samedi, septembre 13, 2003

Hachette. Jeune hache, que les indiens nomment tomahawk.
Ambrose Bierce

Tout ce que fait un indien, il le fait dans un cercle.
Elan noir (Grand Chef Sioux)

Qu'on soit black de peau, qu'on soit blanc, qu'on soit jaune
Qu'on parle l'eskimo ou l'indien d'Amazone,
Devant le soleil qui s'éteint,
A la même enseigne, tous les mêmes enfin.
Louis Chedid

C’est l’été indien !!!

Tout le monde peut bien me dire que ce n'est pas maintenant l'été indien, que c’est fin septembre, mais je n’y crois pas ! L’on me dit cela à chaque année et j’ai jamais aussi chaud début octobre !!! Je suis d’accord que les feuilles ne sont pas encore assez rouges et la lumière aussi mystérieuse qu’elle devrait l’être, mais avec la planète à l’envers, je suis pas sure qu’il y aura un autre temps où l’on pourra se dire : tiens voilà l’été indien 2003 ! S’il revient tant mieux ! Sinon, ces jours-ci seront mon été indien à moi. Na !

Il fait presque 30 au soleil, pieds nus dans l’eau bien fraîche, je sue et j’aime ça ! Et puis la lumière d’automne si étrange qui rend l’été des indiens si intriguant n’est vraiment pas loin…

Il fait plus chaud qu’il n’en a fait depuis des lustres, l’atmosphère est lourde, presque humide, c’est un petit miracle ! Un vent tiède fait bruisser les feuilles qui s’assèchent et le soleil fouette !!! Paradisiaque…

Mais pourquoi faut-il que je partage mon seul après-midi tranquille avec 2 jeunes filles qui ont envahi mon coin de sable ? Petite épine dans le pied en traversant le dernier Eden…

Le lac limpide est lisse comme le ciel bleu poudre qui sans l’ombre d’un nuage le bleuit subtilement. Les deux étudiantes ont l'air d'avoir chaud à réviser je ne sais quoi. Elles vont se tremper les pieds à deux pas des miens ! La plus dodue a un dauphin tatoué sur la cheville. Elles s’éloignent…

La plus fine décide de se baigner toute habillée, invitant l’autre à la rejoindre, il fait si chaud ! Elles doivent avoirs 18 ans et des poussières, elles papotent à hautes et fortes voix !

Indifférente à l’envahisseur, je suis la course du soleil les pieds dans l’eau…

Je suis venue ici lire un livre de Douglas Glover, Le pas de l’ourse. Une commande de Miss Pippa, 300 mots pour le 19 septembre…

Je n’étais pas sure d’avoir le temps puis j’ai senti ce souffle d’été arriver et j’ai révisé mes positions. Aller lire au soleil, supposément tranquille au bord du lac, ça ne se refuse pas !!!

Miss Pippa m’a dit :

- Tu vas voir, c’est une française qui se retrouve en milieu amérindien, paraît qu’elle a un caractère particulier, tu m’en diras des nouvelles…
- Ok, d’abord ! D’accord Miss Pippa, mais j’ai pas un caractère si particulier que ça moi !?!

Alors, je plonge, j’oublie le blabla des jeunes filles qui s’effarouchent sous mes regards courroucés, je pars pour 1542 et une traversée de l’Atlantique qui me mènera à l'Isle aux Démons, perdue quelque part dans l'embouchure du St-Laurent…

75 pages plus tard

J’ai chaud, chaud, chaud, je vais me baigner ! L’eau a la fraîcheur de l’automne. Elle me pince la peau dés mes premiers pas, c’est un rafraîchissement immédiat !!!

J’avance jusqu'à m’y tremper le bout des seins. Tandis que mes cuisses s’habituent à l’eau presque froide, je reste posée là devant l’horizon liquide qui m’enrobe le corps. Les pieds bien ancrés dans le sable, attentive au moindre mouvement de l’eau, je me fous de tout…

Je veux me perdre encore dans cette vaste étendue qui me libère, je voudrais me faire emporter en un endroit où il fait toujours chaud.

Le temps que je retrouve ma serviette multicolore, les jeunes filles ont désertées les lieux. Parties magasiner Place Laurier d’après les bribes de conversations se sont envolées jusqu'à moi…

Je peux profiter de mon vingt mètre de sable en toute solitude. Plus loin, le monde s’acoquine tous ensemble, petite foule dénudée, assise, sur des chaises qui font face au soleil, absorbant la chaleur bénie de cet après-midi paisible…

Le temps passe, je me prélasse, la lumière s’évade, la chaleur reste sur place…

Il fait si bon que le temps d’écrire sur papier ces quelques lignes et je suis déjà sèche ! Si ce n’est pas l’été indien, j’ai hâte de goûter au vrai où il doit faire encore plus chaud d’après la rumeur locale…

L’envie de retourner me mouiller est irrésistible, sentir la fraîcheur de l’eau pure sur ma peau qui s’adoucit de plaisir…

Une autre cinquantaine de pages et je suis décidée, c’est fois-ci c’est entière que j’y passerai ! De la tête au pieds, je me tremperai….

Une libellule effleure le lac de son vol rapide. Les sauterelles imitent le chant des grillons…

Je retourne me tremper...

Une fois habituée aux pincements frais du lac, je trouve le moyen de torturer une moule qui traçait doucement son chemin sous l’eau...

Le corps gorgé de rayons chaleureux , je finis mon livre avec le soleil qui se couche et je tourne la dernière page de cette étrange histoire…

vendredi, septembre 12, 2003

Carnaval des Vanités

Au petit bonheur la chance

Après une journée à la plage et une sortie protocolaire, je suis enfin de retour sur l’ordi et prête pour mon tour de blogosphère ! Cyril de Poinblog inaugura le premier Carnaval, bien d'autres bloggeurs émérites reprirent le flambeau et me voilà qui reprend la 7ième édition de cette ronde de liens, je me sens un peu intimidée...

Un volontaire est demandé pour le 8ième Carnaval, à qui le tour?

Tout d’abord comme il ne semble pas y avoir de règles particulières, je vais voir du coté de LeelooRose qui a un petit concours de photo sympa, d’ailleurs, si j’ai le temps, il reste trois jours, je participerais…

Puisqu’on est dans les concours, j’apprécie toujours une idée cool qui fait sortir les gens de leurs réserves, du coté des mots, il y a Sugar et Pappolène qui proposent un exercice d’écriture, l’une propose l’évasion comme thème, tandis que l’autre invite à un jeu de mots où il faut écrire un texte à partir de 16 mots clés…

Beaucoup de bloggeurs ont participé et je l’avoue, j’ai moi aussi cédé à la tentation…

Dans la même veine, Thierry avec deux projets photographiques propose deux belles façons de montrer un peu de sa peau…

Et Tgtg a toujours des idées pour divertir et rire...

Martine et Marylene ont toutes les deux un projet qui fait découvrir le petit monde qui abrite le clavier des bloggeurs

Et pour finir dans le genre Tyshâ de Gauloises embrumées invite à blogopshère à laisser un regard…

Blogs en vrac:

- Jack est un écrivain trés attachant qui n'écrit pas du tout de travers!
- Antanagor Glouk, un agent secret hyper personnel...
- Inconnu d'aparté Uchronique, si charmant...
- Cat et son Hotel, allez y faire un tour...
- La douce sagesse de Zénon, à consulter régulièrement...

Je pourrais continuer ainsi, mais je viens de relire sur Poinblog que cela doit être 5 à 10 liens, alors là déjà, je pense avoir largement dépassé la limite ! ! ! Vais-je me faire taper sur les doigts?

J'ai suivi le conseil de Merriadoc et j'ai préféré trifouiller les blogs que je connaissais, même si comme toujours, il y a quelques exceptions qui font la règle!!! Le tout un peu au petit bonheur la chance, j'ai surfé ma vague. Comme je suis la première du Québec à participer, j'ai fait un peu de favoritisme avec les blogs québécois, juste un chouia

Mais il y a tant de blogs qu’il est bien difficile de choisir !!! Si je pouvais j’en rajouterai encore, mais bon, j’ai déjà abusé un peu, on va se calmer !!! ;)

jeudi, septembre 11, 2003

Aujourd'hui aux États, c'est un drôle de jour...
Tragédie, colère, tristesse hantent l'air...
En ce jour, mes mots se taisent
et laissent place au visuel...

Three Aliens on Couch


Bernd Natke

mercredi, septembre 10, 2003

C’est l’automne !!!

J’ai le cerveau en compote, les idées en bouillie, et je m’ennuie de mes petites balades dans la blogosphère ! Dur, dur la rentrée…

Merci à ceux qui m’ont écrit un mail d’avoir un peu de patience avec ma pomme ! Dès vendredi, je réponds à tous…

Tiens en parlant de vendredi, je posterai ce jour la 7ième édition du Carnaval des vanités. Ce qui me permettra un petit tour de blogs…

D'ailleurs il semble que c'est une sorte de projet nomade, et à qui veut faire le prochain n'a qu'à lever la main...

N’hésitez pas à m’envoyer un mail si vous avez des suggestions par où je devrais aller me promener, je compte parler de petits blogs sympas et méconnus…

Pis comme j’ai plein de photos pour me remémorer notre paradis estival, mes tournesols que j’aime tant, mon jardin sauvage, les feux sous la nuit étoilée, et toutes ces petites choses qui font que l’été est si bon ! Je continue à partager ici un peu de mon album personnel…

Les nuits sont froides et l’on commence à flirter avec le point de congélation, mes pauvres tournesols frissonnent…

Puis se lève le jour sur une nature recouverte d’une mince couche de rosée presque givrée. Le soleil grimpe dans le ciel pur et ses rayons chaleureux font fondre les soucis glacés de la nuit. Oublier l’eau douce et la verdure éclatante, la paix et les oiseaux, retrouver les cours à payer, la pauvreté, le stress à gérer, les examens à passer et l’hiver à traverser…

Mais encore les rayons du soleil illuminent nos journées, ses rayons encore puissants rappellent un été qui s’envole et dans le fond de l’air du temps, une petite brise toute fraîche, annonce l’hiver qui s’approche irrémédiablement…

Allez Soleil, chauffe moi le corps encore, chauffe moi une dernière fois !



Le village reprend sa torpeur qui nous mènera tous
vers une certaine hibernation nécessaire
où la nuit mangera une partie de la journée
et les vents glacials nous fouetteront la peau de mille maux….

Arrivent les lumières d’Automne, la plage est déserte, je vais en ville chaque jour, je retrouve mes camarades d’université, mes copines des classes (on est 90% de filles en cours) ! J’entame ma troisième année, je suis bien rodée mais je m’ennuie déjà de l’été, de la plage…

Les petites crottes de chats se promènent partout dans la maison en piaillant comme des petits oiseaux qui seraient tombés de leur nid.
Et commence les conneries…

Juan râle et retrouve son poste de robot devant ordinateur,
c’est pas facile la vie des informaticiens,
toujours pognés dans cet espèce de monde virtuel de chiffres de lettres,
le tout dans ce langage avec grammaire étrange
qui ne fait aucun sens à mes sens !!!

Je me sauve donc au pays de la Terminologie qui m’appelle….

mardi, septembre 09, 2003

Vis au milieu des hommes comme une abeille au milieu des oiseaux.
Hazrat Ali

Nous sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loins.
Proverbe tzigane

La ville écrase la forêt
pour y installer son décor
sans songer au bruit que ferait
le chant de tous les oiseaux morts
Francis Blanche

Entre ciel et terre...

Je lis au soleil de septembre. Le ciel est d’un bleu azur pur comme l’enfance. Je me plonge dans mes « chasseurs de Mammouths ». Je suis alors dérangée par un bruissement étrange qui se fond imperceptiblement dans le gazouillis des oiseaux autour de moi. Je regarde devant moi, les tournesols lèvent la tête vers le soleil, rien de bizarre à l’horizon…

Je me replonge dans ces aventures préhistoriques que je lis, lorsque ce même bruit encore me dérange ! Je lève la tête et je découvre ébahie une douzaine d’oiseaux de différentes tailles en train de se régaler des petits fruits rouges de l’arbre qui m’ombrage…

C’est comme un ballet volant ! C'est hypnotisant! Le vacarme vient de toutes ces ailes qui s’agitent et c’est ce bruit inhabituellement proche qui me déconcentra ! Je suis surprise et ravie. Qu’il est bon de se faire déranger par un aussi joli remue-ménage…