entité étrange, c’est d’abord une graine que l’on plante dans le terreau de nos existences, puis après mille attentions et soins, années après années, lorsque bien traité et respecté, il s’épanouit pour devenir, fleur, arbre, étoile du cœur. Aussi fragile que tout être sur Terre, aussi puissant que l’univers…

mercredi, novembre 17, 2004

Quel auteur de SF êtes vous (version anglaise)

Idée volée chez Utena, sagement derrière cet écran qui vous regarde, je me suis pliée à ce test inutile. La réponse m’étonne et résonne dans les ténèbres de mon ignorance: You are Gregory Benford. A master literary stylist who is also a working scientist.

Oyé, Oyé...

Vous avez un blogue, un carnet, un joueb, des idées originales pour représenter celui-ci? L’année 2005 vous inspire? Blogpipole attend vos idées révolutionnaires pour la création de son prochain calendrier! Ne soyez pas timide, lâchez vous, et suivez cette piste…

« Nous avons donc besoin de 12 BLOGpipoles qui seront les BLOGmodels du calendrier BLOGpipole 2005, aussi nous enregistrerons votre aimable participation…
Pour participer en tant que BLOGmodel, il y a quelques conditions :

- Avoir un Blog et être inscrit sur BLOGpipole

- Aimer les défis.

Il ne s’agit pas du calendrier PENTHOUSE, aussi, nous vous demandons d’éviter tant que faire ce peu de nous afficher vos intimes orifices. Vous n’êtes pas obligé de figurer sur la/les photos (dingue non ?), donc à vous d’être créatif, persuasif, innovant [Insérez ici le champ lexical de l’originalité], etc.»

mardi, novembre 16, 2004

Via le carnet d'Alval, j'apprends avec délice que Manu Chao et Wozniak viennent de publier un livre-CD intitulé "Sibérie m'était contée"...

"Si le livre se réfère à la Sibérie - du blanc, du bleu et du sang - il parle surtout de Paname. Ma Sibérie à moi reste mes 26 premiers hivers passés ici, puisque j'ai grandi dans la banquise parisienne, le glacis des rapports humains étant mon quotidien gris."

Énergies ignorées : Les Égrégores

Egregore : C'est à partir du livre d'Enoch que le mot s'est répandu ( le véritable mot "egregoros" est d'origine grec, il signifie "veiller/veilleur" , il a été littéralement adopté par les occultistes du XIXéme siécle sans être traduit), un Egregore est un agrégat de forces constituées de courants vitaux, émotionnels, mentaux et spirituels, suivant la qualité vibratoire de la forme-pensée.

Selon le dictionnaire du Mystère de René Louis : "Dans le vocabulaire de l’occultisme, création collective, « exhalaison » magique des foules. Apparemment, c’est par l’égrégore que sont apparus, par exemple, les « soucoupes volantes » tout comme les « soleils » de Fatima."

Via Les égrégores : Forces Psychiques des groupes humains par Alain Brethes( Éditions Oriane) "Jusqu’à ce jour, la réalité des Égrégore a été ignorée du public et ne fut connue que des seuls Initiés au cours de l’Histoire. Dès qu’un groupe se constitue, un Égrégore se crée. Celui-ci est la somme des énergies psychiques et mentales émises par chacun des membres du groupe concerné. L’ensemble de ces mouvements vibratoires exerce une puissante influence sur ces derniers. Un Égrégore est donc une « forme-pensée » ou « idée-force » de qualité neutre qui se colore, pour le meilleur ou pour le pire, des intentions du groupe. Selon la qualité vibratoire des énergies émises par chaque membre, Égrégore ainsi créé enchaînera les participants ou au contraire contribuera à un épanouissement personnel."

« Combien il est important de ne pas enfermer le patient dans un nom d'une maladie. En tant que thérapeute, un fait important m'est apparu lors d'une lecture sur les plans subtils d'un patient. Lorsque l'on nomme une maladie qu'elle soit physique ou psychique, on fige le patient dans un cadre étroit et on le relie à l'égrégore qui correspond au nom prononcé. Ainsi, prenons le mot "cancer". Ce mot va immédiatement relier la personne sur laquelle est posé ce diagnostic, à l'égrégore de peur, d'invalidité et de mort, attaché à ce terme précis. Lors de lectures des plans subtils, je vois alors l'aura de la personne non seulement se figer selon le diagnostic donné, mais aussi tenter involontairement de correspondre et de "cadrer" à ce qui a été dit. Il est bien sûr possible de pallier à cet inconvénient de lecture, mais l'influence de ce que croit le thérapeute, ajoutée à ce que croit le patient, demande alors pour "y voir clair" une transparence totale. » Anne Givaudan (Formes-Pensées)

En parcourant la Toile, quelques pistes pour attraper un terme peu usuel qui découle d'un concept plutôt inhabituel! Plusieurs nuances possibles. Ah! mystère quand tu nous tiens la cervelle! Entre magie et sociologie, mes pensées s'emballent. S'exclame alors une petite voix à mon esprit réveillé: "Mais, la blogosphère ne pourrait-elle pas être, elle aussi, une sorte d'égrégore?"

À la recherche d’un ange…

Le miroir se casse. Son sang se glace. Des 7 tourmentés s'emparent de ses idées. Le sel pour se protéger, la Terre pour oublier. Le chevalier bouclé dégaine son épée. Elle essaie de ne pas suffoquer. Le ciel gris avale sa journée. Les émotions tourbillonnent au souvenir des épreuves passées. Les mirages deviennent des nuages. Le chevalier n’en fait qu’une bouchée. L’éclat de son épée transperce les sorts jetés. Étrangement silencieuse, elle scrute le paysage voilé…

Épée: L'épée symbolise la force guerrière et la lumière, dont elle est un rayon. L'épée à double tranchant tue d'un coté et ressuscite de l'autre. Elle accompagne les chevaliers dans leur quête de sagesse, mais reste inutilisable par ceux qui ne la méritent pas. (Définition extraite du dictionnaire historique des Celtes de Pierre Norma)


Ozone ~ Adam Rote

dimanche, novembre 14, 2004

Militaires du dimanche

Réveillée par les feux des tirs de mortier qui s’acharnent sur la colline voisine, j’absorbe des rayons de soleil lumineux pour équilibrer mon moral bancal. Le ciel turquoise me rassure, je pose un pied à terre…

- Whooo! ben ils s’énervent ce matin, c’est fort! D’habitude me semble que c’est moins violent leurs affaires!

L’homme acquiesce. L’on s’assoit pour déjeuner au son des bombes qui explosent la roche innocente. Non, non, le Québec n’est pas entré en guerre durant la nuit, enfin je ne sais pas trop bien quel est le point de vue de la Mère-Terre à ce sujet! En fait, il y a une base militaire à prés de 20 kilomètres de notre lac paisible.

Le domaine fédéral commence au bout du lac (dans la deuxième cuvette). Ce territoire interdit au grand public s’étend sur des dizaines, si ce n’est des centaines, de kilomètres carrés d’espace vierge. Tout un terrain de jeux pour les petits soldats canadiens. C’est là aussi que viennent parfois s’entraîner les apprentis cosmonautes…

Le territoire de la base est immense. Il commence au bord du lac et s’étend à perte de vue. Longtemps il empêcha la finition de la route qui fait le tour de l’eau. Un vrai casse-tête pour les rares résidents du fond de la deuxième cuvette, jusqu’aux années 80 où le gouvernement lâcha un peu de bribe et permit de boucler la route d’une trentaine de kilomètres, enlaçant ce joyau perdu au milieu des petites collines de cette région nordique.

Lorsque j’ai déménagé en ces lieux avec le nouveau millénaire, les premières fois, j’ai eu bien du mal à comprendre ce qui se passait, lorsque des grondements puissants semblaient déchirer les monts autour de moi. Je regardais l’horizon, cherchant la cause de ces étranges coups de tonnerre inhabituels, cherchant l’orage du regard pour n’y trouver qu’un ciel sans nuages, ne comprenant absolument rien à ma vie! Quelques jours durant je me noyais, par instants violents, dans cet état perplexe, ne sachant comment expliquer ce phénomène incongru. Jusqu’au matin où par hasard, je découvris la chaîne communautaire à la Télé et l’avertissement militaire accompagné des horaires de tirs informant les civils des heures et des jours, où ils pourraient être bruyants. Message rassurant pour ma santé mentale qui me soulagea subtilement. Toute compréhension étant bonne pour avancer sur le fil des jours incertains.

Un autre jour, je rencontrai un jeune homme tout habillé de vert au IGA (épicerie). Il m’expliqua la nature de ces bruits qui me choquaient. Il me dit : « Ben, tsé, on tire sur la montagne, alors si ça shake, t’inquiètes pas, c’est normal! ». Je n’osai m’informer du sort des pauvres animaux habitant ces morceaux de forêt déchiquetée et hochai attentivement la tête alors qu’il m’expliqua en gros le déroulement de leurs opérations diverses….

Depuis, les dimanches matins comme celui-ci, je ne m’inquiète plus de mon sort, juste de celui de la planète! Difficile d’ignorer la situation, impossible de feindre l'indifférence lorsque l’on se croirait à la frontière du front une petite heure durant. L’homme me regarde tendrement tandis que je bouillonne inutilement :

- Mais quand même c’est vraiment fort! On peut facilement s’imaginer en temps de guerre, ça doit être de même, terrible quand c’est pour vrai! Et que que tu dois te demander quand le prochain coup va te tomber sur la gueule!!!

Ah! Mais ce n’est pas fini, si midi approche, j’entends encore par moment des bruits sourds au loin. Ils n’ont pas encore fini de jouer, ils ont juste dû alléger leur artillerie! Je me demande dans quel état peut être la nature après leur passage? Le joli garçon, tout de vert habillé, m’avait expliqué que parfois ils arrivaient à détacher des pans entiers des collines qu’ils prenaient pour cible! J’étais restée pas mal impressionnée de la puissance de leurs joujoux qui ne m’étonnent plus les matins ensoleillés comme aujourd’hui. Et tandis que les petits soldats s’amusent comme des fous, la base spatiale internationale rouille dans l’indifférence générale.

Enfin c’est peut-être tant mieux pour les innocentes étoiles car si l’on se décidait sérieusement à les conquérir, je me demande dans quel état on les laisserait après utilisation!

Soir-aux-frontières-du-gelBranche-prisonnière

samedi, novembre 13, 2004

Fin d'aprés midi à "Québec-village"

Vendredi soleil, l'on passe chercher petite soeur à la sortie de l'école, avant que la petite n'aille prendre le bus pour Montréal, on part traîner un coup en ville. L'on rencontre mignon Quentin au coin de la rue, un grand sourire sur les lèvres, il part magasiner non loin. De notre coté, quoi faire??? L'on se gratouille la tête. L'on observe les patineurs urbains dans le soir couchant. L'on se regarde en riant et l'on décide de s'y lancer aussi. Une petite heure de glace et de glisse avant que le soleil ne disparaisse dans un ciel sans ombres, avant que les étoiles n'emportent ma petite soeur vers la grande ville et son père. Ainsi va la vie...

Quebec-sunset-on-ice

jeudi, novembre 11, 2004

Via L'oeil de Mouche et Oldcola
What kind of cat are you?

What's in it for me?
Alley Cat! You're a wheelin' & dealin' kind of cat
who not only has the unique ability to take
things in stride, but let it be known you're
smarter than you look.

brought to you by Quizilla

Les mots de Faiza, traductions libres.

Cette session, j’ai plusieurs cours à options et donc peu de traductions à faire dans mes travaux, je me sens rouiller, ce n’est pas bon. Je vais donc reprendre, sous la neige et à petit pas, mes traductions libres commencées l'été passé. Je retourne fouiller les entrailles du blog de Faiza. Je trouve de quoi me mettre sous la dent. Traduire cette dame remet ma vie en perspective tout en me permettant d’essayer de me mettre dans les chaussures d’une femme bien différente de ce que je suis, de ce que je vis…

Sans aborder les concepts politiques du conflit avec lesquels il est trop facile de se mitrailler la tête, je ne veux voir que le coté humain de ces gens si loin. Il me semble que dès que l’on privilégie le coté humain des choses de la vie, la guerre perd toute légitimité, ses biens-fondés bien pensés s’effacent sous la souffrance d'innocentes victimes. Et l’univers retrouve certains sens. Je me dis qu’il est bon d’essayer de regarder l’humain qui se cache derrière le voile des incompréhensions qui nous agressent, parce-que me dire qu’en 2004, on est toujours pas capable de régler nos différences autrement qu’à coup de mortier, cela me fait pas mal peur…

Sunday, October 31st , 2004

Good morning…It is now 8 a.m., I heard the noises of missiles falling on the Airport, the whole house shook, then some more missiles fell… the sound is powerful, reminding me of the war days, 2003, and the rockets were falling on nearby Iraqi targets. Then I heard the sound of a far away alarm siren… a sound I have not heard since the fall of Baghdad… Now many American helicopter planes passed along in the sky, fast and brutish, as if snarling…perhaps heading to the area from which the missiles were fired…There is a big aerostat (Balloon) in the sky, in our area, its shape is like a white whale, and I remembered a cartoon series that my kids used to love when they were children, named : The White Whale, ha..ha…People say that this balloon is carrying a heat detector, which can discover from where the missiles were launched… Yesterday, the cleaning lady told me, and she lives in Abu Ghareeb area, that missiles sail above their heads on its way to the airport…I do not know where it comes from…

Dimanche 31 octobre 2004

Bonjour,

Il est 8 heures du matin, j’ ai entendu le bruit des missiles qui tombaient sur l’aéroport, toute la maison a tremblé, d’autres missiles se sont écrasés, le bruit est violent, il me rappelle les jours de guerre de l’année dernière, lorsque les roquettes tombaient sur les cibles iraquiennes non loin. Puis j’ai entendu le son lointain d’une sirène d’alarme, un son que je n’avais pas entendu depuis la chute de Bagdad.

Maintenant de nombreux avions et hélicoptères américains circulent dans le ciel, brutaux et rapides comme s’ils rugissaient furieusement …

Peut-être se dirigent-ils vers la zone d’où les missiles furent tirés. Il y a un gros aérostat ( ballon) qui flotte dans le ciel au-dessus de chez nous, il ressemble à une baleine blanche, je me souviens d’une série de dessins animés, qui plaisaient beaucoup à mes enfants quand ils étaient petits, intitulée : La baleine blanche… ahahah

Les gens disent que ce ballon transporte un détecteur de chaleur qui peut repérer d’où sont tirés les missiles. Hier la femme de ménage, qui habite dans le quartier de Abu Ghareeb, m’a dit que les missiles lancés sur l’aéroport glissaient dans le ciel au-dessus de leurs têtes. Je ne sais pas d’où ils viennent…

Saturday, October 30th, 2004

The weather started improving, getting a little colder in the morning and at night, but during the afternoons, it is still somewhat hot. We stopped using Air conditioners and Air coolers, but only the Fans, and sometimes it is cold for them, so we shut them down. So, the Electricity is a little bit better. The cold is approaching, people will use electric heaters, then the power supply will again suffer defectiveness, and higher rates of consumptions. But the Kerosene crises is looming from now on, people are complaining of its high prices, as they started buying and stocking it, for oil heaters. But I do hope the days will bring all that is good and comforting to the miserable Iraqis.


Samedi 30 octobre 2004

Le temps commence à s’améliorer, il est plus froid le matin et durant la nuit mais les après-midi sont encore assez chauds. Nous n’utilisons plus l’air climatisé, juste les ventilateurs et parfois il fait assez froid pour que nous les arrêtions complètement, c’est bien pour l’Électricité. Le froid approche, le gens vont utiliser des chauffages électriques, le courant électrique redeviendra défectueux et les prix augmenteront. À partir de maintenant les pénuries de kérosène seront monnaie courante, les gens se plaignent des taux trop élevés alors qu’ils commencent à acheter et faire des réserves pour leurs chauffages à l'huile. J’espère que les jours prochains apporteront du confort et des bonnes choses aux malheureux Iraquiens.

Les mots d’ Etolane s’envolent vers d’autres jardins…

Quelques-uns de mes mots d’automne ont prit résidence sur le charmant site de Dparoles. Merci au jardinier d'avoir choisi quelques-unes de mes graines pour ce petit coin virtuel où les pages se tournent comme dans un livre d’idées qui se partagent entre deux gorgées de thé. S'ils s'évadent, à vous de les retrouver